CHAPITRE 3
Minerva MacGonnagall marchait à vive allure vers ses appartements et prenant un vieux jeu d'échecs utilisa la poudre de cheminette vers les appartements de Snape dans les cachots. Elle avait observé Harry depuis qu'il était revenu du Département des Mystères et elle était extrêmement inquiète. Albus ces derniers temps semblait si indifférent envers Harry, spécialement cette cinquième année quand Harry avait déjà trop de choses à gérer à son avis. Tandis qu'Harry avait pu ne pas remarquer quoi que ce soit sortant de l'ordinaire elle oui, et elle en avait été vraiment inquiète.
Elle n'avait apprécié aucune des choses qu'Albus avait faites concernant Harry, elle en prit conscience alors qu'elle faisait un pas hors de la cheminée et brossait sa robe. Il l'avait laissé avec des gens sans considération pour Harry et elle l'avait observé revenir à l'école chaque année malnutri et au bord du gouffre. Elle avait un lointain lien de parenté avec les Potters et avait été l'une des sorciers et sorcières volontaires pour prendre soin d'Harry, et elle avait bataillé dur pour en obtenir sa garde.
Albus n'avait pas bougé cependant, et Harry était allé avec ces pathétiques moldus. Maintenant, alors qu'elle accueillait Snape avec un sourire, elle sut qu'il n'avait pas été trompé et il était en état d'alerte maximal alors qu'il la regardait avec prudence, l'aidant à installer le jeu d'échecs. Tandis qu'ils jouaient régulièrement et qu'Albus en avait connaissance, en fait il se joignait à eux en de nombreuses occasions, aujourd'hui n'était pas un jeu d'échec ordinaire et ils en étaient tous les deux conscients.
Minerva pour sa part savait qu'elle était venue ici pour voir si Snape partageait ses suspicions. Tous les deux restèrent silencieux au début puis Minerva commença la conversation.
« Merci de me voir sous le prétexte d'une partie d'échec Severus. Tandis que je ne cache habituellement rien d'important à Albus, aujourd'hui je voulais vous parler au sujet d'Harry sans qu'Albus ne soit au courant. Vos quartiers sont tellement sécurisés, que je me suis sentie en sécurité en venant ici. »
« Bien, » Parla d'une voix trainante Snape, « Vous parlez comme si les vôtres ne le sont pas. Je sais que vous êtes aussi paranoïaque que je le suis au sujet de votre intimité envers un vieux fou que nous connaissons tous les deux comme le directeur. » Finit-il alors qu'il lui tendit un verre.
Elle lui sourit en remerciement, prit une gorgée et faisant son premier mouvement sur l'échiquier parla, « Oui, il est de notoriété commune qu'Albus est curieux au sujet de nous tous et bien que je sache que c'est pour le plus grand bien et généralement tends à être d'accord avec lui sur de nombreux problèmes, ce qu'il essaye de faire avec Harry n'est pas ce que je peux agréer et approuver. »
Snape fit son mouvement rapidement alors qu'il parlait, « Pourquoi Minerva, je suis surpris. Vous entre tous êtes en train de parler contre Albus sur ce sujet et aussi loin que je puisse voir, Albus a fait un petit peu trop pour ce garçon ingrat et Potter ne le mérite absolument pas à mon avis. » Finit-il sèchement pendant que Minerva regardait pensivement à la fois Snape et l'échiquier pendant qu'elle faisait son mouvement suivant.
« Vous ne pouvez pas avoir plus faux, Severus. Vous lui avez enseigné l'occlumencie. Certainement vous devez avoir eu un aperçu de quel genre de moldus ces personnes sont, les Dursley je veux dire. »
« Oui, » lui dit Snape, « Je l'ai vu Minerva. Mais ce n'est pas une excuse pour désobéir ou négliger les règles et vos ainés ou pour mettre votre nez dans des choses qui ne vous regardent pas. » Lui dit-elle, incapable de cacher la froideur dans sa voix alors qu'il se rappelait la pensine et sa totale humiliation dont Harry avait été témoin; souvenir qui avait été son moment le plus mortifiant dans toute sa scolarité.
