Bonjours tous le monde!
Note de l'auteur : Et voilà, je suis très en retard sur la mise en ligne de ce nouveau chapitre. Mais le mois de Mai est un mois très charger pour moi, je suis vraiment désolé mais je vais essayer de publier le prochain chapitre ce mois-ci :D. Dans ce nouveau chapitre, qui est assez court, je dois l'avouer (maudite soit mes pannes d'inspirations T-T). Vous allez commencer à découvrir le caractère de Charlotte. J'ai essayer aussi de donner un peu plus de caractère au texte, comme je lis énormément en ce moment, sa me donne de nouvelles idées de phrases, j'espère juste que sa ne perturbera pas la lecture et que vous aimerez toujours cette histoire. L'enterrement approche et la fin de la vie bien calme de Charlotte se profile à l'horizon.
Je tenais à remercier D-esca et Aurore-du-Matin pour leurs commentaires encourageant, c'est grâce à vous que j'ai pu écrire la suite. J'espère que ce nouveau chapitre ne vous décevra pas.
Pour ce chapitre, je n'ai pas mis de petites paroles de musique pour la simple et unique bonne raison, que ma playlist ne comportait pas de musique assez satisfaisante pour avoir quelques phrases dedans. Si il y a des fautes d'orthographes, de grammaire et de conjugaison, je m'en excuse d'avance, il se peut que même après maintes relectures certaines m'échappent. Sinon je vous laisse avec le chapitre 3 de cette fanfic. N'hésitez pas à commenter, un petit mot, même un petit coucou fait toujours plaisirs à lire, je ne mords pas :D.
Disclaimer : L'univers de cette fiction ne m'appartienne pas, seul les OC m'appartiennent!
Rating : T
je vous souhaite une bonne lecture!
Emy
3
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Deux jours passèrent, avant que sa famille aille des nouvelles du MI6. Ce jour-là, Charlotte lisait dans le divan, son grand-père était parti dans son atelier situé au fond du jardin. Sa grand-mère faisait le ménage au premier étage, Charlotte entendait le bruit que faisait le vieil aspirateur qui étouffait de plus en plus au fils des ans. Sa grand-mère, avait refusé, catégoriquement, que sa petite-fille l'aide dans cette tâche.
La peine qu'elle avait ressentie après l'annonce du décès de sa mère s'était adoucie, mais elle ressentait une légère rancœur envers sa mère et de la colère envers la personne qui avait mis fin si rapidement à la vie de celle qui lui avait donné la vie.
Une sonnerie résonna dans le salon.
Sachant qu'elle était seule en bas, que sa grand-mère n'entendrait pas la sonnerie, elle déposa son livre sur le divan, se leva dans un mouvement souple et prit le combiner du téléphone fix.
- Allô! dit Charlotte un peu trop rapidement à son goût.
- Allô! Est-ce que je suis bien chez la famille Smith-Lieimin? demanda une voix féminine.
- Oui! Je suis Charlotte, leur petite-fille, dit-elle doucement.
- Bonjour miss Lieimin, je suis Eve Moneypenny, la secrétaire de M, je travaille pour le MI6.
- Bonjour, miss Moneypenny, dit Charlotte.
- Ne quittez pas miss Lieimin, s'empressa de rajouter miss Moneypenny.
Elle entendit des voix d'hommes venant surement du MI6. Puis la voix de miss Moneypenny parler en fond, cette dernière mentionna son nom et l'homme dit quelque chose qu'elle ne comprit pas.
- Désolé, miss Lieimin pour cette attente, s'excusa miss Moneypenny. Je vais vous mettre en ligne directe avec M.
- Ce n'est pas grave. Bien, dit-elle sans pouvoir en rajouter davantage.
Elle entendit une petite musique, elle comprit que miss Moneypenny, l'avait mise en attente. Charlotte regarda le vieux meuble en chêne, étudiant les contours en attendant que la musique s'arrête.
- Miss Lieimin, bonjour! M à l'appareil, dit-il d'un ton froid.
