Titre : Mercenaire perdu dans le désert

Auteur : Iroko

Base : Gundam Wing

Genre : yaoi

Couple : Trowa/Quatre

Disclamer : Les personnages ne sont pas sous ma responsabilité. Donc je ne suis pas responsable d'eux. Comment ça je suis quand même responsable de leurs agissements ?

Blabla de l'auteur : Avec un peu de retard sur le planning que j'essaye de tenir depuis quelques temps. Mais cette semaine j'ai mes partiels. Et après y'a les fêtes de fin d'années alors je sais pas si j'aurais le temps de me mettre devant mon ordi.

Mercenaire perdu dans le désert

Chapitre 3

- Trowa.

Trowa émergea doucement du sommeil. Il se sentait siiiii bien dans les bras de… Rougissant Trowa se redressa un peu brusquement et failli tomber du dromadaire. Mais Quatre le retint dans ses bras (pour l'empêcher de tomber bien sûr).

- Attention, nous sommes encore sur Bilgassem.

Bilgassem ? Ah oui c'était le nom du dromadaire sur lequel ils étaient montés après la sieste. Quatre le lui avait dit avant qu'il ne s'endorme. A présent il faisait nuit et la caravane s'était arrêtée. Les chameliers commençaient à monter le camp. Trowa eut à peine le temps d'observer son environnement qu'il sentit Bilgassem commencer à s'agenouiller. Il se cramponna aussitôt aux bagages qui l'entouraient. Un bras de Quatre vint entourer sa taille mais, malgré le sentiment de sécurité qui s'en dégageait, cela ne suffit pas à décrisper Trowa. Il poussa un soupir de soulagement quand le dromadaire se retrouva au sol. Le rire léger de Quatre vint agréablement lui chatouiller les oreilles. Trowa se surprit à faire une moue boudeuse. Quatre lui jeta un regard interrogateur auquel il répondit par un sourire avant de tirer la langue et de sauter en bas du dromadaire. Sa réception aurait pu être excellente si ses jambes, encore faibles, ne l'avaient pas lâché. Trowa se retrouva le nez dans le sable avec un « Oups » sonore.

- Ça va ?

Il y avait une pointe d'inquiétude dans la voix de Quatre alors qu'il descendait avec prestance du dromadaire et l'aidait à se relever.

- Mouais. J'avais pas mangé assez de sable ce midi.

Quatre lui sourit, amusé, et Trowa le lui rendit. Cette fois c'était sûr, pour qu'il en arrive à sourire tout le temps et à blaguer, les mots « Trowa » et « impassible » avaient du divorcer. Et il ne s'en plaignait pas. Le Trowa d'avant n'aurait certainement pas intéressé Quatre. Et ne se serait pas intéressé à lui non plus. Mais un nouveau Trowa était né, un Trowa qui aimait Quatre et vivre à ses côtés. Et le contact de sa main sur son bras était des plus agréables. Trowa laissa Quatre le guider vers le feu qu'on allumait. Il le regarda ensuite aider à installer les tentes avant de revenir près de lui pour le dîner. Assis confortablement près du feu, Trowa savoura son bol de viande et de légumes, bercé par la musique et les contes que Quatre lui traduisait en anglais. Le tableau avait quelque chose d'irréel qui donnait à Trowa l'impression de rêver. L'impression dura quand Quatre l'emmena se coucher et ses yeux se fermèrent sur le sourire de Quatre, allongé à deux mètres de lui. Une distance à la fois courte et grande. Courte car il pouvait entendre son souffle et voir briller ses yeux, grande parce qu'il n'aurait pu le toucher en étendant le bras. Comme dans un rêve où quelque chose est proche et néanmoins inaccessible.

Comme la veille, Trowa se réveilla un peu avant ceux qui l'entouraient. Il eut le temps d'observer un peu la silhouette de Quatre avant que les yeux de celui-ci ne s'ouvrent. Malgré la pénombre il perçut son sourire et le coin de ses lèvres s'étirèrent en réponse.

- Bien dormi ?

- Comme un mort.

Quatre grimaça à la comparaison.

- Chez nous on dit plutôt comme un bébé.

- C'est moins macabre en effet.

- Hm. Viens on va profiter que presque tout le monde dort encore.

Ils se levèrent et s'habillèrent, après quoi Quatre entraina Trowa en-dehors de la tente. Il faisait frais et seule une légère lueur à l'horizon annonçait l'approche de l'aube. Quelques silhouettes se dressaient dans la nuit, montant la garde ou s'occupant des animaux, mais dans l'ensemble le camp respirait le calme. C'était une atmosphère différente de celles que connaissait Trowa. Les mercenaires avaient l'habitude de camper mais ils restaient toujours sur le qui-vive. Là on avait une impression de paix et de confiance, et on ne percevait la vigilance des gardes qu'en les regardant avec attention. Le ciel étoilé et le désert qui s'étendaient à perte de vue donnaient une impression d'immensité et de vulnérabilité auxquelles Trowa n'était pas encore habitué. Quatre posa une main sur son épaule et Trowa e rendit compte qu'il s'était inconsciemment crispé. Il se força à se détendre et suivit Quatre qui l'entraina vers un feu. L'homme qui s'en occupait leur proposa du thé et ils le savourèrent en regardant le jeu des flammes. Trowa fut surpris quand l'homme écarta la cendre près du feu pour en sortir du pain. C'est donc ainsi qu'ils le faisaient cuire. A priori ce n'était pas très appétissant mais une fois la croûte extérieure grattée c'était tout à fait délicieux.

Une fois leur petit-déjeuner fini, Quatre l'entraina retrouver leur dromadaire attitré. Le camp était maintenant totalement réveillé et s'agitait de toute part. Ils aidèrent Mansour, qui avait guidé Bilgassem les jours précédents, à attacher des paquets sur les dromadaires. Trowa avait récupéré des forces mais cette activité suffit à l'épuiser. C'est avec soulagement qu'il s'assit sur le dos de Bilgassem, bien qu'il appréhende encore le lever. Quatre le rejoint bientôt et posa une main rassurante sur son épaule.

- Allons, ce n'est pas si terrible, non ?

- Ça se voit tant que ça ?

- Ce n'est pas difficile à deviner avec ton corps crispé et ton regard fixé sur la tête de Bilgassem.

- (soupire) A chaque fois j'ai eu l'impression que j'avais failli faire un vol plané.

- Mais ça n'est pas arrivé.

- Moui. Mais tu me retenais.

- Je suis sûr que ça n'aurait rien changé après la première fois. D'ailleurs je ne te tiendrais pas aujourd'hui.

- Hein !

- Ça te donnera plus confiance en toi après. Mais ne t'inquiètes pas, je mettrais mon bras sans te tenir au cas où. Dans le désert c'est un minimum de savoir tenir sur sa monture quand on est en bonne santé.

- Tu n'as pas tord, hélas.

- Détends-toi, on dirait un condamné à mort.

- (avec un air dramatique) C'est que je suis mortellement effrayé.

- (rire) Prépares-toi plutôt, le signal du départ vient d'être donné.

Trowa, qui s'était un peu détendu, se tendit immédiatement en agrippant les bagages, sous le regard amusé de Quatre. Mansour arriva bientôt pour faire lever Bilgassem. Trowa se cramponna aux bagages sous ses fesses quand il se mit sur ses pattes arrières. Puis ses mains sautèrent vers les bagages devant lui pendant la manœuvre suivante. Au final il était toujours sur le dos de Bilgassem.

- Bravo.

… dit simplement Quatre en lui souriant.

TZUSUKU