Désolée de ce retard ^^. Le chapitre 3 est enfin arrivé... en espérant que cette nouvelle fic plaise :).
Retrouver ses marques
Oui, il était content d'être revenu... Oui, le Japon lui avait manqué... Non, il ne regrettait pas ces 6 mois... Oui, il avait beaucoup appris... Oui, il avait suivi l'activité des KAT-TUN avec attention... Jin répondait à toutes les questions en se demandant si les gens n'avaient pas mieux à faire qu'à l'écouter raconter ça, au juste ? Car en plus, juste avant d'y aller, on l'avait prévenu de plusieurs interviews pour divers magazines... Il sentait que ces choses là, il n'avait pas fini de les répéter au mot près... Et puis il était quand même encore bien fatigué, et il n'avait jamais trop aimé les conférences de presse. D'autant que sa dernière, c'était celle annonçant son départ, et il y avait de meilleurs souvenirs que celui-là... Néanmoins, ne soyons pas de mauvaise foi : Jin devait reconnaître qu'on s'habitue vite à la célébrité, aux caméras et au faste de ce type de vie... Alors là, il était quand même content, d'un certain point de vue. Et puis il pouvait compter sur Koki et Nakamaru, toujours à l'aise quand il s'agissait de parler ainsi, pour exprimer leur joie de le voir de retour... et même pour simplement parler. A la fin, l'un des journalistes demanda à chacun son sentiment sur le sujet... De chaleureuses et encourageantes paroles furent prononcées par tout le monde... Ueda se distingua même en exprimant son impression première : Jin avait changé, selon lui. Il n'avait pas le même regard qu'en partant, c'était son impression. Comme Kame n'enchaînait pas naturellement, le journaliste réitéra sa question... Bizarrement, Jin, se pencha un peu en avant pour le voir, Junno étant entre eux... Et presque l'implorait-il du regard. « Je ne te demande pas de me cirer les pompes en public... Mais dis un mot gentil... Allez... ». Pas parce que ça jetterai un froid dans l'assemblée si Kame était sec... Mais parce que Jin angoissait réellement de s'entendre dire quelque chose de pas sympa... ou de froid. Kame garda le silence encore une seconde ou deux encore, puis il se rapprocha de son micro, et tout en regardant droit devant lui, il répondit :
Tatsuya-kun l'a dit : il semble qu'il ne soit plus le même qu'en partant... Je pense qu'Akanishi-kun est parti avec de réels objectifs en tête... Il les a apparement réalisé, j'en suis heureux pour lui. De notre côté, nous avons fait de notre mieux pour combler son absence et nous avons réussi, je pense. Maintenant qu'il est là, c'est encore mieux. C'est bon pour tout le monde.
Jin en fut très étonné, à dire vrai. Bon, il se doutait bien que Kame était assez hypocrite, sur ce coup là... Mais n'empêche, c'était sympa. Et ça avait dû lui coûter, de dire tout cela... Sûr que s'il avait pu exprimer le fond de ses pensées, Jin se serait fait sonner les cloches. Mais bon, il n'en demanderait pas plus pour le moment. La conférence prit fin peu après, et chacun retourna dans le local occupé précédemment. Aujourd'hui, c'était relativement calme. Jin devait juste se procurer les paroles des nouvelles chansons et une sorte de note rédigée par le manager, qui l'informerait de tout ce qu'il devait savoir. Pour les chorégraphies, il aurait une montagne d'heures de travail en plus de ses camarades, par jour. Et voilà... Il était revenu. Retour à une vie réglée, tracée, chronométrée à la seconde près... Bon, peut-être pas, mais...
Jin-kun ? Ca va pas ?
Ueda venait de poser une main sur son épaule, comme il le voyait en pleine réflexion... Il avait le sentiment que Jin avait bien parlé de tout ce qu'il avait fait concrètement jusque là, mais qu'il avait occulté tout ce qui concernait son ressenti... Etre heureux de rentrer ne signifiait pas que par ailleurs, il ne puisse pas regretter un peu ce pays. C'aurait été logique. Il aurait eu le temps de s'y attacher, àce pays et aux gens qu'il avait cotoyé. Peut-être était-il légèrement désorienté... Ueda n'était pas très loin de la vérité, sur ce coup là.