Charlotte sursauta en entendant la voix du chef du MI6, elle lâcha un instant la combinée qu'elle rattrapa de justesse avant que ce dernier ne touche le sol. Elle respira profondément et remis le combiner contre son oreille.
- Bonjour... Monsieur, dit-elle surprise.
- Vos grands-parents ne sont pas là? demanda-t-il.
- Non, désolé, ils sont occupé en ce moment, dit-elle en recommençant à étudier le bois du meuble.
- Je ne pensais pas devoir vous l'annoncez moi-même, mais sachez que vous allez pouvoir vider l'appartement de votre mère, l'équipe à terminer de fouiller l'appartement, dit-il de ce même ton froid.
- Ah...euh... Bien, je préviendrais mes grands-parents, dit-elle. Avez-vous des nouvelles, pour le rapatriement du corps de ma mère?
- Comme je vous l'ai expliqué, miss Lieimin, il y a les procédures administratives qui sont en cours.
- Ah oui, c'est vrai, dit-elle un rien déçue par son ton vague.
- Sachez que je m'excuse du temps d'attente pour vous et votre famille, dit-il sur un ton plus doux. Mais d'après les nouvelles qui nous arrivent du Brésil, le corps de votre mère sera de retour sur le sol Britannique dans quatre jours.
- Merci pour vos informations, dit-elle soulagé par cette nouvelle. Je préviendrais mes grands-parents dès que possible.
- Bien, dit-il de manière plus autoritaire mais toujours avec ce ton doux. Je vous souhaite une bonne journée, miss Lieimin!
- Bonne journée à vous aussi, monsieur, dit-elle sur un ton un peu plus enjoué.
Elle n'eut pas le temps de le remercier davantage pour ses informations, qu'il avait déjà raccroché.
La jeune femme, déposa la combinée sur son socle et prit une profonde inspiration. Charlotte se sentait un rien ébranler, elle n'en comprenait pas la raison, son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine. Est-ce que c'était la voix du chef du MI6 qui avait provoqué ce drôle de comportement, elle n'aurait su le dire. Mais elle était sûre d'une chose, dans quatre jours le corps de sa mère serait rapatrié. Mais dès à présent, elle allait pouvoir vider son appartement. Dans un sourire mêlant joie et tristesse, elle se dirigea d'un pas rapide vers la cage d'escalier, pour prévenir sa grand-mère des dernières nouvelles.
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Charlotte remplissait l'un des cartons de verres, prenant soin de les envelopper dans du papier journal, pour éviter que le choc du transport ne les casses. Son amie Amanda, était venue l'aider dans cette tâche dès le lendemain matin, prenant ainsi quelques jours de congé pour aider la jeune femme dans ce moment particulièrement pénible. Charlotte, lui avait avouer au téléphone, que retourner dans l'appartement de sa mère et le vider complètement de ses affaires, allait être une épreuve particulièrement désagréable pour elle. Quoi de plus naturel, sa mère était morte depuis presque une semaine, la tristesse même apaisée, la faisait encore souffrir.
Sa grand-mère, vidait le dressing avec Amanda, cela faisait déjà quatre jours qu'ils vidaient l'appartement. Son grand-père, descendait les premières caisses avec le fils de son ami, Arnold Newman, Ian Newman. Il était grand, des cheveux brun foncé rasé jusqu'au crâne, des yeux bruns sombres, il était plutôt bien bâti pour un jeune homme de l'âge de Charlotte. Amanda, le dévorait du regard lorsque ce dernier, entrait et sortait d'une pièce. Charlotte connaissait Ian depuis l'enfance, il avait toujours été très timide avec les filles, du moins dans son souvenir d'enfance, mais il semblait à la jeune femme que l'adolescence et son travail de plombier l'est complètement changé. Ce nouveau Ian, la mettait mal alaise. Elle le trouvait pas mal, mais n'était pas intéressée par ses biceps. Non, depuis le décès de sa mère, elle n'avait pas prêté plus attention que cela aux hommes autour d'elle. Quand Amanda lui avait demandé comment était le chef du MI6? Elle n'avait pas su répondre à la question de son amie. Elle n'avait pas fait attention à lui, le jour de sa visite chez ses grands-parents, le chagrin et la fatigue avait eu raison d'elle.