Elle sourit à nouveau, bougeant son cavalier dans une position offensive, « Vous êtes offensé qu'Harry soit entré dans votre pensine et vous ait vu être suspendu la tête à l'envers en sous-vêtements ? »
Snape la regarda, surpris et ensuite choqué. Donc Potter l'avait crié sur tous les toits. Son visage devint très amer tandis qu'il pensait à tous les étudiants au courant de son humiliation et il rétorqua sèchement, « J'aurais dû le savoir Minerva, Potter ne peut pas garder un tel fait pour lui-même. Je me demande pourquoi Albus et les membres de l'Ordre ne se sont pas gaussés de mon ridicule? »
Minerva eut l'air étonnée en entendant l'animosité dans la voix de Snape et ses prétentions, « Aussi loin que je le sache Ron et Hermione ne sont même pasau courant de cela. Apparemment il a demandé aux jumeaux de créer une diversion et est allé dans le bureau d'Ombrage, hautement stupide à mon avis, et a appelé Sirius et Remus et les a apostrophés.»
Snape la fixa du regard, manifestement dubitatif qu'Harry Potter flagellerait quelqu'un, encore moins Black au sujet de sa mortification. « Pourquoi ? C'était une chose tellement glorieuse n'est-ce pas ? Snape, le bâtard graisseux, humilié et montrant son caleçon à tout le monde. » Répondit-il amèrement en repensant à ce jour.
« Ah ! Vous voyez Severus, Harry ne le pensait pas. Il a pesté contre eux et a dit à Sirius que James n'était pas mieux que Dudley, ce cousin qu'il dédaigne et quand Sirius lui a dit qu'ils étaient tous très jeunes et impétueux, il lui a dit que lui, Harry avait quinze ans et qu'il ne ferait jamais quelque chose d'aussi dégradant, même à Malfoy. » MacGonnagall rit doucement en voyant Snape la regarder avec la bouche ouverte comme un poisson hors de l'eau, incapable de comprendre le Harry Potter qu'il connaissait et celui dont parlait Minerva.
« Il leur a dit qu'il se sentait honteux et qu'il ne pouvait pas croire combien James était arrogant et a sous entendu que nous lui avions tous mentis en décrivant son père comme une personne merveilleuse. Sirius s'est alors excusé et a essayé d'apaiser Harry. Il s'est confié à moi et à la réunion suivante m'a demandé d'être ses yeux en tant que directeur de maison. Il a dit qu'il avait prévu de montrer à Harry de nombreux bons souvenirs de son père, les bonnes choses qu'il a faites pour qu'Harry ne se sente pas déprimé par le comportement de James, qu'Harry avait eu le malheur de voir. » Finit-elle tristement.
Snape était rigide alors qu'il écoutait Minerva et était stupéfait. Potter l'avait défendu ? Cela seul était suffisant pour lui donner des cauchemars ; malgré qu'il avait critiqué son père. Black se serait terré sous terre à la pensée que Potter puisse penser si bas de son père et de ses amis. Bien, cela avait été une révélation de nature très embrouillante.
Cela présentait Potter sous un autre jour et Snape, tandis qu'il avait vu assez de ses souvenirs pour prendre conscience que la vie à la maison de Potter était loin d'être confortable, il avait pensé de lui qu'il était impétueux et désobéissant.
« Vous le qualifiez d'impétueux Severus, mais Harry a à peine une opinion au sujet de l'autorité. Pour lui, les ainés ne sont pas nécessairement meilleurs et l'autorité signifie probablement suppression. Il est tellement habitué à ne compter que sur lui-même ; accepter de l'aide pour lui est un signe de faiblesse qu'il ne peut pas se permettre d'avoir. »
Elle plaidait en sa faveur désormais, « Regardez-le de son point de vue. Quand qui que ce soit l'a consulté sur quoi que ce soit le concernant ? Quand est-il Severus, respecté pour ce qu'il est réellement ? Severus, Harry n'a personne pour lui. »
« Même Neville a sa grand-mère pour le soutenir et poser des questions si quoi que ce soit va mal. Pouvez-vous dépasser les bornes avec Ron ? Non parce que Molly vous lyncherait. Mais Harry ? Il n'a personne pour prendre son parti, personne pour prendre soin de lui et maintenant il n'a personne qui l'aime. » Elle s'arrêta là, incapable de continuer pendant un moment, tellement elle était en colère.
