Hey !

Alors voilà, finalement, vous n'avez pas eu à attendre trois semaines avant d'avoir la suite. Bande de veinards. C'est en rassemblant tout mon courage que je vous poste ce nouveau chapitre parce que j'ai la pire connexion internet que du monde entier. Ca se coupe tout le temps et je suis à deux doigts de jeter l'ordinateur par la fenêtre. Tout est monstrueusement lent. J'ai le temps d'aller faire le tour de l'île pendant qu'une page se charge.

Du coup, normalement, j'ai répondu à toutes les reviews. Mais si jamais quelqu'un n'a pas reçu de réponse - ce qui est tout à fait possible sachant que plusieurs fois internet a coupé tandis que j'envoyais le message, dites-le moi ! Je m'excuse vraiment.

Donc, voilà la rencontre que vous attendiez tant !

J'ai écris ces cinq pages dans l'avion, pendant mes huit heures de vol. Que ferais-je sans mon ordinateur ? Bref, je m'ennuyais tellement que j'ai été inspirée. Et le chapitre suivant est aussi bien avancé. Les choses commencent à se mettre bien en place :)

Sinon, je suis aussi en train d'écrire un nouveau HGDM, mais un OS cette fois - je ne me lancerai pas dans la publication de deux fics au même temps, ce serait du suicide. Et puis... et puis voilà. Je bronze. Je me fais dévorer par les moustiques. Je dors. Je mange. Je deviens obèse. Et je ne fume presque pas. Sauf que moi, je n'ai pas de Drago chéri qui vient me remonter le moral.

J'ai l'impression aussi que le chapitre précédent a moins plu que le premier, non ?

J'espère en tout cas que celui-ci vous plaira ! C'est toujours angoissant de poster une suite, on se demande si on fait bien comme il faut, si les gens ne vont pas être déçus. Alors j'attends vos avis à la fin !

Un très grand merci à : diamsley, galaxie, Sann-RSX, Dramione-Addiction, Mia2505, Lokness, Loufoca-Granger, Ermessende, Aelle-L, Morgane, Emeraud-Lynn et Zod'a

Disclamer : Tous les personnages appartiennent à JKR !

Titre : Dix kilos de trop

Résumé : 'Arrêter de fumer fait grossir. Je mourrais donc très vieille mais obèse. À choix, je me demande si je ne préférerai pas claquer tout de suite.'

Rating : K

Bonne lecture !


POV Hermione :

Et voilà exactement ce qu'il me fallait : Malefoy. Malefoy et son petit sourire au coin. Ses cheveux parfaitement coiffés et son regard hautain.

Il doit y avoir quelque part un Dieu indigne qui a décidé : toi, tu seras un héros beau et riche mais traumatisé dans ton enfance (Harry), toi tu seras drôle et mignon, mais pauvre (Ron), et quant à toi, tu seras riche, beau, musclé, célèbre mais… mais tu t'appelleras Drago et tu seras un connard.

Par conséquent, moi et mes dix kilos de trop essayons de nous faire les plus petits possibles. Puis, comme ça ne marche pas, nous changeons de technique et tentons d'avoir l'air méchant.

À l'avenir, je crois que des cours de théâtre pourraient s'avérer utiles.

« Malefoy. »

– Tiens, Granger. Très joli chemisier. »

Mon cerveau met une seconde pour comprendre la phrase. Joli.

J'hésite à baisser les yeux pour mieux l'observer, parce que ce crétin n'attend que ça, je le vois à son foutu sourire. Il ne se prive pas, lui ! Mais qu'est-ce qu'il a, mon pauvre chemisier ? Le noir, c'est sobre, pourtant, ça va avec tout, c'est…

Ah.

Ah oui.

Peut-être que je n'aurais pas dû regarder, en fait. J'aurais dû l'envoyer crever, rentrer chez moi me changer et je n'aurais absolument rien remarqué. Je n'aurai pas rougi. Je n'aurais pas eu envie de me jeter au fond de la Tamise.

Est-il possible de s'étouffer volontairement avec une feuille de salade ?

En attendant de le découvrir, je ne parviens qu'à siffler une réplique tout en subtilité :

« Je t'emmerde.

– Hum, hum. »

Note pour plus tard si je ressors vivante de ce repas : ne plus jamais mettre un chemisier légèrement trop serré à la poitrine au risque d'être lâchement abandonné par les trois premiers boutons.

