Un gros problème technique est survenu sur mon ordinateur et m'a beaucoup ralentie dans l'écriture du 3ème chapitre, mais il arrive ! Ce chapitre n'est pas vraiment important dans l'histoire, mais j'avais envie d'écrire quelque chose comme ça. Bonne lecture !
Mrs Weasley n'avait pas dû mettre plus de quelques minutes pour informer le reste de la famille de la relation entre Harry et Ginny. Bien sûr, elle ne l'avait pas évoqué de façon directe, mais quelques allusions ou sous-entendus comme « Je suis contente que Harry et Ginny s'entendent si bien. » ou encore « Harry va bientôt faire vraiment partie de la famille maintenant. » n'avaient pas trompés les Weasley. Harry était un peu gêné mais heureux que Molly l'accepte. Seulement, il ne s'attendait pas à ce qu'elle s'empresse de disperser la nouvelle comme une trainée de poudre. D'ailleurs, dans l'après-midi, tout le monde avait eu une réaction différente Ron l'observait avec un regard coléreux, Hermione avait l'air de bien s'amuser, Arthur répétait en boucle « enfin une bonne nouvelle, enfin une bonne nouvelle », Charlie le regardait curieusement, comme si il n'était pas sûr d'avoir bien compris, et Bill courait sans cesse après sa sœur pour la harceler de questions plus personnelles les unes que les autres. Les seuls qui n'avaient pas eu de réaction étaient George et Percy.
George n'était toujours pas sortit de sa chambre depuis le début de la soirée, et n'était donc pas au courant. Percy restait de marbre, affalé sur le canapé, son visage caché par un livre et, malgré l'agitation alentour, il ne manifestait aucun signe de mauvaise humeur. Au cours des jours précédents, Harry avait remarqué que le troisième fils de la famille avait repris sa place au sein du Terrier sans autre difficulté que les longues étreintes de sa mère. Mais malgré ça, il restait très discret. Il revenait rarement manger au Terrier, et lors de ses rares apparitions, il ne parlait pas et lisait sur le canapé. Harry aurait bien voulu lui parler, mais il n'était pas sûr d'être bien reçu, et il dut avouer qu'il ne tenait pas Percy en grande estime. Il se promit tout de même d'aborder le sujet un jour, plus par bonne conscience que par sympathie envers Percy.
Ses pensées furent interrompues lorsque quelqu'un lui tapota l'épaule. Il se retourna et découvrit Ron en compagnie d'Hermione.
-On voudrait te parler, dit le rouquin.
Harry les suivi jusque dans la chambre de Ron et s'assit sur son lit de camp.
-Oui ? demanda-t-il.
Il remarqua que Ron paraissait en colère, et Hermione gênée.
-Qu'est-ce qu'il y a ? s'inquiéta-t-il.
-Il y a que ce n'était pas la peine de faire une annonce publique ! s'exclama Ron.
-TuconnaisRoniln'appréciepasvotrerelation…lâcha Hermione en même temps.
-Maintenant tout le monde sait que vous êtes ensemble ! continua Ron.
-maismoijesuistotalementpourtulesais ! poursuivie Hermione.
Puis ils se turent en attendant la réponse d'Harry. Lorsque ce dernier eut compris le but de cette petite réunion, il se leva d'un bond. Il ne savait pas exactement ce qu'il allait faire, mais la colère qui l'avait submergé d'un coup le rendait aveugle. Il n'avait jamais compris pourquoi son meilleur ami pensait devoir intervenir dans sa vie amoureuse, et il commençait sérieusement à en avoir plus qu'assez.
-Ron, tu vas arrêter avec cette histoire ou je m'y mets aussi avec toi et Hermione ! cria-t-il agressivement.
-Ginny est ma sœur ! s'exclama Ron sur le même ton.
-HERMIONE EST COMME MA SŒUR ! beugla Harry. Il décida de dire tout ce qu'il avait sur le cœur : VOUS DEUX VOUS VOUS CACHEZ A LONGUEUR DE JOURNEE POUR FAIRE ON NE SAIT QUOI ! ET MOI JE N'AURAIS PAS LE DROIT A UN PEU DE COMPAGNIE ? HEUREUSEMENT QUE J'AI GINNY, PARCE QUE JE NE PEUX PLUS COMPTER SUR VOUS ! JE SUIS SEUL, VOUS ETES TOUS LES DEUX ET MOI SEUL !