« Comment Remus a-t-il osé dire ces mots à la réunion de l'Ordre ? » Elle pestait désormais, ses yeux furieux et brillant de colère et de larmes contenues.
« Nous exigeons tellement du garçon, nous lui demandons d'affronter et de vaincre celui dont on ne doit pas prononcer le nom pour nous, mais que faisons-nous en retour Severus ? Rien, Sirius avait raison tout du long. Il voulait qu'Harry ait plus d'informations ; informations que si Harry avait eues l'auraient rendu plus prudent. Mais aucun de nous ne lui a rien dit et il a dû agir avec le peu qu'il savait. Il savait uniquement que Sirius était en danger et qu'il était susceptible de perdre le seul homme qui représentait non seulement ses parents et sa famille, mais une normalité dont il n'a jamais été gratifié, un homme qui n'attendait rien de lui, qui s'inquiétait pour lui et ne le voyait que comme Harry. » Elle essuya ses yeux, renifla et se calma visiblement.
« Maintenant je sais pourquoi vous êtes venue ici. Vous vouliez sortir tout ce que vous aviez sur le cœur. » Lui dit Snape en essayant de la calmer, ses propres pensées en plein chaos et tourbillonnant dans sa tête avec confusion.
« Désolée, Severus. Je n'avais aucun droit de me laisser aller comme cela et je ne suis pas venue uniquement pour cela. »
Snape lui sourit, « Vous souhaitiez pester et délirer plus longtemps. Je vous en prie. »
Elle était mortellement sérieuse, cependant. « Je veux votre assurance que vous garderez secret ce que je vais dire et tout ce que j'ai dit; d'accord ce que j'ai pesté contre vous ? » le voyant incliner la tête, elle sourit.
« Je suis une lointaine parente d'Harry, » voyant son expression choquée, « oui, pas beaucoup de gens le savent, en fait à part Albus vous êtes la deuxième personne à savoir. Je me suis battue bec et ongle pour avoir la garde d'Harry. Artemus Potter, l'arrière-arrière grand père d'Harry et mon arrière grand-mère étaient cousins. A la mort de James, j'ai dit à Albus que je démissionnerais ici pour prendre soin d'Harry. Albus a refusé et je suis allée inspecter le type de personnes qui auraient la garde d'Harry. J'y ai passé un jour entier avant qu'Harry n'arrive et ai passé la semaine d'après là-bas en tant que chat. Severus, ils étaient horribles. C'est le mot que j'utiliserais. Cette femme ne le changeait qu'une fois par jour seulement et ne le nourrissait que deux fois par jour. » Minerva s'arrêta là incapable de continuer.
« Ils étaient horribles » Chuchota-t-elle à nouveau et elle s'arrêta.
Snape fut silencieux de même que Minerva pendant un long moment. Puis elle reprit la parole. « Je suis venue ici pour vous demander d'y aller doucement avec Harry. Il vous désobéira, spécialement maintenant que son manque d'habilité en occlumencie lui a coûté Sirius. Il va essayer de vous en rendre responsable comme il ne vous comprend pas ou ne vous aime pas particulièrement, et en toute honnêteté vous n'avez pas aidé non plus. S'il vous plait, Severus, comprenez. SI vous ne le faites pas, merci pour au moins m'avoir laissé exprimer ce que j'avais sur le cœur »
Elle se leva et avec un mouvement de main, rangea son échiquier et sourit à Severus une nouvelle fois, fit un signe de tête et partit.
Snape resta assis là pendant un très long moment à observer le feu et sirotant sa boisson.
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Harry se réveilla avec un but, alors qu'il pensait à relâcher sa magie et ses dons. Qui sait, cela pourrait être le pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ne connait pas. Peut-être que cela pourrait même accélérer sa vitesse à lancer des sorts? sa concentration et d'autres choses dont il manquait tellement.
