Hey !
Voilà le chapitre 3 et la suite des galères d'Evelyn. Je sais toujours pas avec qui sera la romance, je n'arrive pas à me décider dans ce cas je laisserai Evelyn choisir au travers de cette histoire ^^ On verra bien.
Merci pour vos commentaires ! :)
Sans plus de blabla incessant je vous laisse prendre connaissance de ce troisième chapitre et j'espère qu'il vous plaira.
Bon dimanche à tous et bonne lecture ! ;)
A tout bientôt pour la suite
Chapitre 3 :
Les jours passèrent et l'Inquisition se mettait doucement en marche. Evelyn quant à elle commençait doucement à prendre ses marques. Elle avait déjà passé un peu de temps avec Varric et Solas. Varric ressemblait au type qu'on caractérise du bon compagnon de bonne humeur et qui a toujours une histoire à raconter. Elle ne pouvait pas nier l'apprécier d'autant plus que le nain avait accepté à bras ouvert la jeune Eleyhan.
La jeune elfe avait très vite pris une grande importance dans la vie de l'humaine. Elle lui donnait l'impression d'avoir une certaine connexion au sein de cette nouvelle Inquisition, une raison, peut-être de rester et de se battre, autre que la Brèche les menaçant de sa teinte assortie à celle maladive de sa main gauche.
Quant à Solas, même s'il avait tendance à être parfois peu fermé et légèrement accro aux esprits, elle appréciait l'expérience de l'elfe et ses connaissances du monde sans oublier celle de sa marque. Bien que dès le lendemain de son réveil, tous les deux avaient eu une altercation qui n'avait pas vraiment plu à la jeune femme.
Evelyn errait à l'extérieur de Darse cherchant un endroit calme pour s'éloigner du stress et de l'agitation qui régnaient dans le village. Quand une voix l'interpela derrière elle.
« La messagère d'Andrasté venue pour nous sauver. »
Evelyn se retourna aussi sec, intriguée et se demandant bien ce que Solas lui voulait pour la suivre. Peut-être était-ce simplement une coïncidence mais depuis ces derniers temps Evelyn en doutait.
« Oui et bien ça promet. Il me manque encore la panoplie complète de l'Elue pour prétendre au titre avec un beau destrier. »
Solas esquissa un léger sourire.
« Un griffon serait parfait. Hélas ils ont disparu depuis longtemps.»
Evelyn reprit sa route en compagnie de Solas, préférant ne pas montrer d'agacement au fait que l'elfe la suive. Elle ne doutait pas que celui-ci avait quelque chose à lui dire, ce n'était pas le genre à faire des ronds de jambe.
« Que voulez-vous, Solas ? »
« Vous êtes une femme directe. » déclara-t-il.
Evelyn ne parvenait pas à savoir s'il s'agissait d'un compliment ou l'inverse. Elle plissa légèrement les yeux ce qui fit sourire l'apostat.
« Je voulais simplement m'entretenir avec vous. » avança-t-il avec simplicité.
« A quel sujet ? »
« A vrai dire, il me paraissait important de vous avertir que votre secret ne le restera pas indéfiniment. »
La jeune femme se raidit aussitôt, sur ses gardes. Mais Solas continuait de marcher tranquillement lui jetant un regard peut-être qui se voulait rassurant, difficile à dire.
« Je l'ai su dès le premier jour. Messagère, je vous ai soigné ce jour-là, souvenez-vous. » Solas la regarda avec un grand sérieux. « N'espérez pas duper nos compagnons longtemps encore. Il faudra bien leur dire ou vous finirez bien par vous trahir et ce sera dangereux pour vous comme pour eux.»
Evelyn fit un pas vers lui, menaçante.
« Si vous le répétez ! »
Solas leva les mains en signe d'apaisement.
« Je ne le ferai pas. » il la regarda un long moment avant de poursuivre. « Je suis simplement curieux de connaître vos raisons. »
« Mes raisons ne vous concernent en aucun cas. »
L'apostat semblait vouloir insister mais quelque chose dans le regard de Trevelyan, une lueur douloureuse, lui fit changer d'avis. Il hocha la tête.
