The Only Hope For Me Is You 3

Les yeux de John s'ouvrirent. Il cligna des yeux pour essayer d'obtenir une meilleure image de ce qui l'entourait.

Puis tous les souvenirs lui revinrent et il se retourna dans les couvertures pour voir Sherlock, qui était emmitouflé à ses côtés, respirant profondément et silencieusement, de grosses cernes sous les yeux.

John sourit en observant son meilleur ami … Petit ami ? Partenaire ? Amant ? N'importe lequel de ceux-là en tout cas.

Sherlock frissonna quelque peu dans son sommeil, il avait vraiment l'air mal en point, ses contusions se démarquait sur sa peau pâle et les entailles sur sa joue et sur son menton avait l'air gonflée et douloureuse. Les bords de la coupure sous l'œil de Sherlock était jaune, John se fit une note mentale : Ne pas oublier de donner à Sherlock un antiseptique pour pallier le risque d'infection.

Il leva sa main tremblante et passa le bout de ses doigts sur la joue pâle du détective, presque comme s'il croyait que Sherlock n'était pas vraiment là et que tout cela n'était qu'illusion.

Sherlock était définitivement vivant.

Soit c'était ça, soit ils étaient tous les deux mort.

Les questions se bousculaient dans le crane de John, elle arrivait comme un torrent.

Pourquoi avait-il fait ça ?

Comment avait-il fait ça ?

Qu'est ce qui se serait passé s'il ne l'avait pas fait ?

Est-ce que c'était de cela dont Mycroft avait voulu lui parler ?

Est-ce que Mycroft savait ?

Est-ce que quelqu'un savait ?

Pourquoi pouvait-il soudain revenir après huit mois ?

Comment était-il revenu ?

Pourquoi est-ce que cela avait-il duré si longtemps ?

Est-ce qu'il allait partir ?

Est-ce qu'il allait rester ?

Qu'est-ce qui lui était arrivé ?

Comment avait-il réussit à battre Moriarty ?

Qu'est-ce que les autres penseront ?

Qui était enterré sous la pierre tombale à son nom ?

Mais toutes ses questions n'avaient aucune importance pour John. Finalement ce n'était pas vraiment nécessaire de leur trouver des réponses.

Ce qui importait c'était que Sherlock Holmes soit en vie.

Vivant.

De l'air plein les poumons. Du sang coulant dans ses veines. Des idées lui traversant l'esprit. Son corps qui bouge. Son corps qui bat.

Sherlock Holmes était vivant.

John s'affala dans ses oreillers.

Du thé. Il devrait faire du thé. Non du café. Du café ce serra mieux.

Il s'assit, et se glissa dans le pantalon et le pull qu'il avait jeté la veille.

Il jeta un regard sur son meilleur ami / petit ami / partenaire / amant avant de quitter la pièce.

Il était à mi-chemin entre la cuisine et la chambre quand il entendit un cri provenant de la chambre.

« John ? John ! »

Il accouru dans la pièce, abandonnant le café « Sherlock ? »

Sherlock était assis sur le lit, les draps recouvraient son corps, il se frottait le coté, sous l'estomac.

« Ça va ? » demanda John, en s'asseyant lentement au bout du lit.

« Non. » siffla, entre ses dents serrées par la douleur, Sherlock, en serrant son côté et en grimaçant légèrement.

John passa son doigt le long de l'ecchymose, près de la main de Sherlock. « Qu'est-ce que tu t'es fait ? » murmura-t-il.

« Alek m'a dit que je ne devrais surement pas aller chercher la gâchette de Moriarty. » Sherlock fit une petite pause. « Il avait raison, enfin un peu. »

« Comment est-ce que quelqu'un peut avoir un peu raison ? »

« Eh bien, regarde-moi John. » Sherlock montra ses blessures à John. « Mais si je n'étais pas aller le chercher, je ne serais pas ici avec toi. » expliqua-t-il.

