Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.
Message: Cette fic prend en compte jusqu'au quatrième livre d'Harry Potter.
Message de l'auteur : Salut tout le monde! Alors, voici le nouveau chapitre!
Le contrat
Chapitre 3
Harry s'assit calmement sur la chaise de la cuisine, attendant que Malfoy se décide à venir le rejoindre. L'entrevue avec le journaliste n'avait pas été un total désastre, contrairement à ce qu'il aurait pu imaginer. Le plus difficile avait été de le convaincre de l'intensité de leurs sentiments et de leur passion presque incandescente. Un reniflement ironique se fit entendre et Harry ne put s'empêcher de rouler des yeux. Une passion brûlante? Malfoy et lui? Comment le monde sorcier arrivait-il à avaler cette histoire? Ils s'étaient royalement détesté durant leurs années d'étude et maintenant, ta dam, ils seraient follement tombés amoureux sur un champ de bataille? Il avait suffi qu'il plonge dans ses magnifiques yeux argentés et le tour était joué? Comment les sorciers pouvaient-ils être aussi naïfs? Ou était-ce lui qui avait perdu toute son innocence amoureuse? Il était à peu près convaincu que de tomber amoureux de quelqu'un demandait bien plus qu'un simple regard. Et puis, est-ce que cela avait la moindre importance? Ce qui comptait était que les gens croyaient en leur histoire et, par conséquent, croyaient que les membres de la pureté et le côté de la lumière pouvaient s'entendre grâce à un miracle. Il vit à peine Malfoy s'asseoir en face de main, ses papiers fermement en main. Harry sentit aussitôt son corps se crisper. Ils allaient devoir choisir leurs 24 ministres et il pouvait aisément deviner que cela n'allait pas être une partie de plaisir. Harry comprenait qu'il devait y inclure des membres de la pureté, mais comment pouvait-il construire un gouvernement en ayant continuellement peur que l'un d'eux le poignarde dans le dos? Il roula des yeux face à cette pensée. Comme le disait si bien Maugrey "Vigilance constante" voilà tout.
- Dumbledore ne fera pas partie de ce gouvernement. Déclara d'emblée Malfoy, ne prenant même pas la peine de lui lancer un regard.
Harry sursauta violemment avant de poser une main ferme sur la table.
- Aux dernières nouvelles, je suis le Premier Ministre… Siffla-t-il. Prends au moins la peine de me regarder si tu veux me donner des ordres.
À sa grande exaspération, Malfoy roula des yeux avant de les lever dans sa direction. Pensait-il qu'il n'était qu'un pantin à qui il pouvait donner des ordres? Il avait intérêt à revoir l'ordre de ses priorités. Il n'était la marionnette de personne. Plus jamais.
- Dumbledore ne peut pas faire partie de nos ministres. Élabora Malfoy.
- Pourquoi?
- Il me semblerait que la réponse est évidente, non?
Il le prenait pour un imbécile et ne prenait même pas la peine de lui cacher ce fait… Ses yeux gris le dévisageaient avec une indifférence glacée alors que ses lèvres fines étaient tordus en une grimace de condescendance. Sérieusement? Il pensait qu'il pouvait lui donner une réponse aussi vague et ne pas en souffrir les conséquences.
- Dumbledore fera partie de nos Ministres. Déclara-t-il d'un ton final.
- Non. Répliqua le blond.
- Explique-toi, sans la moue de supériorité, et je prendrais en considération tes opinions.
Les traits du blond se durcirent, mais cela lui importait peu. Il avait épousé Drago Malfoy, selon le souhait des membres de la pureté, mais il n'allait pas être sa marionnette. Il n'allait pas lui obéir aux doigts et à l'œil. Il était le Premier Ministre. Si Malfoy voulait être son bras droit, il n'avait pas intérêt à le traiter comme un imbécile.
- Parfait, Potter… Puisque tu es incapable de faire ce raisonnement tout seul, permets-moi de t'éclairer. Tu es le Premier Ministre.
- Je suis parfaitement au courant de cela.
- Alors, tu dois donner les ordres… prendre toutes les décisions…
- Viens en aux faits.
Un éclair de mauvais humeur traversa les yeux gris et Harry en put s'empêcher de remarquer qu'il verrait rarement les fossettes de Malfoy. Les seules choses qui rendaient le visage du blond vaguement humain. Ses traits étaient si parfaits… si lisses… Il en semblait presque robotique… ou froid comme la glace… N'était-ce pas absolument terrifiant comme expression? Il en avait la certitude.
- Tu es habitué à obéir aux ordres de Dumbledore, si tu le laisses devenir un de tes ministres, tu lui obéiras encore une fois. Même si tu n'es pas d'accord avec ce qu'il dit. Crois-moi, il en est parfaitement conscient. Il aura trop de pouvoir dans ce gouvernement.
