J'ose un nouveau threesome ici... si si. Et tout le monde semble en appétit ! XD


Chapitre 83 : Écarts de conduite

De ville en ville. Le même enchantement.

Je ferme les yeux sur les activités auxquelles se livre la troupe principale la nuit, durant que le sommeil tombe sur les tentes. L'enlèvement des enfants pour le compte de ce fou de Kelvin ; des prothèses en lieu et place de leur intégrité morale à tous... Triste sort.

Plus les jours passent, plus je me sens proche à la fois de Dagger et de Joker. Le lanceur de couteaux et moi flirtons joliment, sous l'œil indulgent de Monsieur Loyal.


Dans la tente, Joker ouvrait une seconde bouteille de scotch, d'un geste beaucoup moins assuré, sous nos rires alcoolisés.

Dagger était à la limite de tanguer. Sa langue, d'ordinaire assez bien pendue, était devenue incontrôlable !... Il nous raconta qu'un soir, alors qu'il était passé devant la tente de Joker, il avait surpris des sons qui ne trompaient pas sur l'activité à laquelle nous nous livrions à l'intérieur. Au lieu de passer son chemin, il demeura devant la tente, oreilles attentives à tout ce qui se passait à l'intérieur.

Joker éclata de rire. "Moi qui nous pensais discrets !... Il va falloir réviser ce jugement !..." avant d'avaler une nouvelle gorgée du liquide ambrée.

"Dis-moi, Dagger : tu n'as jamais eu d'aventures ?"

"Quoi ? Moi ?... euh... bin c'est-à-dire que..." rosissant aussi bien de gêne que de l'effet de l'alcool courant dans ses veines.

"Non ?"

"Arrête, tu vois bien que ça le gêne d'évoquer ça." souffla la voix chaude de Joker.

"L'occasion ne s'est jamais présentée..." lorgnant dans le fond de son verre.

Je m'installais à côté de lui, main échouant sur sa cuisse.

Joker ne loupait rien de ce qui se jouait devant lui.

"Le moment d'apprendre."

Dagger me fixait, incrédule.

J'attrapais son verre pour le poser sur la caisse voisine, tandis que Joker se penchait en avant, coudes sur ses cuisses.

Je me rapprochais de Dagger. "N'aie pas peur, cela ne va pas faire mal."

Il en perdait littéralement la parole, définissant parfaitement, malgré son ébriété, où je voulais en venir. Il interrogea Joker du regard.

"Hey, hey ! Ce n'est pas lui qui va t'enseigner mais moi." faisant lentement tourner son visage de mon côté.

Joker émit un petit ricanement devant le ton sur lequel je venais de rappeler Dagger à l'ordre.

J'humidifiais mes lèvres pour les poser sur celles, immobiles, du jeune lanceur de couteaux.

Il frémit indécemment au contact, baissant les paupières tandis que nos lèvres se saluaient, sur un petit sifflement de Joker.

Les mains de Dagger tremblaient sur ses cuisses, poings serrés, tandis que je m'amusais sans vergogne avec ses lèvres, me permettant même l'outrage d'y passer une langue aventureuse, cessant pour observer la réaction du jeune homme.

Je passe une main sur les siennes, crispées. "Relax, boy..."

Joker se gave de nos échanges, qu'ils soient verbaux ou physiques. Son excitation, pour l'instant sous contrôle, m'est palpable.

Je glisse un pouce le long des lèvres humides de Dagger, ce qui provoque immédiatement un léchage consciencieux des lèvres du côté du leader.

Je l'observe. "Tu es magnifique." m'adressant directement à celui que je viens d'embrasser par l'intermédiaire d'un autre.

Je palpite par anticipation, désir me montant à la gorge, alcool aidant.

Dagger passe enfin la langue sur ses lèvres sur lesquelles je viens d'apposer ma marque. Il agit généralement toujours par mimétisme avec Joker. "Senpai" n'est pas un vain mot qu'il utilise lorsqu'on y pense ; que ce soit dans la vie du cirque ou sentimentale, Joker a toujours été son seul et unique modèle ; que ce soit dans la rue où ils ont passés le plus clair de leur enfance/adolescence ou dans l'absurdité que leur a offert "père".

Dagger plonge dans mon cou, embrassant et mordillant à la fois, lancé. Sa fougue est propre à sa jeunesse et à son inexpérience. Et elle fait sourire Joker d'un air presque tendre. Aucune pointe de jalousie ou autre sentiment déplacé ne perce chez le leader.