« Bien, Messagère, je n'insisterai pas. » il se retourna pour partir puis s'arrêta. « Sachez simplement que je peux vous aider, si vous le souhaitez. »
« Je me débrouille très bien seule. » grogna-t-elle, furieuse d'avoir été démasquée encore plus furieuse de pas s'en être rendue compte.
« Bonne journée, Messagère. »
Et il était repartit laissant Evelyn, les poings serrés, réaliser à quel point il avait raison et à quel point elle le savait très bien. Cependant, elle ne pouvait pas, elle ne devait pas. Et elle ne le ferait pas. Le reste de la journée, la jeune femme était d'une humeur massacrante.
Cependant même si elle appréciait la compagnie, Evelyn refusait de s'ouvrir vraiment et ce à qui que ce soit. Elle ne comptait pas rester de toute façon. D'autant plus que bien souvent elle s'éclipsait pour se ressourcer loin de l'agitation de cette nouvelle inquisition. Jusque-là on lui fichait la paix et ça lui convenait plutôt bien. On la laissait s'entrainer, se balader et elle donnait de coups de mains au soldat quand elle en avait l'occasion. En somme tout allait plutôt bien pour Trevelyan.
Sa paix fut néanmoins de courte durée lorsqu'un soldat lui indiqua que sa présence était requise à la Chantrie pour une réunion. Evelyn portait à nouveau un pantalon d'équitation et une chemise simple. Au moins maintenant qu'elle avait pu récupérer ses effets personnels, elle se sentait à nouveau elle-même avec couteaux et l'une de ses épées à la hanche.
Elle abandonna sa besogne qui consistait à prendre soin des chevaux avec Eleyhan et Varric. Elle avait l'impression que le nain avait un attachement tout particulier avec la jeune elfe, peut-être lui rappelait-elle quelqu'un. Evelyn les salua et prit le chemin de la Chantrie d'un pas décidé.
Cassandra l'attendait devant la porte, sa mine plutôt sombre qui dissuadait quiconque de venir la déranger changea à l'approche de la Messagère. Elle lui adressa même un sourire sincère. Evelyn avait beau essayer de toutes ses forces de la haïr pour tout ce qui s'était passé et ses accusations mais ce n'était pas chose aisée.
La jeune femme la salua donc poliment, de telle sorte à ce que sa mère aurait été fière d'elle. En tout cas, cela suffit amplement pour la Chercheuse qui lui intima de la suivre.
« Je suis ravie de voir que vous avez décidé de rester avec nous. »
Evelyn haussa les épaules.
« Si je suis la seule à pouvoir fermer cette Brèche, je serai bien égoïste de me tirer et ce ne serait pas dans mon intérêt que le monde soit en proie aux monstres, au désespoir, aux flammes jusqu'à sa destruction totale. » Elle la regarda, un reproche au fond des prunelles. « Je vous ai donné ma parole, Chercheuse, inutile d'envoyer des éclaireurs me surveiller. »
Cassandra tiqua légèrement.
« Donc il s'agit de la maitre espionne. » conclut la jeune femme avec un léger rictus.
Elle aurait dû s'en douter que la Chercheuse était bien trop droite pour douter de sa parole. Par contre la maitre espionne se méfiait d'elle. Trevelyan le sentait bien et en était agacée, l'idée qu'on fouille dans sa vie ne lui plaisait guère alors se faire suivre…sans façon.
Les agents de Léliana avaient beau être doués ils n'avaient pas le talent de la rouquine et n'égalait même pas Trevelyan. Elle faisait comme si de rien n'était du moins jusqu'à la discussion avec la Chercheuse maintenant si la maitre espionne voulait jouer alors elle jouerait.
« Léliana n'a rien contre vous… » commença Cassandra cherchant à excuser son amie.
Evelyn secoua la tête avant de forcer en sourire en direction de son aînée.
« Inutile de chercher à cacher la vérité, Chercheuse. Je sais très bien que vous ne me faites- » elle soupira en voyant les sourcils se froncer chez la guerrière. « que Léliana ne me fait pas confiance. Ce n'est sûrement pas la seule. Elle a raison de se méfier. Elle serait une piètre maitre espionne si ce n'était pas le cas.» poursuivit-t-elle, pragmatique.
