Titre : Pour vous voir vivre

Auteur : aèle, aele. : malgré mon génie , les persos de fruits basket ne m'appartiennent pas, ils sont a Natsuki Takaya. Je ne fais que les réutiliser et les rendre intacts pour les prochains volumes…

Note : c'est ma première fic, se sera peut être pas super, mais les remarques et critiques constructives sont les bienvenues.

LES PAROLES EN FRANÇAIS SONT EN ITALIQUES

Genre : tout public

- chapitre 3 -

La « période d'adaptation » de Mahaut touche à sa fin. Deux mois à ne rien faire à part rencontrer la plupart des gens de « l'intérieur », dormir et bronzer. Momiji l'avait bien aidé à s'adapter, en particulier au niveau culinaire. Les repas à base de poisson, faut s'habituer, surtout quand ses repas sont à base de viande. Et puis, la maison avait paru vide quand lui et Hatori étaient partis en vacances avec les autres membres de la famille. Elle avait refusé de les accompagner, prétextant que tout était encore trop nouveau pour elle.

Et demain, se sera sa première journée d'école. « Bon allez, au lit, sinon je pourrai pas me lever demain ». Elle regarde son appart'. Un petit trois-pièces, avec salle de bains et terrasse. Des couleurs chaudes et accueillantes aux murs, beaucoup de clarté, c'est un endroit simple, juste ce qu'il lui faut.

Elle a eu du mal, mais elle a réussi à les convaincre que c'était le mieux pour elle. Ils sont parvenus à un accord : la semaine, pour les cours, elle habitera dans cet appart' ; le week-end, elle réintégrera sa chambre chez Hatori. Les Soma ont tergiversé pendant des heures, surtout qu'elle tenait à payer une partie du loyer elle même. Finalement, avec la pression d'Hatori, de Kazuma et du père de Momiji, ils ont du s'y résoudre. Akito n'a rien dit, sauf que ça lui était égal.

Akito… un nom associé à la peur, au manoir. Une atmosphère tendue y plane. Il n'y a pas un bruit dans « l'enceinte intérieure ». C'en est effrayant. Les gens semblent avoir peur de ses réactions. Ils osent à peine murmurer. Surtout près de chez « lui ». Un jour, elle le reverra. Mais il ne l'a pas encore fait appeler. C'est mieux pour eux deux. Et il le sait.

Une belle matinée. Une grande agitation. Un lycée. La cloche sonne. La cour se vide. Les cours ont commencé.

Une feuille à la main, elle arpente les couloirs en cherchant sur les portes les même signes que sur la feuille. Ben oui, parce que parler japonais, c'est une chose, mais le lire, surtout quand on a pas l'habitude… Ça va bien faire rire Florian et Stéphaneça. Ah ! voilà la salle. Elle toque. « Entrez ». Une grande respiration. Let's go !

Vingt-cinq paires d'yeux fixés sur elle. Avec une seule question « c'est qui, elle » La prof la regarde bizarrement.

« -Euh… bonjour. » Zut, dans son malaise, elle se met à parler français. « Konichiwa.

-Vous êtes la nouvelle ?

Ça se voit tant que ça » à question stupide, réponse stupide. Stop ! on se calme ! parler comme ça à une prof dès le premier jour, c'est pas vraiment le truc à faire.

« -Un peu de politesse ! Où est votre uniforme ?

-Mon… Il faut un uniforme ?

-Tout les élèves en portent un. » montre les élèves d'un geste de la main.

Un uniforme…il lui semble….

« -Je sais où il est ! Mais…euh…en fait…

-En fait ?

-Je crois que je l'ai renvoyé…

-Quoi !

-C'est un cousin qui me l'a fait parvenir, et j'ai cru qu'il s'était trompé. Alors je lui ai laissé quand je suis partie dans mon appart', avec un mot comme quoi l'uniforme ne pouvait pas être pour moi. »

La prof la regarde d'un air ahuri.

« -Quand vous avez vu le directeur, il ne vous a rien dit ?

-J'ai rendez-vous avec lui cet après-midi.

-Bon…allez vous asseoir à cette place libreà coté de la fenêtre. » elle ajouteà l'intention des autres «Voici Mahaut C. Elle vient de France. Je compte sur vous pour lui faire bon accueil. »

Pfouuuuu !Deux heures de cours avec cette prof, c'est l'enfer. Mme Mayuko est éreintante. Drrrrrrrriiiiinnnnggggg ! Sauvée ! La pause !

Elle n'a même pas le temps de respirer qu'un groupe de fille l'entoure.

« -C'est vrai ? Tu viens de France ?

-T'as déjà été à Paris ?

-Y'a des beaux garçons, là bas ?

-C'est quoi, la mode, en ce moment »

Questions idiotesça ne donne même pas envie de répondre.

« -Puis-je approcher » La question, venant de la périphérie du groupe, fait taire tout le monde. Un autre groupe arrive, plus petit. Un garçon aux cheveux gris et aux yeux violets (c'est fou ce qu'il ressemble à Ayamé !), un rouquin, une blonde, une jeune fille assez…austère et une brunette souriante. C'est le garçon aux cheveux gris qui parle en premier.

« -Bonjour, je suis Yuki Soma, délégué de classe et président du conseil des élèves. Je te souhaite la bienvenue dans ce lycée. Si tu as un problème, dis le moi, je ferai ce que je peux pour t'aider. » un acquiescement de la part de Mahaut. « Voici Arisa Uotani, Saki Hanajima, Tohru Honda et…Kyo. » Extrême mépris dans la voix à ce nom. Regard noir de la personne concernée.

