Merci pour vos messages. Avoir vos réactions est un vrai bonheur et me permet de voir comment fonctionnent les différents leviers que je mets dans cette histoire^^ Un merci aux Guests, je ne peux vous répondre personnellement :/ Troisième chapitre, comment fini ce samedi ?
Bref, vous l'aurez compris, n'hésitez pas à me laisser des commentaires, c'est plus parlant que le nombre de vues pour se faire une idée de comment est perçue mon histoire !
Disclaimer : Les personnages et le cadre sont la propriété du producteur Jeff Davis. Le reste est de mon imagination.
Spoiler : L'histoire se situe début saison 2 que je réarrange à ma convenance.
Rating : M, pour le Sterek et le Danny / Isaac (Slash / Yaoï), la violence et le langage parfois mature. Liaisons homme / homme. Lime à Lemon suivant les chapitres.
Diffusion : Comme toujours, vous pouvez trouver ce chapitre illustré de FanArts appropriés sur mon blog : fantasy stories wordpress
Special thank : mes deux bêta-lecteurs Mykomi et Peyrez
Dimanche sportif
Nota : le texte en italique est dit en français, l'action se situant aux USA, les dialogues sont censés être dit en anglais.
La troupe d'amis alla traîner autour du lac, se dispersant par petits groupes. Tous sourirent quand ils virent Danny et Isaac partir de leur côté. Heureux que les deux jeunes gens arrivent progressivement à se rapprocher. Erica et Boyd se baladaient main dans la main tranquillement au bord du lac. Scott accompagné de Stiles, Allison et Lydia étaient partis faire le tour de l'étendue d'eau dans l'autre sens. Derek, qui était resté près de leurs affaires, les voyait agiter les bras pour ponctuer leurs discutions de gestes expressifs. Il écoutait distraitement leurs conversations qui étaient surtout menées par Lydia, donc inintéressantes aux yeux du lycan. Mais il restait tout de même à l'écoute. Peut-être glanerait-il des informations sur ce nouveau qui l'intriguait fortement.
– Allison, il faut à tout prix que tu ailles voir cette robe ! Elle est faite pour toi, assura Lydia en articulant de manière exagérée.
– J'ai bien assez d'affaires, répliqua la brune. Et je ne suis pas sure que papa soit d'accord. Dans cette boutique, les fringues valent un œil.
– Oh ! Ta famille peut se le permettre, non ?
– Peut-être, mais il regarde quand même aux dépenses, répondit Allison.
– Au fait Stiles, pourquoi tes oncles et toi êtres venus aux States ? Demanda Scott.
– Pour leur travail. Pierre est architecte et Marc fait dans l'import-export, expliqua le français.
– Cela ne marchait pas en France ?
– Si, mais ils avaient envie de voir d'autres horizons. Et j'ai suivi.
– Je t'assure que ce bleu azur t'irait à merveille, poursuivait Lydia.
– Stiles cela te dit de passer chez moi demain? On pourrait se faire des parties de jeu vidéo ? proposa Scott.
– Si tu veux, dans l'aprèm, je ne suis pas libre le matin.
– Grasse matinée ? questionna Scott en souriant.
– Non, je cours.
– Tu cours ? interrogea Scott.
– Je fais du jogging si tu préfères.
– Ah ! Le fameux esprit sain dans un corps sain !
– Ha ! Ha ! Oui tout à fait.
Le petit groupe revint doucement vers Derek. Erica et Boyd étaient étendus dans l'herbe non loin de lui. Cette fin d'après-midi était agréable. Scott et Stiles se taquinaient mutuellement. Tous sentaient que le jeune loup appréciait beaucoup le français. C'est vrai qu'il était drôle, un peu bavard mais agréable. Il maitrisait tout de même un certain art du sarcasme. C'était si bien enveloppé, que nul ne s'en offusqua. Danny et Isaac revinrent à leur tour, main dans la main. Personne ne fit de commentaires. Toutefois, Lydia ne put s'empêcher d'afficher une moue satisfaite. Chacun savourait le calme de cette journée paisible. Le portable de Stiles vibra dans la poche de son jean. Il lut le message qu'il venait de recevoir sans remarquer que Derek l'observait. Le rythme cardiaque du jeune homme ne varia pas en lisant le message, ni quand il parla.
– Bon ! Je dois rentrer, désolé ! dit Stiles.
– Ah pourquoi ? demanda Scott.
