Je vous remercie énormément pour tous vos adorables commentaires et je m'excuse pour ce manque d'update. Promis je fais de mon mieux !

Je vous laisse donc avec ce deuxième chapitre. Bonne lecture :-)

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Voilà quatre jours que Draco Malfoy avait ouvert son agence et les clients y affluaient. À tel point que le deuxième jour à peine, le jeune patron avait engagé deux autres personnes. Mercutio Pelvin, un jeune moldu de vingt ans, intelligent, ambitieux et fraîchement diplômé, ainsi que Rosalie Atkins, une moldue de vingt-trois ans, charismatique, dynamique et dans le métier depuis un an. Ils avaient tous deux des atouts indéniables, et pas une seule seconde Draco avait osé remettre leurs facultés en doute car leur sang était impur.

Il y avait bien longtemps qu'il avait oublié toute cette histoire de sang d'ailleurs, grâce à elle mais aussi grâce à sa mère, qui malgré qu'elle avait été élevée par les Black, l'une des familles qui détestaient probablement le plus les moldus, Narcissa était bien vite passée au-dessus de tout ça après s'être mariée avec Lucius, après avoir vu son fils être forcé à devenir un mangemort. Elle s'était alors rendu compte qu'il n'y avait rien de pire que ces personnes qui croyaient être les plus puissantes grâce à leur sang. Bien sûr, elle n'adorait pas les moldus pour autant, elle les tolérait, leur souriait au travail, mais elle ne cherchait rien de plus.

Draco, même s'il le cachait, avait peut-être un peu plus d'empathie pour eux. Il ne faisait pas vraiment ami-ami avec, mais il les considérait tout de même comme des égaux. Il n'avait définitivement plus rien contre eux, et il s'était rendu compte que sa mère non plus lorsqu'il lui avait annoncée qu'il avait engagé deux moldus dans son agence.

- Tu sais, je reste persuadée que si le Lord avait été le fils de deux moldus, le côté du mal aurait gagné. Ils sont bien plus malins que nous. Alors n'hésite pas s'ils peuvent t'aider. Narcissa avait répondu à son fils avec un sourire en coin lorsque celui-ci était passé chez elle la veille des recrutements afin de le lui annoncer.

Draco avait son propre bureau dans sa propre pièce, au fond de l'agence. Mercutio et Rosalie étaient ensemble à l'accueil et ils s'occupaient uniquement des moldus. Le blond les prenait également en charge, mais les sorciers lui étaient uniquement réservés. Les deux employés ne devaient pas être au courant de leur existence.

Draco savait que certains moldus étaient conscients de la magie qui les entourait, notamment lorsqu'ils venaient à se marier avec un sorcier ou qu'ils donnaient naissance à un enfant doté de pouvoirs magique. Mais même si l'Allée Pourpre avait décidé d'accueillir des clients moldus, contrairement au Chemins de Traverse, les sorciers qui s'y trouvaient devaient à tout prix respecter le Code International du Secret Magique. Et en instaurant son entreprise dans l'Allée Pourpre, le jeune Malfoy n'avait pas pu échapper à la règle.

Une pancarte invisible aux yeux des moldus était collée sur la vitrine de l'agence, invitant les sorciers à déclarer que leur cas était "spécifique" lorsqu'on leur demandait si l'on pouvait les aider. Ainsi ils seraient directement envoyés chez Draco sans qu'on ne leur pose davantage de questions.

Toutefois, depuis l'ouverture, aucun sorcier n'avait encore franchi le pas de la porte.

- J'espère que ça va être un peu plus calme aujourd'hui. Je pensais pas que ce serait aussi intensif, je n'ai jamais connu ça. Souffla Rosalie en direction de Mercutio alors qu'ils venaient d'ouvrir l'agence

- C'est l'boss qui doit être content. C'est rare qu'une affaire marche aussi vite, surtout quand on débute.

Rosalie approuva. C'était même très étonnant.

- Heureusement qu'on est vendredi, j'ai hâte d'être en week-end, surenchérit Mercutio, c'est très enrichissant de travailler avec des clients qui sortent de prison, mais c'est parfois dur.

Rosalie voulut répondre mais fut interrompue par l'arrivée de son patron.

- Bonjour. À vos bureaux s'il vous plaît, les clients ne vont pas tarder. Déclara Draco sans les regarder.

