Blabla auteurial : J'ai bien entendu obligé de préciser le Disclaimer : Tout les personnages evoqués dans cette fiction appartiennent a Stephenie Meyer
Remerciements : A tous ceux qui suivent ma petite fiction... Merci a Firefly et Bella22 pour vos superbes reviews ... Qui me font toujours autant rire
Et bien entendu merci a ma petite Lyly qui corrige ce chapitre ;)
Mmev : Merci pour ta review ! Ouiii ! C'est inhabituel, original... Personnellement, j'adooore xD. Je te laisse découvrir la suite ;)
Chapitre 2
Je soupire et lui dis en anglais que je suis attendue par Aro Volturi. Elle éclate de rire. Je soupire. Je lui répète ma phrase mais elle ne veut rien entendre et me désigne la porte. Je la regarde, mauvaise. Sans plus tenir, je m'exclame en français:
- Attends ma cocotte, je viens de me taper trois heures d'avion, une bonne heure à monter ces rues et tu me dis de partir? Tu n'as pas l'impression de te foutre légèrement de ma gueule là?
Elle s'arrête de rire et pâlit. Waouh, elle a compris ce que je viens de dire.
- Je pense qu'Anna s'est trompée sur la personne, dit une voix douce et froide. Je m'excuse, nous aurions dû venir vous chercher à l'aéroport.
Mon corps se fige et je tourne ma tête afin de découvrir M. Volturi.
- Je, je … Je m'excuse, je ne voulais pas parler ainsi à votre secrétaire.
- Je vous en prie. Elle aurait dû me contacter lorsque vous avez demandé à me voir.
Il claque des doigts et j'entends un gloussement de douleur de la part de la secrétaire. Je me retourne et la vois, tout sourire. Mon ouïe serait-elle défaillante?
- Que je suis impoli! Ma chère, avez-vous fait bon voyage? Me demande-t-il en me tendant la main.
Je la saisis, un peu réticente, et lui réponds, sans lui parler de la galère de ces deux dernières heures:
- Excellent, je vous remercie.
Après tout, ce n'est pas son problème. Devrais-je lui parler du conducteur? A cette pensée, les yeux de mon patron se ternissent. Il lâche délicatement ma main et claque de nouveau ses doigts. Un homme approche de nous.
- Demetri, peux-tu montrer à notre apprentie où se situe sa chambre ainsi que là où nous déjeunons?
- Bien entendu. Suivez-moi.
Aro est, je le reconnais, intimidant. Mais le dénommé Demetri qui venait d'apparaître était encore plus effrayant à mon goût. Un peu plus grand qu'Aro, des cheveux châtains courts, un corps athlétique et d'une beauté à couper le souffle, les mots de Demetri ont claqué. Sans perdre un instant, je me mets à suivre mon guide à travers les couloirs. Cependant, ma fatigue de la journée et le poids de mes valises me permettent de le perdre très facilement.
Arrivée entre plusieurs couloirs, je m'arrête et m'assieds sur une de mes valises en espérant qu'il reviendra sur ses pas. Une brise traverse les corridors et me fait frisonner. Je me rends alors compte de la différence de température qu'il y a entre ici, 14 degrés, et dehors, 30 degrés.
- Vous comptez dormir là? Crache une voix.
Je sursaute et vois sur ma gauche Demetri qui tape du pied. Rectification: 7 degrés ici. Je sens que l'ambiance va être joviale!
Je me remets sur mes pieds, mais avec ma maladresse légendaire, je m'emmêle les pinceaux et me casse la figure sur le sol froid. Il soupire d'énervement tandis que j'essaie de me relever. D'un coup, je sens mon corps se remettre droit et une douleur lancinante sur mon bras droit. Demetri s'est rapproché, m'a tirée pour me remettre sur pieds et le voilà qui attrape mes valises.
- Ne trainez pas.
Il tourne le dos et s'engage dans le couloir sombre. Je mets ma main sur l'endroit endolori et me hâte de le suivre. Note à moi-même: ne jamais contrarier le blond.
Celui-ci s'arrête enfin près d'une porte et l'ouvre. Il y dépose mes bagages sans demander son reste. Génial. Merci. C'était super sympa de vous rencontrer….
J'entre dans ce qui va être ma chambre pendant deux semaines chaque mois. J'allume la lumière pour découvrir… Un tas de poussières! Merveilleux!