« -Salut. Moi, c'est Mahaut. Je viens de France, mais çaça a déjà été dit.

-As-tu déjà visité le lycée ?

-Non, je suis arrivée trop tard. C'est grand ?

-Moyen. On pourra te faire visiter après les cours, si tu veux.

-Avec plaisir ! Est ce qu'il y a une salle de musique ? Et un piano ?

-Il y a une salle de musique avec plusieurs instruments. Il doit y avoir un piano.

-génial »

la sonnerie sonne à ce moment là. Tout le monde se presse à sa place et les cours recommencent.

La salle de musique est absolument magnifique ! grande, clarteuse et remplie de toute sorte d'instruments. Au milieu, instrument par excellence, le piano. Heureusement qu'elle a demandé à ce qu'on visite cette salle en dernier, parce qu'elle sent qu'elle n'est pas prête d'en ressortir. Kyo casse son émerveillement avec une de ses remarques.

« Ferme la bouche, tu vas gober des mouches.

-T'as vraiment le chic pour être désagréable, poil de carotte.

-TAIS TOI, SALE YANKEE ! JE T'AI RIEN DEMANDE !

-MAIS TU LUI CRIES DESSUS ALORS QU'ELLE A RIEN FAIT, LA PAUVRE !

-JE LUI CRIE PAS DESSUS, JE LUI FAIT REMARQUER.

-TU POURRAIS LE FAIRE REMARQUER GENTIMENT, AU MOINS. ELLE PEUT ETRE ETONNEE, QUAND MEME !

-MAIS JE…

baboum ! baboum ! baboum ! ils sont interrompus par un tambour qui déchire les oreilles de tout le monde présent. Tous se retournent voir la source du bruit et découvrent Mahaut, deux baguettes à la main, qui tape de toutes ses forces sur un tambour. Elle leur lance un sourire gêné.

« -Désolée, c'était le seul moyen de vous arrêter.

-Efficace, commente Saki.

-Un peu…extrême, je trouve, ajoute Yuki.

-Tu m'as fais peur, bégaye Tohru.

-T'étais pas obligé de faire ça, grogne Kyo.

-Gomen. Oh, mais….quelle heure il est ? vite ! quelle heure il est ?

-Les cours ne reprennent que dans ½ heure. Il est 13h30.

-Mon rendez-vous ! j'ai rendez-vous avec le directeur dans 5 minutes ! Vous pouvez me conduire à son bureau ?

-Oui, bien sur. Viens. »

extrait de la lettre de Mahaut à son frère Florianécrite le soir de son premier jour d'école.

« … Le lycée en lui même est pas mal, mais les règles sont, selon moi, aberrantes. Imagine, il voulaient que je porte un uniforme (le dirlo a bien insisté là-dessus), petite jupette et chemisier. Mettre une jupe de 30cm de large, et puis quoi encore ! on s'est pris la tête pendant ½ heure, et finalement, j'ai accepté un uniforme revisité par moi : pantalon, tee short et chemise ouverte. En fait, c'est l'uniforme garçon sans cravate. Mais je sais pas si je vais le supporter longtemps. Déjà ce matin, je suis arrivée habillée normalement, je te cause pas leurs têtes !

Les élèves sont bizarres. Enfin, les élèves filles. Elles m'ont pris à partà la sortie, et m'ont interdit « d'être aussi familière avec le Prince sous peine de représailles. »Des vraies furies, j'te jure. Elles m'ont pas crues quand je leur ai dit que j'ai un petit copain qui m'attend en France, et que j'ai aucune vue sur lui. Le Prince, c'est Yuki Soma. J'ai demandé à Hatori, lui et son cousin Kyo (qui est aussi dans ma classe), sont de la famille et Yuki est le frère d'Ayamé. On le croirait pas, d'ailleurs, ils ont des caractères complètement opposés, même s'ils se ressemblent beaucoup physiquement. Je leur ai pas encore dit qu'ils sont mes cousins. Ils sont marrants, tous les deux, ils n'arrêtent pas de se disputer. Plutôt, Kyo prend très vite la mouche, et Yuki le provoque sans arrêt.

J'ai pas encore d'ordi avec Internet, mais je vais travailler, comme ça, je pourrai en acheter un rapidement. J'ai déjà trouver mon job, je commence demain soir à servir dans un resto.

Mon appart' est tout ce qu'il me faut. En plus de la chambre et du salon/cuisine, il y a une pièce qui n'a pas encore de fonction précise. J'hésite à en faire un bureau ou une chambre d'amis. Il est plein de lumière, insonorisé. J'ai ma guitare sèche avec moi. J'ai pas encore repris le piano, mais il y en a un dans la salle de musique du lycée. Tu devrais voir cette salle. Elle est vraiment bien équipée.

Je n'ai pas encore vu Momiji et Hatsuharu au lycée. Momiji était triste que j'aille en appart' la semaine, mais il a comprit que c'était important pour moi. Il me rappelle lui. Terriblement.

Bon allez, je te laisse, j'suis crevée. Entraîne-toi bien au sabre, pour quand je reviendrai. Et oublie pas les arts martiaux !

Bye

Mahaut

P.S. : comme d'habitude, je vous appelle le 20. Je vais ruiner la famille Soma avec mes coups de téléphone qui durent une heure ! Mais bon, c'est eux qui voulaient que je revienne, alors qu'ils assument.

P.P.S : je lui écris de grandes lettres, mais dit quand même Stéphane que je pense à lui et qu'il me manque, stp. »

- fin du chapitre 3 -