Les deux employés s'exécutèrent sans broncher, le blond ne semblait pas de bonne humeur aujourd'hui. En effet, ses énormes cernes témoignaient de la nuit terrible qu'il venait de passer. Toute la nuit et jusqu'au petit matin il avait rêvé d'elle, l'obligeant à se lever à 4h30 afin de ne plus revivre ces moments perdus. Et il n'arrivait toujours pas à la chasser de son esprit.

Il ouvrit la porte de son bureau, entra et s'affala sur sa chaise. Son regard se perdit dans le vide quelques instants.

Narcissa, qui avait bien remarqué que son fils n'allait pas bien depuis plusieurs mois malgré sa réussite récente, était passé le voir la veille et elle l'avait sermonné. Elle l'avait conseillé de soit, oublier définitivement ce qui le tracassait, soit remédier à ce problème en l'affrontant.

Évidemment elle ignorait la cause de ce problème, elle ne pouvait donc pas savoir qu'il était impossible pour Draco de ne plus y penser. Était-il prêt à la revoir, à affronter le problème ?

- Putain. Soupira-t-il

Draco inspira un grand coup et se mit à ranger les papiers qui traînaient sur son bureau. Il haïssait le désordre et veillait toujours à ce que tout soit à sa place exacte.

La pièce dans laquelle il se trouvait était décorée de manière très épurée, le blanc et le gris apportaient à la fois de la luminosité et du sérieux à son bureau. Deux tableaux représentant des vastes demeures anglaises du dix-huitième siècle ornaient les murs. Draco s'y sentait bien, presque en paix.

En même pas une demi-heure, cinq personnes furent au pas de la porte. Draco reçut alors son premier client de la journée, un moldu sans pouvoirs magiques. Il semblait avoir dans la trentaine et ses cheveux étaient sales, il était également très mal habillé, d'un simple jogging et t-shirt, accompagnés de baskets miteuses.

Draco se racla la gorge après l'avoir regardé de haut en bas. Il admettait avoir du mal à s'habiller en costard complet parfois, mais dans ces moments-là il faisait au moins l'effort de mettre une chemise blanche parfaitement repassée ainsi qu'un pantalon noir, avec aux pieds des chaussures pointues en cuir, qui brillaient toujours. Il savait que les habits pouvaient faire beaucoup et c'était grâce à ça qu'il se distinguait de ses employés. Il ne comprenait pas que des personnes en recherche d'emploi après des années de prison puissent s'apprêter ainsi, personne ne voudrait d'eux. C'était évident.

Les cheveux sales de son client rappela à Draco le moment où il était revenu dans le monde magique après cinq ans d'absence, lorsqu'il restait enfermé chez lui à réviser pour des concours. Qu'est-ce qu'il avait été misérable, qu'est-ce qu'il avait eu honte de lui-même. Il chassa vite ces pensées de sa tête.

- Votre nom et prénom ?

- Will Brady.

Le blond entra ces données dans un ordinateur. Un ordinateur dont il avait eu tant de mal à dompter la technologie qu'il avait fini par lui lancer quelques sorts afin de le rendre un peu plus propre aux sorciers.

- Pouvez-vous me remettre votre casier judiciaire ?

L'ancien prisonnier lui tendit avec hésitation, probablement honteux. Draco ne fit pas attention à ses inquiétudes et s'en empara, le détaillant. Son nouveau client avait passé trois ans de sa vie en prison, pour un seul délit. Homicide involontaire lors d'une violente altercation où la victime et lui étaient complètement saoules.

C'était le premier cas de personne accusée de meurtre pour l'agence Draconian et l'ancien mangemort repensa alors à toutes les personnes qu'il avait failli lui-même tuer, il en eut des frissons.

Will était sortie de prison il y a plus d'un an et il n'avait toujours pas retrouvé de travail. Soit

- Avez-vous un CV précédant à votre emprisonnement à me donner ?

Ces termes techniques propre au monde moldu avait également été un calvaire pour Draco, mais il était intelligent et il avait su les apprendre en un rien de temps.

Il examina la feuille que l'homme venait de poser sur son bureau.

- Vous n'avez aucune expérience ? Draco fronça les sourcils

Il fut étonné qu'à son âge il n'ait encore jamais eu d'emploi. C'était une chose impensable dans le monde des sorciers, qui n'arrivait qu'à ceux qui sombraient du côté mal dès leur plus jeune âge.

