Cette fois-ci, il s'agit d'un texte déjà publié sous un autre titre. Mais le prochain et les autres seront totalement inédits.
Prairing : EdxRanfan
Personnages : Ed, Ranfan
Situation dans le temps : Après le manga
Résumé : Quelques mois après les évènements survenus à Central City, Edward, qui pour le moment est resté dans l'armée, se balade une nuit dans les rues de Central City...
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Souviens toi de moi
Somnanbulisme
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Edward Elric traînait dans les rues désertes de Central City. Il n'y avait plus grand monde dans les rues à cette heure tardive, mis à part quelques ivrognes en train de cuver leurs vins ou quelques clochards en quête d'un abri pour la nuit. Le ciel nocturne était clair et dégagé, éclairé par l'astre lunaire qui se tenait bien haut dans le ciel, tenant compagnie à la multitude d'étoile siègeant dans le ciel.
Edward errait dans les rues, sans but, laissant ses pas le mener au hasard, au détour des rues. Cela faisait plusieurs jours, qu'il ne parvenait pas à trouver le sommeil, alors il sortait dehors et marchait pendant des heures, les mains dans les poches, tentant de mettre de l'ordre dans les multiples pensées qui lui occupaient l'esprit.
Edward poussa un soupir à fendre l'âme et se rendit compte que ses pas l'avait mené vers une aire de jeu pour enfant, où un toboggan, une balançoire, un tourniquet et un bac à sable se disputaient l'espace. Des bancs en bois avaient été installé tout autour de l'aire de jeu et des arbres et des parterres de fleurs avaient été installé tout autour.
C'est là qu'il l'apperçut en train de se balancer sur l'une des balançoires. Elle semblait complètement ailleurs et ne semblait pas se rendre compte de la fraîcheur de la nuit.
- Ranfan !
Edward se précipita vers la jeune xinoise mais celle-ci ne semblait pas se rendre compte de sa présence. Elle continuait de se balancer comme si de rien n'était, ne se rendant même pas compte de sa tenue, pour le moins indécente.
- Ranfan ?!!! Ranfan ?!!!
Edward l'appela plusieurs fois sans succès. Il commença à perdre patience et se décida à adopter des moyens un peu plus " brutaux ". Il bloqua de son seul bras la balançoire et de l'autre, agrippa la jeune xinoise par l'épaule et la secoua sans ménagement. Mais rien n'y fit, elle continuait de le fixer l'air hagard. Ses longs cheveux noirs de jais brillaient sous l'éclat de la lune, cascadant sur ses épaules et dans son dos, contrastant avec la blancheur de sa peau, lui donnant une allure fantomatique.
- NON DE DIEU, RANFAN ! MAIS TU VAS TE REVEILLER OUI OU MERDE ! Jura-t-il.
Edward eu alors un éclair de génie et comprit tout de suite où était le problème. Elle était somnanbule et ne risquait pas de l'entendre puisqu'elle dormait en réalité.
- Ranfan ? Tu m'entend ? L'appela-t-il encore une fois en la secouant comme un prunier.
Edward la relâcha et prit une profonde inspiration, avant de la gifler violemment. Le bruit de la gifle s'abattant sur la joue de la jeune fille claqua comme un coup de fouet dans la nuit calme et silencieuse. L'alchimiste n'avait pas sentit sa force et sous la force du coup, la jeune xinoise alla s'écrouler dans le sable aux pieds du jeune homme, en poussant un cri de douleur.
Ranfan ouvrit brusquement les yeux et gémit de douleur en portant une main à sa joue qui commençait déjà à prendre une teinte rouge, plus que soutenue. Elle cligna plusieurs fois des yeux, ne comprenant pas ce qui se passait et ce qu'elle faisait là, ni ce qu'Edward faisait là et encore moins pourquoi, il l'avait giflé.
Edward la fixa du regard, l'air complètement ailleurs. Il sentit ses joues s'enflammer alors que son regard était irrémédiablement attiré vers les longues jambes dénudées de la jeune fille. Son tee-shirt blanc bien trop grand s'était légèrement remonté durant sa chute, dévoilant un début de sous-vêtement d'un blanc virginal qui fit rougir encore plus le pauvre Edward.
Ranfan croisa le regard d'or de l'alchimiste et se rendit soudain compte de sa tenue peu convenable. Elle poussa un cri de panique et se releva prestemment en tirant sur le bas de son tee-shirt. Son cri de panique réveilla Edward de sa torpeur qui retira son manteau noir de ses épaules et le tendit à la jeune fille qui commençait à grelotter de froid.
