Anie Celebrindal : Je crains que tu ne sois quelque peu déçue… ' Merci pour ta review ! Et j'espère que tu vas apprécier la suite !

Théalie : Mais enfin ? Qu'avez-vous tous avec ces gentils Dursley ? °s'étrangle en disant gentil° Merci pour ta review !

Chapitre 2 : Macabres découvertes Vivre des songes à trop veiller

(J.J.Goldman, Pas toi)

Dumbledore apparut à l'extérieur du 4, Privet Drive. D'un mouvement de baguette, il leva les boucliers de protection de la maison avant de transplaner directement dans la chambre de Harry ; La vue qui l'y accueillit le déconcerta. Pas de Vernon Dursley menaçant l'adolescent, pas de Dudley le frappant, ni même de Pétunia le maltraitant. Rien qu'un corps maigre étendus sur des draps tachés de rouges et du sang s'échappant par flots de ses poignets. Et sur la table de nuit, un poignard et une lettre. Cette vision prit le directeur tellement au dépourvu qu'il resta quelques secondes sans réagir.

Sanguinem impemidenta ! cria-t-il, lorsqu'il eut repris ses esprits.

Le sortilège ralentit l'écoulement de sang, sans toutefois l'arrêter, mais le sorcier ne pouvait faire plus. Prenant l'adolescent dans ses bras, Dumbledore transplana directement à Poudlard, fit léviter Harry et se précipita vers l'infirmerie.

°°°°°

Deux heures plus tard, Séverus Snape s'éloigna enfin du corps étendu sur un lit de l'infirmerie.

Séverus ? s'inquiéta Dumbledore qui, jusque là, était resté silencieux.

Il vivra, Albus.

Le vieil homme poussa un soupir de soulagement et le professeur de potions faillit l'imiter. Il avait beau ne pas aimer Potter, il ne souhaitait pas sa mort, et certainement pas son suicide. De plus, il était bien conscient du fait que l'adolescent représentait leur unique chance de vaincre Voldemort. Se tournant vers le directeur, il remarqua la fatigue et l'inquiétude qui creusaient ses traits.

Vous devriez aller vous reposer, Albus. Le garçon ne se réveillera certainement pas avant plusieurs heures.

Le vieil homme marqua son désaccord en secouant la tête.

Je ne veux pas qu'il reste seul, au cas où il se réveillerait.

Je vais rester, Albus. Retournez vous coucher.

Devant la mine obstinée du vieillard, il ajouta, sarcastiquement :

Si vous n'allez pas dormir, allez vous changer, au moins. Vous êtes toujours en pyjama et les taches de sang ne sont pas du plus bel effet à côté de votre délicieux motif à lapins bleus.

Soupirant, Albus consentit à quitter la pièce pour suivre les conseils avisés de son ami qui resta seul avec le malade. S'asseyant sur une chaise, Séverus Snape laissa dériver son esprit, revivant l'instant où Dumbledore était apparu à la porte de l'infirmerie, le corps ensanglanté de Potter flottant à côté de lui. Il avait pensé à une attaque de mangemorts ou encore à une maltraitance des moldus qui lui servaient de famille, bien que les rumeurs qui couraient à ce sujet lui aient toujours semblé exagérées. Il avait tout envisagé en un instant, tout, sauf le suicide… Son regard s'attacha sur le visage exsangue enfui dans un oreiller, masque presque aussi blanc que les draps de lit qu'entourait une tignasse noire et rebelle.

Il n'arrivait pas vraiment à comprendre ce qui était arrivé. Harry Potter, le Garçon-Qui-Avait-Survécu-Et-Devait-Dégommer-Voldemort, avait tenté de mettre fin à ses jours et avait bien failli y parvenir… Perdu dans ses pensées, il se mit à caresser distraitement les fines cicatrices qui couraient sur ses poignets.