Hermione lui avait dit que les deux potions qui débloqueraient ses pouvoirs magiques supprimés et ses dons prendraient quelques heures à brasser. Cela prendrait la journée entière et Harry voulait aborder la question d'aller à Gringotts avant d'aller chez les Dursley.
Il descendit pour trouver qu'Hermione n'était pas là. Il attendit quelques minutes avant que Parvati Patil ne descende avec Lavande Brown. « Hé est-ce qu'Hermione est encore en haut ? »
Les deux gloussèrent et Harry fut dérouté puisque ce qu'il avait demandé était loin d'être drôle. « Non, elle n'est pas en haut, Harry. » Et elles gloussèrent une nouvelle fois et descendirent vers la grande salle.
Harry secoua sa tête et descendit prendre son petit déjeuner. Il vit Hermione assise, penchée au-dessus de ses livres, gagnant de nombreux regards incrédules et des commentaires sarcastiques de leurs camarades de classe.
« Harry, regarde-la, les BUSES sont finies et elle est encre plongée dans ses livres. » Rigola Dean alors qu'Harry entrait et s'asseyait, souriant un peu aux autres.
« Bonjour Hermione, quoi de neuf ? » Demanda-t-il en montrant de la tête les livres.
« Je feuillette juste nos livres d'ASPICS Harry. Les ASPICS sont tellement plus difficiles que les BUSES et je veux simplement commencer dès maintenant. » Répondit-elle à travers les rires sous cape des autres.
Harry lui fit un petit sourire, sachant qu'elle faisait quelque chose de totalement différent, ce qui fut vérifié quand elle souffla, murmura furieusement au sujet de quelque chose et se leva abruptement, « Bye Harry, je te vois plus tard, peut-être au déjeuner. » et Hermione quitta la grande salle pour très certainement la bibliothèque.
« Vous les gars ne pouvez pas y aller doucement avec elle ? Vous savez qu'elle aime étudier. » Harry les fusilla tous du regard. Dean haussa juste les épaules et eut l'air mal à l'aise puis se tourna vers d'autres choses. Harry erra de nouveau sans but, réfléchissant intensément.
Il alla finalement à la bibliothèque et s'y assit, attendant Hermione qui soit l'appellerait ou descendrait. En attendant que l'heure du déjeuner arrive, Harry s'ennuyait. Il alla déjeuner et Neville lui dit qu'elle était venue déjeuner avec hâte, murmurant quelque chose au sujet d'elfes et était partie.
Harry n'avait pas voulu faire des recherches dans la bibliothèque parce qu'il ne voulait pas que Dumbledore devienne suspicieux, donc il restait à la vue de tous, se renfrognant légèrement et s'affligeant, ce qu'il faisait réellement.
Après le déjeuner il alla se promener autour du lac pour réfléchir intensément et mettre ses pensées en ordre. Il était tellement triste de n'avoir personne à qui faire confiance et personne pour lui. Même Remus le croyait responsable pour Sirius. Pourquoi ne comprenaient-ils pas que si seulement ils lui avaient dit quelque chose au sujet de ce qu'ils gardaient et de vraies informations sur le lien et sa cicatrice, il aurait été beaucoup plus prudent ?
Dumbledore, pourquoi ne voulait-il pas qu'Harry vive ? Même si Dumbledore pensait qu'Harry était réellement puissant ; alors où était le problème ? Il ne devrait être inquiet que si Harry était mauvais ou maléfique. Juste parce qu'il était puissant ne signifiait pas une condamnation à mort, n'est-ce pas ? Peut-être sentait-il qu'Harry tournerait sûrement sombre parce qu'il partageait ce lien avec Voldemort ?
Bien, même si c'était le cas, Dumbledore n'avait aucun droit de prendre des décisions unilatérales à propos de tout. Même s'il voulait l'éliminer, il aurait dû attendre et voir s'il tournait sombre, avant de comploter et de planifier de le tuer.
Ce fut à l'heure du diner qu'il vit Hermione et elle avait l'air très fière d'elle. Elle lui fit un signe de tête et lui chuchota alors qu'il s'asseyait à côté d'elle en lui souriant à contrecœur.