Cet homme avait trente-cinq ans et il n'avait jamais travaillé avant son arrestation.

- C'était déjà très compliqué d'en trouver un avant, alors comprenez qu'avec un passé judiciaire ça l'est encore plus. Répondit Will, sans grande conviction

Draco crut halluciner. Il n'avait encore jamais rencontré un moldu comme lui, avec aussi peu d'envie et de détermination. Il dut se faire violence pour ne laisser transparaître aucune émotion sur son visage.

- Bien. Je vais vous créer un dossier et l'on avisera par la suite.

Draco tapota sur le clavier de l'ordinateur pendant cinq minutes, son client quant à lui commencer à fortement s'intéresser au plafond.

- Bon, il se trouve que l'usine La Course au Ménage, le dernier bâtiment au fond de l'Allée Pourpre, recherche une personne dès demain. Ils ne demandent pas de casier et chaque employé travaille dans son box personnel.

- Dès demain ? S'étouffa le client, étonné. Je pensais encore avoir au moins une semaine de libre, c'est assez éprouvant les recherches vous savez. Et puis je ne sais si je suis prêt psychologiquement, après mon incarcération..

Alors, Draco comprit pourquoi cet homme ne trouvait jamais personne qui voulait de lui en tant qu'employé, et il se dit que les prochaines minutes avec lui allaient être très longues.

Hermione avait décidé de prendre congé un vendredi après-midi sur quatre afin de passer plus de temps avec sa fille.

Elle passa la récupérer chez ses parents qui une fois de plus l'assenèrent de questions, notamment son père, à propos de Theodore.

- Oui, il recherche toujours. Il ne compte pas rester au chômage. Ça fait à peine quelques jours papa, laisse-lui le temps.

Elle aurait aimé lui expliquer que son passé de mangemort ne l'aidait pas, mais il ne comprendrait pas. Il ne connaissait rien au monde sorcier.

- Il y a une nouvelle agence qui vient d'ouvrir à l'Allée Pourpre, fit remarquer la mère d'Hermione, pas très loin de notre cabinet. Il paraît qu'ils aident les personnes en difficulté, qui ont eu un passé compliqué.

- Qui sont des anciens taulards. Tu peux le dire, Jane. Répliqua Daniel, agacé.

- Chéri.. soupira Jane

- Je sais, Theodore m'en a parlé. Il m'a dit qu'il comptait s'y rendre.

Hermione avait beaucoup d'espoir quant à cette agence, elle avait tenté d'obtenir plus d'informations à son sujet, au Ministère, mais elle venait à peine d'ouvrir et son patron semblait être très secret. Elle s'était promis de s'y rendre dès qu'elle en aurait le temps, à moins que Theodore ne la devance, ce qui serait une bonne chose. Elle n'aurait cependant pas le courage d'y aller cet après-midi, elle avait besoin de se reposer.

Une fois à la maison, Hermione s'effondra sur une chaise de la cuisine tandis que Violette filait aux toilettes.

Elle souffla, enfin. Elle adorait travailler, mais c'était parfois très dur et elle se sentait bien plus en paix chez elle.

Qu'elle ne fut pas sa surprise lorsque Harry entra à son tour dans la pièce. Hermione sursauta en poussant un petit cri, ce qui fit rire le jeune homme.

- Désolé je suis là depuis cinq minutes mais tu ne répondais pas.

- Oh Harry je suis désolée, j'ai du fermer l'œil sans m'en rendre compte.

L'Elu fronça les sourcils, inquiet pour son ami. Elle le remarqua et le rassura aussitôt.

- Arrête Harry, tout va bien.

- Où il est Theodore ? Prononcer ce prénom était encore très difficile pour Harry, mais après trois ans il fallait bien qu'il fasse un petit effort pour son amie.

- Il est en ville à la recherche d'un emploi, tu sais.

Harry parla dans sa barbe, peu convaincue. Hermione leva les yeux au ciel avec un petit sourire.

- Tu ne travailles pas ?

- Tu sais bien que je travaille seulement lorsqu'on m'appelle. Un peu comme les pompiers. Et entre temps je vadrouille.

Hermione porta à ses lèvres la tasse de thé qu'elle venait de servir, il faisait terriblement froid aujourd'hui. D'un coup de baguette elle alluma la cheminée au salon puis elle reporta à nouveau son attention vers Harry.

- Que me vaut ta visite ? Lui demanda-t-elle alors qu'elle s'asseyait en face de lui.

