Drago, Hermione et la maternité
Livre III
Titre : Oui elle le veut… ou presque
Type de la fanfiction : Romance. Et de l'humour, si j'y arrive.
Pairing : DM/HG
Disclaimer : Je fais jou-jou avec la plume de JK Rowling.
Résumé : Ils se marient ! Enfin, presque…
Rating : K+.
Oui elle le veut, ou presque.
Cette journée était parfaite. Le soleil brillait bien haut dans le ciel, aucun nuage à l'horizon, pas même une once de vent. L'air était agréablement chaud. Nous étions le samedi 17 juillet et deux vies s'apprêtaient à basculer. Les oiseaux volaient à des centaines de mètres du sol, n'annonçant aucun problème météorologique. L'un d'entre eux semblait se précipiter quelque part. Il volait très vite et jamais ne s'arrêtait. Il traversa des forets, des rivières, des plaines et survola bientôt un immense manoir. Il passa le lourd portail en fer forgé et remonta la longue allée qui coupait un parc gigantesque, vert et fleuri pour atteindre le toit d'une des ailes du manoir. Il s'y posa et observa tout autour de lui. Il n'eut pas le temps de faire le moindre mouvement qu'un bruit assourdissant et monumental retentit dans le domaine. L'oiseau prit peur et s'envola. Le bruit en question se trouvait être le son des cloches qui sonnaient fortement, indiquant aux trois cents personnes présentes que la cérémonie allait débuter.
Tous se trouvaient dans la salle de réception qui prenait place au rez-de-chaussée. La vaste pièce, ayant été aménagée pour la célébration, était somptueuse. De longs bancs s'étendaient à travers toute la salle afin de pouvoir s'asseoir. Chacun était décoré de nœuds, de fleurs et de rubans blancs. Les deux rangées de bancs étaient séparées par un lourd tapis rouge qui reliait l'entrée de la salle à l'arche entièrement ornée de fleurs blanches, lieu sacré où le mage allait marier les deux sorciers. Ca allait être une noce magnifique. L'assemblée venait de se lever pour l'arrivée de la future mariée. Les lourdes portes de bois s'ouvrirent sur une jeune femme habillée tout de blanc, accompagnée d'un vieux monsieur habillé lui d'un costume très sombre. Elle était magnifique. Elle portait un bustier brodé de dentelle blanche et écrue qui se fermait à l'aide de lacets dans le dos. La jupe de la robe était ample et bouffante, faite de tulle. Une vraie robe de princesse. Elle était sa princesse, pensa Drago qui l'admirait de l'autel. Il se trouvait aux côtés du mage et la contemplait alors qu'elle progressait dans l'allée couverte de pétales de roses rouges. Elle était somptueuse, magnifique, époustouflante, il ne trouvait plus les mots, elle était bien au-delà de tout ça. Et elle allait lui appartenir, pour toujours. Il bomba le torse, fier d'épouser la plus belle femme que le monde ait porté, selon lui. Les cheveux d'Hermione relevés dans un chignon élégant laissaient apparaitre son visage dans son intégralité. Ses traits fins étaient d'autant plus embellis avec le léger maquillage qu'on lui avait prodiguée. Ses yeux le fixaient, sans jamais ciller. Il pouvait voir de l'amour dans ses yeux. Il y voyait aussi son avenir, sa vie à passer auprès d'elle. Il lui sourit, de ce sourire qui l'avait faite craquer plus jeune, entre toutes ses autres qualités. Hermione fondit de bonheur et voulut courir pour aller l'embrasser. Mais très vite, une idée fugace passa dans sa tête. Hermione perdit le sourire qu'elle avait sur les lèvres et avala sa salive avec difficulté. Drago s'en aperçut mais mit cela sur le compte de la nervosité. Elle fut vite auprès de lui, entourée de leurs deux familles et de leurs amis, très nombreux d'ailleurs.