Si si, ça va bien... Je pensais juste à...
Los Angeles ?
Oui... avoua Jin pensivement. Ca me fait bizarre... Il y a deux jours encore, je marchais dans la rue sans me cacher, après une grasse matinée... Et voilà que je retrouve ce qui a toujours été ma vie jusque là, mais que j'avais un peu oublié...
Je comprends... Tu t'y étais habitué. C'est normal, nos moeurs sont différentes, en plus...
Il avait goûté à un semblant de liberté qu'il n'avait jamais connu jusqu'alors, puisque sa vie avait été prise en charge dès la sortie de l'enfance. Si c'était à refaire, il referait tout exactement pareil, bien sûr. Qu'on ne se méprenne pas, il ne regrettait absolument rien et dès le lendemain, il se mettrait à fond sur son travail, pour être au niveau de ses camarades... Mais néanmois, tout ce temps passé sans être sur le devant de la scène, en ayant les relations qu'il voulait, avec plus ou moins l'attitude qu'il lui plaisait d'avoir... Ca avait été une expérience vraiment agréable à vivre, c'était certain. Il fallait juste se faire à l'idée que c'était désormais fini.
Je suis réellement content d'être là avec vous... expliqua-t-il. Juste un peu déboussolé. Mais c'est ma vie après tout, alors je devrai pouvoir me remettre dans le bain rapidement.
Bien sûr. Et puis si tu as besoin d'en parler, tu n'as que l'embarras du choix !
... mais du pain sur la planche, aussi ! intervintKoki en secouant la tête. Deux bonnes semaines nous séparent du prochain live. Tu sauras apprendre les chorégraphies ? Les paroles ?
Les paroles c'est ok, vous pensez vraiment que j'allais rester 6 mois sans m'intéresser à vos activités ? Lança Jin en souriant. Je suivais tout grâce à Internet. Et j'ai fait en sorte qu'on m'envoie ça. Les chorégraphies, je vous ai déjà bien observé, sur les vidéos qui m'ont été transmises... Je vais travailler dur pour ne pas gêner.
Bon courage ! Fit Koki en souriant à son tour.
... Mais tu ne gênes personne, fit Nakamaru. Quelle idée ! Tu feras à ton rythme, et nous ferons en sorte de te faciliter les choses.
Fais comme tu peux, mais de toute façon je ne suis pas inquiet : tu es travailleur ! Ajouta à son tour Junno, en lui pressant l'épaule.
Jin hocha la tête, réellement ravi de toutes ces marques d'affection... Même s'il manquait une voix à ce tableau, pour bien faire. Une voix qui restait silencieuse. « Je vois... » se dit Jin, « on joue l'indifférence alors, pour le premier acte ? Ca va être gai, tiens !... ». Comme il était du genre fonceur, il prévoyait déjà une séance de remise à niveau, parce s'il y avait bien une chose que Jin avait en horreur, c'était qu'on l'ignore. Ils n'étaient plus des enfants, non ? Pourquoi ne pas parler calmement, mettre les problèmes sur la table et tenter de les résoudre en adultes ? Faire à moitié la tête, à quoi ça sert, franchement ? Parti comme c'était, il allait sûrement s'énerver tout seul... Fort heureusement, une tête familière passa dans l'encadrement de la porte à ce moment là.
Salut tout le monde !
Pi-chan ? Mais on ne voit que toi, aujourd'hui ! S'exclama joyeusement Jin.
Oui ben regarde-moi bien parce que dans 30 secondes, je repars ! S'exclama Yampi en reprenant son souffle, comme il avait courru. J'ai pu me libérer juste un petit moment.
Pour quoi faire ?
Un restaurant ce soir, ça te tente ?
Oui, bien sûr !
Parfait, on se téléphone ! Kamenashi-kun, tu nous suis ? Demanda Yamapi en souriant.
Euh... Non... Non merci, pas cette fois.