Harry fronça les sourcils et il pencha la tête de côté. Une part de lui devait admettre que Malfoy avait raison. Se voyait-il vraiment refuser d'obéir à Dumbledore? Ils étaient rarement en désaccord, certes… mais, si un jour cela arrivait? Qui l'emporterait? Dumbledore était un peu comme son parent, il ne pouvait pas s'imaginer lui désobéir. Il se comporterait donc comme un soldat alors qu'il était devenu le commandant…
- Le pouvoir de Dumbledore dans le gouvernement ne peut pas être aussi puissant. Les membres de la pureté ne l'accepteront pas… Et tu ne peux pas te permettre d'avoir l'air faible alors que le Seigneur des ténèbres n'ait pas mort. Si Dumbledore et toi aviez soudainement un problème… il pourrait monter un coup d'état contre toi.
- Il ne ferait jamais ça. Répliqua froidement le brun.
- Mieux vaut prévenir que guérir. Contrecarra Malfoy. Il peut venir te demander des faveurs si cela lui chante, mais ne lui donne pas plus de pouvoirs qu'il en a déjà. La personne la plus puissante du monde sorcier doit être toi.
L'ancien Griffondor se mit à tambouriner ses doigts contre la table, les pensées en tumulte. Il avait toujours imaginé Dumbledore à ses côtés, le guidant dans son rôle de Premier Ministre… Il eut une grimace face à sa pensée. Inconsciemment, il avait mis le vieil homme dans un rôle plus élevé que le sien… Et cela prouvait exactement ce que Malfoy venait de lui dire. Il savait que Dumbledore ne pourrait pas monter un coup d'État contre lui, mais il devait être celui qui avait le plus de pouvoir. Les sorciers ne devaient pas le voir comme un pantin. Ils devaient avoir confiance en lui… Surtout, dans leur situation. Un leader fort était nécessaire.
- Ton père ne peut pas faire partie de notre gouvernement.
- J'en suis parfaitement conscient. Fit remarquer placidement Malfoy.
Harry écarquilla les yeux, s'étonnant du calme apparent du blond. Il était évident que Lucius Malfoy s'attendait à avoir un rôle signifiant dans ce gouvernement. Drago n'avait-il pas la moindre loyauté familiale envers lui? Le blond lui lança un regard éloquent tout en croisant gracieusement les mains sur la table.
- Nous lui donnerons un titre sans pouvoir, mais qui semble important. Cela ne lui fera pas plaisir, mais au moins nous ne l'humilierons pas. Si je pense que Dumbledore est dangereux… Imagine ce que je peux penser de mon père.
- Malfoy… Je n'aurais jamais imaginé…
- Contrairement à ce que tu sembles penser de moi, Potter, j'ai choisi ce destin. Personne ne m'a obligé à t'épouser et personne n'aurait pu m'obliger à le faire. J'ai approuvé chaque mot du contrat qui nous lie. J'ai bien l'intention de régner sur l'Angleterre et d'être un bon chef politique. Pour l'instant, ce dont les sorciers ont besoin est un gouvernement fort. Il n'est pas question que celui-ci soit divisé par un ministre désirant trop de pouvoirs.
Harry hocha solennellement la tête. Le visage de Malfoy se détendit légèrement, remarquant que ses intentions étaient au moins claires. Cela ne changeait rien au fait que le blond semblait décidé à vouloir le contrôler, mais au moins Harry pouvait affirmer que son époux était loin d'être un imbécile.
- Ron et Hermione feront partie de notre gouvernement. Déclara Harry, d'une voix sans appel.
Une grimace déforma le visage du blond, mais il ne protesta pas. Le brun en fut reconnaissant. Il avait besoin de personnes auxquelles il faisait confiance. Il n'avait aucune confiance envers Drago Malfoy. Et il aurait été complètement idiot d'en avoir.
- Je pense que nos ministres devraient être séparés en 12 équipes… travaillant ainsi deux par deux. Poursuivit l'ancien Griffondor.
- Je vois. Granger et Weasley travailleraient-ils ensemble?
Harry secoua fermement la tête, tout en ayant parfaitement conscience que Ron s'empresserait de lui arracher les yeux pour sa décision. Si lui ne faisait pas confiance aux membres de la pureté, Ron était prêt à tous les mettre à Azkaban. Hermione était tout de même un plus ouverte…
- Non, je pense qu'il serait plus adéquat si nous choisissions 12 membres du côtés de la lumière et 12 membres du côté des membres de la pureté et que nous les mettions ensemble.
Malfoy cligna des yeux, montrant clairement sa surprise face à sa suggestion. Et oui, il n'était pas un complet imbécile qui refusait de voir le bon côté des choses.
- Notre force vient de notre unité. Poursuivit Harry. Nous devons montrer au monde sorcier que nous pouvons travailler ensemble… que nous pouvons forger des liens sans nous entre-tuer… Ainsi, il y aura moins de risque pour qu'un mouvement comme celui des mangemorts n'apparaisse.