Hermione se sentait nerveuse, très nerveuse. Elle tenta d'oublier cette idée fugace, elle allait se marier avec l'homme qu'elle aime, plus que tout, plus que sa propre vie. Elle allait faire la fête puis partir en voyage de noces et vivre la vie dont elle rêvait, étant petite. Monsieur Granger posa la fine main de sa fille dans celle de Drago et l'embrassa sur le front. L'assemblée souriait, émue. Hermione observa les gens aux premiers rangs. Ses parents la regardaient, les larmes aux yeux. Sa cousine lui fit un clin d'œil. Harry et Ginny lui sourirent, rassurants comme à leur habitude. Ron posa sa main sur le ventre arrondi de Lavande qui s'était calmée niveau hyperactivité et qui comblait désormais entièrement Ron qui allait bientôt devenir père. Elle balaya le reste de l'assemblée et en vint à la famille de Drago. Ils souriaient eux aussi, étrangement. Mise à part peut être Narcissa qui gardait son visage impassible. Hermione fronça les sourcils et se retourna vers le mage. Drago la contemplait, ses yeux remplis d'amour. Il ne croyait toujours pas à son bonheur. Il souffla un bon coup, serra doucement la main de sa future femme et la cérémonie débuta. Elle se déroula très rapidement, trop rapidement au goût d'Hermione. Et ils en vinrent à l'échange des vœux et des alliances. Hermione sentit son cœur battre très vite. Merde ! Se dit-elle mentalement. L'assemblée poussa des soupirs d'admiration face au coussin portant les deux alliances. Elles étaient magnifiques. Hermione respirait de plus en plus fort, sentant ses mains devenir moites. Drago, aveuglé par son bonheur, continuait de lui sourire et de la couvrir d'un regard énamouré. Le mage enroula une mince cordelette autour de leurs poignets et commença à prononcer le serment.
« - Drago Lucius Malefoy, fils de feu Lucius et de Narcissa Malefoy, acceptez-vous de prendre pour épouse Hermione Jane Granger ici présente, de la chérir, de l'aimer, de l'accompagner dans la santé comme dans la maladie, d'être à ses côtés dans la douleur comme dans le bonheur, de partager sa vie pour le meilleur et pour le pire, de la rendre heureuse et ce jusqu'à ce que la mort vous sépare ? Questionna le mage, le regardant dans les yeux.
- Oui, répondit Drago sans une once d'hésitation, si rapidement que l'assemblée étouffa un rire. Hermione sentit son cœur faire des acrobaties alors qu'elle posait son regard sur son homme. Le mage se tourna vers elle, et Hermione trembla.
- A vous, Hermione Jane Granger, fille de Marc et Jane Granger, acceptez-vous de prendre pour époux Drago Lucius Malefoy ici présent, de l'aimer, de le chérir, de l'accompagner dans la santé comme dans la maladie, d'être à ses côtés dans la douleur comme dans le bonheur, de partager sa vie pour le meilleur et pour le pire, de le rendre heureux et ce, jusqu'à ce que la mort vous sépare ? Demanda le mage à nouveau, avec un regard assurant pour tenter de l'apaiser, car lui aussi avait pu remarquer son état de nervosité. Hermione retint son souffle, avala difficilement sa salive à nouveau, son visage se décomposa alors qu'elle gardait le silence. L'assemblée resta silencieuse bien que soucieuse. Elle fit un pas en arrière sous les yeux ahuris de Drago. Si c'est une blague, ce n'est pas drôle, se dit-il. Ce fut les secondes les plus longues de sa vie. Il ne la quittait pas des yeux et sentit son cœur défaillir lentement, alors que les secondes s'écoulaient. Elle baissa les yeux.
- Je suis désolée mon amour… Non ! S'écria-t-elle alors que toutes les personnes présentes dans la salle crièrent de stupeur. Hermione attrapa sa lourde robe et remonta l'allée dans l'autre sens sous les yeux stupéfaits de tous. Drago n'hésita pas une seconde et lui courut après. Il s'écria « N'ayez crainte, je gère la situation ! Que personne ne sorte de cette salle ! » de sa voix forte et autoritaire. Il sortit dehors et referma les portes derrière lui. Hermione était là assise sur les escaliers, la tête entre les mains. Il descendit les escaliers avec hâte et s'accroupit devant elle et releva son visage tracassé.
- Hermione ? Ca ne va pas ? Qu'est-ce qui se passe ? Enchaina-t-il alors qu'elle fuyait son regard. Elle ne répondit pas, mais lâcha un profond soupir. Il ne lui en voulait même pas, pas encore, se dit-elle. Il était horriblement adorable avec elle, ça la rendait folle, folle de lui.
- Qu'est-ce qui te prend ? Bon Hermione, je te parle ! S'écria-t-il finalement, ne voyant aucune réponse venir. Il commençait à paniquer sérieusement là.
- Oui, je ne suis pas sourde ! Dit-elle soudainement. Drago recula sous le coup de la surprise. Il se releva et secoua la tête comme s'il voulait se débarrasser d'un mauvais rêve. Oui elle n'était pas comme les autres, définitivement pas comme les autres… Il respira tranquillement pour se calmer et repartit à l'attaque.
- Parfait. Il y a un problème ?
- Humm… gémit-elle simplement, alors qu'elle reposait sa tête sur ses genoux pour se maudire sur plusieurs générations.