Comme il fallait s'y attendre... Yamapi s'apprêtait à répliquer quelque chose... Mais Jin hocha la tête négativement, lui faisant signe de laisser tomber et le leader de NewS partit au pas de course, tout comme il était venu. Les autres connaîssaient assez Jin pour savoir qu'il ne laisserait certainement pas les choses courir plus longtemps. Par un accord tacite, ils allèrent tous voir ailleurs s'ils y étaient, tandis que d'un pas décidé, Jin marcha en direction de Kame. Le voyage l'avait désorienté et rendu vraiment mou... Parce qu'en temps normal, ce petit jeu désagréable aurait duré quelques minutes tout au plus. Il faut croire qu'il se réveillait, maintenant. Il s'assit à l'envers sur une chaise juste en face de lui, et il l'interpella directement pour la première fois de la journée :
Kame... On peut se parler ?
Je n'y vois pas d'objection, répondit l'autre, de façon assez déroutante.
C'est quoi ton problème ?
Réputé pour ne pas donner dans la diplomatie, Jin n'était pas du genre à tourner autour du pot. S'il avait quelque chose à dire, il le disait. Qu'on le prenne bien ou mal, il s'en fichait pas mal. Mais il y avait des approches plus fines, c'était sûr... Le problème était que Jin n'y pensait qu'après. Quant il était 'dedans', rien à faire, il n'y allait pas par quatre chemins. Ca l'exaspérait, de devoir se fatiguer à faire des phrases à rallonge de façon tordue, alors que 3 ou 4 mots font l'affaire aprfois, pour dire ce qui doit l'être. Et Kame avait toujours apprécié ça chez lui, cette franchise que lui n'avait pas... Sauf qu'il n'aimait pas quand ça s'adressait à lui. Il se braqua aussitôt, Jin le vit rien qu'à sa tête. Il décida de se reprendre, pour arrondir les angles :
Désolé, je ne voulais pas le dire comme ça... Juste que je sens que quelque chose ne va pas, et j'aimerai autant qu'on en parle.
Tu sais ce qui ne va pas, alors de quoi tu me parles ?
Ecoute, je reviens, je débarque à peine que tu me fais sentir que tu n'étais pas pressé de me revoir... C'est agréable.
Jin y allait vraiment doucement... Il connaîssait bien Kame, depuis le temps. Pour ainsi dire, il avait grandi avec lui. Il avait suivi sa vie professionnelle évidemment, mais aussi privée. Il lui semblait qu'il le connaîssait par coeur. Et Kame était quelqu'un qui avait une grande fierté. Si on lui parlait mal, si on était brusque avec lui, il se fermait comme une huître, et alors là, bon courage pour l'ouvrir ! Jin était lui aussi d'une grande fierté, et comme il ne voulait pas en arriver là, il prit sur lui de se freiner dès le départ. Un Kame braqué équivaut à la fin d'une discussion.
C'est pas ça...
Alors c'est quoi ?
T'es parti, lâcha subitement Kame.
Mais Kame, j'étais pas partie en vadrouille, j'étudiais ! S'exclama Jin du tac au tac, tant la surprise fut grande.
Il y a la manière.
De quoi ?
Tu es parti très loin !
Oui mais pour apprendre l'anglais, c'est mieux d'aller sur place ! Fit Jin avec une pointe d'ironie.
A ce stade du dialogue, c'était l'incompréhension la plus totale dans les deux camps. Jin ne voyait absolument pas, ou plutôt il avait peur de voir où était le problème... Car c'était évident que Kame ne lui reprochait pas ses études en tant que telles. Kame par contre, se sentait plus hardi et d'humeur à ne pas lâcher le morceau, quelles que soient les conséquences. Car pour lui, pas d'erreur possible : il avait raison. Jin était idiot au point de ne pas voir de quoi il parlait ? Et en plus, il se moquait ? Kame sentit la colère le submerger à tel point qu'il eut presque envie de lui cogner dessus ici-même...
Mais t'es d'un égoïsme hallucinant ! Tu as pensé un peu à nous... A moi ?
A toi ? Répèta Jin, dont, cette fois-ci c'était sûr, le cerveau était partie en promenade.
Quand tu es parti... avoua Kame. Avant, on faisait équipe, on partageait l'affiche...
Justement. Ambitieux comme tu l'es, tu as pu démontrer que tu savais parfaitement faire tenir ce groupe tout seul.
