Note : Voilà, une nouvelle série un peu différente. Cette fois, je me suis inspirée d'un même thème pour écrire un drabble sur chacun des membres de l'équipage. Le thème 'Retour' a été donné dans le cadre du jeu 'Le Coffre aux Drabbles' sur le Forum de Tous Les Périls. N'hésitez-pas à me contacter par MP pour plus de détails.


3 - Retour

Luffy

- Salut Dadan !

- L-Lu... Luffy ?!

Le garçon éclata de rire et entra dans la maison comme s'il ne l'avait jamais quittée.

Le sabreur ronflait déjà contre la porte, le squelette s'était perché sur le toit, le cyborg avait commencé à construire quelque chose sous les regards admiratifs des brigands. Les deux filles avaient installé des transats dans le jardin, le long-nez et la peluche avaient suivi Luffy à l'intérieur en jacassant.

Et il y avait un homme-poisson dans les toilettes.

- LUFFY ! hurla Dadan.

Dogra rigola, il ne l'avait pas vue sourire ainsi depuis longtemps.

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Zoro

- Je vais apprendre le Santoryu ! Je serais le plus grand bretteur du monde !

Kôshirô se prit la tête dans la main, dépité en regardant les enfants quitter le dojo en riant aux éclats. Même s'il nourrissait une certaine fierté du talent de Roronoa, il se désespérait de la mode qu'il avait lancé sur Shimotsuki.

Il se retourna.

Dans l'ombre du Dojo Isshin, se tenait la haute silhouette de Zoro, son ancien élève devenu Meilleur Bretteur du Monde. Le regard impénétrable, Roronoa lui tendit le sabre blanc qui avait autrefois appartenu à Kuina.

- J'ai tenu ma promesse.

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Nami

Elle se tenait au bord de la falaise, devant la tombe de Belmer. Le fracas des vagues chantait à ses oreilles et l'odeur des mandarines lui mettait du baume au cœur.

Je suis rentrée.

Il lui tardait de serrer Nojiko dans ses bras. Il lui tardait de surprendre Genzô et de l'entendre la réprimander sans raison valable. Il lui tardait de présenter ses amis à Jimbei, pour lui prouver que Konomi ne gardait rancœur aux hommes-poissons.

Mais elle avait tenu à venir ici d'abord. Elle avait un message pour sa mère.

Je suis heureuse.

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Usopp

- Capitaiiiiiiine ! hurlèrent Piment, Oignon et Carotte en se jetant sur lui. Cris de joies, avalanche de questions et embrassades musclées - ces trois-là avaient drôlement grandi !

- Usopp... murmura Kaya, dans un souffle à peine perceptible, sourire doux aux lèvres - elle était toujours aussi belle.

Et puis, il y avait les villageois.

- Tiens, tu es revenu, morveux ?

- T'étais obligé de refiler tes sales habitudes aux autres mômes, avant de partir ?

- Toi ? Un grand pirate ? Ah, ah, ah...

Kaya et les gamins s'étaient offusqués de ce mauvais accueil. Usopp avait éclaté de rire.

Lui, il avait entendu le 'Bon retour'.

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Sanji

Il expira une bouffée de fumée et son regard effleura l'horizon. Ils avaient localisé le Baratie dans la matinée, Sanji sentait une joyeuse impatience l'envahir.

Fallait bien l'avouer, il lui tardait de revoir le Vieux Schnok et les autres, le manque chevillé au cœur depuis la menace que les Vinsmoke avaient fait peser sur eux.

Sanji se redressa et avisa le navire, qui s'était agrandi depuis son départ. À côté, il découvrit un autre bateau, dont la proue figurait cet atroce dessin datant de son premier avis de recherche.

Il blêmit.

- Je vais les tuer.

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Chopper

- Tu es inquiet ? demanda Robin.

- Hein ? N-non ! Pas du tout ! affirma le petit renne. Enfin... il me tarde de revoir le Dr Kureha. Mais les autres habitants n'étaient pas très gentils avec moi.

L'archéologue esquissa un sourire réconfortant, tandis que Luffy hurlait à l'extérieur :

- Oooooooiii ! Chopper, on est arrivé !

- Tout le monde t'attends, fit Usopp en entrant précipitamment pour le tirer à sa suite.

Le médecin découvrit le port du Royaume Sakura bondé de monde. Tous les habitants l'acclamaient, l'accueillant à bras ouverts.

- J-Je... Je ne suis pas du tout ému ! Bande d'abrutis !

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Robin

Elle ne se souciait guère de ce que les gens pouvaient penser.

Robin avait grandi avec le nom de Démon collé à la peau. Monstre, assassin, traîtresse, criminelle, on lui avait attribué bien des surnoms. Pirate. Elle s'était attachée à celui-ci en particulier.

Si elle avait une confiance aveugle en Luffy et ses nakamas, c'était pourtant la gorge nouée qu'elle avançait vers le Palais d'Alubarna.

Sur les terres de Miss All Sunday.

Alors que ses amis s'égosillaient autour de la Princesse, son regard croisa celui de Vivi. Le temps se figea.

Puis Vivi sourit.

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Franky

- J'ai quelque chose à te montrer, avait dit Iceburg en début de soirée.

La fête battait son plein. Luffy et Usopp improvisaient une chorégraphie avec les anciens membres de la Franky Family. Zoro avait entamé un concours de boisson avec les charpentiers de Galley-la. Tout le monde s'amusait.

Franky également, mais il avait bu trop de cola.

- Déjà fatigué ?

- La ferme, Bakaburg. Regarde ça.

Il tendit plusieurs feuillets à son aîné, dont les yeux s'agrandirent de stupeur :

- Où est-ce que...

- Je tiens ça de Végapunk. Ça t'aidera à construire les flotteurs de la ville.

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Brook

Le squelette cale sa mâchoire contre la mentonnière, ses phalanges se referment sur l'archet, bientôt la mèche vient caresser les cordes du violon.

Les notes s'envolent.

Brook a le cœur gros d'anticipation, de crainte, de joie. Il n'a plus d'organes pourtant sa cage thoracique déborde d'émotions. Il voudrait se précipiter, hurler. Mais c'est par la musique qu'ils se sont trouvés. C'est par la musique qu'ils se reconnaîtront.

Les notes virevoltent. Clapotis de vagues. Éclaboussures.

Hésitation.

Buoooooo...

Et le chant de la baleine se mêle à la mélodie du violon.

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Jimbei

L'île des Hommes-Poissons n'existait plus. Du moins, l'île telle qu'il l'avait connue. La perle sous-marine cachée sous RedLine avait disparu. Elle avait brûlé des mains de son propre capitaine. Jimbei l'avait même aidé.

Si on lui avait raconté ça quelques années plus tôt, il n'y aurait pas cru.

Mais Luffy était... Luffy.

À présent, son peuple jouissait du Soleil, ramené à la Surface grâce à un navire démesuré et une promesse millénaire. Jimbei sourit en posant pied sur leur nouvelle île.

Ce n'était pas un retour, mais un nouveau départ.