J'ouvre la fenêtre, quelques placard: une buanderie, un balai, des torchons, des draps… Je prends un torchon pour d'abord enlever toute la poussière logée sur les étagères. Une fois cela fait, j'ouvre ma première valise pour y placer mes vêtements. Puis, j'enlève les draps du lit. Le matelas a été protégé par les draps. Une chose de moins à faire.
Je mets mes propres draps, puis les précédents au sale avec le reste. Je nettoie la chambre jusqu'à ce que des coups raisonnent à la porte. J'entre-ouvre pour voir Demetri, un plat à la main.
- Tenez.
- Merci.
Je prends mon repas et la bouteille d'eau puis il s'en va, aussi vite et aussi silencieusement que possible.
J'ai installé le bureau près de la fenêtre ce qui me permet de manger face à la ville qui s'endort à la tombée du jour.
Ensuite, je lave mon assiette dans la petite salle de bain qui est accolée à ma chambre. Une fois ma vaisselle faite, je prends une douche bien méritée, enfile mon pyjama et me glisse dans mes draps pour une bonne nuit de sommeil.
Un courant d'air frais me réveille. Je frisonne tout en me disant que j'ai intérêt à m'y habituer.
Je regarde l'heure: sept heures. Oui, il est temps de me lever. Je prends une douche rapide, enfile un pantalon noir, un pull noir, brosse rapidement mes cheveux, mets mes lunettes et m'engage dans les couloirs.
Ayant une bonne mémoire, j'arrive rapidement à l'accueil … mais à sept heures et demi du matin, il n'y a personne.
Je décide de m'assoir sur une chaise, comme ça, lorsque M. Volturi arrivera, je serais prête à travailler.
A huit heures, j'entends des pas se rapprocher très rapidement. J'espère sincèrement que c'est …
- Ah! Vous étiez là! Je vous cherche depuis dix minutes!
Mauvaise pioche, soupiré-je en moi-même. J'ai droit au chien enragé. Je me lève et le suit vers une grande pièce. Au centre, une table avec un bol et du pain.
- Tu reviens la chercher dans combien de temps? Demande une voix féminine. Je sursaute. Je ne l'ai même pas vue arriver.
- Dans dix minutes. Claque la voix de Demetri.
- Tu plaisantes, elle n'aura pas le temps de déjeuner correctement! Se braque la jeune femme.
Elle est brune, un physique typiquement italien, mais reste aussi blanche que moi. Elle est très belle, des lèvres rouges, un sourire charmeur et une voix chantante très agréable. Oulalala, je ne deviens pas lesbienne? Je retombe sur terre quand je sens le ton monter. Je chuchote:
- Je n'ai pas très faim, vous savez?
Ils s'arrêtent d'un coup. M'ont-ils entendue parmi leurs cris?
- Bien, le sujet est clos dans ce cas!
Je suis soufflée. Ils ont réussi à entendre le tout petit chuchotement que j'ai tenté de cacher?
- Où est Alice? Demande une voix forte et caverneuse.
Bon sang, je sens que ces deux années vont être trèèès longues. Un homme très grand entre dans la pièce, jetant un regard aux deux autres.
- Heidi, Demetri, ne faites pas peur à mon apprentie, voyons!
Il se tourne vers moi, tend sa main et me dit:
- Bonjour, je suis Felix, ton maître d'apprentissage.
Je lui serre doucement la main et réponds:
- Enchantée, M. Felix.
Il éclate de rire. Sa voix lourde et forte s'exclame:
- Pas de Monsieur, pas de vous. Juste Felix, ok, Alice?
- Ok.
Au moins, lui, il sait mettre à l'aise.
- Bon, allez, je te fais visiter l'entreprise, je te donne tes horaires, après on mangera ensemble, tu me diras ce dont tu as besoin pour ta chambre et je te laisse ton après-midi, ok?
- C'est bon pour moi.
- Parfait, allons-y!
Felix me fait alors toute la présentation de l'entreprise. Une entreprise coupée en deux branches: une branche portée sur les bijoux de luxe et une autre branche portée sur la technologie. Nous allons dans différents laboratoires, ateliers de designs, bureaux de responsables. Il m'explique qu'Aro est le PDG des deux branches et que ses frères sont chacun Directeur Général d'une branche: Caius du secteur des bijoux et Marcus du secteur de la technologie.
Lui se situe juste en dessous de Marcus et Demetri est le second de Caius. Il plaisante sur certains côtés de la boite, me montre l'historique, les différents bijoux qu'ils commercialisent… Il m'indique aussi que je pourrais être amenée à travailler pour les deux secteurs, bien qu'il fasse tout pour me garder avec lui.