Je plante ma fourchette dans une rondelle de tomate sans trouver la force de correctement me rhabiller – question d'honneur : Malefoy serait bien trop heureux de me voir gênée alors que si je continue tranquille mon savoureux repas, peut-être pensera-t-il que c'est tout à fait exprès et que je suis une fille sans aucun complexe (les complexes, c'est nul).

Cela dit, j'aimerais bien qu'il évite de rester trop longtemps devant moi. Il en va de mon moral. Mais bien évidement, Malefoy se fout complètement de mon moral.

« Alors Granger, la forme ? »

Je vais le tuer.

Je vais lui planter ma fourchette dans la gorge et on verra qui de nous deux sera le plus en forme, je vais lui jeter mon assiette à la tête et… et putain.

« Qu'est-ce que tu fais ? »

Il a eu l'air à peine surpris par ma question et mon regard plein de haine.

« Moi ? Rien. Une cigarette ? »

Je serre les dents pendant qu'il allume la sienne.

« Je ne fume pas.

– Ah bon ? C'est nouveau.

– J'ai arrêté – et c'est plus un couinement qu'une déclaration qui sort de ma bouche.

– Merveilleux. »

À voir l'air ravi avec lequel il me le dit, je suis persuadée qu'il le savait déjà. Et qu'il s'est mis à fumer juste pour le plaisir de m'emmerder – ce qui marche assez bien. Il semblerait que certains de ses neurones soient encore en fonctionnement, du coup. Dommage.

Ce crétin me sourit.

« Tu as l'intention de rester devant moi ? »

Non parce que Monsieur vient maintenant de tirer une chaise et de s'asseoir juste devant moi. Par là où il est sûr que sa foutue fumée passera.

« Mmm… Laisse-moi réfléchir, dit-il. Oui. J'ai plutôt une jolie vue, d'ici.

– … »

Nouveau sourire.

Je n'ai plus faim.

Je sens que je suis brûlante de partout, mais ce n'est certainement pas parce que je rougis, non, je ne ferai jamais ça devant Malefoy… je dois être malade, c'est tout. Je dois avoir de la fièvre et si ça se trouve, il n'est du coup qu'une hallucination produite par ma maladie, qui ne va pas tardée à s'évaporer.

Je ferai mieux de l'ignorer.

Donc, revenons-en à ma salade.

Ou alors… ou alors je devrais peut-être juste rentrer ? Parce que lui a l'air de trouver ça très amusant de monologuer.

« Alors Granger, tu fais quoi dans la vie, maintenant ? Tu sauves toujours les elfes de maison en compagnie de ton pote Potter ? Il devient quoi, lui, d'ailleurs, ça fait longtemps qu'on ne le voit plus dans les journaux. Pas que je m'en plaigne, bien entendu, m'enfin, c'était rigolo quand la rumeur courrait qu'il trompait sa Weasley avec Pansy Parkinson. Je n'ai jamais vu Pansy dans un état pareil. Au bord des larmes. Elle a failli détruire tout le Ministère par ses hurlements, ses parents ont failli la rayé de leur testament. Heureusement que Skeeter a fini par avouer qu'elle s'était trompée. Je suis sûr que t'y es pas pour rien, d'ailleurs, enfin, il ne faut pas le dire à Pansy, elle aurait des envies de suicide si elle se doutait que c'est plus au moins grâce à toi que sa réputation a été sauvée… »

De ma vie, je n'ai jamais vu ça. Il ne s'arrête pas, c'est pire que Lavande et Parvati !

« Malefoy.

– Mmm ?

– Depuis quand est-ce que tu me parles ? »

Ce crétin a eu l'air de trouver ma question très drôle.

« Depuis que je m'ennuie et que je suis tout seul pour le repas de midi. C'est cool, t'en es à quoi, toi ? L'apéritif ?

– …

– Quoi ?

– …

– Oui, d'accord, c'est original une feuille de salade en guise d'apéritif mais je ne sais pas, chez les moldus, c'est une coutume ?

– …

– Tu peux arrêter de me regarder avec cet air profondément scandaliser, Granger ? Parce que je te ferai remarquer que pour la première fois de ma vie j'ai décidé d'être sympa avec toi. Tu devrais plutôt être heureuse. »

Quelqu'un a drogué Malefoy. Quelqu'un a essayé de l'empoisonner. Ou alors … ou alors il est sous Imperium. Sympa n'est pas le mot qui lui convient. Malefoy ne peut pas être riche, beau, musclé, célèbre ET sympa.