Dagger lape, remontant jusqu'à mon oreille. Je place la tête de telle sorte que nos lèvres se rejoignent à nouveau. Du bout de la langue, je demande le passage et il ouvre les lèvres pour m'y accueillir, dans un baiser profond. Il cale son rythme sur le mien, corps s'enflammant comme une braise sur laquelle un vent furieux vient de souffler.

Il ajuste ses attentions, tout en soupirant de délice et d'interdit, sens grisés.

Lorsque nous cessons, il a les pupilles totalement révulsées, feu au corps.

Sa main vient d'échouer sur mon épaule, l'autre sur ma hanche.

Front posé contre ma gorge, il en rit, secoué dans tous ses principes.

Mes mains s'occupent de défaire le large nœud qui orne le col montant de sa chemise.

"Où va-t-on là ?..." dans un élan de lucidité frappant.

"Je ne sais pas... demande à celui que tu nommes Senpai."

Dagger relève la tête, cherchant l'accord de l'aîné.

Ce dernier se contente d'un haussement d'épaules, sourire clairement affiché.

"Nous pourrons toujours arguer que l'alcool nous est monté à la tête. So... go ahead, please. I'm watching." tenant son excitation grandissante en bride pour mieux profiter de ce que nous serons susceptibles d'offrir à sa vue et à son ouïe.

"Que ferons-nous des... traces qui demeureront après ce que nous nous apprêtons à faire ?..."

"Nous en ferons notre affaire." conclut le rouquin.

Je clos la conversation par un baiser scandaleux qui le laisse totalement pantelant, corps appelant la suite. Ses mains montent pour me défaire de mon haut, glissant les doigts dans le corsage pour apprécier la rondeur voluptueuse de mes seins. Son souffle se perd. Il voudrait être sur tous les fronts à la fois ; impétueuse jeunesse !... J'en souris, adressant un petit regard à celui qui nous observe, camouflé dans l'ombre de ce pan de tente que la lampe à pétrole n'éclaire pas.

Les doigts de Dagger se prennent dans les rubans qui tiennent mon bustier, j'en ris tandis qu'il s'en agace, l'aidant à y voir plus clair.

Le carcan s'ouvre enfin, offrant pleine vue sur mes seins arrondis. Dagger en déglutit, érection se renforçant jusqu'à la douleur. Je défais la petite jupette qui orne sa taille et le libère. Il s'exprime alors davantage, une fois débarrassé de tout ce qui l'entrave.

Son sexe est fort beau ; droit, sans aucune courbe.

Je lui adresse quelques caresses du bout des doigts, privant Dagger du peu d'air qu'il inspire, haletant. Me penchant, je le gratifie de quelques attentions buccales qui le font littéralement décoller sur un éclat de voix, palpitant de délice.

Joker termine son verre de whisky avant de se joindre à nous, placé derrière moi, menton venant se poser sur mon épaule alors que je me redresse, mordillant là, lapant mon cou de coups de langue chauds, excité au possible, main valide parcourant mes seins tandis que je m'occupe de Dagger.

"Quittons nos costumes de scène."

L'injonction tient franchement de l'ordre et nous nous exécutons, nous occupant de l'un et de l'autre jusqu'à nous tenir nus, tous les trois.

Nous nous observons. Je suinte déjà pour eux... quant à eux, leur désir se matérialise par ces érections impétueuses que la lueur de la lampe à pétrole met superbement en valeur.

Petit mouvement de menton de Joker à Dagger. Ils se ferment alors sur moi, Joker placé dans mon dos.

Dagger agit alors par instinct, abaissant son sexe pour le faire glisser entre mes jambes vu que nous faisons approximativement la même taille. J'ouvre d'ailleurs les cuisses pour l'accueillir. Joker fléchit légèrement les genoux et fait de même. Ils donnent de légers coups de hanches pour leur permettre de se caresser dans des mouvements langoureux. Mon humidité, exquise pour eux, redouble face à ces caresses à trois.

Dagger envisage avec gourmandise la pointe dressée de mes seins avant d'y donner des coups de langue, bouche se refermant sur le mamelon entier.

Ses coups de reins se font plus vifs et la finalité ne tarde pas, sur un éclat de voix difficilement contenu qu'il étouffe contre ma peau, tremblant sur ses appuis.

Je le sens couler le long de l'intérieur de mes cuisses avec régal.

"First round." annonce Joker.

Je ris, posant ma tête contre l'épaule du leader.

Dagger s'installe sur le lit, attendant de récupérer tant ses jambes lui font défaut.

Nous rejoignons également le lit, nous installant, assis, face à face, jambes de part et d'autre.

