Coucou,
à Galataney : coucou j'espère que ce chapitre te permettra de mieux comprendre mon OC et qu'elle continuera à te plaire ;)
à oriflame : merci pour ta review
à Lumatie : normalement ce chapitre est aussi un peu plus long et merci pour la review :)
Chapitre 3 : Haine et révélation
- « J'ai vu comment vous vous êtes battus Madame, vous étiez fantastique !, s'écria Fili.
- Extraordinaire, je dirais même ! », rajouta Kili, totalement sous le charme de la belle blonde.
Il est vrai qu'elle était magnifique, de long cheveux blonds presque blancs comme la neige, qui cachait partiellement son visage parfait bien que sale, des pommettes hautes, des yeux d'un bleu profond, une silhouette admirable. A part sa taille qui était, autant le dire, extrêmement petite, elle était parfaite. On aurait pu la prendre pour une naine, mais sans barbe, c'était difficile. De ce fait toute le Compagnie était persuadée d'avoir à faire à une humaine vaillante, courageuse, très habile avec les armes et de petite taille -rien de bien menaçant somme tout-.
- « Je vous ai observé pendant que vous virevoltiez entre les Orcs et les Wargs, donnant des coups de poignard, par-ci et par-là, on aurait dit que vous voliez !, ajouta Kili, l'air rêveur. Vous n'avez jamais manqué votre cible et …
- Vous laissiez dans votre sillage des traînées de sang, ajouta Bofur excité comme une puce, et les Orcs qui se sont dressés devant vous n'ont rencontré que le trépas ».
Je me demande vraiment comment je dois prendre tous cela … C'est une insulte ou il ne sait absolument pas parler aux femmes ?
- « Et si vous laissiez notre jeune amie tranquille ? », dit soudain Gandalf remarquant le trouble de la jeune femme.
Enfin une excellente idée ! Ça n'arrive pas souvent, mais là il me sauve la mise, ces nains sont beaucoup trop curieux, ils vont finir par découvrir ce que je suis, et à vrai dire, j'aimerai éviter un autre bain de sang …
- « Et si vous nous disiez comment vous vous appelez Madame ?, répondit à la place Kili, en tentant de sa rapprocher encore plus d'elle.
- Ecoute mon garçon, l'admiration que tu me portes est flatteuse, je l'admets, mais sache que je ne suis plus une jeune fille, donc si tu pouvais avoir la bonté de me laisser, j'apprécierai !, répliqua froidement et hautainement la femme en activant le pas pour se retrouver en tête et toute seule.
Kili parut troublé et dépité. Gandalf lui tapota gentiment l'épaule et lui disant qu'il l'avait prévenue. Ah … Ces jeunes pleins d'hormones, cette époque me manque énormément, se dit Gandalf avec un étrange sourire. Enfin ils débouchèrent sur un haut promontoire laissant apercevoir une vue d'exception, qui laissa la plupart des nains bouche-bée : un univers onirique et magique s'étendait sous leurs yeux, un miracle de clarté, de couleurs et d'eau. Des fontaines d'eau tombaient du plateau en pluie continue et, cascade scintillante, rejoignaient les méandres d'un lent cours d'eau bleu aux accents violets, qui faisait le tour d'une construction. Le rideau liquide dévalait la pente pour se perdre dans la nature verte et éblouissante. Un bâtiment en pierres anciennes, construction qui semblait tissée de lumière, s'élevait devant eux et semblait se fondre parfaitement avec l'environnement féerique qui l'entourait. Cet endroit paraissait animé d'une puissance magie ancestrale qui laissait la troupe totalement enchantés, sauf la jeune femme, passablement irritée qui commença à dévaler les marches sans un regard :
- « Cela ne vous émerveille donc pas ?, demande le Hobbit, étonné.
- Quoi donc, répondit-elle agressivement tout en se demandant ce qu'était la chose qui lui adressait la parole un écureuil croisé avec une fouine sans aucun doute … Je connais Rivendell, je ne vois pas ce qui pourrait m'impressionner ! »
Elle comprit qu'elle venait faire une gaffe : premièrement si elle connaissait la Vallée d'Imladris, elle connaissait les Elfes donc elle était, dans l'esprit aberrant des nains, potentiellement une menace. Elle ne s'en formalisa pas et continue sa descente, sous les regards consternées des nains. Ils traversèrent un pont étincelant et arrivèrent sur une petite place ronde, où les oiseaux chantaient leur joie. Un Elfe vint à leur rencontre, ce bon vieux Lindir se dit la jeune femme avec un regard moqueur toujours aussi coincé à ce que je vois. Il annonça à Gandalf que le Seigneur Elrond était absent pour le moment. Mais c'est fantastique, il ne saura peut-être même pas que je suis passée par là. Elle avait parlé trop vite car soudain des chevaux et des cavaliers arrivèrent, formant un cercle agressif autour de la troupe. Le Seigneur Elrond descendit de son cheval et échangea des politesses avec Gandalf en sidarin. Par tous les Valars, qu'ils échangent ailleurs leurs écœurantes futilités ! Et pitié, faites qu'il ne me voit pas…, murmura la jeune femme, se cachant comme elle le pouvait derrière l'imposant Dwalin. Elle continua à garder la tête vers le sol, priant tous les Dieux, ce fut peine perdue :
- « Elëa !, s'écria-t-il en l'apercevant, mais que… Que faites-vous ici ?