John acquiesça. « Je vois. Donc c'est eux qui t'ont fait ça. »

Sherlock acquiesça, en se tenant toujours le côté « Ouep. »

« Où sont-ils maintenant ? »

« Mort ou en prison, je ne suis pas vraiment sûr. Alek a réussi à me remettre en contact avec Mycroft et une fois que je l'ai ai trouvé, il s'en est occupé. »

« Donc Mycroft savait, que tu étais vivant ? »

« Oh oui, je leur avais demandé, à lui et à Molly, de garder un œil sur toi, mais Mycroft m'a dit que tu ne l'avais pas vraiment accueillit comme prévu. »

« Attends ! » John l'interrompit. « Molly savait que tu étais vivant depuis tout ce temps et elle ne m'a jamais rien dit ? »

Sherlock inclina la tête légèrement, presque comme s'il avait honte. « Je suis désolé John. »

John sentit sa colère disparaitre quand il vit l'expression de défaite et d'abattement sur le visage de Sherlock. « Non, je suis désolé, je ne devrais pas être en colère. » il pressa ses lèvres doucement en haut de la tête de Sherlock.

« Non, ce n'est pas ça John. Je suis désolé d'avoir dû partir, j'aurais tant préféré ne jamais avoir à partir. » Expliqua Sherlock, les yeux toujours fixés sur le sol.

John sonda Sherlock. Il savait qu'il aimait le détective, il savait qu'il ferait n'importe quoi pour le garder en sécurité et heureux. Il pressa leur fronts ensemble, doucement, pour que leurs yeux soient à la même hauteur. « J'étais si seul pendant si longtemps, après ta mort. Tu m'as tellement manqué. Chaque jour était comme une épreuve de volonté pour survivre. Mais, je te pardonne. »

« Merci, John. » murmura Sherlock, sans lever les yeux.

John se pencha et l'embrassa.

« Mais John, la nuit dernière … Je … » Sherlock s'interrompit.

« Qu'en est-il ? »

« Ca … Ca signifiait be… Ca signifiait beaucoup pour moi … » s'étrangla Sherlock, c'était comme s'il ne trouvait pas les bons mots.

« Ca signifiait aussi beaucoup pour moi, et … » il s'arrêta. « Quand tu … es mort. Je suppose que j'ai réalisé que je t'aimais, et je suis désolé de ne pas te l'avoir dit, mais je te le dit maintenant : Je t'aime. »

Sherlock leva finalement les yeux. Ils s'écarquillèrent, c'était comme s'il perçait l'âme de John. « Je t'aime aussi. » Il s'arrêta une seconde. « Tu es aussi la première personne à laquelle je dis ça. »

« Qu'en est-il de ta famille ? »

Sherlock secoua la tête « Non, même pas la famille, tu es le premier. Et hier soir, c'était aussi ma première fois. »

John sourit « Ça fait du bien d'être le premier. On sent comme une sorte de pureté. Tu sais ? »

Sherlock secoua, encore une fois la tête. « Non je ne sais pas, mais je comprends ce que tu veux dire. »

John l'embrassa encore une fois. « Je serais ton dernier si tu veux. »

Sherlock rit doucement « J'aimerais bien. »

Ils s'assirent en silence une minute, leurs fronts toujours collés l'un à l'autre.

« Alors, qu'est-ce qu'on est maintenant ? » demanda John.

Sherlock fronça les sourcils « Qu'est-ce que tu veux dire ? »

« Eh bien, tu étais mon meilleur ami, mais maintenant je pense que tu es bien plus que ça. » il rougit légèrement. « Quelque chose comme un petit ami ? »

Sherlock réfléchit pendant un moment « je peux être ton Sherlock et tu peux être mon John. »

John eut un petit rire « Ça marche pour moi. »

Et ils s'embrassèrent encore. Ils sentirent tous les deux une sensation de chaleur dans le creux de leur estomac lorsque leurs lèvres se rencontrèrent. Comme s'ils étaient devenus unique. Comme s'ils étaient devenus un tout.

Ce fut Sherlock qui brisa le baiser « Je pense que je devrais dire à Mrs Hudson que je ne suis pas mort. »

John renifla tout en riant « Je lui dirais, tu lui causerais une crise cardiaque. »

C'était le dernier chapitre : j'espère que cette traduction vous a plu ! ;)