« Les deux potions sont finies Harry et tu les prendras ce soir dans ton dortoir. J'y entrerais vers 23h30, donc donne-moi la cape d'invisibilité et ouvre la porte comme pour sortir de la salle commune vers onze heures, d'accord ? » Harry inclina la tête, ayant toujours l'air renfrogné, mais ses yeux scintillaient pour la première fois depuis que Sirius était tombé derrière le voile.
Ils passèrent le diner à causer avec insouciance, plutôt Hermione parlait avec Neville, Dean et Seamus ; sa colère de ce matin oubliée et Harry écoutait.
Après cela ils quittèrent tous la grande salle pour la salle commune de gryffondor et continuèrent leur discussion. Doucement ils quittèrent un par un. Harry également, alla au lit, toutefois il ne dormit pas.
A onze heures tapantes, Harry en baillant batailla pour ouvrir la porte menant à la salle commune et il sentit quelque chose le frôler. Il descendit, resta à peu près cinq minutes et remonta pour visiblement retourner se coucher.
Il ouvrit ses rideaux, les ferma étroitement et se tourna pour trouver Hermione se tenant là en pyjama et baguette à la main, occupée à jeter des sorts de silence et à sécuriser les rideaux pour qu'ils restent fermés. Ensuite elle prit de nouveau la cape d'invisibilité d'Harry, alla vers chacun des lits et jeta un sort de sommeil sur chacun d'entre eux.
« Ils dormiront tous jusqu'à demain matin. Harry, il y a une chose à laquelle tu dois faire attention cependant. Tu peux t'évanouir pendant que la magie se libère en toi et si tu ne te réveilles pas avant cinq heures demain matin, je changerais ton aura pendant que tu dormiras et tu devras dire que tu as bu une potion de sommeil sans rêves et qu'elle t'a mis KO. »
« D'où tu tiens cela ? » Harry était pris au dépourvu par ce qu'elle disait.
« Je l'ai acheté chez l'apothicaire l'autre jour. Maintenant vas-y, laisse-moi vérifier ton aura une nouvelle fois et ensuite tu prends la première potion qui est celle qui libérera ta magie supprimée et bloquée. » Elle passa sa baguette au-dessus d'Harry, revérifia son aura et ensuite avec un sourire précaire ouvrit la fiole et la lui tendit.
Harry but la potion qui étonnamment avait un goût normal et une seconde plus tard s'effondra sur son lit. Il se réveilla trois heures plus tard, s'étira et trouva Hermione ronflant légèrement, dormant en position assise, sa tête sur la tête de lit.
Harry se sentait si léger. C'était le mot, il se sentait si léger et frais comme si un énorme fardeau avait été retiré de ses épaules. Il poussa du coude Hermione. Elle se réveilla d'un coup et couina quand elle vit qu'Harry était réveillé.
« Comment te sens-tu Harry ? »
« Tellement léger et bien, Hermione, tellement bien comme si un énorme poids m'avait été enlevé. » Elle fit un sourire radieux, ravie.
« Bien Harry, maintenant laisse-moi tester ton aura et aussi la changer en bleu, c'est la couleur que Dumbledore t'a donné. » Elle lança le sort sur les auras et haleta.
« Quoi ? » Lui demanda Harry anxieusement. Il avait espéré une aura verte et prié pour que la magie lui vienne désormais beaucoup plus facilement.
« Oh Merlin Harry, Dumbledore t'a fait une grande injustice. Ton aura est d'un magnifique éclat argenté avec des lignes vertes et dorées. Près de ta tempe est une très, très légère couleur noire, où se trouve ta cicatrice. C'est presque invisible » Elle étreignit Harry qui était tellement choqué qu'il ne pouvait pas répondre.
Argent avec des lignes vertes et dorées ; c'était étonnant et bien plus que ce qu'il avait espéré. Harry priait désespérément que c'était le pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ne connaissait pas.
