Bon, chapitre 3, un peu plus court que les deux premiers, j'espère qu'il vous plaira autant ^^

Merci aux revieweuses et aux lecteurs, qui qu'ils soient.


Réponses aux review :

Eiffel : Merci beaucoup ^^ je ne doute pas que ce soit « différent », mais que ce soit agréable… Merci de me suivre !

Tenshira : à un mot, un autre mot où plutôt… Bon, merci.

Enjoy your reading !


Chapitre 3

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La troisième rencontre de Moriarty et Lestrade ne se fit ni sur les programmes de conversation de l'un, ni vraiment chez l'autre.

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Sherlock venait justement de donner ses conclusions sur l'histoire du « coup de pompe » : La chaussure avait été remplie de gaz toxique et l'avait libéré quand son propriétaire avait regardé dedans pour voir se qui gondolait sa semelle. L'inspecteur avait hoché la tête, comme d'habitude, les bras croisés, ça tenait debout, et la probabilité que ce soit vraie était de plus de 99,9 %, il pouvait aller arrêter le –la !- coupable…

D'ailleurs, la jeune femme responsable du meurtre de son propre fiancé lâcha les aveux lorsqu'il lui passa les menottes. Enfin, plus exactement, elle lui crachat qu'il ne pourrait pas comprendre, même en mobilisant toutes les cellules de son cerveau ! Il avait hoché la tête, gravement. Effectivement, c'était possible. Il n'aurait pas tué sa femme pas pour rien au monde. Et elle, pour se débarrasser de lui, elle avait juste divorcé. Manière d'agir tout à fait normale.

Maintenant qu'il y repensait, ça coïncidait avec l'arrivée de Sherlock Holmes dans sa vie… Il espérait que le détective n'avait enlevé personne au docteur Watson. Le pauvre John… Il ne savait pas s'il aurait pu supporter les brimades de Sherlock toute la journée… Enfin. Si, il aurait pu. Il avait toujours tout supporté. Mais il n'aimait pas ça au point de le subir volontairement !

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Il finissait de remplir la paperasse quand l'un de ses agents était venu lui dire que quelqu'un voulait le voir pour une « affaire privée », et que ça avait l'air urgent…

« Cette personne a donné un nom ? » demanda l'inspecteur, tout en devinant la réponse… Oh non…

-Jim. Vous ne l'attendiez pas ?

En quelque sorte, si. Il s'y attendait, tôt ou tard… Mais il fit comprendre à son subordonné que chercher à en savoir plus ne lui apporterait rien de bon d'un regard, avant de marcher rapidement dehors. Il était évident que l'autre ne voudrait pas entrer dans un commissariat rempli de caméras.

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Effectivement, c'était bien Moriarty qui l'attendait devant la porte du poste de police, appuyé contre le mur. Il était habillé « normalement », tiens… Un t-shirt noir et blanc, un jean. Pas façon gay. (Sherlock lui avait raconté ça aussi.) Normal.

Ça lui donnait presque l'air sain d'esprit.

Presque.

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En l'apercevant, le psychopathe lui fit un coucou et se décolla du mur et en lançant bien fort :

-Hello, inspecteur !

Lestrade grimaça.

-Vous avez du culot de venir ici… Je pourrais vous faire coffrer tout de suite…

Moriarty eut l'air contrarié pendant deux secondes : Le policier ne lui disait jamais bonjours… Ce n'était pas poli. Il se reprit très vite.

-Vous ne le ferez pas. (Un petit point rouge commença à se balader sur la chemise de Lestrade qui soupira et regarda l'autre d'un air fatigué. Celui-ci leva une main en l'air, joyeux, et le point disparu. ) Et puis, J'ai dit que je venais pour une « affaire privée », donc vous ne me coffrerez pas !

Après tout, c'était l'inspecteur qui lui avait dit de ne pas mélanger vie privée et travail.

Celui-ci leva un sourcil. La logique du génie lui échappait… Après tout, c'était ses heures de travail, là. Mais enfin.

-Qu'elle affaire privée ?

-… Mais pour le simple plaisir de vous voir, très cher inspecteur !

Et le pire, c'était qu'effectivement, il n'avait rien de précis derrière la tête. Juste de la curiosité et du temps à perdre.

L'autre le considéra un instant, suspicieux.

-Bon, je suppose que je n'ai pas vraiment le choix… Attendez ici, je finis mon rapport et j'arrive.

Et sans même attendre de réponse, il tourna le dos et rentra dans le bâtiment.

En fait, c'était tant mieux. Il avait commencé la journée sur de mauvaises considérations, il aurait mal dormit s'il était resté sur ça.

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Dehors, Moriarty écoutait Moran dans son oreillette.

[Vous êtes sur qu'il ne va pas avertir les autres ?]

-Evidemment, colonel !

C'était un énorme mensonge.