- Charlotte, appela Amanda depuis la chambre à coucher.
- Charlotte Lieimin, n'est pas là pour le moment. Veuillez laisser un message après le bip... BIP, chuchota-t-elle à elle-même.
- Je t'ai entendue. Tu pourrais venir dans la chambre deux minutes, s'il te plaît?
Charlotte interrompit la tâche qu'elle était en train d'accomplir, se dirigea vers la chambre, en essayant tant bien que mal de ne pas regarder autour d'elle. Il y avait beaucoup trop de souvenir de sa mère dans cet appartement. Devant la porte de la chambre à coucher, Amanda tournait sur elle-même, avec sur elle, la robe moulante décolleté, de couleur rouge qui appartenait autrefois à sa mère. La robe lui allait à ravir, ça soulignait les courbes sensuelles de son corps et sa cascade de cheveux blonds, venait renforcer l'effet. Comparée à elle, Charlotte ressemblait à une fille banale, sans aucun attrait de séduction.
- Alors? demanda Amanda.
- Elle est ravissante sur toi, dit Charlotte avec un léger tremblement dans sa voix.
La jeune femme, repensait à toutes les fois où sa mère avait porter cette robe, dont sa remise des diplômes et ne pût empêcher les larmes de couler. Plus jamais, elle ne verrait sa mère porter cette robe, n'entendrait le son de sa voix, ne la ramènerai chez elle lorsqu'elle était saoule. Devant la détresse de Charlotte, Amanda la prit dans ses bras.
- Je ne pensais pas que cela te ferait si mal de me voir dans cette robe, s'excusa-t-elle. Je peux la bouger si tu veux.
Amanda essuya les yeux de Charlotte, d'un geste léger du pouce. Une chance pour Charlotte, cela faisait une semaine qu'elle ne portait plus de maquillage et elle ne s'en inquiétait pas davantage.
- Non garde là. Elle ne s'en formalisera pas, là où elle est.
- Tu devrais te reposer un peu, dit son amie inquiète.
- Non, je vais bien! Ne t'inquiète pas pour moi!
Amanda n'était pas dupe.
Elle connaissait assez son amie pour savoir quand elle mentait, mais n'insisterait jamais, si Charlotte ne voulait pas en parler.
- Vous devriez regarder les vêtements et choisir ce qui vous plaît les filles, dit sa grand-mère. Je pense qu'Elizabeth, n'aurait pas voulu que nous les jetions à la poubelle.
Amanda entraîna son amie dans la chambre, essayant certains vêtements, se moquant de l'apparence de l'une et l'autre.
Une heure d'essayage plus tard, les deux jeunes femmes regardèrent chacune leur tas, vêtements, chaussures et les bijoux de sa mère avait a été répartis sur les deux tas, le reste avait été déposer dans un sac poubelle qui irait aux plus démunis. Le tas d'Amanda, était celui ou se trouvait les affaires les plus sexy que sa mère avait possédées, tandis que celui de Charlotte était plus variés.
- Ça sent le laisser aller, ton tas, dit Amanda en analysant le tas de son amie.
Charlotte n'eut pas le temps de répondre à sa remarque qu'elle entendit la voix de son grand-père résonner depuis le hall d'entrée situer deux étages plus bas.
- Bonjour, monsieur Mallory! Que nous vaux le plaisir de votre visite.
Charlotte reconnus la voix grave du chef du MI6, lorsque celui-ci répondit à son grand-père. Elle se dirigea vers la fenêtre. Son cerveau avait enregistré sa voix, bien malgré elle. La posture droite du chef du MI6, était reconnaissable, même depuis le deuxième étage. Charlotte avait l'impression qu'il y avait quelque chose de changer, elle n'aurait su dire quoi. Amanda se glissa derrière elle, à ne pas feutrer.