- Mais qu'est-ce qu'il te prend ? S'agaça-t-il finalement, sans pour autant être méchant. Il voulait juste comprendre. Comprendre ce qui lui avait pris. Oh Merlin…
- Et bien il me prend, c'est comme ça ! Déclara-t-elle en se relevant pour s'éloigner un peu. Elle avait l'air de s'en vouloir, ce qu'il comprenait parfaitement. Mais il y avait autre chose, il le sentait.
- Ah. Bien, bien, tu vois bien la situation ? Demanda Drago alors qu'il marchait vers elle, il pointa les portes du doigt pour tenter de la raisonner. Tu as vu la tête de ma mère ? Continua-t-il en la regardant marcher vers l'autre côté. Il la suivit des yeux, complètement paumé. Mais qu'est-ce qui ne tournait pas rond chez cette fille ? Il leva les yeux au ciel. Pourquoi n'avait-il pas choisi une fille plus simple et docile ? Parce qu'il se serait emmerdé, oui, mais quand même !
- Et bien, justement ! Marmonna-t-elle, suivi d'un soupir. Il la rejoint à nouveau, et la tourna vers lui en la prenant doucement par le bras.
- Quoi « justement » ? T'as vu sa tête quand t'as dit non ? Reprit-il en lui faisant les gros yeux.
- Non mais j'ai vu sa tête quand tu as dit oui ! Siffla-t-elle. Drago posa ses mains sur son visage à lui et frotta ses yeux de ses paumes, écrasant presque ses globes oculaires. Il réfléchissait. Hermione le trouva très séduisant.
- Bon, Hermione. Je peux savoir pourquoi tu viens de répondre non ?
- Parce que j'avais pas bien compris la question du mage ! Répondit-elle du tac au tac alors qu'elle battait l'air de ses bras, agacé de s'être fourrée dans une telle situation.
- Tu te moques de moi ? Interrogea-t-il, trouvant sa blague tout sauf marrante à ce moment précis.
- Oui ! Avoua-t-elle, sans le regarder. Elle était contrariée mais pourquoi ? Drago se répétait cette question inlassablement dans son esprit.
- Là tu dis oui ! Comme quoi tu peux le dire, oui. Ce n'est pas que tu aurais une malformation que je n'aurais pas remarquée pendant toutes nos années de vie commune? Hermione, c'est la première fois qu'on me fait ce coup-là ! Affirma-t-il, en colère désormais. Elle allait le rendre timbré, complètement timbré.
- Ah bon ? Et bien si les 10 autres fois, elles ont dit oui, tant mieux, hein ? Persifla-t-elle, alors qu'elle lui tournait le dos. Soudain, la porte s'ouvrit. Les deux tournèrent simultanément la tête vers la personne qui osait les interrompre. Harry Potter, bien sur. Ah et Blaise Zabini.
- Alors ? Firent-ils ensemble. Hermione grogna en leur lançant un regard noir. Drago souffla face à la réaction de sa pas-encore-mais-on-ne-perd-pas-espoir femme. Il remonta quelques marches vers eux.
- Oui, on arrive, tout va bien. Elle n'avait pas compris la question du mage ! Grinça-t-il avec ironie. Il mima une pendaison. Les deux garçons pouffèrent et retournèrent à l'intérieur, refermant la porte derrière eux. On entendit un « Ils arrivent ! Un petit problème de dernière minute », on pouvait entendre la foule jacasser de l'extérieur. Hermione soupira et porta une de ses mains au dessus de ses yeux pour protéger ses yeux du soleil magnifique. C'était une journée parfaite.
- Non mais tu ne peux pas comprendre, mon amour, et puis c'est trop tard, j'ai tout gâché ! Gémit-elle en revenant vers lui avec une mine désolée. Et puis j'ai mal aux pieds, moi ! Ajouta-t-elle en se massant la cheville. Drago, j'veux qu'on rentre à la maison tous les deux, s'il te plait… supplia-t-elle en venant se blottir contre lui. Il referma ses bras autour d'elle, machinalement. Ca y est, il était cinglé, et elle aussi par la même occasion. Il observa le parc du manoir avec une mine faussement détachée.
- Oui, je vais renvoyer tout le monde, bien sûr. Ma mère, sa robe à 10 000 gallions, elle la mettra demain. Simplement, un petit service pour ma grand-mère, j'aimerais bien qu'elle dorme dans une des chambres d'amis parce que les 10 heures d'avion, je ne voudrais pas les lui recoller tout de suite dans les dents. Je préviens vite fait le traiteur et les elfes pour les 300 couverts. Annuler une petite heure avant, je pense que c'est correct. Et pour nos potes, qu'est-ce que je leur dis ? Questionna-t-il faussement sérieux, alors qu'il la recula un peu pour la regarder dans les yeux avec un air de « mais ça va pas non! »
- Mais je sais pas, tu leur dis, hum… Qu'on est crevés, qu'on n'a plus envie ! Trouva-t-elle avec un sourire, comme si c'était la meilleure excuse au monde et que tout allait s'arranger, comme ça.