– Mes oncles ont besoin de moi.
– Un samedi ! Ils ne te laissent aucun répit ! Je te ramène, poursuivit Scott.
– Non, c'est gentil, mais ils m'attendent déjà au parking. Salut tout le monde! À demain Scott. Vers quelle heure ?
– Comme cela t'arrange, je ne bougerai pas.
– Ok ! Super journée, faudra recommencer !
Stiles prit son pull posé au sol et partit en direction du parking. Une fois qu'il fut hors de leur vue, le groupe recommença à discuter. Les conversations portèrent sur leur nouvel ami. Scott était aux anges. Il sentait que les choses collaient parfaitement avec le français. Lydia le trouvait classe et mignon. Seul Derek ne disait rien, se demandant pourquoi la voiture qu'il avait entendue arriver juste avant que le portable de Stiles vibre, mettait autant de temps pour démarrer et repartir. Surtout qu'à part un « Salut ! » de la part de Stiles, aucun autre mot ne fut échangé entre les occupants du véhicule. Peut-être regardaient-ils une carte. La voiture démarra quelques minutes après.
OoOoO
Le lendemain matin Derek se leva de bonne heure et partit courir dans la forêt. Il avait garé sa Camaro non loin du manoir des Hale. Depuis son retour, il ne pouvait s'empêcher de roder sur la propriété de sa famille. À la recherche de vieux fantômes ? Toujours est-il qu'il était indécis quant à quoi faire de cette bâtisse en ruine. Elle avait pour lui un caractère presque sacré et il avait toujours viré manu militari les intrus qui avaient osé s'aventurer autour de la maison de son enfance. Vêtu d'un bas de jogging noir et d'un maillot gris, il se mit à courir. L'effort lui faisait du bien, sentir ses muscles de délier, ses appuis fermes sur le sol le faisait se sentir vivant. Il courait en dehors des sentiers, là où aucun humain ne venait.
Alors qu'il courait depuis une quarantaine de minutes, il entendit des voix. D'instinct il se camoufla, n'ayant pas envie de croiser d'éventuels chasseurs. Trois hommes se rapprochaient, à leur rythme cardiaque, il en déduisit qu'ils couraient également. La vitesse de leurs pas, lui indiqua une cadence soutenue. Les trois hommes débouchèrent dans la clairière qui s'étendait en contrebas de l'endroit où se trouvait Derek. Il reconnut immédiatement Stiles et ses deux oncles. Les trois français semblaient faire une pause. Stiles prenait son pouls. Ils étaient tous trois dans une tenue similaire à celle du lycan. L'aîné des oncles, Marc, si Derek avait bien saisit les explications de Stiles la veille, était le plus large d'épaule et pouvait presque rivaliser avec le jeune Hale coté masse musculaire. Pierre était plus fin, mais son tee-shirt révélait chacun de ses muscles. Ils devaient être légèrement plus jeunes que Peter. Stiles était bâtit comme Pierre, tout en finesse. Oui, ils étaient sportifs dans cette famille, pensa le loup. Cette clairière était loin de tout chemin forestier. Le sol aux alentours était assez accidenté et demandait des efforts à celui qui voulait le parcourir. Terrain d'entrainement privilégié de Derek. Les trois hommes ne semblaient pas être essoufflés par l'effort. Sans vraiment comprendre ce qu'ils se disaient, Derek devina que Pierre et Stiles semblaient se chamailler pour savoir lequel des deux devait faire une quelconque corvée.
– C'est à ton tour ! couina Stiles.
– Non ! Hier tu as sauté ton tour, donc c'est à toi, répliqua Pierre.
– Pas de ma faute si on a atterri dans une pizzeria !
– Justement, cela ne compte pas !