Il se rendit compte que tout ce qu'il disait était vrai. Depuis qu'ils étaient rentrés, il passait le plus clair de son temps en compagnie de Ginny, et ses deux amis lui manquaient. Pour la deuxième fois de la journée, des lames jaillirent de ses yeux. Il inspira profondément pour se calmer un minimum et continua, la voix encore forte :
-J'aime Ginny plus fort que tu n'aimes Hermione, Ron ! Tu es égoïste ! Tant que ta petite vie est tranquille, tu peux te permettre de gâcher celle des autres. Mais dès que tu as besoin d'aide, il faut absolument qu'on soit là ! Ginny a bientôt 17 ans, Ron, elle est presque majeure, laisse la vivre sa vie et moi aussi, c'est clair ?
Hermione s'était faite toute petite au pied du lit de Ron. Le rouquin était figé, le visage immobile, ses yeux ronds fixés sur Harry. Un long silence s'imposa dans l'atmosphère tendue.
Soudain, la porte de la chambre s'ouvrit et Ginny apparut dans l'encadrement.
-J'ai entendu des cris, alors je… Qu'est-ce qui se passe ? s'exclama-t-elle en voyant les expressions des visages des trois jeunes adultes. Ron n'avait toujours pas bougé, et Hermione se faisait encore plus petite. Mais Harry, dont les larmes coulaient encore, s'avança vers elle en la regardant intensément, le plus amoureusement qu'il pouvait.
-Harry…dit-elle d'une toute petite voie.
Mais Harry avait déjà posé ses lèvres sur les siennes, et il l'embrassa chaudement, lui caressant le dos et les cheveux avec une infinie tendresse. Il sentit les mains de la jeune femme se balader sur sa tête et ses épaules. Il resserra son étreinte. Ses mains descendirent plus bas, tout comme celles de le rouquine.
Mais un « STOP ! » retentit et stoppa net cet instant de pur bonheur. Les tourtereaux se séparèrent et se tournèrent vers Ron qui s'était relevé, les poings et les dents serrés, le visage rouge de colère.
-Harry, écartes-toi tout de suite de ma sœur ! grinça-t-il entre ses dents.
Il avait vraiment l'air furieux, ses poings semblaient prêts à frapper. Mais Harry ne bougea pas. Il prit le même air agressif, et se tînt prêt à répondre aux coups de Ron. Seulement, lorsque celui-ci se jeta sur lui, Harry n'eut pas le temps de réagir, et une poigne de fer se saisi d'une touffe de cheveux sur sa nuque et le tira violemment en arrière. Il essaya de s'accrocher à Ginny mais Ron était trop fort, et il fut projeté en arrière. Sa tête heurta le mur et il tomba par terre, à moitié évanoui. Il ne voyait plus rien, mais percevait des sons confus des pas, suivis de deux cris, un de douleur et un de détresse. Ron frappait Ginny ! A peine cette pensée avait-elle pénétré son esprit qu'il fondait déjà sur le rouquin. Il lui enserra la taille et lui administra un plaquage digne d'un grand rugbyman. Mais il n'avait pas fini. Une nouvelle vague de fureur le submergea et il commença à frapper tous les centimètres carrés du visage qu'il avait en face de lui. Ron se débattait et arrivait à atteindre Harry de temps en temps, mais c'était le brun qui donnait le plus de coup. La haine qui s'était réveillée en lui lui ordonnait de frapper encore et encore. Il entendait Ginny qui criait d'arrêter, mais pas assez fort pour le convaincre. Comment son meilleur ami pouvait-il penser une seule seconde qu'Harry allait sagement laisser Ginny de côté ? Comment pouvait-il imaginer qu'en venir aux mains allait changer quelque chose ? Mais s'il s'attaquait à Ginny, Harry irait dans son sens et la défendrait.
Ses jointures lui faisaient mal, mais il ne voulait pas arrêter. Il frappa encore la bouche, le nez, l'oreille, le front… Mais, soudain, il fut projeté en l'air et tapa une nouvelle fois le mur de sa tête. Il s'évanouit pour de bon.