- Oui oui, je leur dis qu'on rentre à la maison et qu'on se fait une soirée tranquille, risotto, bain chaud et au dodo ! Continua-t-il en roulant des yeux, en se disant pour lui-même de réfléchir la prochaine fois avant de demander Hermione Granger en mariage.
- Hey ! C'est des amis ou c'est pas des amis ? Dit-elle. Elle haussa les épaules pour appuyer sa remarque. Drago commença à sérieusement perdre son calme. Il la lâcha, fit quelques pas et revint vers elle.
- Bon, attends, là Hermione, il faut que tu te reprennes. On va se calmer, surtout toi (Il la pointa du doigt.) et je te fais juste un petit topo de la situation : c'est donc un mariage, la salle de réception du manoir Malefoy est remplie de Granger et de Malefoy. Si tu reconnais les noms, ce n'est pas par hasard, c'est toute ta famille et toute la mienne. Et il ne faut pas se mentir, s'ils se sont tous emmerdés à s'endimancher pour se retrouver dans la salle de réception du manoir Malefoy paumé dans la campagne anglaise, ce n'est pas uniquement pour manger des macarons ! Est-ce que tu trouves que j'ai assez bien résumé la situation ou il te manque des détails ? Demanda-t-il, en tentant de garder son calme. C'était tellement surréaliste. Il n'y croyait toujours pas.
- Je savais bien que ça ferait des histoires ! Râla-t-elle, en croisant ses bras sur sa poitrine alors qu'elle laissait son regard errer dans le parc.
- Ca ne fait pas des histoires, qu'est-ce que tu racontes ? C'est toi qui fais des histoires ! S'énerva-t-il. La porte se rouvrit à nouveau et avant que quelqu'un puisse sortir, Drago se précipita sur la porte et dit rapidement « Oui, deux minutes, elle est aux toilettes! » avant de reclaquer la porte sans même avoir vu qui se trouvait derrière, pourvu que ce n'était pas quelqu'un d'important, genre sa mère. Il redescendit les marches.
- Oh bah ça certainement pas, je suis toute nouée ! Avoua-t-elle, en posant ses mains sur son ventre.
- Fais-nous grâce des détails, chérie ! Grogna-t-il en venant se placer devant elle.
- Oui, bien hein, on voit bien que ce n'est pas toi qui te maries ! Grimaça-t-elle telle une enfant capricieuse.
- Bon, Hermione, souffle un bon coup, tu ne sais plus ce que tu dis. Tu m'aimes toujours ? Tu veux toujours m'épouser ? Questionna-t-il, un peu inquiet. Elle garda le silence à nouveau, faisant frôler l'attaque à Drago.
- Mais ce n'est pas la question !
- Si, en gros, c'est la question qu'il vient de te poser ! Expliqua-t-il après avoir tiré une tête hilarante selon Hermione. Elle gloussa un peu, sous les yeux décontenancés de son presque mari.
- En plus, il est moche ce mage, on dirait un hamster ! Se moqua-t-elle pour détendre l'atmosphère.
- Mais on s'en fout, ce n'est pas lui que tu épouses ! Et puis, il n'y a pas des centaines des mages marieurs en Angleterre. Désolé, mon amour, j'ai pas pu choisir au physique. Allez, tu te redonnes un coup de baguette et puis on y retourne, conclut-il finalement, voyant qu'elle recommençait à prendre ses esprits.
- Mais tu sais, ce n'est pas bien ! Dit-elle très rapidement alors que Drago remontait les escaliers pour ENFIN rejoindre le mage-hamster pour qu'il puisse enfin les unir.
- Quoi, ce n'est pas bien ? Fit-il, exaspéré, tout en s'arrêtant dans sa montée.
- J'ai menti, avoua-t-elle, en baissant les yeux.
- Quoi, t'as menti ? Bien sur que tu as menti ! Je sais bien que tu as menti, mais on ne pouvait pas leur dire que tu étais enceinte, t'imagine la tête de ma mère (Hermione fit une grimace que Drago réprimanda d'un regard). Allez, ce serait bien qu'on y retourne avant que ça se voit. (Il l'embrassa sur le front) Tu es magnifique. Ajouta-t-il alors qu'il la serrait dans ses bras. Il l'embrassa dans le cou et prit une bouffée de son parfum qu'il aimait tant.