- Donc voilà à quoi ressemble, le chef du MI6 en vrai, c'est autre-chose que sur la photo dans le journal.
Charlotte sursauta et donna une légère tape sur le bras de son amie, comprenant l'insinuation secrète dans sa voix.
- Veux-tu bien arrêter tes sous-entendus?
- Ce n'est pas moi, qui dévore monsieur MI6 du regard, répondit-elle amuser. Mais je dois bien avouer qu'il est plutôt bel homme.
Charlotte regarda son amie d'un regard interloqué.
- Mais ce n'est pas mon type d'homme, renchérit Amanda. Trop âgée!
- Ton type d'homme, c'est le genre Ian, c'est ça! Tout dans les muscles, rien dans la tête. Et je ne le dévore pas des yeux!
- Non, juste un peu.
- En tout cas, si j'avais une trentaine d'années en moins, je n'hésiterai pas, dit sa grand-mère dans un sourire.
- De qui parlez-vous, madame Lieimin?
- De ses deux apollons, ils ont chacun leurs charmes.
Charlotte continuait de fixer M, elle ne l'aurait pas qualifié d'Apollon, mais il avait ce petit quelque chose qui le rendait séduisant. Son grand-père, parlait avec lui, il affichait un air autoritaire et le sujet de conversation semblait des plus sérieux. C'est alors que M regarda dans leur direction. Il n'avait ni lever la tête, ni bouger d'un cil, il avait juste lever les yeux. Comme s'il savait qu'elles étaient là, à l'observer. Dans tous les romans à l'eau de rose qu'elle avait pu lire, cela se produisait toujours ainsi, avec une nuance, qu'ils tombaient sous le charme l'un de l'autre. Mais c'était la réalité, et rien ne se passait comme dans les romans. Voyant que M regardait ailleurs, son grand-père regarda dans leur direction et entraîna le chef du MI6 dans son sillage. Charlotte s'éloigna de la fenêtre, prit un sac-poubelle pour mettre ses nouvelles acquisitions dedans. Pourquoi, n'avait-elle pas prêté plus attention à cet homme la première fois? Elle se souvenait juste de la fatigue, la tristesse et aussi de sa colère. Mais certaines émotions étaient passé. Et maintenant? Elle commença à faire le pour et le contre, homme plus âgée qu'elle, surement marié, avec des enfants. Elle pouvait déjà laisser tomber. son cœur qui avait accéléré le rythme, se calma de lui-même face à cette constatation, fort probable.
- Chérie, Charlotte, nous avons de la visite, annonça son grand-père depuis la pièce voisine.
Amanda éclata de rire.
- Oui, Charlotte, ça sonne comme : devine qui est là? dit-elle entre deux rires.
- Veux-tu bien te calmer? demanda Charlotte en rigolant à l'allusion cachée derrière sa phrase.
Charlotte quitta la chambre, Amanda sur ses talons. Dans le salon, sa grand-mère accueillait déjà M, dans un sourire chaleureux. Il restait droit, mais souriait légèrement. L'effet de contagion avait commencé chez lui, l'un des grands super-pouvoirs de sa grand-mère, donner le sourire même quand les situations sont graves. Lorsqu'il posa son regard sur elle, il garda pendant un instant ce sourire. Charlotte, ignora l'accélération des battements de son cœur, face à ce sourire.
- Miss Lieimin, dit-il en lui serrant la main.
- Monsieur M, dit-elle doucement.
- Mallory, dit-il d'une manière plus douce.
Elle lâcha la main de M, souriant comme une idiote pendant deux petites minutes. C'était donc son nom de famille?!
- Avez-vous des nouvelles pour le rapatriement du corps de ma mère? demanda Charlotte (Amanda lui serra la main à son tour).
- Voudriez-vous un rafraîchissement? demanda soudain sa grand-mère.