Lorsqu'il se réveilla, il était toujours allongé sur le sol de la chambre. Des bruits confus lui parvinrent il distingua des cris, des pleurs, un coup, encore des cris. Il s'appuya sur ses coudes pour relever la tête Ginny était sur le lit de Ron, en pleurs, la tête dans les mains. Hermione tentait de la réconforter mais n'en valait pas mieux. De l'autre côté de la chambre, Molly hurlait sur Ron. Le jeune homme avait la joue droite rouge, et la main de sa mère était toujours levée, mais ce n'était rien à côté des blessures qu'Harry lui avait infligées. Il était ouvert à différents endroits (à la tempe, au coin de la bouche, au menton), avait les deux yeux au beur noir, et ses cheveux étaient tachés de sang. En le voyant dans cet état, Harry eut quelques regrets mais il était même satisfait du résultat. Apparemment, Ron souffrait, et c'est ce qu'il voulait.
-Harry !
Ginny avait tourné la tête vers lui et l'avait aperçu, à moitié levé. Elle se précipita vers lui et l'aida à se relever. Elle le sera très fort contre elle et il lui rendit son étreinte. Après quelques instants, il la relâcha et se tourna vers Molly, prêt à recevoir les mêmes réprimandes que Ron. Mais ce ne fut pas ce qui vînt :
-Harry ! s'exclama Mrs Weasley. Tu vas bien, dieu merci ! Houlà, il va falloir soigner ces vilaines blessures ! Viens avec moi !
Harry jeta un regard interrogateur à Ginny, mais celle-ci affirma d'un signe de tête.
-Toi, tu restes ici ! s'exclama Mrs Weasley sur un ton ferme à Ron. Ginny et Hermione, retournez dans votre chambre !
A la salle de bain, Molly soigna les multiples bosses et les petites griffures d'Harry. Avant de sortir, il lui demanda si il pouvait aller voir Ginny (après tout, elle n'était peut-être pas totalement pour qu'ils se bécotent sous son toit).
-Je pense que ce n'est pas très prudent avec Ron dans les parages, déclara-t-elle. Ah oui ! A propos de Ron, dit-elle, il est hors de question que vous partagiez encore la même chambre. Je vais te préparer celle de Charlie, tu y seras bien mieux. Viens avec moi.
Ils descendirent donc au deuxième étage de la maison. La chambre était petite, mais les murs clairs donnaient une impression de calme. Le lit et l'armoire (les seuls meubles de la pièce) étaient très imposants.
Harry aida Molly à faire le lit. Ensuite elle sortit en disant qu'elle allait chercher ses affaires. Harry fouilla l'armoire et dénicha un parchemin, une plume et de l'encre. Il se mit à écrire :
Ginny,
Je suis dans la chambre de Charlie, viens me voir si tu veux, mais ta mère dit que ce n'est pas prudent. Pourrais-tu juste me dire ce qu'il s'est passé pendant que j'étais évanoui ?
Harry qui t'aime de tout son cœur, et rien n'y changeras rien, même Ron.
Il enchanta le papier pour qu'il vole jusque dans la chambre de Ginny. Il ouvrit la fenêtre et le jeta dehors. Le message descendit aussitôt vers sa destination. Il laissa la fenêtre ouverte, pour attendre la réponse de Ginny.
Quelques instants plus tard, Coq s'engouffra dans la chambre. Harry s'empressa de prendre le parchemin qu'il tenait entre ses serres et lut :
Déjà, merci pour le moyen de communication, je te rappelle que je ne suis pas encore majeure, DONC je ne peux pas enchanter les papiers. Je n'ai trouvé que ce moyen-là, renvoie vite Coq s'il te plait avant que Ron ne s'aperçoive de son absence.
Je voudrais parler à Hermione tout de suite, donc je ne viendrais pas te voir. De toute façon, maman a raison, je n'ai pas envie de réenclencher la machine-Harry-bagarreur. Même si c'était très galant, je trouve que tu y es allé un peu fort.