Il n'en savait strictement rien.

Enfin, si.

Le policier n'avait pas eut l'air de vouloir le mettre aux fers aujourd'hui. …

C'était horriblement subjectif, comme argument, surtout pour lui qui avait l'habitude de s'appuyer sur du concret ...

[Et… Il va revenir ? Il ne va pas fuir par derrière ou quelque chose comme ça ?]

-Moran, vous êtes agaçant. Je sais ce que je fais !

A l'appel de son nom, le colonel abandonna son argumentation. Et puis, il était vrai que son employeur était tout à fait capable de sortir tout seul… Il ne risquait pas de rencontrer quelqu'un qu'il connaissait… Et puis Sherlock Holmes était actuellement cloîtré dans son appartement, John Watson avec lui.

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Moriarty avait mis fin à cette conversation, mais parce que le colonel était la raison même. Il finissait presque par le faire douter ! Surtout que l'inspecteur prenait son temps… Il se retint de demander à un de ses snipers d'aller vérifier la deuxième sortie, ç'aurait été donner raison à Moran, et Jim Moriarty ne se trompait jamais !

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L'inspecteur était bêtement à son bureau, en train de faxer son rapport à ses supérieurs.

Il enfila son manteau gris clair et prit ses affaires. Il sorti par la grande porte, et retrouva le criminel consultant, dans les yeux duquel il crut voir une étincelle de satisfaction.

-Vous avez mis du temps, Inspecteur !

-Désolé… Si les gens comme vous me donnait moins de travail, je serais peut-être un peu plus disponible.

Moriarty eut un sourire. L'inspecteur continua :

-Bon, comme nous n'irons certainement pas dans des endroits que vous connaissez… Vous venez « Jim » ?

Lestrade avait prononcé son prénom avec une sorte d'ironie. Il devait penser que ce n'était pas le vrai… Mais il eut l'air de se rappeler que lorsqu'il c'était présenté, il lui avait donné son nom complet : James Moriarty… Il eut un petit haussement d'épaules et se mit en route, le psychopathe à ses côtés.

-Où allons nous ?

-Manger.

Il était plus de onze heures.

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=^,^=-oOo-=^,^=

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Ils marchèrent pendant une petite demi-heure, sans parler beaucoup, jusqu'à arriver près de la tamise.

Le temps était plutôt gris, le vent sifflait et Moriarty commençait à avoir froid, étant donné que son t-shirt avait des manches courtes. Lestrade l'avait remarqué, et il finit par s'arrêter devant un vendeur de plats rapides, chaud et à emporter. Il acheta deux pommes de terre au beurre en robe des champs et un paquet de marrons grillés, tendis l'une des patates à Moriarty et alla s'asseoir sur un banc en face du fleuve.

Moriarty considéra l'aliment emballé grossièrement dans du papier journal et qui lui brûlait malgré tout les doigts. Il n'avait jamais mangé de choses comme ça, d'aussi… Brut… Il regarda Lestrade, que ça n'avait pas l'air de déranger, s'assit à côté de lui et l'imita.

C'était chaud ! Après une seconde où il aspira de l'air frais, il pu se faire une seconde remarque : c'était bon. Très bon. Il demanderais à Moran de lui refaire les mêmes.

Lestrade devinait une pensée du genre. Il lâcha :

-Il suffit de revenir pour en avoir… C'est ici qu'ils font les meilleures de Londres.

-Vous êtes donc un habitué.

Lestrade leva les yeux au ciel.

-Il n'y a pas ça dans vos dossiers ?

-… Si. Je savais déjà que vous veniez régulièrement sur le bord de la tamise pour manger, mais je ne m'étais pas renseigné sur « quoi ».

-Je suis étonné. Vous ressemblez de plus en plus à un humain.

Moriarty faillit s'étrangler :

-Quoi ? !

-Ce n'est pas une insulte, sourit Lestrade. Je préfère ça. Et puis ça fait toujours un sujet de conversation.

Etant donné que le criminel consultant ne voudrait pas parler de lui et qu'il savait tout de l'inspecteur, il était difficile d'un trouver un. Ces petites lacunes servaient bien.

Moriarty réfléchit une demi seconde, pendant laquelle il eut le temps de déduire la couleur des chaussettes du vendeur de patates, et hocha finalement la tête. Il ne risquait pas grand-chose. Presque rien. Non, en fait, il ne risquait rien du tout.

L'autre l'avait attendu pour entamer les marrons, mais ils étaient encore chauds. Le début de l'automne était toujours frais, mais les aliments spécifiques de la saison le méritaient bien…

Ils parlèrent un peu des lectures de l'inspecteur en regardant passer les bateaux sur le fleuve gris et se séparèrent finalement vers deux heures, quand on rappela Lestrade au poste.

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Voilà, on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a … Merci de votre attention et de votre indulgence. * s'incline*