Jin se mordilla aussitôt la lèvre inférieure, parce qu'il venait de dire une connerie. Et il le savait. Il baissa la tête aussitôt, conscient que cette gaffe là, il n'avait pas fini de la payer. D'abord, c'était déplacé de le dire ambitieux -même s'il l'était vraiment-, ce n'est pas en le critiquant que ça s'arrangerait... Et la suite de sa phrase pouvait être interprétée comme un total « je m'en foutisme »... Une sorte de « et bien vous n'en êtes pas morts, non ?! ». C'était faire bien peu cas du sort de ses camarades. Et Kame le prit comme tel. Le problème est qu'il y avait pas mal de choses que Kame ignorait, et que Jin n'avait pas prit le temps de lui expliquer. Et maintenant, Kame n'écouterait plus.
Imbécile ! S'énerva-t-il. Ca a été... Tu es parti comme un voleur, en plus !
De quoi ?!
Tu sais très bien ce que je veux dire ! Nous, t'en avais rien à faire ! Tu es parti, c'était ta décision, pas la notre ! Et pourtant on a tous eu à en supporter les conséquences ! Les fans qui te regrettent, qui disent que c'est moi qui t'aies mis dehors...
Je... Je ne pensais pas... fit Jin en écarquillant les yeux.
C'est ton problème ça, tu ne penses pas assez ! Tu as décidé d'y aller, alors tu l'as annoncé comme ça, comem si tu allais faire un petit tour dans le quartier ! On a appris ça par la presse, en plus ! La presse, tu te rends compte ! Tu es vraiment parti comme un voleur !
Que ce soit son intention ou pas, Kame avait réussi à le faire culpabiliser. Il savait bien sûr, qu'il avait manqué de bien des choses, à son départ : tact, politesse, etc... C'était un peu un coup de tête, et comme toujours, il avait appliqué sa politique : ça passe ou ça casse. Les paroles de Kame sonnaient désagréablement justes... En plus, il apprenait sans ménagement le tort que son départ brutal avait causé à ses amis, Kame en tête. Personne ne lui avait dit ça ! Que ce soit le manager, eux ou Yamapi, tout le monde disait que tout allait bien... Ce que Kame disait là, cet aperçu de la situation qu'il laissait, Jin en était réellement abassourdi et effrayé. Et il cessa d'être un peu arrogant, pour baisser le ton... Il n'allait pas s'excuser, non, car Kame ne savait pas tout... Mais enfin, il sentit qu'il fallait faire profil bas...
Il y a eu des fuites, mais bien sûr que j'aurais aimé vous le dire avant... mais je ne savais pas comment m'y prendre.
Et tu viens prôner la franchise alors que tu ne sais pas parler à tes amis ?... lâcha Kame en le regardant avec tant de mépris que Jin se sentit très mal tout à coup.
Kame...
Et 6 mois sans une nouvelle ! Pas un coup de fil, ni même un mail, rien ! Et je voyais les autres raconter que tu les appelais souvent, tu leur écrivais... Ca et... la conférence de prese, à ton départ... Je ne peux pas te pardonner tout ça !
La conférence pour annoncer son départ... Ca, Jin ne pouvait le nier : son attitude avait été plus que limite. Un enfant gâté n'aurait pas agi autrement. Il était parti après avoir été désobligeant envers Kame, et en public aussi. Sans une excuse, en ignorant même les questions de son ami... Et le pire, c'est qu'il ne savait pas pourquoi. Ou plutôt, il n'avait pas envie de savoir. En bref, il était le con de l'histoire, et il aurait été intelligent de donner raison à Kame. Mais ça, c'était une autre paire de manches... Et de toute façon, Kame décida que la journée était finie en ce qui le concernait, et il partit aussitôt. Ueda vint aussitôt voir si Jin avait besoin d'aide, tandis que Junno tenta de rattraper leur camarade... Mais tous pensaient bien que la journée s'arrêterait là. Un pot pour le retour de Jin fut prévu le lendemain soir, et en attendant que Yamapi ne l'appelle, Ueda emmena son ami boire un café, dans l'espoir de le faire parler un peu...