- C'est vrai ? Murmura-t-elle, nichée dans son cou. Elle se sentait si bien dans ses bras.
- Bien sur, je l'ai toujours pensé, continua le beau blond pour l'encourager.
- Bon, alors on y va ! Se décida-t-elle, alors enjouée. Drago serra les poings en signe de victoire et remercia Merlin de l'avoir ramenée à la raison. Il la prit par la main et ils grimpèrent les escaliers carrelés.
- Tu veux qu'on remette la musique ? Demanda-t-il, attentionné. Qu'est-ce qu'elle pouvait être amoureuse de lui.
- Oui, mais très très très fort alors ! Précisa-t-elle alors qu'elle se serrait un peu plus à lui. Drago ouvrit la lourde porte sous les soupirs soulagés de l'assemblée. Il ne savait pas combien de temps ils étaient restés dehors mais l'assemblée ne semblait pas s'en formaliser.
- Remettez la musique très très très fort ! » Indiqua-t-il à un des sorciers qui se trouvaient près de la porte.
L'un d'entre eux fit un geste de sa baguette et la musique se reprit. Ils avancèrent tous deux, main dans la main. Les gens les applaudirent au fur et à mesure qu'ils progressaient. Hermione expira fortement et sourit tout en se blottissant contre Drago, il embrassa le sommet de sa tête sous le regard attendri de l'assemblée. Puis Hermione se sépara un peu de Drago, encore un peu, encore puis se dégagea tout à fait. Drago n'eut pas le temps de faire quoi que ce soit qu'elle se remettait à courir pour sortir. Il poussa un cri, exaspéré et se mit à sa poursuite. Encore. L'assemblée cria à nouveau, certains se levèrent et on vit même une femme s'évanouir sur ses voisins. Harry et Blaise se levèrent et se placèrent devant la foule, sur l'autel. Ils réclamèrent le silence, qui se fit rapidement : « Nous vous prions de rester calme. Beaucoup d'entre nous savent comme le mariage rend nerveux (des rires s'élevèrent dans la salle, Harry rougit quelque peu). Drago et Hermione s'aiment plus que tout, on peut vous l'assurer. Et ce mariage aura lieu. Car l'amour qu'ils partagent ne peut avoir de fin. Il est authentique, unique, plus fort de jour et jour et personne d'entre nous ne peut le nier. Cependant Hermione est naturellement très angoissée. Mais je suppose que pour un amour hors norme, il faut un mariage hors norme. Nous vous prions donc de les excuser et de les attendre encore quelques instants. Merci » A la grande surprise d'Harry et de Blaise, l'assemblée les applaudit et des sifflements se firent entendre. Ils se tapèrent dans le dos, amicalement et rejoignirent leur place.
Pendant ce temps, Drago rattrapait Hermione à nouveau alors qu'elle descendait les escaliers aussi vite qu'elle le pouvait. Elle ne pouvait pas, c'était au dessus de ses forces. C'était tellement important pour elle, elle ne pouvait pas faire ça. Son amour était véritable, et le mariage serait l'officialisation de cet amour auprès de toute la communauté magique, elle ne pouvait baser cela sur un mensonge. Drago dévala les escaliers et vint se placer face à elle, vraiment énervé. Hermione se mordit les lèvres, de tristesse et de désespoir.
« - Très bien, alors là ça commence à me faire de moins en moins rire, asséna-t-il, agacé. Hermione fronça les sourcils et parut vraiment chagrinée. Il n'aimait pas la voir dans cet état. Il soupira, sceptique et doutant même de lui-même. Hermione sanglota mais retint ses larmes pour ne pas ruiner son maquillage. Il posa ses larges mains sur sa taille fine et appuya sa tête contre son ventre, Hermione passa ses mains dans ses cheveux blonds et soyeux. C'était tellement plus simple comme ça. Rien qu'elle et lui. Pour toujours.
- Drago, il faut que je te parle, soupira-t-elle. Il releva la tête, apeuré. Elle le rassura d'un regard et secoua la tête, se demandant même comment il pouvait penser qu'elle ne l'aimait plus. C'était juste impossible, improbable.
- Tu ne veux pas qu'on se marie d'abord, comme ça on sera débarrassés, proposa-t-il d'un ton léger en balançant les hanches d'Hermione qu'il tenait dans ses mains doucement.
- Non, il faut que je te parle avant, affirma Hermione en le regardant s'approcher d'elle pour mettre son visage à la hauteur du sien.