Je refuse.

Je me suis brusquement sentie profondément stupide avec mes trois boutons ouverts et mon ventre qui s'est remis à hurler à la famine.

« Granger… Ne me dis pas que c'est ton repas de midi, hein ? », dit-il brusquement.

Son sourire vient de s'agrandir et sur le coup, je crois que je n'aurais même plus la force de le tuer.


POV Drago :

Touché.

La petite Granger est devenue blême, mais tellement blême qu'un court instant, je me suis vu dans l'obligation de lui faire du bouche à bouche pour la réanimer – bah oui, Potter a beau ne plus faire la une de tous les journaux, il n'en reste pas moins le super sauveur trop stylé du monde et Granger est donc la meilleure amie du super sauveur trop stylé du monde. La laisser mourir n'aurait pas été très intelligent de ma part.

Fort heureusement, dans un accès de gentillesse, elle a réussi à rester assise sur sa chaise.

Blaise a raison, cela dit : Granger a grossi. Oh, elle n'est pas devenue obèse, non, loin de là. Et je dois dire que la crétine gamine qu'elle était à Poudlard aurait pu être déjà mieux avec deux ou trois kilos de plus, mais là, elle a un peu dépassé le stade « J'ai des formes et c'est cool. » Ce qu'elle a l'air d'assez mal vivre, d'ailleurs.

C'est intéressant.

Granger la meilleure amie de Potter voudrait perdre quelques kilos.

Très intéressant.

« Alors tu as arrêté de fumer et en plus tu fais un régime. Tu as l'intention de te suicider dans combien de temps ?

– Va te faire foutre.

– Quoique si tu continues comme ça, t'auras même pas besoin de te suicider. Tu mourras de faim avant.

– Malefoy, quel est le mot qui dépasse tes trois neurones dans la phrase : Va crever et laisse-moi tranquille ?

– La réussite de mon éducation m'empêche de comprendre toutes les subtilités dissimulées derrière la vulgarité. »

Elle a fermé les yeux quelques secondes. Quand elle les a rouverts, elle a semblé profondément désespérée.

« Qu'est-ce que tu veux, Malefoy ?

– Moi ? Absolument rien ! Tu me connais, Granger. Je suis un chic type. D'ailleurs, je vais aller m'acheter un sandwich, tout compte fait. »

En me relevant, j'ai glissé ma main dans ma poche et je me suis approché d'elle jusqu'à pouvoir sentir son parfum. Elle ne m'a pas lâché du regard.

« Je te laisse ma carte, Granger. On ne sait jamais. Pour quand tu en auras marre de la salade. »

Et je suis parti.


« Tu es un génie, mec ! s'est exclamé Blaise le soir même. Un putain de génie !

– Je trouve aussi. »

Après avoir abandonné la grande amie de Potter à son merveilleux repas, j'ai eu le temps de mieux réfléchir et convaincre Granger de devenir une de mes patientes me paraît être l'idée parfait.

Pour changer, j'ai donc passé le reste de la journée à m'ennuyer – quoi qu'on en dise, écouter des vieux riches qui se trouvent trop gros, c'est fatiguant. À dix-huit heures, j'ai donc décidé de déserter mon poste et de trainer Théo et Blaise avec moi dans ce tout nouveau bar sorcier à Soho.

Un compte-rendu de cette importance, ça n'attend pas !

Théo est revenu avec nos trois bieraubeurre, et Blaise a reprit :

« Si tu arrives à ramener Granger dans ton cabinet, les neveux de la vieille auront beau hurler au meurtre, plus personne ne les croira ! Parce que t'auras la confiance de Granger ! Le paradis. Tu pourras même demander des indemnités à ces imbéciles, tu vas voir, on va devenir riche ! »

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il est enthousiaste.

« Désolé de gâcher ta joie, a donc interrompu Théo – parce que Théo aime bien mettre le doigt sur la minuscule faille de nos fabuleux plans – Mais aux dernières nouvelles, Granger considère toujours Drago comme un petit con raciste, non ?

– Ah bah maintenant que tu en parles…, ai-je répondu en haussant les épaules.

– Et à aucun moment elle t'a dit : Trop bien, merci Malefoy, quand est-ce que je peux prendre rendez-vous ? Préviens les journalistes, youhou !