Je soulève le bassin et il glisse immédiatement ses mains sous mes fesses. Je me charge de le guider et il entre en moi, centimètre après centimètre sur des sons coupés tant la manœuvre lui fait du bien. Il finit, avalé jusqu'à la garde, palpitant déjà au fond de moi.

Dagger monte les main pour caresser mes seins, autre main descendant jusqu'à la raie des fesses, rajoutant un surplus de plaisir.

Nous n'allons pas tenir bien longtemps ainsi lancés.

Les dents de Dagger effleurent sagement mon épaule, regard porté au rouquin dont les pupilles dévient, peau suintant d'une moiteur exquise en ce soir d'été.

Je m'arque, accrochée à la nuque de mon partenaire, jouant des hanches sans concession.

Cela monte... et monte encore... puis... éclate !

J'étouffe le tout contre l'épaule du leader tandis qu'il donne dans les rauques grognants.

Il donne tout, terminant sur un petit rire secoué.

Les vestiges de cette nuit fantastique nous ont très longtemps poursuivi. Nous avons même remis le couvert plusieurs fois tant l'expérience était grisante !...


Je pousse la porte de la boutique.

Il est là, avec des clients.

Son regard me fixe un instant avant de revenir à ses affaires présentes.

Je patiente.

Il termine sans se précipiter, raccompagnant ses clients, leur adressant un dernier mot compatissant.

Enfin, il se tourne vers moi.

"Je suis, pour ainsi dire, surpris de te voir à nouveau fouler le seuil de mon humble boutique, my Lady."

Je le regarde. Sa beauté... sa terrible et vibrante beauté est une claque, comme chaque fois.

"Tu me manquais."

"Ah..." sur le ton du regret amusé, paupières baissées, savourant ce qu'apporte l'aveu ainsi prononcé.

"Je n'ai... jamais rencontré quelqu'un comme toi."

Il s'appuie d'un coude sur le rayon des articles mortuaires.

"Inutile que je te mente ou que je te raconte des histoires. Ça aussi, c'est appréciable."

Il claque de la langue contre son palais, secouant la tête. "My, my Lady."

"Je sais, tu vas dire que..."

"Je ne dirai rien du tout." me prenant par la main pour me placer derrière un présentoir, venant m'embrasser là, aussi ardent que fougueux, langue percée s'immisçant agilement dans ma cavité pour caresser la mienne, mains placées autour de mon visage, corps pressé contre le mien. Il cesse, respiration vive sur un petit ricanement.

"Toi aussi. Tu m'as manqué."

Ses doigts osseux caressent mes joues, rappelant chaque trait de mon visage, tout en me buvant du regard.

Depuis notre premier contact, je suis déjà terriblement prête à l'accueillir. Il le lit dans mon regard, se sentant porté par un orgueil ancien.

Sa main se fraye un chemin jusqu'à la moiteur. Ce qu'il rencontre ne déçoit pas.

Ici ? En pleine boutique ? En plein jour ?... Alors là, oui, je peux dire que je lui ai vraiment manqué pour qu'il bouscule ainsi ses habitudes et le sérieux de sa réputation !...

A mesure qu'il caresse de ses doigts longs, appelant toujours plus de moiteur, mon souffle se raccourcit. Je m'empresse de lui adresser les mêmes faveurs. Ce qui me tombe sous la main est toujours aussi splendide. Je caresse avec attention tout de lui, jouant du pouce sur la partie renflée et ornée. Ses pupilles se révulsent à mesure que le délit se précise, corps parcouru par un plaisir montant et électrique.

Ses mouvements des doigts deviennent plus vifs puis se calment, observant l'effet sur moi.

Il suinte bientôt, rendant le toucher plus soyeux encore, faisant courir son bijou de langue le long de l'intérieur de son arcade dentaire.

La dernière chose que nous caressons sont nos seins ; lui mes pointes durcies et moi les anneaux captifs qui ornent les siennes.

Je lui demande de me caresser de son sexe et il s'exécute sans presque ciller, me demandant si je pense que nous allons pouvoir résister à pareil délice. Effectivement... c'est bon à en crier !...

Ma tête dodeline sur des "Uny-kun !..." à répétition.

Mon corps se tend davantage à chaque nouveau passage de son renflement orné.

Je me trompe peu en avançant que nous allons jouir ainsi, debout, à moitié défaits, son sexe entré de moitié dans le mien. En effet... nous passons les prémisses annonciatrices pour nous diriger droit vers un orgasme dévastateur. Mon visage est défait par le plaisir, sons coupés dans ma gorge. Il n'en mène pas large non plus, bougeant à peine des hanches, dans un contresens remarquable. Point de non-retour, nous accrochant l'un à l'autre, jouissant là, en pleine boutique, derrière le présentoir, lui me serrant contre lui, visage enfoui dans mon cou pour limiter les manifestations vocales de cette jouissance extraordinaire.