Charlotte, regarda sa grand-mère qui lui intimait de faire asseoir leur visiteur. M semblait un rien surprit.
- Non merci je ne reste pas, dit-il calmement. Je suis venus vous annoncez que le rapatriement du corps d'Elizabeth Lieimin était en cours.
L'atmosphère devint plus pesante. L'annonce du rapatriement du corps de sa mère, avait fait tomber l'ambiance légère qui s'était installée durant ses derniers jours. La réalité, avait repris sa place, plus dure qu'elle ne l'avait été par le passé.
- Oh, dit sa grand-mère dans un souffle
Son mari vint se placer auprès d'elle, la soutenant légèrement. Amanda avait fait pareille pour Charlotte, cette fois elle était soutenue.
- Nous allons pouvoir faire les funérailles dès que possible, dit son grand-père. Vous y serez convié ainsi que les membres du MI6 qui connaissaient Elizabeth.
- Ce sera un honneur de rendre un dernier hommage à votre fille, monsieur Lieimin.
- Bien! Si vous voulez bien nous excuser, dit-il en entraînant sa femme dans la chambre.
Charlotte les regardait s'éloigner. La tristesse avait à nouveau gagné sa grand-mère, même elle la ressentait à nouveau. Elle s'éloigna d'Amanda et regarda le chef du MI6. Toujours cette posture droite, il avait mis les mains dans les poches de son pantalon classique noir.
- Je m'excuse pour la tristesse que cela vous inflige, dit-il doucement.
- C'est un mal nécessaire dans le processus de deuil, dit-elle doucement. Je vais vous raccompagner jusqu'à votre voiture. Je suppose qu'il n'y a rien d'autre à ajouter.
- Non, ce sera tout, dit-il sérieux. Vous n'êtes pas obligé de...
- Désolé d'insister, lui coupant ainsi la parole, je vais vous raccompagner jusqu'à votre voiture. Amanda, saurais-tu terminer les dernières caisses avec Ian, s'il te plaît?
Charlotte regarda son amie avec une insistance non dissimuler dans le regard. Et son amie comprit très vite le message cacher dans ses paroles.
- Oui, bien sûr, plus vite cela sera fini et plus vite nous sortirons d'ici. Vient Ian, dit-elle en entraînant le jeune homme qui fusillait Mallory du regard.
Charlotte passa devant M, qui la suivit sans dire un mot. La voilà, qui se retrouvait seule avec lui, mais qu'est-ce qu'il lui passait par la tête? Elle sentit son cœur reprendre de plus belle, son cerveau lui ressassait le seul argument sur lequel elle pouvait se raccrocher. Elle s'arrêta un peu avant la porte d'entrée et se tourna vers lui. Il s'était arrêté à une bonne distance d'elle. Parfait, elle aurait les idées claires encore pendant un moment.
- Je suis désolé de vous avoir forcé la main, dit-elle gênée. C'est que j'avais un peu peur qu'Ian ne vous moleste, après la manière dont vous avez annoncé le retour du corps de ma mère. Il n'est pas habitué au protocole en cours lorsqu'il s'agit de l'armée et du MI6.
- Ne vous excusez pas, il est vrai que ce type de nouvelle, n'est pas évidente à annoncer, c'est un peu...
- Comme marcher sur des œufs, termina-t-elle dans un demi-sourire. Et désolé de vous avoir coupé la parole, par deux fois déjà.
Un léger sourire vint éclairer son visage. Charlotte se sentait de plus en plus gênée et même son mantra commençait à perdre de son effet.
- Je suppose que c'était la seule chose pour laquelle vous êtes venus, aujourd'hui.
- Non, l'un des agents à vider le bureau de votre mère, afin de vous éviter le déplacement il ne s'agit que de trois caisses et comme personne ne répondait au téléphone, nous avons supposé que vous étiez parti vider son appartement.