Cassandra la regarda avec beaucoup d'intérêt.
« Mais c'est agaçant. » conclut Trevelyan.
« Je devrais peut être prévenir Léliana qu'elle est démasquée. »
« Je parie qu'elle le sait et qu'elle s'en amuse, Chercheuse. »
Cassandra s'avoua vaincue et tapota l'épaule de Trevelyan.
« Vous avez sans doute raison. Je lui dirai d'arrêter. »
Evelyn lui offrit un sourire plus sincère avec un petit rire.
« Laissez-la donc traumatiser ses novices. Et puis c'est à moi d'avoir cette discussion avec elle. »
Trevelyan avança dans le hall de la Chantrie en direction de la salle de conseil. Cassandra la regarda avant de sourire appréciant de plus en plus la brune au fil des jours puis la rattrapa.
« Encore une chose, Trevelyan. »
La jeune femme fronça les sourcils devant l'expression presque tendue de la Chercheuse de par son silence elle l'invitait à poursuivre.
« Votre main. Est-ce que la marque vous fait encore souffrir ? »
Evelyn eut bien du mal à cacher son affection pour la Chercheuse, celle-ci avait beau être un dragon elle pouvait être aussi attentionné que n'importe quelle mère poule – a supposer de voir une mère poule avec une épée ou Cassandra pouponner… hum
Elle hésitait à mentir mais après tout la Chercheuse la jouait franc-jeu avec elle depuis le début.
« C'est supportable. » elle haussa les épaules. « Ce qui me dérange le plus c'est que nous n'avons pas réussi à fermer cette Brèche totalement. » elle regarda pensivement sa main gauche la marque cachée par un gant en coton. « Et si, ça ne suffisait pas ? » demanda-t-elle, sa voix laissant paraître son incertitude.
Cassandra fut surprise par cet aveu. Trevelyan avait pris grand soin de garder de la distance avec elle et les autres.
« Solas pense qu'une seconde tentative pourrait fonctionner mais pour cela il faut s'assurer que la marque soit assez forte. » elle offrit un sourire à Trevelyan, un sourire porteur d'espoir. « Vous faites tous ce que vous pouvez pour nous aider, Trevelyan. On ne vous reproche rien, au contraire. »
Evelyn fronça les sourcils avant d'hocher la tête.
« Vous avez un plan, n'est-ce pas ? »
Cassandra sourit et lui tend la porte.
« En effet, venez. Nous allons discuter de tout cela. »
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« Nous avons besoin de la puissance des mages ! »
« Les templiers suffiraient amplement ! »
« Je ne suis pas d'accord ! »
Trevelyan cligna des yeux, fatiguée de suivre cet échange entre Léliana et Cullen qui ne menait à rien. L'un voulait les Templiers, l'autre les mages. Visiblement Joséphine semblait se ranger du côté de Léliana et Cassandra du commandant.
La jeune femme prit une lente inspiration avant de frapper avec force sur la table de guerre. A tel point, qu'elle serra les dents de douleur mais la colère était bien plus forte.
« Stop ! Arrêtez ça ! »
« Messagère ? » commença Cullen
Elle le fit taire d'un regard noir.
« Non, fermez-là vous tous. »
Joséphine eut un léger sourire et ne se fit pas prier pour l'inviter à continuer. Léliana la regardait avec son éternel air méfiant. Cassandra et Cullen étaient juste surpris et un peu penaud pour le second.
« Que ce soit les templiers ou les mages, ils ne sont pas là. Ils n'aideront pas l'Inquisition. » Elle se pencha en avant en articulant. « Nous sommes seuls. Du moins pour le moment.»
« La messagère a raison. » approuva Joséphine. « Nous ne pouvons pas compter sur les mages ou les templiers, pas encore. »
« Alors que faire ? » demanda le commandant
Evelyn avait du mal à croire qu'ils soient capables de se tirer dans les pattes et ensuite travailler ensemble. Elle ne comprenait pas bien le fonctionnement de cette équipe mais apparemment les disputes devaient être un échauffement.