Hermione était déjà en train de remettre son aura en bleu. « Maintenant que c'est fait, essayons la chose suivante. Nous verrons quels genres de dons sont à ta disposition. Tout ce que tu as à faire Harry est de boire ceci, de placer une goutte sur ce parchemin et tes dons et capacités magiques pour lesquels tu as un talent particulier apparaîtront. Je vais également essayer cela, et voilà les tiennes.»
Tous les deux avalèrent leur potion qui avait le goût de grenouilles mortes et eurent un haut le cœur simultané. Gloussant, ils piquèrent leur pouce et laissèrent tomber une goutte de sang sur le parchemin.
Vision des auras
Magie sans baguette
Potions
Animagus
Fabrication de sortilèges
Magie runique
Arts sombres
Magie du sang
Magie élémentale
Harry regarda la liste dans un état de stupéfaction avancé. Bon sang qu'est-ce que c'était ? Il regarda Hermione et silencieusement lui tendit son parchemin. Elle le prit et haleta.
« Waouh, il y a quelqu'un là haut qui t'aime bien. C'est une impressionnante liste de dons. »
« Et cela aurait pu sauver Sirius si seulement j'avais eu cette puissance débloquée et ces dons proprement entraînés. »
Hermione pâlit et eut ensuite l'air très triste. « Oui. Maintenant, toutefois, nous les utiliserons pour détruire Voldemort qui a tué tes parents et utiliser le pouvoir pour s'occuper de Dumbledore qui voulait t'utiliser pour ensuite se débarrasser de toi. Maintenant dormons et nous discuterons demain.»
« La magie noire, Hermione, peut-être Dumbledore marque un point en voulant me tuer si j'ai une affinité avec la magie noire et la magie du sang. » Harry était choqué d'être un sorcier maléfique puisqu'il savait que la magie noire et la magie du sang étaient extrêmement maléfiques.
Hermione secoua la tête, « Tu ne peux pas avoir plus faux Harry. Ces arts sont sombres uniquement si tu les utilises de cette manière. Rappelle-toi ce que MacGonnagall nous a dit en première année, il n'y a pas de magie blanche ou noire, il n'y a que la magie et c'est l'intention qui rend la magie blanche ou noire. La magie noire ou la magie du sang ne peuvent être exécutés que par très peu de sorciers et sorcières qui sont très puissants puisque la magie du sang implique le sang comme base de la magie. Pour la magie noire, les sorts requièrent plus de puissance ; les types de sorts également lancés sont légèrement différents des sorts ordinaires et tous les deux requièrent un plus grand nettoyage après. C'est uniquement quand tu ne fais pas les purifications nécessaires que la magie noire et la magie du sang peuvent blesser le lanceur. C'est pourquoi ce n'est pas généralement enseigné et n'est encouragé par personne.»
« Wow Hermione, quand MacGonnagall a dit tout cela ? Bien, je me sens certainement plus soulagé maintenant, » Lui dit Harry alors qu'il était stupéfait par sa mémoire et soulagé par l'information que ses dons ne le faisaient pas entrer dans la catégorie des sorciers maléfiques.
« Quels dons as-tu reçu ? » Elle lui tendit son parchemin et Harry vit qu'elle avait la magie runique, la capacité à devenir animagus, les potions et les charmes.
« Bien Hermione » Il lui sourit et alors qu'Harry était sur le point d'utiliser sa baguette pour enflammer les parchemins, Hermione le stoppa. « Ne fais aucune magie Harry jusqu'à ce que nous soyons dans la salle sur demande et testions ta force, d'accord ? »
Harry fit un signe de tête pendant qu'elle brûlait les parchemins et partit en disant qu'elle retournerait sa cape d'invisibilité dans la matinée. Harry se réveilla juste après le petit déjeuner le lendemain et courut jusque dans la grande salle. Tous les professeurs étaient là, tout comme Hermione.
Il s'assit et commença à remplir son assiette et bientôt mangeait à rendre à Ron la monnaie de sa pièce. Hermione lui sourit. « Viens, nous avons du travail à faire. Comment te sens-tu aujourd'hui ? »
« Très léger et en pleine forme, stupéfiant vraiment » Lui dit Harry en souriant.
