Disclaimer : Les personnages et l'univers de l'œuvre "Harry Potter" ne m'appartiennent pas. Ils sont la propriété exclusive de la talentueuse J. K. Rowling. Je me contente de les lui emprunter un court instant et de les faire évoluer dans une fanfiction qui est le fruit de mon imagination et qui elle seule m'appartient. Je n'en tire aucun revenus ni avantages quelconques, autres que le plaisir de vous divertir et de recevoir vos précieux retours. Merci d'avoir la correction de solliciter mon autorisation et d'attendre une réponse de ma part avant de la publier sur une plateforme autre que Wattpad ou FFNET.
Note de l'auteur : Héhé ! ^^ Je suis déjà de retour pour un nouveau chapitre ! J'installe doucement les choses avant un peu plus de rebondissements qui arriveront bientôt normalement, je vous le promets ! J'espère que jusque là l'histoire vous a plu et que ce nouveau chapitre ne vous décevra pas ! :) Je tiens aussi par dessus tout à remercier les personnes qui m'ont laissé des reviews : Hermione Jane Rogue, Clo, et Eileen19 !
Hermione eut beaucoup de mal à émerger en ce matin du 2 septembre 1996. La veille, cogitant, et ressassant tout ce qui s'était passé dans le bureau de Dumbledore, elle avait eu beaucoup de difficultés à trouver le sommeil. Baillant à s'en décrocher la mâchoire, elle s'étira de tout son long avant d'envoyer valser ses draps aux pieds de son lit et de se lever en jurant. Elle se dirigea avec la grâce et la légèreté d'un "petit" éléphanteau vers sa penderie et y choisit des vêtements au hasard. Puis, dans le brouillard total, elle essaya de repérer l'accès qui donnait sur la salle de bain avant de remarquer une porte à quelques pas de sa tête de lit. Elle se déplaça jusqu'à la porte en question manquant de peu de se prendre les pieds dans ses draps et de finir gracieusement étalée sur le sol. Elle dû s'y reprendre à deux fois avant de réussir à tourner la poignée, mais elle finit tout de même par y arriver les brumes du sommeil commençant progressivement à se dissiper. Hermione entra alors dans la salle de bain. Elle posa ses vêtements sur le rebord du lavabo, et se déshabilla rapidement avant d'entrer sous la douche. Elle tourna le robinet d'eau froide et se plaça sous le jet. Elle frémit quand le liquide glacé lui coula dans le dos, mais resta dessous quelques secondes le temps de se réveiller complétement. Une fois que cela fut fait, elle tourna le bouton d'eau chaude, et se lava prestement. En sortant, elle s'enveloppa dans une épaisse serviette blanche et se sécha énergiquement, avant d'enfiler ses habits et de retourner dans sa chambre.
Là, elle revêtit sa robe de sorcier, soigneusement repassée, avant de mettre ses chaussures. Ensuite, elle glissa sa baguette dans sa poche avant d'aller prendre un sac à bandoulière dans sa malle. Elle y jeta une plume, une bouteille d'encre neuve et quelques morceaux de parchemin vierge, avant de rejoindre la Grande Salle, pour le petit-déjeuner.
Quand Hermione pénétra dans la pièce, elle vit que Rogue était déjà installé à la table des professeurs aux côtés de Dumbledore. Les deux hommes semblaient plongés dans une discussion animée. Elle rejoignit Harry et Ron attablés autour d'une assiette d'oeufs brouillés et de bacon, qui discutaient également à grands gestes. Elle s'assit à la droite d'Harry et déposa un baiser sur sa joue.
- Oh, salut 'mione ! Bien dormi ? La salua-t-il en lui adressant un regard affectueux.
- Oui, merci. Et toi Harry ? Se renseigna la jeune femme.
- Pas assez. On a discuté assez tard avec Dumledore...
Face à eux, Ronald avait adopté un air faussement outré. Les sourcils légèrement froncés, il faisait la moue.
- Et moi ? Je sens la bombabouse que je n'ai même pas droit à un bisou ? Bouda-t-il en coupant la parole à Harry.
Hermione éclata de rire. Elle se leva et se pencha au dessus de la table.
- Viens-là ! Jaloux va ! Plaisanta-t-elle, sans savoir qu'il l'était réellement.
Le rouquin se redressa et tendit la joue. Alors que la jeune femme s'apprêtait à l'embrasser, le garçon se détourna légèrement et lui vola un baiser furtif au coin des lèvres, avant de se rasseoir et de lui adresser une oeillade charmeuse, le visage légèrement empourpré. Hermione, trop surprise pour dire quoi que ce soit, fit mine de ne pas faire cas et se servit un bol de céréales qu'elle noya de lait, tout en se raclant la gorge.