A peine remis, nous rions tant la situation nous paraît surréaliste !...

Nous finissons dans l'arrière-boutique, comme assommés par cet orgasme terrible, prenant place dans le cercueil commun pour y dormir un petit instant.


"Caroline ne travaille pas aujourd'hui ?"

"Je lui ai donné un jour de congé."

"Tu savais ?..."

"Un pressentiment." caressant mes cheveux, plaçant quelques mèches derrière l'oreille, attentif à tout ce que je peux offrir.

"Tu savais que j'allais revenir, n'est-ce pas ?..."

"Ah..." pour attester de l'aveu.

"Tu me connais donc si bien que cela ?..." calant un peu plus étroitement mon bassin contre le sien.

"Tu es le seul corps vivant que j'aime toucher... choyer..." continuant avec mes cheveux tandis qu'en bas il s'éveille à nouveau. "Penses-tu encore que je sois inaccessible pour toi ?..." épris.

"Non. Plus vraiment. Dans ta boutique... derrière un présentoir... dans ta sacro-sainte boutique !..." riant encore à l'évocation de l'appétit incontrôlable qui nous a pris tous deux.

"Voilà une chose dont je me serai cru incapable." revenant pour un baiser fervent. "Tu me chamboules complètement. Tu abats mes habitudes comme des châteaux de cartes. Inutile que je me cache, tu fais ployer toutes mes défenses. Voilà bien longtemps qu'on ne m'avait plus régalé de la sorte, my Lady."


"Namaste !" mains jointes au niveau de son torse.

"Cos !..." surprise par son habit traditionnel.

"C'est le Nouvel An tibétain." souriant, s'installant d'une cuisse sur le bureau. "J'aimerai le fêter avec toi."

"Vraiment ?" agréablement surprise.

"Oui. Le Griffon m'a laissé tomber pour partir en clientèle."

"Serais-je un choix par défaut ?..." rangeant les papiers qui traînent sur mon bureau.

Il attrape mon poignet pour me faire cesser le rangement. "J'ai très envie de la cent neuvième Étoile de mon Seigneur." regard fixé dans mes yeux, envoûtant à souhait.


J'embarque dans le monstre vrombissant (entendez par là l'Audi A7 dont le capot est flanqué d'une énorme tête de Garuda royal), direction The Peninsula Hôtel.

Ma petite robe pull plaît à son regard. Lui aussi a sorti le grand jeu, en smoking. Le souper se passe dans une ambiance conviviale. Je lui raconte des anecdotes de notre relation passée, notamment cette passion qu'il nourrissait et qui consistait à me prendre régulièrement par derrière. Il en sourit, mémoire revenant frapper à la porte de sa conscience.

Je l'interroge quant à la suite qu'il compte donner à cette soirée. Son regard me darde.

"Suite réservée dans ce même palace. Avec petits jeux particuliers. Et si j'en suis vraiment d'humeur, je laisserai participer un autre convive." soufflé, désir ceignant ses reins comme jamais.

La suite est grandiose. Aiacos tombe sa veste et me mène dans le dressing où m'attendant plusieurs paquets.

"Cos !..." émerveillée.

Il s'agit d'une magnifique guêpière en dentelle noire, avec jarretelles et bas résilles et d'escarpins vernis. Le set comporte également un bandeau assorti, de même qu'un tanga et un large ruban de satin.

Je fixe Aiacos.

"Ça te plaît ?..."

"Beaucoup." ne pouvant pas m'empêcher de penser à Rhadamanthys, à l'exception que les rôles vont être inversés cette fois. "Est-ce Rhadamanthys qui viendra nous rejoindre ?..."

"Ah, c'est une surprise." caressant mes cheveux. "Change toi. Régale mon regard avant de satisfaire mes sens."

Je me lève et quitte ma robe-pull.

Il me tourne autour comme un fauve, regard allumé. "Pas mal non plus, ce que tu portes."

"Cela veut dire que je ne me change pas ?"

"Si." se posant, sans me lâcher du regard.

Il m'avance le paquet.

J'en retire soigneusement le tout, quittant mon tanga pour un autre et me parant de la guêpière.

J'enfile les bas, les attachant au jarretelles.

Puis je chausse les escarpins.

Aiacos me fait signe du menton de prendre appui, haut du corps basculé sur le lit.

Il lie mes mains puis glisse le bandeau sur mes yeux.