« D'accord, fini ? Viens, allons dans la salle sur demande et vérifions ta force. »
Ils allèrent à la salle sur demande et cette fois ci, Hermione marcha trois fois devant et bientôt ils entrèrent dans une salle qui avait l'air fortifiée. « J'ai également posé des alarmes et donc quand Dumbledore viendra n'importe où près de nous, il y aura des alarmes. Cette fois suis mon exemple si je dis quelque chose de sensible. »
Harry inclina la tête et Hermione lui demanda de commencer avec le tout premier charme qu'ils avaient appris, wingardium leviosa.
Harry pointa sa baguette vers une plume que la pièce avait fournie et dit, « Wingardium Leviosa »
La plume tourbillonna et alla heurter le plafond avec une telle force qu'Harry cligna des yeux et Hermione poussa un cri de joie. « Oh, c'est bien Harry. Maintenant recommence avec le même sort » Lui dit-elle en consultant un énorme livre qu'elle avait, « essaye le même sort et ce jusqu'à ce que tu sois capable de le faire doucement, sans le surcharger. »
Désormais Harry avait à faire l'inverse. Au lieu d'essayer de nombreuses fois de le faire correctement, il devait essayer de nombreuses fois de faire de la magie qui semblait circuler dans son corps et émerger avec une telle force, de cesser et la faire venir moins férocement et de la contrôler.
Le seul sort de lévitation lui prit une heure et Harry et Hermione étaient tous les deux épuisés. Ils décidèrent de se reposer jusqu'au déjeuner et ensuite de revenir et de s'entraîner à nouveau.
Ils sortirent et s'assurèrent d'être vus marchant dans les jardins en parlant doucement de comment échapper à leur surveillance pour aller à Gringotts.
« Je ne peux pas croire que Ron, Ron qui est venu avec nous au département des mystères reçoive de l'argent pour nous espionner ; et que Ginny va essayer de te séduire cette année. Comment peuvent-ils ? A-t-elle oublié comment tu l'as sauvé dans la chambre des secrets ? Et elle te rembourse de cette façon ? » Hermione était très en colère alors qu'elle parlait pour la première fois de ce qu'Harry lui avait montré dans la salle sur demande. Harry ne pouvait toujours pas se remettre de la trahison de Ron.
« Je ne sais vraiment pas Hermione. J'avais pensé qu'il avait surmonté tout cela et que tandis que nous avions nos bagarres et bouderies, notre amitié était dure comme fer. Maintenant, cela ne semble pas être le cas. Je n'ai jamais regardé Ginny de cette façon et elle ne sait pas ce qui va lui tomber dessus si elle pense qu'elle peut être ma petite amie. » Dit-il, toute l'amertume qu'il avait repoussé au fond de lui remontant.
« J'aimais vraiment, vraiment Ron tu sais, » Lui dit Hermione, sa voix très basse et peinée, « Je l'ai tellement aimé. »
Harry la regarda consterné. « Merlin, Hermione je suis tellement désolé. Je n'ai jamais soupçonné quoi que ce soit et je suis tellement désolé.»
Elle leva les yeux pour le regarder en colère et étonnée. « Pourquoi es-tu désolé Harry ? C'est lui qui doit se repentir, pas toi. En aucune façon toi. » Elle secoua sa tête, le rassurant que ce n'était pas contre lui qu'elle était bouleversée.
« Euh, parce que je te l'ai dit, non je te l'ai montré, je suis désolé, » il fut coupé par Hermione qui le fusilla du regard.
« Tu n'as pas à t'excuser pour ses erreurs ou pour sa stupidité et ayant su tout cela, si tu m'avais juste laissé et refusé mon aide, tu n'aurais pas été mon ami. Donc ne fais pas cela Harry. Je ne peux pas te perdre aussi. » Ses yeux étaient brillants de larmes contenues alors qu'ils entraient main dans la main prendre leur déjeuner. Après déjeuner ils retournèrent dans la salle sur demande et recommencèrent.
Cela fut leur routine pour la semaine suivante et Harry n'avait que maintenant obtenu sa main mise sur sa puissance quand il se rappela soudainement le lumos sans baguette qu'il avait lancé quand les détraqueurs l'avaient attaqué à Privet Drive.