La maitre espionne la regarda droit dans les yeux. La maitre espionne avait donc une idée. Evelyn leva un sourcil, méfiante.
« Une mère de la chantrie aidant des réfugiés aux marches solitaires, mère Gisèle, aimerait vous rencontrer. »
« Pourquoi cette mère voudrait s'entretenir avec moi ? Ne suis-je pas une hérétique aux yeux de la Chantrie ? » s'enquit-elle, sa curiosité piquée.
« Toutes les sœurs ne semblent pas approuver la façon dont la messagère d'Andrasté est traitée. »
« C'est bien trop dangereux. C'est un vrai champ de bataille là-bas, les mages et les templiers s'y affrontent sans cesse. » contesta Cullen.
« Nous avons besoin du soutien de la Chantrie, Cullen. » temporisa Joséphine, elle se tourna vers Evelyn. « Et qu'en pense la messagère ? »
« On ne perd pas grand-chose à s'y rendre, certes. Il n'empêche que je m'abstiendrai bien du soutien de ceux qui me veulent sur un bûcher, Ambassadrice. »
« Il vaut donc mieux les avoir de notre côté, non ? »
Evelyn finit par acquiescer toujours peu convaincue mais Joséphine n'avait pas tort l'Inquisition avait besoin de soutien et cette mère Gisèle pourrait redorer un peu leur blason.
« Je persiste à dire que c'est une mauvaise idée, ça pourrait-être un piège. »
« Et alors ? Oh, c'est parce que vous ne m'avez pas encore fait signer de décharge c'est ça ? »
Trevelyan et Cullen s'affrontèrent du regard.
« Votre sécurité est l'une de nos priorités. » argumenta le commandant.
« J'irai avec le Messagère. » s'avança Cassandra.
Cullen se passa la main dans les cheveux.
« Très bien, je capitule. »
La réunion se conclut finalement laissant Cullen et Cassandra discuter garnison, Joséphine retourner à son bureau pour gratter le papier et Trevelyan rejoindre l'extérieur d'un bon pas.
Une fois à l'extérieur, elle desserra son poing en grimaçant. Quelle idée d'écraser son poing sur une table en bois massif.
« Impressionnant. »
Elle se retourna avec un léger sursaut.
« Merci. » grommela-t-elle, un peu ronchon.
Léliana ne s'offusqua pas du ton de sa cadette. Celle-ci relâcha son bras le long de son corps, se demandant ce que voulait la rouquine.
« Vous m'avez sauvé contre le démon. »
C'était donc pour cela que la maitre espionne se tracassait. Evelyn haussa les épaules.
« En principe, les gens disent merci chez moi. »
« C'était irresponsable. »
Elle eut un léger rictus.
« De rien, c'était un plaisir. »
« Tout n'est pas une plaisanterie, Trevelyan. Votre vie a plus de valeur que ce que vous pouvez penser. »
« Ma vie ou ma main ? » dit-elle d'un ton faussement neutre.
« Trevelyan. » gronda-t-elle.
« Détendez-vous, maitre espionne. Vous pourrez toujours la couper si je trépasse. »
« Vous êtes impossible ! »
Léliana n'appréciait guère les piques que lui lançaient la jeune femme, peinant à comprendre d'où venait cette désinvolture de sa part.
« J'ai donné ma parole. Je fermerai cette Brèche. Ça devrait vous suffire. »
« Pas si vous mourrez bêtement. »
« Bêtement ? Dois-je m'excuser de vous avoir empêché de finir les entrailles à l'air ? »
Léliana fronça les sourcils devant le regard mortellement sérieux de sa cadette.
« Je vous remercie. »
« Pas de quoi. » dit-elle en levant les yeux au ciel. « Vous êtes têtue, vous. »
La rouquine n'en crut pas ses oreilles. Cette femme venait-elle vraiment de dire que c'était elle qui avait la tête dure comme du roc, n'importe quoi.
« Vous pouvez parler, même Cassandra est plus docile. »
La lèvre supérieure de Evelyn tressauta dans un sourire. Son aînée sourit à son tour. Toutes les deux pensant à l'absurdité de ces paroles. Maintenant que la tension était retombée d'un grand, Evelyn avait une question qui lui brûlait les lèvres depuis le conseil.