- Tu sais, Hermione, on va se marier, y'en a pour quoi, 2 minutes, après on aura tout le temps de se parler, lui confia-t-il, la suppliant du regard.
- C'est ça, jusqu'au divorce ? Je m'en vais, grinça-t-elle en enlevant ses mains à lui de ses hanches à elle pour partir dans l'autre direction. Elle avait atteint le chemin qui menait au portail quand il se ressaisit et la rattrapa.
- Non, non, non, c'est bon, on parle avant. Je t'écoute, promit Drago, adoptant l'air d'un enfant bien sage.
- Alors voilà. Lorsque l'on avait onze ans, nous nous sommes rencontrés…, commença-t-elle.
- Oui, fit-il, ne voyant pas où elle voulait en venir.
- Et nous nous sommes tout de suite détestés, moi parce que tu étais arrogant et prétentieux, toi parce que je te battais en cours alors que je n'avais pas un sang pur.
- Oui.
- Au fil des années, nous avons appris à nous connaître…
- Oui.
- A aimer nos qualités, nos défauts…
- Oui, répéta-t-il à nouveau, ennuyé alors qu'il regardait sa montre.
- C'était un chaudron magique aux pouvoirs maléfiques…, continua-t-elle sur le même ton.
- Oui, dit-il en guettant la porte derrière elle.
- Ah, tu vois, tu ne m'écoutes pas ! Je dis n'importe quoi et puis toi tu dis oui, l'accusa-t-elle en tapotant son torse de son doigt.
- Mais si, je t'écoute. Tu es entrain de me faire une litanie sur notre rencontre. On ne va pas passer en revue tout ce qu'on s'est dits pendant toutes ces années, parce que là ce n'est pas nous qu'on va marier, c'est nos parents qu'on va enterrer !
- Je m'en fiche, ils attendront ! C'est mon mariage, je fais c'que j'veux ! Ajouta-t-elle en se tournant vers la salle et en hachant bien ses mots.
- Bon, bon, ça va ! S'écria-t-il assez fort pour que la salle l'entende aussi.
- C'est bon, je passe les détails, dit Hermione sous le regard reconnaissant de Drago. Bon, première année, deuxième année, troisième année, quatrième année, cinquième année, sixième année, septième année, on se parle, on s'apprécie…
- HERMIONE ! Cria-t-il, hors de lui.
- OUI ! Il y a deux mois, je revenais d'un certain rendez-vous. Je t'ai dit quelque chose et tu m'as répondu quelque chose. (Il la regarda, étonné) Bon, tu vois de quoi je parle ?
- Y'a deux mois ? Qu'est-ce que je t'ai dit il y a deux mois ? S'interrogea-t-il.
- Oui, je revenais d'un certain rendez-vous, tenta-t-elle de lui faire deviner.
- Oui ?
- Et bien lequel ?
- Mais je ne sais pas, moi !
- Le minécomage ! Murmura-t-elle à son oreille.
- Le minécomage ? Ah, oui, le gynécomage, eh bien, dis le, il n'y a que nous deux.
- Je t'ai appris que j'étais enceinte et tu m'as répondue qu'on allait se marier, continua-t-elle, face au visage toujours aussi perdu de Drago.
- Oui, on l'avait décidé et tu remarqueras même que ce serait déjà fait si t'avais pas eu un petit coup de chaud il y a 5 minutes, là !
- Mon coup de chaud, il va te faire froid dans le dos parce que… commença-t-elle pour finir en marmonnant. Drago s'approcha pour comprendre, en vain.
- Quoi ?
- Je…Je ne peux pas, j'y arrive pas ! Finit-elle d'un ton grave en lui tournant le dos, elle prit sa tête entre ses mains.
- Je ne comprends rien de ce que tu dis, lui avoua-t-il, blasé.
- Je ne suis pas enceinte, voilà ! S'écria-t-elle au bout de quelques instants. Drago ouvrit la bouche. Puis la referma et recommença ce manège plusieurs fois. Pour finalement…
- Hein ?
- Non, je n'ai jamais vu de gynéco. Ce jour-là, j'étais chez Lisa mon amie moldue, qui est bibliothécaire, alors tu vois ça n'a rien à voir. J'ai dit ça pour voir ce que ça te ferait mais toi t'as voulu qu'on se marie. Tout le monde s'est emballé, à la fin de la journée les bans étaient partis et puis moi j'étais bien embêtée, j'osais plus dire que ce n'était pas vrai parce que j'avais trop peur qu'on se marie plus. Et puis Lisa, elle me disait « dis rien, dans deux mois il s'en souviendra plus ». Entre parenthèses, elle est conne cette Lisa. Résultat, on est là comme deux nuls et je suis pas plus enceinte que toi, conclut-elle alors qu'elle tripotait la cravate de Drago, nerveusement, attendant la sentence. Ne voyant rien venir, elle releva les yeux timidement et vit Drago observer son ventre.