- Ginny est à nouveau enceinte.

Hermione avala de travers la gorgée de thé qu'elle venait de boire et s'étouffa. Harry se leva pour lui taper dans le dos.

- Ça va ? Désolée de t'avoir annoncé ça d'un seul coup, je savais pas trop comment m'y prendre.

- Ne t'inquiète pas Harry, ça va. Je..

Hermione toussota, Violette qui était partie vers sa chambre revint dans la cuisine et regarda sa mère de travers et elle fila dans les bras de son parrain, effrayée.

Le petit James venait à peine d'avoir un an et Ginny attendait un nouvel enfant. La brune en fut très étonnée sur le coup, mais après tout son amie aimait tellement son rôle de maman. Et puis, en tant que joueuse de Quiddicht professionnelle, elle n'avait pas trop de soucis à se faire, cela lui laissait la possibilité de rester assez facilement à la maison et lors des matchs on pouvait très vite la remplacer.

Alors, Hermione reprit ses esprits et sauta dans les bras de son meilleur ami.

- Au s'cours j'étouffe moi. S'exclama une petite voix, coincée entre eux dans cette embrassade.

Les deux anciens Gryffondors se mirent à rire.

- Je suis heureuse pour vous Harry, vous faites une si belle famille. J'ai déjà hâte de rencontrer ce petit bout.

Harry sourit de soulagement, il avait eu peur qu'elle le juge. Après tout, ils n'avaient que vingt-trois ans.

- Tu sais, j'ai eu Violette alors que je n'avais même pas encore mes ASPIC. Souffla son amie, comme si elle avait lu dans ses pensées. Je ne te jugerai jamais. L'âge ne définit par un parent.

Jamais Hermione ne regretterait d'avoir mis au monde cette merveilleuse petite fille qu'était Violette, mais elle ne pouvait s'empêcher d'éprouver une terrible honte du fait d'être tombée enceinte si jeune.

- Tu n'as pas eu tes examens à temps à cause de la guerre Hermione, pas à cause de Violette. Harry tenta de la rassurer tandis qu'il laissait la petite tornade blonde s'échapper de ses bras, et tu es arrivée première de notre promotion lors des rattrapages. Alors que tu étais ronde comme un ballon.

Hermione rit doucement. Elle fut émue en repensant à ces moments heureux, si elle omettait la souffrance qu'elle avait ressentie lorsqu'il l'avait quittée..

- Depuis combien de temps ?

- Trois mois et quelques.

Hermione plaqua sa main sur sa bouche, elle ressentit une pointe d'excitation au fond d'elle.

- Maman ? Qu'est-ce qui y'a ? Violette tira le t-shirt de sa mère, sa main était pleine de miettes du gâteau qu'elle venait de chiper.

- Tu vas avoir un cousin ou une cousine ma puce.

Les yeux de l'enfant s'illuminèrent aussitôt.

- Je veux une fille pour jouer au bébé !

Harry pouffa.

- On verra si Merlin entend tes prières petite fripouille.

- Oui ! S'exclama Violette, riant aux éclats, puis elle partie aussitôt vers le salon

L'Elu se servit une tasse de thé, il observa Hermione qui semblait désormais perdue dans ses pensées, les bras croisés sur sa poitrine.

- Cela te manque ? Tu souhaites connaître ça à nouveau ?

- Non ! Bien sûr que non, pas pour le moment. Répliqua aussitôt la brune

- Ne refait pas la même erreur deux fois.

- Qu'est-ce que tu veux dire ? Hermione fronça les sourcils

- Tu sais très bien, Hermione.

Les lèvres de la brune se pincèrent, son ami avait touché un point sensible.

- Theodore n'est pas comme lui.

- Ils sont tous pareils et tu le sais. Harry employa un ton dur

- Tu n'es pas à ma place. Tu ne peux pas comprendre. Hermione n'aimait pas du tout la tournure que prenait cette conversation

- Ils étaient nos ennemis, rappelle-toi de comment ils t'ont traitée. Tu mérites tellement mieux.

- C'était il y a cinq ans Harry, la brune s'énerva, elle venait de se lever de sa chaise, ils n'ont tué personne et ils ont fui lors de la bataille. Je suis avec Theodore depuis trois ans maintenant, il a changé et il faut que tu t'y fasses.