« Vous soutenez les mages ? » s'enquit-t-elle avec curiosité.
« Cela vous étonne tant que cela ? »
Léliana l'invita à la suivre jusqu'à sa tente sautant sur l'occasion de découvrir qui est vraiment Evelyn Trevelyan.
« A vrai dire oui. Vous êtes la main gauche de la Divine. »
« Vous étiez templier, n'est-ce pas ? Et pourtant vous n'avez pas l'air de soutenir vos camarades. » rétorqua Léliana.
Evelyn tiqua légèrement, ce sujet étant tabou pour elle.
« Je n'ai pas non plus soutenu les mages. » dit-elle sans pour autant répondre à la question.
Léliana sourit. La conversation devenant intéressante si toutes les deux savaient jouer au jeu des grands mystères.
« En effet. » acquiesça la maitre espionne. « Ce qui est d'autant plus étonnant. »
« Je ne suis plus templier, maitre espionne. »
« Pourquoi ? Les templiers ont foi en leur devoir et leur responsabilité vis-à-vis des Cercles et de la Chantrie. »
« Peut-être n'avais-je pas suffisamment la foi. » éluda Trevelyan avec un regard peu amène.
La rouquine la fixa avec un intérêt tout neuf, intriguée et curieuse.
« Peut-être. » ou alors tu me caches quelques choses Trevelyan, pensa-t-elle.
Evelyn justement prit congé de la maitre espionne, sentant qu'il était temps de couper court à cette conversation.
« J'ai connu des mages. C'étaient de bien meilleures personnes que moi. » répondit finalement la rouquine, une pointe de tristesse perlant dans sa voix.
Evelyn la regarda longuement avant de soupirer, acquiesçant en silence, son regard partant au loin vers le ciel.
« Moi aussi. » murmura-t-elle au vent.
Sur ce, elle poursuivit son chemin suivant les éclats de voix qui provenaient du lac gelé. Elle sourit en reconnaissant le rire de sa protégée et accéléra le pas.
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« Laisse-moi venir avec toi. »
Evelyn offrit un sourire tendre à la jeune elfe qui lui tendait ses épées courtes alors qu'elle finissait de préparer le cheval qu'on lui avait confié. Cette pauvre bête en avait déjà vu assez pour ne pas avoir besoin de se jeter à nouveau à galop perdu dans des batailles.
Evelyn après avoir contrôlé les sangles de sa selle se hissa souplement sur sa bête à la robe foncé. Elle étendit la main pour saisir ses armes et les glisser dans son dos.
« Je regrette, Eleyhan, tu dois rester ici. »
L'elfe l'implorait de ses yeux pétillants. Le sourire d'Evelyn s'accentua.
« N'essaie pas de m'amadouer, ça ne marchera pas. »
« Mais je sais me battre. Tu m'as bien appris. »
Evelyn secoua la tête.
« C'est trop dangereux. »
« Princesse, elle a raison. Et puis, il faut bien que quelqu'un reste ici pour garder le village en notre absence. » intervint Varric se rapprochant des deux femmes.
Cassandra les attendait plus loin avec Solas. La chercheuse semblait s'impatienter alors que l'elfe restait maitre de ses émotions. Evelyn jeta un coup d'œil reconnaissant à leur ami nain. Eleyhan finit par capituler en hochant la tête avec un soupir.
« D'accord. »
Varric lui sourit affectueusement avant de s'éclipser pour laisser les jeunes femmes ensemble. Eleyhan s'approcha de l'hongre et lui caressa les naseaux.
« Sois prudente, Trev. »
« Ne t'en fais pas. On se revoit bientôt. » Evelyn fit faire volte-face à son animal. « Allez mon beau, ne faisons pas attendre plus longtemps la Chercheuse. »
Elle rejoignit sa petite troupe offrant un grand sourire à Cassandra qui leva les yeux au ciel avant de mener l'expédition en grommelant. Varric et Evelyn se jetèrent un coup d'œil complice.