Harry, qui n'avait rien manqué du manège de Ron et qui avait senti le malaise manifeste de sa meilleure amie, essaya de détendre l'atmosphère. Il s'empressa d'attraper dans sa sacoche le double de l'emploi du temps que McGonagall leur avait distribué un peu plus tôt, avant qu'Hermione n'arrive, et lui tendit l'exemplaire qui lui revenait.
- Tiens 'mione, McGonagall a distribué les emplois du temps avant que tu arrives, je t'en ai pris un.
Hermione, reconnaissante, le remercia et s'empara du planning qu'elle examina avec soin. Elle nota qu'ils commençaient la journée avec deux heures de Potions en commun avec les Serpentards. L'année commençait en beauté ! Il ne se passait pas un cours en commun avec leur maison rivale sans qu'un incident n'éclate ! Ils enchaînaient ensuite avec deux heures de Métamorphose. Ils avaient une heure et demie pour manger puis ils reprenaient avec deux heures de Sortilèges pour finir avec deux heures d'Histoire de la magie. Cette première journée de cours allait être longue et éprouvante.
Ron prit la parole.
- Dis, Harry, tu crois vraiment qu'on est si en danger que ça ? Le questionna-t-il. Pour qu'on en arrive à nous faire dormir avec nos profs c'est bien que Dumbledore ou l'Ordre ont dû recevoir des menaces nous concernant, nan ?
Le concerné répondit par la négative en secouant la tête de droite à gauche.
- Non Ron, tu n'y es pas, le corrigea-t-il. Dumbledore m'a expliqué que c'est justement parce qu'il n'avait reçu aucune menace de la part de Voldemort ou de ses sbires qu'il tenait à nous mettre sous protection. Il a un mauvais pressentiment. Il le soupçonne de préparer quelque chose pour se venger de... En quelque sorte, pour se venger de l'affront qu'on lui a fait il y a deux mois au Ministère tu vois ? Il est bien trop calme... Et, la dernière fois il paraît que ce n'était pas comme ça. Il semait le chaos, tuant des innocents au hasard, du côté des moldus comme des sorciers...
Hermione se mêla à la conversation.
- Alors si je comprends bien, il a peur qu'au lieu de semer la terreur par le biais d'attaques isolées, Tu-Sais-Qui frappe un seul grand coup pour affaiblir définitivement notre camp avant un possible affrontement final ? Conclut Hermione.
- Précisément, confirma Harry en hochant la tête. Et vous, plus que moi, êtes des cibles privilégiées. Dumbledore a peur qu'il cherche à vous atteindre en priorité pour me déstabiliser avant la bataille finale.
Hermione ouvrit de grands yeux horrifiés. Face à elle, Ronald déglutit difficilement.
- Alors... Heu... Il faut que l'on reste sur nos gardes et que l'on soit prêt quand ça arrivera, si ça devait arriver ? Bredouilla la jeune femme.
Harry acquiesça.
- Oui 'mione. Mais on en reparlera plus longuement plus tard. Ce n'est ni le lieu ni le moment pour tenir ce genre de conversation... Nos paroles pourraient tomber dans des oreilles indiscrètes. Il ne faudrait pas que quelqu'un nous entende, ni qu'on soit en retard pour le premier cours de la journée, conclut-il tandis qu'autour d'eux les élèves commençaient à se lever et à rejoindre leurs salles de cours.
Le Trio d'or se leva comme un seul homme, et suivit les élèves qui quittaient la Grande Salle par petits groupes. Les trois amis prirent en silence la direction des cachots, essayant de peser ce que l'annonce de Dumbledore par l'entremise d'Harry impliquait. Arrivés devant la salle où devait avoir lieu le cours de Potions, ils trouvèrent le Roi des Serpentard nonchalamment adossé contre le mur, flanqué de sa bande de suivants.
Le jeune homme avait beaucoup grandit au cours de l'été, remarquèrent-ils. Il avait gagné en musculature et paraissait plus en forme que jamais. Son teint habituellement aussi pâle que porcelaine était légèrement hâlé et s'harmonisait parfaitement avec ses cheveux blonds coupés mi-long. Des mèches éparses retombaient sur son visage aux traits fins qui mettait en valeur ses yeux d'un gris quasi-métalliques dans lesquels brillait une lueur sauvage, qui avait quelque chose de dangereux. Il en imposait.
En voyant venir les trois Gryffondors, il leur lança un regard méprisant avant de se décoller du mur et de s'avancer vers eux, l'air suffisant.
- Alors Potty, tu traînes toujours avec la basse cour ? Se renseigna-t-il, dédaigneux en désignant Hermione et Ron d'un mouvement de tête. Weasmoche le traitre à son sang et cette traînée de Sang-de-Bourbe ! Cracha-t-il.
Harry et Ron virent rouge, et tirèrent leur baguette de leur poche les traits déformés par la colère tandis qu'en face d'eux, Malefoy et sa bande en avaient fait de même. Drago ricana.