Mes horaires de travail sont définis de neuf heures à dix-sept heures avec un week-end de samedi à dimanche.
Après le déjeuner, il me pose des questions pour savoir si mon installation s'est bien passée, si j'ai besoin de quelque chose, si j'ai des demandes particulières...
Après tout cela, il me laisse partir en me précisant de le retrouver à 8h45 devant les entrepôts vus pendant la matinée.
Je retourne dans ma chambre, prends un peu de mon argent de poche et décide de faire le tour de quelques boutiques. Je passe par l'accueil en me notifiant que la secrétaire n'est pas la même qu'hier. Ça doit être son jour de congé.
Je fais un pas dehors et je sens toute la chaleur se poser sur mon pied. J'inspire un grand coup et m'élance sous la canicule. Note pour moi-même: lorsque tu quittes l'entreprise, mets des vêtements d'été. Malgré le fait que mes vêtements ne sont pas très pratiques, je continue mon aventure vers les boutiques. J'achète quelques babioles pour ma grand-mère et mon oncle, puis je me décide à rentrer.
Vers dix-neuf heures, je descends à la cuisine. La table est toujours vide et je me doute que ce n'est pas l'heure du dîner.
- Alice, chantonne Heidi! Tu as faim? Viens, je vais te servir!
Je mets ma main sur le cœur. A apparaitre tous comme cela, ils seront la cause de ma mort!
- Euh, ne vous embêtez pas, je peux revenir quand tout le monde sera là.
- Tatata! D'abord, tu me tutoies. Ensuite, c'est prêt: premier arrivé, premier servi!
Alliant les mots aux actes, elle me tend une assiette complète de victuailles. Je ne sais pas si j'arriverais à manger tout cela. Je mange tranquillement, essayant de ne pas penser au regard d'Heidi posé sur moi.
- Alors? Alors? Tu en penses quoi? Dit-elle frétillante.
- C'est très bon, merci.
- Mais de rien! J'adore cuisiner.
Je lui offre un maigre sourire, puis je me lève pour faire la vaisselle.
- Tutututu! Qu'est ce que tu comptes faire?
- Bah, laver mon assiette?
- Et pourquoi crois-tu que l'homme a inventé le lave-vaisselle? Dit-elle en riant.
Je lui souris et elle me montre l'emplacement de la machine. J'y mets mon assiette, la salue, et vais retrouver Morphée.
Mardi 1er septembre, huit heures quarante.
Je suis face aux majestueuses portes de l'entrepôt où Felix m'a demandé de le rejoindre. Je prends une grande inspiration et amorce le geste pour toquer à la porte. Celle-ci s'ouvre alors sur mon tuteur qui me regarde tout sourire.
- Tu es à l'heure: C'est parfait. Entre!
Je le suis dans la pièce. J'y découvre une sorte de bibliothèque dans un état lamentable. Des objets trainent ici et là, des tables sont renversées et la seule lumière présente vient de quelques bougies allumées par mon maitre de stage.
- Bien. Afin de t'enseigner au mieux la culture de l'entreprise, nous avons décidé que tu mettrais l'ensemble de la pièce à neuf, dit-il avec son éternel sourire. Tu as le temps que tu veux et tous les outils possibles et imaginables. Si tu as besoin de quelques choses, sonne!
Il me tend une petite cloche puis m'explique qu'il a beaucoup de travail. Il me souhaite bonne chance et quitte la pièce rapidement.
Sympa le début de ce travail. Première chose: savoir où se trouve la fenêtre. Je longe le mur avec la bougie pour enfin trouver la vitre peinte en noir. Je tente de l'ouvrir à plusieurs reprises. Puis, dans un dernier effort, je tire d'un coup sec. Et la lumière entre enfin dans la pièce sinistre.
J'éteins la bougie et repars à l'exploration d'une seconde fenêtre. Celle-ci également ouverte, je me retourne pour regarder l'état de la salle.
Powa! C'est le repère des araignées et tout autre genre d'insectes ou quoi? Beurk beurk beurk.
Je regarde également ce qu'il y a ma disposition: un ordinateur neuf, une table et une chaise en bon état.
Je m'installe sur le bureau où je sais d'ors et déjà que j'y passerais pas mal de temps.