Quand il l'avait dit à Hermione elle avait poussé un cri aigu et ils avaient débuté la magie sans baguette. De nouveau ils commencèrent lentement avec le sort de lévitation et avaient décidé ensuite d'augmenter la difficulté.
Il fallut trois jours avant qu'Harry n'acquiert le concept de magie sans baguette et Hermione était prête à le frapper avec un club, quand la totale frustration de ne pas être capable de léviter une plume courut à travers lui, faisant léviter la plume pendant une seconde avant qu'elle ne retombe.
Une fois qu'il eut réussi cela, il fut radieux et continua avec avidité, écoutant Hermione au sujet de la théorie et se l'ayant appropriée, commença à lancer des sorts basiques de première année en un court laps de temps.
Ils étaient extrêmement prudents de se mélanger aux autres, parlaient également de Ron et gardaient les conversations sur des sujets banals. Hermione lui avait également fait lire des livres sur l'occlumencie et la légilimencie, lisant en même temps que lui, sachant que personne ne poserait aucune question puisqu'Harry était susceptible de faire cela pour soulager sa peine. Elle avait raison et Dumbledore ne s'approcha jamais d'eux.
Harry découvrit que lire et comprendre lui venaient plus facilement et désormais il était mieuxcapable de comprendre l'expression « videz votre esprit » . Hermione lui avait indiqué qu'il avait besoin de livres pour masteriser ses autres dons et qu'ils devraient être très prudents en les obtenant.
Ils avaient été dans la salle sur demande pour trouver les meilleurs livres disponibles sur tous ses dons et avaient fait une liste complète des noms et auteurs. Harry avait aussi décidé d'étudier la lecture des auras et comment les voir sans lancer les sorts puisqu'il en avait la capacité.
Il commença à se concentrer sur ses camarades, les regardant durement, recevant des commentaires plutôt obscènes, et après une remarque particulièrement basse, prit sa cape d'invisibilité. Il s'asseyait dans la salle commune chaque fois qu'il en avait le temps et pratiquait. La première aura qu'il vit à l'œil nu fut celle d'une seconde année dont la couleur était rose. Il jubila et pratiqua plus durement.
Il trouva Snape le fixant toujours du regard ou le regardant spéculativement, mais ne s'en préoccupa pas. Il comprenait les bases de l'occlumencie et avait un bouclier précaire dans son esprit qu'il renforçait tout le temps. Il ne parlait toujours pas beaucoup et quand ses pensées n'étaient pas occupées par le nouveau but que lui et Hermione s'étaient mis à appeler leurs études, elles se tournaient directement vers Sirius et un sentiment de douleur et de culpabilité le déchirait.
Hermione essayait de la garder concentré, mais parfois, la peine était trop et la solitude trop dure à supporter. Il avait toujours Hermione et était ravi qu'il ait au moins l'un de ses meilleurs amis avec lui. Mais Hermione n'était pas Sirius. Elle n'était pas le père qu'il avait secrètement pensé que Sirius serait, un parent avec qui il pourrait être heureux, triste, même méchant et grossier, et toujours être aimé.
Dans les dix jours suivant le département des mystères, Harry commença à voir les auras ici et là quand il se concentrait durement, avait les bases fermement ancrées en magie sans baguette, occlumencie et avait commencé à pratiquer la légilimencie, en premier sur Hermione puis ensuite sur des personnes au hasard en faisant extrêmement attention à ne pas pénétrer leurs pensées intimes.
La légilimencie était devenue pour Harry beaucoup plus facile que l'occlumencie, avec laquelle il se battait toujours pour fermer son esprit complètement et enfermer ses émotions plutôt turbulentes.
Deux jours avant qu'ils ne partent, Harry fut appelé dans le bureau du directeur par Dumbledore. Il fut accompagné par une impassible Minerva MacGonnagall et ils atteignirent le bureau, entrèrent pour se retrouver face à un Dumbledore souriant et un Snape à l'air renfrogné qui le fusillait du regard.