Ranfan l'enfila rapidement et se décida à demander des explications au jeune homme :
- Tu peux m'expliquer ce que je fais ici ? Lui demanda la jeune fille, visiblement prête à lui sauter à la gorge.
- Tu te souviens de rien ?
Ranfan le regarda avec suspicion. Apparemment, elle n'avait aucun souvenir de ce qui s'était passé.
- Tu crois que je te poserais la question si je le savais ? Dit-elle en grelottant.
- Tu es somnanbule au cas tu ne le saurais pas, déclara Edward en croisant les bras sur son torse.
- Je ne suis pas somnanbule, s'offusqua Ranfan. Je l'étais quand j'étais petite mais plus maintenant.
- Et tu explique comment que tu sois dans cette tenue, dehors en plein milieu de la nuit, s'emporta Edward.
- Je n'en sais rien et puis... tu m'énerves ! S'écria Ranfan en tournant les talons.
La ninja s'éloigna rapidement du jeune homme en serrant ses bras autour d'elle, dans l'espoir de se réchauffer. Elle était pieds nus et ses pieds étaient écorchés et lui faisaient mals. Mais elle refusait de l'admettre et surtout devant Edward.
Le Fullmetal la regarda s'éloigner en serrant les poings. De rage, il donna un coup de pied dans le sable et pris d'une impulsion aussi étrange, qu'inattendue il se mit à courir après la ninja.
- Ranfan !!! Hey, je te parle ! L'apostropha Edward.
La jeune xinoise se retourna vers Edward, prête à lui dire sa façon de penser, mais elle n'eut pas le temps de dire ou faire quoi que se soit. Edward s'était approché d'elle avec rapidité et profitant de l'effet de surprise, il l'avait littéralement soulevé de terre et l'avait balancé sur son épaule comme un vulgaire sac à patate, ignorant ses protestations et ses cris.
- Lâches moi immédiatement espèce d'imbécile d'alchimiste ! Hurla Ranfan, visiblement peu reconnaissante envers le jeune homme, d'être traité de la sorte.
- Je suis désolé. Tu as dit quelque chose, Ranfan ? Se moqua Edward, même si il avait peu apprécié " Le imbécile d'alchimiste ".
Ranfan s'énerva de plus belle et s'agita un peu plus, redoublant de violence contre le dos et le torse d'Edward. Bien qu'il se serait bien passé d'un tel traitement, Edward jubilait et prenait, - comme toujours -, un plaisir non dissimulé à provoquer la xinoise.
Finalement, après avoir hurlé, insulté, frappé Edward, Ranfan finit tout de même par se calmer, prenant son mal en patience, même si elle se jura qu'elle aurait sa revanche.
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Ranfan commençait à sentir le sommeil la gagner peu à peu quand elle se sentit balancée sans douceur sur une surface dure et souple à la fois.
Edward l'avait jeté sans ménagement sur le matelas de son lit et la jeune fille reconnut la chambre qu'elle occupait dans le même hôtel où séjournait le jeune homme. Il la fixait de son regard d'or, un sourire arrogant aux lèvres, les bras croisés sur son torse. Il respirait le pouvoir et la force et Ranfan se sentit rougir sous son regard ambré. Elle sentit ses joues s'enflammer de plus belle en se rendant compte qu'elle fixait du regard son torse qu'elle devinait ferme et musclé sous sa chemise blanche, dont les premiers boutons n'étaient pas boutonnés.
Le sourire d'Edward s'agrandit encore plus en voyant la ninja rougir. Il la trouva particulièrement jolie en cet instant. Elle ressemblait à une biche effarouchée et il apprécia de sentir son regard d'onyx sur sa personne.
- Et évite d'aller te promener en pleine nuit en petite tenue, la prochaine fois. Je ne serais pas toujours là pour te ramener dans ta chambre, siffla Edward en se dirigeant vers la porte de la chambre.
Ranfan redescendit brutalement sur terre et hurla de rage. Elle attrapa le premier objet qui lui tomba sous la main, - à savoir une lampe de chevet -, et la balança avec fureur contre la porte de sa chambre où elle alla se briser avec fracas.
- Et fais de beaux rêves, surtout, se moqua Edward en refermant la porte derrière lui.
- Espèce de salop ! Jura la jeune fille dans sa langue maternelle.
Ranfan respirait difficilement. L'air rentrant dans ses poumons lui faisant mal à chaque fois qu'elle inspirait de l'air. Elle sentit les larmes perler aux coins de ses yeux noirs et elle éclata en sanglot, les larmes inondant son joli visage, alors qu'elle se roulait en boule sur elle-même en serrant son oreiller contre elle, déversant son torrent de larmes.
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Voilà, voilà ! Le prochain, demain.
Bisous.
Joana.