- Je crois qu'à deux contre dix vous ne tiendrez pas longtemps bande de loosers ! Baissez vos baguettes ! S'exclama-t-il rageusement pendant que des Gryffondors de sixième année accompagnés d'autres élèves alertés par le bruit affluaient autour d'eux, et pour certains, commençaient à tirer leur baguette tout en se plaçant derrière Harry et Ron ou Malefoy selon qu'ils estimaient se trouver dans le camp de l'un ou de l'autre.
Hermione se tenait à côté d'Harry et Ron en première ligne mais trop surprise, elle n'avait pas eu le temps de s'armer de sa baguette. Maintenant elle avait peur de porter la main à sa poche redoutant que son geste ne soit pris pour une tentative d'attaque envers leurs vis-à-vis et qu'un duel ne se déclenche par sa faute.
Le Professeur Rogue qui s'était rendu dans sa salle de classe avec un peu d'avance pour préparer les paillasses de ses élèves et revoir une dernière fois le plan des cours qu'il avait à donner pour la journée fut tiré de sa besogne par des cris et du chahut derrière la porte de son antre. Profondément contrarié, il sortit. Son sang ne fit qu'un tour quand il vit sous ses yeux une vingtaine d'élèves prêts à se battre en duel, sa protégée, désarmée face à des Serpentards qui semblaient déterminés à en découdre. Avant que l'assistance ne se rende compte de sa présence, il vint se placer devant la jeune femme trop exposée pour faire barrière de son corps au cas où il viendrait à l'idée d'un de ces crétins sans cervelle de se servir de sa baguette et de ruiner tous les efforts qu'il avait fait jusque là pour garder la jeune femme hors de danger, et d'un sort informulé, il désarma tous ses élèves avant d'exploser.
- NON MAIS QU'EST-CE QU'IL VOUS PREND ?! Aboya-t-il, dans une colère noire, incendiant la meute d'élèves présents du regard. VOUS N'ÊTES QU'UNE BANDE D'IRRESPONSABLES SANS CERVELLES ! RETOURNEZ DANS VOS SALLES DE CLASSE ! Hurla-t-il à l'adresse de ceux qui n'avaient pas cours avec lui. MAINTENANT !
Il attendit de voir l'attroupement se dissoudre et quand il ne resta plus que les sixièmes années de Gryffondor et de Serpentard, il leur intima l'ordre de rentrer en silence dans sa classe après avoir ramassé et rangé leurs baguettes desquels ils avaient interdiction formelle de se servir pendant son cours. Une fois refermée la porte derrière lui, il retint Mademoiselle Granger par le bras et l'empêcha de suivre les autres. Il la pressa d'aller s'asseoir face au plan de travail qu'il avait installé contre son bureau, à l'origine à l'intention de susceptibles agitateurs. Elle serait très bien là. Et au moins, il l'aurait sous les yeux, et elle ne prendrait pas le risque de se faire tuer par un de ses petits camarades. Il voulait éviter qu'elle se retrouve de nouveau au milieu d'un quelconque incident. Cela en était assez pour la journée.
- Vous venez tous d'écoper d'un mois de retenue ! Déclara-t-il à l'adresse de ses étudiants dans un grondement tout en se déplaçant entre leurs tables. Et également de faire perdre dix points chacun à vos maisons respectives ! On peut dire que vous commencez l'année en beauté ! Ironisa-t-il. Le directeur sera informé de l'incident qui vient d'avoir lieu et se chargera de vous signifier les lieux, dates, et horaires de vos heures de colle ! Je m'assurerai personnellement qu'aucun de vous ne soit oublié !
Après avoir invectivé ses jeunes élèves, il alla s'asseoir derrière son bureau.
- Maintenant, nous allons nous mettre au travail, annonça-t-il. Vous n'êtes pas sans savoir que la sixième année est une année charnière dans votre parcours scolaire. En effet, à l'issue de celle-ci, je ne garderai que les meilleurs d'entre vous, soit ceux que j'estimerai capable de valider les Potions pour leurs ASPICS. Aussi, pour commencer, je vous ai préparé une petite interrogation écrite pour évaluer vos connaissances théoriques et voir un peu où vous en êtes dans l'acquisition des connaissances théoriques nécessaires à la validation de vos examens finaux. Au prochain cours, je vous demanderai de réaliser une potion que j'aurais choisie afin que je puisse évoluer votre niveau sur le plan pratique.
Sur ces mots, il se leva et inscrivit les termes de l'interrogation écrite au tableau.
- Vous avez deux heures ! Je ne veux pas un bruit !
Gryffondors et Serpentards se mirent au travail silencieusement.
L'histoire se met en place doucement : les choses sérieuses arrivent bientôt !
A très vite !