Il se défait d'un beau tour de main, très haut.

Placé derrière moi, il glisse la main dans le tanga, me caressant, lâchant un rauque à la moiteur qui m'habite déjà.

"Tu es... incroyable... Léviathan..."

Une fois le tanga baissé, il se caresse un long moment à l'entrée, renflement perlant déjà joliment.

Puis il visite à fond, s'offrant une alternance de rythmes qui nous emporte.

Je donne la réplique à ses rauques percutants.


Des coups légers à la porte.

"C'est ouvert !..." signale la voix envolée d'Aiacos.

La porte s'ouvre et se referme.

Aiacos quitte le lit, me laissant là, poignets liés.

"Tu t'es déjà amusé, à ce que je vois, insupportable oiseau !..." amène la voix de velours de Minos.

"Je n'ai pas eu le cœur à t'attendre."

Je les entends s'embrasser à pleines bouches, sens remués. "Dites..."

"Regarde moi cette impatiente..." se moque Aiacos.

Le bruit des vêtements qu'on retire. J'en palpite d'impatience, m'en pinçant la lèvre.

Un genou qui s'enfonce dans le matelas.

A la prise, à la fois douce et ferme, il s'agit de Minos. Il fait basculer le haut de mon corps en avant, rajoutant ses fils meurtriers au lien de satin.

"Par derrière... elle adore." précise Aiacos qui vient de me rejoindre, dirigeant un sexe dressé vers ma bouche. Je l'avale sans demi-mesure, corps réagissant vivement.

"Cos... elle est... parfaite." d'une voix cassée par le désir.

Minos me caresse sur la guêpière avant de la retirer - ils ont vraiment pensé à tout, y compris aux bretelles détachables vu que je suis poings liés !...

Il joue sur ma peau : lèvres, langue, dents ; aucun délice ne m'est épargné.

Il goûte ma moiteur à même la source, fou et vibrant, chevelure argentée en bataille.

Chaque pression et attention se répercute de ma bouche au sexe dressé d'Aiacos.

Minos m'ouvre totalement à lui, posant ma cheville sur son épaule.

Malgré mes yeux bandés, je peux aisément deviner la superbe vue en contre-plongée que m'offre le Griffon ; ce profil fier, ces yeux intraitables... le tournis me gagne et j'en jouis, sens bourdonnants. Minos se livre peu après.

Nous sommes complets, là, ainsi mélangés.


"Tu as l'air contrarié, Alone." enlaçant son divin et infernal époux, placée dans son dos.

"Hmm... en effet, je ne peux rien te cacher, ma chère Lune." souriant.

"Dis-moi ce qui te chagrine."

"Ce... cet éclat de lumière vive dans une de nos prisons."

Lune se pinça la lèvre.

"Je souhaite le rendre à qui de droit."

"A Athéna ?..."

"Absolument. Je souhaite jeter sa dépouille à ses pieds et lire ce qui s'affichera sur son visage saint." dernier mot craché.

Lune frotta son nez entre les omoplates du Souverain. "Comme tu veux."

"De plus, vous n'avez jamais été présentées, toutes les deux..."


Un éclair menaçant déchira le ciel athénien, annonçant la venue du Souverain des Enfers, épouse à son bras.

Athéna se porte au-devant de ses troupes.

Alone portait Asmita dans l'autre main, par l'arrière du col.

"Que veux-tu, Hadès ?" tonna la voix autoritaire de la déesse guerrière, prête à essuyer un assaut.

"Te rendre ceci." balançant Asmita depuis le ciel jusqu'au sol qu'il percuta.

Ses camarades se portèrent à son secours.

"J'aimerai qu'à l'avenir, ton cher Saint évite de fouler le sol de mon domaine, Athéna."

Athéna serra les dents, colère sur le visage. Alone accueillit le tout avec un sourire narquois. "Aurais-tu l'intention de me montrer tes talents guerriers, Athéna ?"

"L'heure de notre affrontement est proche, Hadès."

"De fait, laisse-moi te présenter ma chère Perséphone." faisant avancer Lune. "Ton Saint l'a fortement divertie, Athéna, à en faire saigner ma couleur de prédilection. Bientôt tout ici sera carmin puis ténèbres. Et je lirai dans ton cœur ouvert, Athéna, tandis que ma lame te tranchera la gorge. N'est-ce pas une bienheureuse perspective ?"

Les Saints présents grincèrent des dents.

"Tu es ignoble, Hadès." sur une moue dégoûtée.

"Ton compliment me touche, Athéna." appelant Cerbère pour se caler contre son épaule, emportant Lune avec lui.