Parce que le problème n'était pas Voldemort… Pas véritablement… Le mage noir n'était qu'un homme… Comment avait-il réussi à convaincre une grande partie de la population sorcière de le suivre? Cela montrait un profond mal être dans le cœur des sorciers, non? Pour qu'un tel mouvement apparaisse et que personne ne soit surpris. Il n'y avait pas eu que des fous dans le côté de Voldemort… il y avait eu des gens sensés et puissants… Ils avaient tout de même décider de suivre un malade mental. Il y avait une raison pour cela… Et cette raison était qu'ils devaient s'être sentis… lésés… mal compris… Il était hors de question qu'un nouveau mouvement comme celui-ci apparaisse.
- D'accord. Approuva Malfoy. Je propose Pansy Parkinson, Blaise Zabini…
Il énuméra plusieurs autres noms et Harry hocha la tête à certains moments et refusa à d'autres. Ils pouvaient s'entendre sans s'entre-tuer… Leur union était ce qui tenait le monde sorcier en place… Ils devaient être en mesure de s'entendre…
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Harry enleva rapidement ses vêtements et un frisson d'horreur le traversa en réalisant qu'il allait devoir se rendre dans la chambre de son "époux". Il ne pouvait pas baiser Malfoy. Comment allait-il faire pour bander? Bordel! Combien de temps ce dilemme allait-il durer? Ils avaient réussi, de peine et de misère, à choisir leurs ministres et à faire les équipes… Ce moment n'aurait-il pas dû être plus difficile que le fait de faire l'amour? Coucher avec quelqu'un ne demandait même pas de réfléchir. Il s'agissait d'un simple mouvement de corps… d'un moment de plaisir et de jouissance… Bien évidemment, il s'agissait du moment le plus difficile pour eux. Ils étaient vraiment pathétiques. À sa grande surprise, Malfoy entra dans sa chambre, portant une simple robe de chambre blanche. Ses cheveux blonds, qui lui tombaient aux épaules, étaient vaguement humides et ses grands yeux gris regardèrent son corps de haut en bas. Harry ne fit aucun effort pour se couvrir, malgré son malaise. D'accord, il ne portait qu'un boxer, mais ce n'était pas de sa faute si le blond avait décidé de pénétrer dans sa chambre sans cogner. Sans un mot, l'ancien Serpentard laissa sa robe de chambre tomber au sol, révélant son corps nu à ses yeux. Harry le regarda calmement des pieds à la tête, se faisant violence pour ne pas montrer la moindre réaction face au corps sublime qui venait d'apparaître devant lui. Oui… un corps magnifique qui n'avait pas la moindre érection…
- Malfoy… Commença-t-il.
- Nous avons des bébés à faire. Ne me fais pas perdre mon temps, Potter.
Harry crispa ses dents l'une contre l'autre avant de s'approcher rapidement du blond. Il posa les mains autour de la taille délicate et il sentit le corps du blond se tendre contre lui. Merde… Ce simple contact avait suffi pour dégoûter le blond et il était censé le baiser? Bordel!
- Non. Siffla Harry, ne pouvant s'en empêcher.
- Est-ce que je vais véritablement devoir me rabaisser à te toucher afin que tu bandes, Potter? S'énerva glacialement le blond.
Rabaisser… Wow… N'était-ce pas magnifique? Le toucher était une façon de le rabaisser? Mais quel était son foutu problème?
- Toucher quelqu'un n'est pas se rabaisser. Grogna Harry. Que faisais-tu avec tes anciens amants?
Une lueur étrange traversa les yeux gris et le blond fronça les sourcils.
- Je les touchais parce que j'en avais envie. Déclara froidement Malfoy. Je ne veux pas être obligé…
- Je ne t'oblige à rien. Retourne dans ta chambre.
- Oh pour l'amour de… Nous devons faire un enfant! S'énerva le blond. Comment sommes-nous censés faire cela si tu es aussi têtu?
- Je suis têtu!? S'étrangla Harry.
Malfoy hocha vigoureusement la tête, le visage tendu sous l'exaspération. Harry se pencha alors afin de l'embrasser et le blond, comme il s'y attendait, recula brusquement, visiblement dégoûté.
- C'est toi qui ne fais aucun effort. Cracha le brun. C'est toi qui veut rendre notre vie sexuelle stérile et insatisfaisante!
Le blond le fixa, la bouche ouverte, et Harry en profita pour se rhabiller précipitamment.
- Je ne suis pas un violeur. Je ne suis pas une bête. Je ne suis pas une machine. Sois tu l'acceptes et nous arriverons à faire ce bébé, sois tu prends ton foutu contrat et tu le mets là où je pense.
Harry sortit alors rapidement de sa chambre. Il ne pouvait pas rester dans cette maison.
À suivre…