Derek écoutait la discussion entre le neveu et l'oncle, se fiant aux intonations de leur voix et à leur rythme cardiaque. L'adulte ne réprimandait pas vraiment le plus jeune. L'affection entre eux était palpable. Alors que les deux argumentaient ferme pour échapper à la corvée, Derek aperçut l'aîné qui ramassait furtivement une branche de bois au sol, de la taille d'une lance. Il était dans le dos de Stiles. Lentement, il arma son bras et balaya devant lui de toutes ses forces. Le coup aurait atteint Stiles aux côtes, si celui-ci n'avait pas sauté en l'air, prenant appuis sur les épaules de Pierre qui se tenait devant lui. L'adolescent tendit les pieds pour toucher l'aîné qui avait essayé de le prendre en traître. Trop lent, le plus âgés des français avait déjà reculé d'un pas. Stiles retomba sur ses pieds, genoux fléchis en position de combat. Fini le babillage sur la corvée de repas. Les deux oncles tournaient autour de leur neveu. Un combat, peut-être amical, mais sans retenue s'engagea. Les prises d'art martial se succédaient. Les oncles attaquaient tour à tour, ne laissant aucun répit au plus jeune qui devait constamment bouger, esquiver, feinter et attaquer. Derek comprenait pourquoi le jeune homme avait réussi à maîtriser Scott et failli le battre lui-même, s'il subissait un pareil entrainement hebdomadaire. Le lycan entendait les impacts des coups qui arrivaient à passer, se demandant comment le jeune arrivait à tenir le rythme, à encaisser. Il répondait à chaque coup de pied, coup de poing. Leurs gestes étaient précis, efficaces. Le combat était beau à regarder. À un moment, Marc arriva à placer un coup de pied. Stiles le prit en plein abdomen. Le coup l'envoya rouler au sol sur plusieurs mètres. Il resta immobile le nez dans les feuilles. Malgré lui, Derek fut un instant inquiet. Quelle famille pouvait imposer un tel entrainement à un adolescent ?
– Stiles, inutile de faire le mort, tu as la bouffe à faire ! scanda Pierre.
Derek entendit parfaitement le soupir du jeune homme et le vit se relever en se massant le ventre.
– Mais sérieux quoi !
– Cela t'apprendra à être plus rapide. Ils ne vont pas t'attendre lors d'une compétition !
– Bon on continue les papys ? dit Stiles qui s'éloignait en petites foulées comme si de rien était, en se frottant tout de même l'abdomen par intermittence.
– Tu vas voir qui sont les papys ! répliqua Pierre en riant.
Quand il ne les entendit plus, Derek repartit en direction du manoir et de sa voiture. La veille, Stiles avait dit qu'il était en niveau national, cela collait avec l'entrainement intensif que lui faisaient subir ses oncles. Le jeune homme, bien que malmené par les deux adultes, n'avait pas perdu sa bonne humeur. Alors qu'il arrivait aux abords du manoir, il entendit de nouveau les voix des français. Ceux-ci arrivaient en sens inverse. Trop tard pour passer en mode furtif, le plus jeune l'avait repéré et lui faisait un signe.
– Hey ! Salut Derek.
– Bonjour Stiles, dit le Lycan.
Stiles présenta ses oncles et expliqua comment il avait rencontré Derek. Les deux français serrèrent la main du loup d'une poigne forte et franche.
– Punaise ! J'adore cette bâtisse s'exclama Pierre.
– Ah non ! Tu ne vas pas recommencer ! couina Stiles. Devant le haussement de sourcil interrogatif de l'alpha, il poursuivit. Pierre est architecte et son hobby ce sont les vieilles maisons en perdition…
– Sérieux, elle a dû être magnifique ! Cette beauté m'appelle ! reprit le plus jeune des oncles.
– Pierre ! Revient, elle va te tomber sur la tête ! Et puis cela appartient surement à quelqu'un ! cria Stiles à son oncle qui s'avançait déjà vers le manoir.
– Hum… Ce n'est pas faux ça, elle doit appartenir à quelqu'un marmonna Pierre, se retournant vers Derek, il demanda : Par le plus grand des hasards, vous ne savez pas qui est le propriétaire de cette merveille ?
– Merveille ?! Mais c'est une ruine ta merveille ! s'écria Stiles.
– J'en suis le propriétaire, c'est, enfin c'était la maison de ma famille, dit doucement le lycan.
– Oups, j'ai gaffé je crois, bafouilla Stiles embarrassé. Je ne voulais pas te vexer en…
– Pas de soucis, c'est effectivement une ruine, reprit Derek amusé de voir la confusion du jeune homme qui avait parlé trop vite.
– Cela vous ennuie si je jette un coup d'œil ? sollicita Pierre.
– Pierre ! N'embête pas mon ami !
– Pas de soucis, faites juste attention où vous mettez les pieds, accorda Derek, surpris d'être instantanément entré dans la catégorie ami de Stiles.