– Hum. »

Blaise s'est rembrunit et a vidé la moitié de son verre cul sec.

« T'es chiant, on te l'a déjà dit ? a-t-il marmonné.

– Ta douce et mélodieuse voix a déjà dû me faire part de ce compliment vingt ou trente fois depuis qu'on se connait, en effet. »

Et, en tout bon Sang-pur, il s'est donc mis à bouder pour le reste de la soirée.

En rentrant, par contre, tandis que Théo transplanait directement chez lui – « Je me lève à sept heures demain matin, moi, contrairement à d'autres » – Blaise s'est tourné vers moi et a déclaré, en prenant un air très concentré :

« Sérieux, trouve un moyen pour t'occuper de Granger. Paie-la s'il le faut, épouse-la, mets-toi à genoux, n'importe quoi.

– À vos ordres mon capitaine ! »

Il a levé les yeux au ciel et a commencé à partir.

« Oh, et Blaise ? ai-je rajouté juste avant qu'il ne disparaisse. Tu sais pourquoi est-ce qu'elle a grossi ?

– La dépression d'être encore célibataire ? »

J'ai allumé une cigarette.

« Non. Mademoiselle a décidé de ne plus fumer.

– On reconnaît bien là les Gryffondor et leur courage d'imbécile… Fumer, y'a que ça de vrai ! », fut la dernière remarque de la soirée.

Et je ne peux qu'approuver.


POV Hermione :

J'ai passé le reste de l'après-midi à déchirer mes tentatives d'articles. J'emmerde Virginia Woolf. Elle, elle était peut-être folle mais au moins, elle n'avait pas de problème de poids.

Et elle avait un copain. Un mari, même.

Voilà.

Alors qu'est-ce qu'elle allait râler encore et nous pondre des bouquins où il ne se passe absolument rien, hein ? Je vous le demande, moi.

Et ce petit con de Malefoy, comment a-t-il osé ! Je n'en reviens pas, je ne m'en remettrais jamais. Me donner sa carte. À moi. Sa putain de connerie de carte de nutritionniste, est-ce que j'ai l'air d'avoir besoin d'un nutritionniste ? Comme si je n'étais pas capable de perdre du poids toute seule ! Comme si j'avais envie que ce salaud me fasse un planning et me donne des putains de conseils pour que je sois en bonne santé !

Un nutritionniste fumeur, on aura tout vu.

Sans parler que si ça se trouve, je finirai comme l'autre, là. Et je veux bien que ma vie soit moyennement cool en ce moment mais je n'ai quand même pas envie de claquer tout de suite.

Quoique, non, impossible. Elle était riche, elle, au moins.

J'ai jeté un nouveau brouillon à la poubelle.

73 kilos… Que vais-je devenir ? Même Harry trouve que j'ai grossi. Harry ! Si même lui l'a remarqué, alors je dois vraiment être devenue obèse, mon Dieu, c'est absolument terrible.

Peut-être que je devrais appeler Ginny Mais au même temps…

Au même temps, la foutue carte de Malefoy me brûle entre les doigts.

Je hais ce type.

Il est pire que Voldemort.

Mes boutons prennent un malin plaisir à se rouvrir chaque fois que j'ai la merveilleuse idée de respirer un peu trop fort alors je reste collée à ma chaise et j'ose à peine bouger. Tout à l'heure, Seamus est passé me montrer la maquette de couverture du magazine pour le mois prochain et, à voir comme il a rougit, je n'ai même pas eu besoin de baisser les yeux pour savoir que mon chemisier m'avait à nouveau trahi.

J'ai donc eu envie de mourir à intervalle régulière toute la journée.

Finalement, quand Lavande est venue me raconter qu'elle venait de terminer dix pages sur Mrs Dalloway, j'ai honteusement craqué :

« Tu as suivi un régime avec Malefoy, dis ? »

Son sourire éclatant m'a donné envie de pleurer de désespoir.

« Oh, oui ! Ce type est génial ! Je sais, je sais, à Poudlard, c'était un sacré enfoiré, mais maintenant c'est le meilleur ! Il fait des miracles avec ses régimes, tu devrais vraiment aller le voir ! »

Je me suis contentée de froncer les sourcils et de partir.


Alors ce chapitre ?

Je vous laisse à vos reviews qui font toujours plaisir :)

Bisous

Ana'

P-S : Il y a la petite fille la plus mignonne du monde, ici. Je veux la même.