Mais qu'est-ce que j'ai fait aux bons Dieux pour qu'il me punisse ainsi ?!
- Un bain de soleil, ça m'arrive souvent à cette période de l'année, rajoutez cela à un bain de sang d'Orc, et vous aurez une peau parfaite, répliqua-t-elle ironiquement
- Ce n'est pas dans les Terres Sauvages qu'est la place d'une Elfe de votre rang ! », répliqua Elrond d'un ton sans appel.
Je vais le tuer, l'éviscérer, le scalper et étendre sa carcasse comme un épouvantail pour qu'il se dessèche au soleil ! pensa Elëa.
Je sens que ça va être intéressant, quel dommage qu'il ne me reste plus d'herbe à pipe, peut-être devrai-je demander à Lindir d'aller m'en chercher, le pauvre il m'a l'air tout congestionné, pensa au même moment Gandalf en se frottant les mains.
Elëa fut arrachée à ses agréables pensées, par le frisson qui parcouru tous les nains, et qui s'éloignèrent comme si elle était le pire des fléaux. Elëa les regarda tous minutieusement avec dégout et mépris, jusqu'à ce qu'ils baissent la tête morts de honte, sauf Thorïn qui lui envoya un regard plus noir que noir, auquel elle répondit avec assurance et amertume. Elle s'avança dangereusement vers Seigneur et répliqua brutalement :
- « Cela fait bien longtemps que j'ai perdu mon rang et ma maison Seigneur Elrond ! Pour qui vous prenez vous pour avoir l'audace de me dire où est ma place ?!, lui murmura-t-elle durement en elfique et si bas que, même s'ils le pouvaient, les nains n'auraient pu entendre un mot, j'espère que vous comptez vous montrez bienveillant et serviable, car j'ai besoin d'un bon bain, et le nain qui semble extrêmement aimable derrière-moi a besoin de soins », conclut-elle en partant sans demander son reste.
Elle gravit rapidement les marches de marbre, ignorant tous les Elfes qui se retournaient sur son passage. Lindir apparut devant elle comme par enchantement, mais d'où il vient celui-là ?!, il l'observa en souriant innocemment, pitié qu'il arrête, je vais être malade, et ne semblait pas atteint par le regard blasé qu'elle lui lançait :
- « Si Madame veut bien se donner la peine de me suivre, je vais lui montrer ses appartements, ainsi que la salle d'eau qui lui est dédiée. Je conçois aisément que d'avoir voyagé sous la contrainte avec des nains a dû être très … éprouvant, lui déclara-t-il avec un sourire
- Mon bon Lindir, le jour où quelqu'un sera capable de contraindre Elëa l'Audacieuse, la vie ne connaitra plus que des jours plus tristes et plus sombres que les glaciales nuits d'hiver. Et le Mordor sera plus rougeoyant et flamboyant que n'importe quel feu, aussi ardent soit-il ! Ça te va comme vision d'horreur ?! Parce que tu peux me croire que ce n'est pas voyager avec des nains qui est « éprouvant », mais c'est devoir supporter ton infâme présence à longueur de journée !, répliqua Elëa d'un voix si froide que le malheureux Lindir en trembla et la regarda légèrement apeuré.
- Maintenant si tu pouvais avoir l'obligeance de me montrer ma chambre, rajout-t-elle comme si de rien n'était ».
Le malheureux Elfe se précipita et ils traversèrent une partie de l'immense bâtisse dans un silence morne. Ils arrivèrent devant une porte en bois de chêne et Lindir, qui n'osait dire quoi que soit, se poussa sur le côté et la jeune femme passa dédaigneusement devant lui sans lui accorder un seul regard et lui ferma la porte au nez. Enfin seule ! J'ai peux être trop dure avec ce brave Lindir… Elle cogita, allongée sur son lit pendant quelques secondes, mais nooon, tu as été suffisamment claire. D'un côté je ne comprends pas pourquoi les Elfes méprisent autant les nains, j'ai voyagé quelques fois avec eux, partagé leurs repas, visité leurs villes, ce sont des personnes comme les autres, comme nous. Elle ne souhaita pas se prendre l'esprit plus longtemps, se déshabilla et alla dans la salle d'eau adjacente. En se faisant couler un bon bain, elle examina ses blessures dans le miroir, décoré d'arabesques, elle avait beaucoup de contusions et de bleus, et une vilaine morsure ornait son bras gauche, tel un signe de défaite. Le jeune nain, Kili peut-être, avait tort Warg ne m'a pas manqué… J'ai été trop lente. Elle grimaça en regardant la plaie rouge qui commençait déjà à s'infecter. Je m'occuperais de cela après…Maintenant elle voulait profiter de son bain, elle l'avait bien mérité. Elle se plongea doucement dedans et ferma les yeux quelques secondes.
Review si ce chapitre vous plait ;)