Qu'ils lui disent plutôt, qu'il l'avait surement traqué avec les caméras de surveillance qu'il y avait dans Londres, mais cela n'expliquait toujours pas le pourquoi de sa présence. Charlotte se redressa, croisant les bras comme pour souligner qu'elle ne croyait pas une seule seconde à son histoire, il aurait pu envoyer un agent amener les affaires de sa mère et à la place il se déplaçait. Non, son histoire ne tenait pas la route.
- Vous mentez, dit-elle.
- Pardon? dit-il en reprenant un air autoritaire.
- Vous mentez, répéta-t-elle. Pourquoi les amener vous-mêmes, alors qu'il aurait suffi d'envoyer un agent pour me les amener, soit me téléphoner pour que je vienne les chercher. Auriez-vous peur que je ne révèle les petits secrets du MI6? De toute manière, je n'en ai rien à faire. Alors, pourquoi êtes-vous là, monsieur Mallory ou M?
- Les agents ont autre chose à faire que rapporter les affaires des agents tomber à leurs familles, dit-il plus froidement. Votre grand-père m'a téléphoné, hier, pour me prévenir que vous seriez en train de vider l'appartement. Et ma secrétaire est bien trop occuper pour le moment, pour que je lui rajoute une charge supplémentaire. J'ai donc penser qu'il fallait que je vous amène les caisses avec les affaires de votre mère, moi-même.
- Alors, allons-y! dit-elle en le laissant passer devant.
Il ouvrit la portière arrière de sa voiture de fonction. Il ne lui avait pas menti, trois caisses se trouvaient à l'arrière du véhicule. Elle entra en saisissant la caisse la plus éloignée et la mit sur la suivante et répéta le même exercice pour la dernière. Lorsqu'elle se redressa, elle perdit un peu l'équilibre, mais réussit à se rattraper sans l'aide de quiconque.
- Voulez-vous un peu d'aide? demanda M, en la voyant en difficulté.
- Non ça ira, ce ne sont pas trois caisses qui me font peur.
- Et comment comptez-vous ouvrir la voiture de votre grand-père, avec les bras charger?
Charlotte se tourna.
Qu'avaient donc les hommes plus âgés avec les jeunes femmes comme elle. Pensait-il qu'elle était idiote à ce point? Elle déposa les caisses sur la route, sortit les clés de la poche arrière de son jeans et ouvrit la voiture, profitant ainsi de ranger les caisses sur le siège arrière, lui faisant comprendre, qu'elle ne se laisserait pas faire. Elle était gentille mais sa patience avait ses limites.
- Cela répond à votre question? demanda-t-elle sur un air de défis.
Fermant la portière et la voiture, elle s'avança vers lui, se tenant bien droite, s'il voulait jouer à ce petit jeu avec elle, il risquait de s'en mordre les doigts. Il ne lui répondit pas et c'était mieux ainsi, elle n'avait plus besoin de sa phrase, la colère sourde qui brûlait au fond d'elle suffisait à la tenir debout. Droite et fière.
- Je présume que nous nous reverrons à l'enterrement?! dit-elle toujours en le défiant.
- Oui!
- Merci pour vos informations, monsieurM, dit-elle en lui tendant sa main gauche et il la serra à son tour.
Sa poigne était ferme, il voulait lui réaffirmer son autorité, qu'il ne fallait certainement pas abuser de sa patiente. Tout ça elle le sentit, non seulement dans sa poigne mais aussi dans son regard. Elle n'avait pas fait attention jusqu'à maintenant, mais il avait des yeux bleus incroyables.
- Au plaisir de vous revoir, miss Lieimin, dit-il d'un ton encore froid.
Il retira la main de la sienne. Elle l'observa monter dans sa voiture et démarrer. Son cœur avait repris son rythme endiablé dans sa poitrine. L'adrénaline retombait peu à peu la laissant complètement perdue. Elle avait l'impression qu'elle se tenait à quelques mètres du bord d'une falaise et que personne ne la rattraperait si elle tombait. Lorsque la voiture de M tourna à l'angle de la rue, elle remonta dans l'ancien appartement de sa mère, pour terminer le travail commencé.