L'architecte entra donc dans le manoir, suivit de Marc, Stiles et Derek. Il passait de pièce en pièce, poussant des exclamations dignes d'un gamin dans un magasin de jouets. À chaque fois Stiles secouait la tête, exaspéré par le côté enfantin de son oncle. « Pire qu'un gosse » chuchota-il au lycan, quand son oncle inspecta l'étage.
Au bout de vingt minutes, l'architecte avait fait le tour complet du manoir. Il regardait Derek d'un air songeur.
– Il y a quoi ? Je n'aime pas quand tu fais cette tête ! demanda Stiles.
– L'incendie qui a ravagé cette maison est d'origine criminelle ? questionna doucement Pierre.
Derek ne put s'empêcher de serrer les mâchoires. Le français avait vu juste.
– Des morts ? reprit-il fixant le loup dans les yeux.
– L'intégralité de ma famille à part deux de mes sœurs et un de mes oncles… répondit Derek à voix basse.
– Je vois, désolé de t'avoir rappelé cela.
– Vous ne pouviez savoir.
– Non en effet, nous sommes à Beacon Hills depuis trop peu de temps pour connaitre les tragédies de l'endroit. Je suppose que la question de la reconstruction est délicate ?
– Je ne comprends pas, répliqua le Lycan.
– C'est souvent le cas pour des vieilles maisons chargées d'histoires. Les vivants hésitent entre tout raser, ou reconstruire, dit Pierre en regardant la façade ravagée.
– Honnêtement je ne sais pas ce que je vais en faire, répondit Derek.
– Bien sûr il y a le problème du coût…
– Cela ne serait pas le problème. Une de mes sœurs est décédée depuis. On peut dire que je suis le principal héritier de ma famille…
– Derek… N'hésite pas à être franc, comme le dit Stiles, avec les vieilles demeures je m'emballe vite et me mêle souvent de ce qui ne me regarde pas, reprit Pierre.
– Je confirme ! enchérit Stiles.
– Est-ce que tu verrais une objection à ce que je me penche sur le problème de reconstruction ? demanda Pierre.
– Et voilà, il recommence ! couina Stiles.
– Je n'ai pas encore beaucoup de travail en ce moment, comme nous venons juste d'arriver. Cela m'occuperait l'esprit et j'avoue que cette bâtisse m'inspire, elle a une âme, continua Pierre sans tenir compte de l'interruption de son neveu.
– Bien…
– Je ne demande pas d'argent, juste un libre accès à la maison pour faire le métrage et prendre des photos pour constituer un dossier. Cela ne t'engagerait à rien.
– A peine, tu lui forces la main ! objecta Stiles.
– Tais-toi un peu Stiles! reprit Pierre. Quand j'ai fini, on peut discuter du projet. Comme reconstruire à l'identique, modifier l'agencement. Ensuite, je te donne tout le dossier sans contrepartie. Sauf évidemment, si tu décides de reconstruire, je te demanderais quelques compensations pour les plans. Je suis bon marché, finit-il avec un clin d'œil.
Derek réfléchit un moment à la proposition du français. De la même manière que sa meute vis-à-vis de Stiles, il avait l'impression de pouvoir lui faire confiance. Après tout, il ne s'agissait que d'un accès à la maison. Il n'avait aucune affaire personnelle à l'intérieur, la maison était à tous vents. Le loup se disait aussi, que bosser sur les plans de cette maison, pourrait le forcer à affronter ses vieux démons. Il accepta donc la proposition de Pierre.
– Super ! dit celui-ci. Comme ça, quand tu passeras à la maison pour qu'on discute, tu pourras goûter à la super cuisine de Stiles.
– Et pourquoi cela serait forcément à mon tour de cuisiner ? répliqua l'intéressé.
– Parce que tu meures d'envie de montrer à ton ami de quoi tu es capable, rétorqua Pierre en riant. C'est un vrai cordon bleu, bon à marier rajoute-t-il en aparté à Derek.
Stiles marmonna des mots incompréhensibles, signifiant son mécontentement.
– Ce n'est pas tout, faut qu'on rentre, je dois voir Scott moi cet après-midi.
– Ok, ok, dit alors Marc, qui n'avait jusque-là pas participé à la conversation.
Derek échangea son numéro de téléphone avec l'architecte et les regarda partir. Se retournant vers le manoir, il se murmura à lui-même : Reconstruire ? Pourquoi pas ?
Cinq cents mètres plus loin, un adolescent courait, accompagné de ses deux oncles, un grand sourire aux lèvres.
Une petite review pour me donner votre impression ?