- T'es pas enceinte ? L'interrogea-t-il en la regardant dans les yeux. Il ne savait pas comment il devait se sentir. Blessé ? Déçu ? En colère ? Soulagé de la raison de son « non »?
- Non, avoua-t-elle, honteuse. Drago se dégagea de ses mains et remonta les marches. Hermione sentit son cœur se briser et les larmes menacer de couler. Un sanglot s'échappa d'entre ses lèvres.
- Vous nous laissez une petite demi-heure ? On a un petit détail à régler avec Hermione. Vous pouvez profiter du buffet en attendant, merci ! Ne vous inquiétez pas, tout va bien ! Entendit-elle derrière elle. Elle se retourna vers lui, une larme glissant sur sa joue rougie. Elle le contempla. Il était vraiment magnifique, sublime. Elle était tellement heureuse avec un homme comme lui. Elle s'en voulait tellement. Elle avait envie de se gifler tellement elle se sentait mal et qu'elle avait peur qu'il la laisse. Il s'approcha d'elle et vint à hauteur de son visage. Il plongea son regard dans le sien. Hermione sentit ses jambes se dérober tant il était intense. Elle craqua complètement. Encore.
- Tu vas m'engueuler ? S'enquit-elle finalement après avoir repris ses esprits.
- Non.
- Tu vas me quitter ?
- Non, dit-il à nouveau en haussant les sourcils, se demandant comment elle pouvait seulement penser ça.
- Oh ! Là là, mais qu'est-ce que tu vas me faire, alors ? Drago s'approcha d'elle et la prit dans ses bras et la serra contre lui. Son corps épousait parfaitement le sien. Elle le complétait, le rendait fou à lier mais aussi heureux, heureux comme il ne l'avait jamais été…
- Un bébé ! Fit-il avec un sourire à vous en faire évanouir. Et il l'embrassa.
Une heure plus tard...
- Je vous déclare donc mari et femme ! Vous pouvez embrasser la mariée… finit le mage, en s'épongeant le front. Il allait s'en souvenir de ce mariage ! Héros de la guerre, ouais! Capricieux surtout! Drago se pencha d'Hermione après lui avoir passé la bague au doigt. Il posa ses lèvres sur les siennes, doucement tout d'abord puis encouragé par les applaudissements et les sifflements, il s'empara pleinement de sa bouche et lui donna un baiser mémorable puis la serra contre lui.
- Je t'aime mon amour… lui murmura-t-elle, aux anges. Elle laissa une larme couler sur sa joue, qu'il s'empressa d'attraper de ses lèvres.
- Je vous aime, Madame Malefoy, fit-il, ses yeux brillants avant de redéposer ses lèvres sur celles d'une Hermione conquise.
- Je crois que c'est le meilleur mariage qu'il n'y ait jamais eu, confia-t-elle, en gloussant alors qu'ils s'étaient tournés vers la foule pour les saluer. Ils avancèrent l'allée vers la porte de la sortie. Enfin mari et femme.
- En même temps, je suis Drago Malefoy, je ne pouvais pas avoir un mariage un comme les autres, et surtout une femme comme les autres. Tu es celle dont j'avais besoin, qu'il me fallait. Hermione l'attrapa au cou pour qu'il se penche et l'embrassa, lui disant merci par un baiser. Ils se sourirent et passèrent la porte, ensemble et heureux.
Quelques semaines plus tard...
- Mon cœur, tu veux bien aller me chercher le pot de Nutella ? S'enquit Hermione qui n'avait pas le courage de se lever du canapé dans lequel elle était confortablement installée. Drago pivota sa tête vers elle, la mine déconfite. Elle lui fit sa tête de chien battu qui s'apprête à pleurer. Drago balança sa tête violemment en arrière et grogna.
- Ce n'est pas possible d'être aussi manipulé par une femme, pas possible ! Pesta-t-il alors qu'il se levait pour se diriger vers la cuisine. Hermione le regarda déambuler à travers le salon et apprécia la vue de ses fesses joliment moulées dans un de ses jeans hors de prix. Elle se mordit les doigts et gloussa à penser que ce magnifique petit cul lui appartenait. Puis elle se concentra à nouveau. Comment faire ? Elle souleva son t-shirt, puis le redescendit. Elle tapota ses doigts sur son menton fin alors qu'elle réfléchissait. Elle fut interrompue par son homme qui revenait dans le salon, le pot de Nutella dans une main, une cuillère dans l'autre. Il vint se rasseoir près d'elle et elle se colla contre lui, lui arrachant le pot des mains. Drago soupira et la regarda planter la cuillère dans la pâte et en engouffrait le contenu dans sa bouche.