Bon, pendant que vous vous battiez, Hermione est allée chercher maman. Quand elles sont revenues, ma mère vous a lancé à tous les deux un expelliarmus. Toi tu t'es évanoui (chochotte !) mais Ron s'est tout de suite relevé, prêt à continuer. Quand il a vu maman, il a commencé à se trouver des excuses, comme quoi on l'aurait provoqué (ce qui n'est pas faux, et j'espère que toi aussi tu as de bonnes excuses !). Alors moi je me suis mise à pleurer (seulement pour amadouer ma mère, ne crois pas que je suis devenue une petite fille toute fragile) et j'ai raconté toute l'histoire (sans aucun mensonge). Là, maman est entrée dans une colère noire, elle a commencé à crier sur Ron, en lui disant qu'il était immature et irresponsable, et elle lui a donné des claques ! (elle ne l'avait fait qu'avec Fred et George jusqu'à maintenant !) Après tu t'es réveillé, et tu connais la suite. Tu m'as quand même fait peur !
Ginny qui t'aime plus que tout au monde (malgré ton petit côté batailleur).
Harry ricana et griffonna une réponse :
C'est vrai, tu es tellement plus jeune que moi !
Si j'ai provoqué Ron, c'est parce que lui et Hermione sont venus me chercher pour me reprocher les agissements de ta mère.
Je n'ai pas fait tout cela seulement pour te protéger, je crois que je hais Ron maintenant.
Bon j'entends ta mère qui monte, on se revoie au dîner.
Harry qui t'aime tellement qu'il n'y a pas de qualificatif assez fort.
Il confia le message à Coq, et Mme Weasley entra dans la chambre les bras chargés des affaires d'Harry. Il les prit et les installa dans sa nouvelle chambre.
Alors qu'il avait terminé de ranger, quelqu'un frappa à la porte. Il marmonna un vague « entrez » et Hermione pénétra dans la pièce.
-Qu'est-ce qu'il y a ? s'écria Harry.
Elle avait pleuré, ses yeux étaient rouges et gonflés, ses lèvres tremblaient encore, mais elle avait l'air déterminé.
-Tu sais que je suis totalement pour ta relation avec Ginny, et je sais à quel point tu l'aimes, commença-t-elle. Alors j'ai dit à Ron que tant qu'il vous pourrirait la vie, qu'il se mettrait entre vous, on ne serait plus ensemble.
Harry resta bouche-bée. Il n'aurait jamais pensé qu'Hermione prendrait de telles décisions pour lui, et il était conscient que ce sacrifice lui coutait énormément. Mais il ne pouvait pas lui reprocher ce choix il avait besoin d'elle, sa meilleure amie lui manquait. Cette pensée lui paraissait égoïste, mais c'était la vérité. Il la prit alors dans ses bras, pour la réconforter comme il pouvait.
-J'imagine que c'est Ginny qui t'a conseillé de faire ça, demanda-t-il après un long moment.
-Pas vraiment, on a discuté du meilleur moyen d'arrêter cette guerre entre vous deux, et cette solution nous est apparue comme la plus appropriée. Même si c'est un choix difficile, je suis sûre que ce n'est pas pour longtemps, il va mûrir.
Harry la consola encore un peu, ne sachant à nouveau pas quoi dire, puis ils discutèrent dans la chambre jusqu'à ce que Mrs Weasley annonce que le repas était prêt. Harry fut déçu de devoir se tenir distant avec Ginny pour ne pas réveiller la colère de Ron (qui ne s'était pas fait soigner ses blessures).
Après avoir bien mangé, tout le monde alla se coucher. Cependant, Harry monta discrètement voir les filles dans leur chambre, comme ils en avaient convenu.
Ils discutèrent jusqu'à tard, puis Ginny s'endormit sur Harry, et Hermione ne mit pas longtemps à la rejoindre. Le jeune homme se sentait bien son pire ennemi était mort, il avait les deux femmes qu'il aimait le plus à ses côtés …mais il se rendit compte que son meilleur ami lui manquait.
Ce chapitre n'était pas très gai, mais tout va s'arranger dans les deux suivants. Je ne vous en dis pas plus. Dites-moi ce que vous en pensez. Les points négatifs sont conseillés, ça m'aidera à m'améliorer !
Juste une petite info : compte tenu des vacances et d'un déménagement compliqué, les trois prochains mois seront pauvres en nouveaux chapitres, mais je vous promets de me rattraper dès que cette période sera terminée ! Désolée…