La moue mécontente de l'Elu disparut, il s'était aussitôt calmé en voyant Hermione se lever, enragée. Elle avait raison, il devait passer à autre chose après tout ce temps. Il ne devait pas garder ces rancœurs enfantines au fond de lui. Theodore avait appris à le respecter et Harry devait en faire de même désormais.

Il se leva et posa une main sur l'épaule de sa meilleure amie.

- Excuse-moi Hermione, d'accord ? J'ai peur que tu t'engages à nouveau, que ce soit avec un mariage ou un enfant, et qu'il t'abandonne telle une moins que rien, comme l'autre l'a fait..

Hermione hocha la tête et se rassit en soupirant, elle détestait aborder ce sujet. Cela lui faisait trop mal de se rappeler de tout ça.

Harry et Ginny étaient les seuls au courant. Personne d'autre ne savait qui était le vrai père de Violette, pas même ses parents ni Theodore. Ce dernier avait accepté de ne jamais connaître son identité, respectant le choix d'Hermione qui était de ne plus jamais prononcer son nom, et les parents de la jeune fille en avaient fait de même.

Hermione se demandait parfois si son petit-ami ne se doutait pas de qui était le père de Violette, après tout elle avait exactement les mêmes traits de visage, sauf pour les yeux qui étaient aussi brun chocolat que ceux de sa mère, ainsi que cette même couleur de cheveux blond presque blanc. Elle espéra au fond d'elle qu'il ne se doutait de rien.

Le père de Violette avait été l'ami de Theodore pendant près de sept ans, s'il venait à l'apprendre il ne s'en remettrait pas et il ne le pardonnerait jamais à Hermione.

Quant à Ron, la brune n'avait jamais pu se résoudre à lui dire. Elle avait fréquenté le père de Violette lors de leur dernière année, avant la bataille, mais cette relation était restée secrète, jamais personne ne l'avait découverte. Hermione savait à ce moment-là que son meilleur ami éprouvait bien plus que de l'amitié pour elle, mais elle n'avait jamais ressenti une telle chose pour lui. Sortir avec Ron aurait brisé leur si belle amitié, il n'y aurait plus eu de Trio d'Or.

Aujourd'hui, Ron était heureux. Il partageait la vie de Luna et il avait fini par tourner la page, malgré que ce fut difficile pour lui d'accepter qu'Hermione ne l'aimerait jamais. Tout comme Harry il ne soutenait pas Hermione dans son choix, il n'aimait pas Theodore. Toutefois, avec le temps, il avait appris à le tolérer. Mais s'il venait à connaître l'identité du père de Violette et du premier amour d'Hermione, cela le tuerait. C'était pourquoi elle ne pouvait pas lui avouer.

- Tout est parfait dans ma vie, je te le promets Harry.

Alors, l'ancien Gryffondor sourit, bien qu'à moitié convaincu.

Draco signa le contrat de travail de son dernier client de la journée et le congédia.

Il s'enfonça dans son siège et passa une main dans ses cheveux, à peine finissait-il le travail qu'il replongeait dans ses pensées les plus sombres. Plus elle lui en revenait en tête, plus il avait l'impression d'étouffer, envahi par le regret et le manque. Il desserra sa cravate.

Rosalie et Mercutio apparurent soudainement dans le cadre de la porte, Draco se redressa et leur lança un regard interrogateur.

- Pour quelle heure doit-on fermer ?

- Dans dix minutes.

Les deux employés disparurent presque aussitôt, Draco n'était pas ravi de les voir encore ici et ce n'était vraiment pas son jour.

Le blond tria les papiers étalés sur son bureau et les rangea soigneusement puis il éteignit son ordinateur. Alors qu'il s'apprêtait à prendre son manteau, Rosalie débarqua à nouveau.

- Monsieur, un client s'est présenté, nous lui avons assuré que nous fermions mais il dit que c'est urgent.

- Nous sommes fermés. Aboya le patron

- Monsieur je vous assure il est très insistant..

- Il y a des horaires à respecter. Répliqua Draco d'un ton ferme.

L'homme réussit cependant à se faufiler entre la porte du bureau et Rosalie.

Alors, le visage de Draco, tout comme celui du client, se décomposèrent.

- Eh bien ça, je m'y attendais pas.

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Et voilà pour le chapitre 2.

Qu'en avez-vous pensé ? J'espère que vous avez bien aimé.

Quel est votre moment préféré ?

J'attends vos avis avec hâte ! ️