- Vas-y doucement, ça fait grossir ces trucs là, dit-il alors sans réfléchir alors qu'il reposait son regard sur l'écran plat qu'il avait acheté quelques semaines plus tôt, appréciant tout compte fait plutôt bien les objets moldus, tout du moins, certains d'entre eux, pas comme ces chariots de l'enfer qui menaçaient de l'écraser lorsqu'il voulait traverser une rue. La cuillère claqua contre le rebord en verre du pot d'une manière un peu trop violente, ce qui attira son attention vers Hermione à nouveau. Et le spectacle qu'il vit le tétanisa. Hermione le regardait d'une manière si grave, sombre, menaçante et avadakedavrisante qu'il se figea et regretta immédiatement d'avoir tourné la tête. Hermione planta la cuillère dans le pot, toujours en le fixant de manière flippante. Il eut un mouvement de recul alors que son regard à elle faisait des allers-retours entre le pot et la tête de Drago. Il fit vite le rapprochement et se leva précipitamment. Elle inspira profondément, contracta sa mâchoire.
- Excuse-moi ? Sa voix résonna comme un sort impardonnable. Elle était plus effrayante que Voldemort lui-même. Elle se leva et s'approcha de lui dangereusement.
- Ma chérie, qu'est-ce qui se passe ? Balbutia-t-il, brillant dans l'exercice de son courage serpentardesque. Elle fit un pas de plus vers lui, le menaçant toujours avec le pot avant de le poser sur la table basse. Puis elle laissa tomber ses bras retomber lourdement contre son corps. Et elle éclata en sanglots, sous l'ébahissement le plus total de la part de Drago. Il s'empressa de la prendre dans ses bras. Elle le repoussa et le tapa sur le torse. Il attrapa ses poignets fins et lui pria de se calmer.
- Mais qu'est-ce que j'ai encore fait ?
- C'est de ta faute si j'ai aussi faim ! Si je suis grosse ! Si je suis moche ! Si j'arrive plus à me bouger ! Cria-t-elle à travers ses larmes. Drago la regardait, ahuri. Mais putain, pourquoi je suis tombé amoureux d'une fille pareille ? Se demanda-t-il encore. Elle renifla et fit une moue on-ne-peut-plus-attendrissante avant de le menacer du regard à nouveau. Voilà, c'était exactement pour ça. Elle était cinglée et ça lui plaisait.
- Voyons, pourquoi ce serait de ma faute ? Ria-t-il, pour détendre l'atmosphère, et la détendre elle, surtout. Doucement, le rire de Drago s'atténua puis s'éteint complètement dans la gorge de celui-ci. Il fronça les sourcils, recula d'un pas, l'observa longuement. Puis son visage s'éclaira et un sourire immense prit place sur ses lèvres.
- C'est-ce que je crois ?
- Ca dépend de ce que tu crois que ce soit.
- Je ne vois pas beaucoup d'autres raisons de douter que ça puisse être autre chose que ce que je crois que c'est.
- Sauf si je fais croire que c'est ce que tu crois que c'est alors que justement ce n'est pas ce que tu crois que cela est.
- Ce serait parfaitement diabolique et typiquement malefoyien…
- J'en suis une non ? Dit-elle. Il hocha la tête. Elle lui fit un sourire malicieux et il sentit son cœur retomber amoureux encore et encore de cette femme.
- Au pire, je peux toujours réessayer. Histoire qu'on soit surs, proposa-t-il, aguicheur. Il défit sa chemise. Elle le mata.
- T'as de l'argument. Ok, conclut-elle en lui tournant le dos pour se diriger vers le couloir. Elle prit au passage le pot de Nutella. De toute façon, je vais quand même grossir, et ça pendant 9 mois, pourquoi se priver ? Ajouta-t-elle, en jetant un coup d'œil derrière elle pour guetter sa réaction. Ses yeux s'écarquillèrent et son visage s'illumina à nouveau.
- JE VAIS ETRE PAPAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! Cria-t-il dans la maison. Hermione pouffa et se débarrassa de son t-shirt. « Oh » fut tout ce que prononça Drago avec un sourire appréciateur avant de se lancer à la poursuite de sa femme.
- T'as raison, on est jamais assez surs, finit-il avant de refermer la porte de leur chambre. On n'entendit que le rire d'Hermione à travers la porte.
FIN
En espérant que ça vous ait plu ! Bonne année à tous !
Chonchon