Je farfouille dans tous les logiciels créés par Volturi'Corp. Une fois que j'ai trouvé le bon, je sonne la cloche. Quelques secondes plus tard, des coups secs se font entendre à la porte. Je l'ouvre timidement pour y découvrir un homme pâle, les yeux aussi rouges que ceux d'Aro, les traits tirés.
- Vous avez sonné?
- Est-ce que je pourrais avoir des codes barres et un scanner, s'il vous plait?
Sans me répondre, le petit homme brun s'éloigne à grands pas. Je suppose qu'il va chercher ce dont j'ai besoin. Je retourne à mon activité et établis un programme.
Référencer tous les livres.Nettoyer et repeindre la pièce.Mettre de nouveaux meubles.Nettoyer et référencer les objets.Cela risque de ne pas être de tout repos. Des coups secs retentissent sur la porte. Déjà? Je la ré-ouvre et découvre un chariot avec des codes barres, des protèges livres et un scanner… Mais personne en vue. Je chuchote un merci et pousse mon petit matériel dans la pièce.
Sans suis alors un long travail de nettoyage de livres, la pose de codes barres et le référencement dans le fichier informatique.
Vers treize heures, je sors de mon antre pour aller me procurer un déjeuner. Je ne croise personne, même pas Heidi. Je prends un bout de pain, une tranche de fromage et quelques fruits puis je retourne à ma besogne.
Lors de ma tâche, je ne regarde pas tous les livres qu'il me reste… Cela pourrait me décourager.
Les jours suivants sont tous identiques. A force de faire, le geste est devenu machinal et je gagne en productivité. Ainsi, le vendredi soir, il me reste encore une centaine de livres à référencer. Plus qu'une ou deux journée et ce sera fini.
Je profite alors de mon samedi pour visiter des magasins de meubles. Je sélectionne quelques modèles, vois pour des rideaux, me renseigne sur les prix… Je me rends également dans un magasin de bricolage pour me renseigner sur la laine de verre, les pots de colles, les peintures, le lambris, le lino…
Le soir, je prends une grande feuille de papier et je dessine la façon dont je vois la pièce avec la disposition des meubles, les produits que j'ai sélectionnés, les couleurs, le lambris.
Tout cela pour rendre cette bibliothèque plus agréable à vivre.
Je passe mon dimanche à dormir. La semaine a quand même été difficile. Mes relations avec les autres restent inchangées. Seuls Heidi et Felix me parlent. J'ai également le droit aux aboiements de notre cher Demetri.
Lundi, neuf heures. Après une nuit agitée, je reprends mon activité. Mes nuits sont épouvantables: je n'arrive pas à me faire à cette chaleur. Je suis tout de même assez fière du travail déjà accompli. Felix passe rapidement, me félicite sur mon avancée et repart toujours aussi vite se replonger dans son travail.
Je laisse toujours les fenêtres ouvertes pour que le maximum de poussières s'éloigne. Il y en a tellement que je nettoie mes lunettes toutes les deux heures pour y voir clair.
Vers midi et demi, Heidi m'apporte mon déjeuner. Elle me rappelle une nouvelle fois que c'est important de bien manger… Faut-il encore avoir eu l'habitude. Chez moi, je mangeais occasionnellement. Je n'ai pas pu avouer à Heidi que je mangeais beaucoup trop ici et que la moitié de ces plats finissaient dans la cuvette des toilettes. J'ai peur qu'en lui en parlant, elle pense que je suis anorexique.
Mardi, quinze heures. Je prends une pause après avoir référencé tous les livres. Je pose mon scanner, satisfaite de mon travail. Je regarde l'heure et j'avoue que je n'ai pas le courage de reprendre mon référencement. Il est vrai qu'avec tout la poussière, la noirceur de la pièce et la lumière qui pénètre par les fenêtres, il commence à faire chaud. J'enlève mon vieux pull noir. J'analyse mon reflet dans le miroir placé en face de moi. Ma poitrine est normale et mon ventre est plat. Ma silhouette est mise en valeur par mon débardeur blanc. En ce qui concerne le bas, je garde toujours un vieux pantalon noir. Cela fait un contraste entre mon haut menu et blanc et mon pantalon noir extra large qui tient avec une ficelle. Heidi est quand même beaucoup plus belle que moi. Je soupire.
Et cette chaleur! Je n'arrive vraiment pas à m'y faire. Je quitte alors ma salle pour prendre un peu l'air. Je me balade dans les couloirs, heureuse de retrouver un peu de fraicheur.
- C'est comme ça que tu travailles? S'enquiert une voix narquois
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