Salut salut! me revoilà avec le chapitre trois de ma fiction! Je remercie encore une nouvelle fois chaleureusement ceux qui ont pris le temps de laisser de reviews : ça me fait vraiment plaisir de connaître vos avis, après tout c'est le seul moyen pour nous, qui écrivons des fictions sur ce site, d'avoir des retours!
sur-ce je vous laisse à la lecture, et espérant que vous apprécierez ce chapitre! ;)
Chapitre 3
Je fus réveillée par un bruit d'assiette s'entrechoquant dans la cuisine. Je clignai des yeux quelques fois pour me reconnecter avec la réalité. J'avais fini ma nuit sur le canapé du salon.
Je me relevai en position assise, me frottant le visage avec les paumes de mes mains. Je me sentais fatiguée, mais ce n'était pas le moment. Il fallait que je sois en forme. Aujourd'hui, nous partions tous pour Poudlard. J'espérais qu'il n'y avait rien derrière cette porte, qu'aucun danger ne nous menaçait. Mais j'avais un mauvais pressentiment, et mon intuition me trompait rarement.
- Je t'ai réveillée ? demanda une voix que je connaissais par cœur.
- Ne t'inquiète pas, dis-je en me levant pour m'installer à la table de la cuisine et faire face à mon mari, qui semblait préparer le petit-déjeuner. Tu n'as pas trop mal dormi ?
… à cause de moi ? Ajoutai-je mentalement.
Je devinai que je m'étais endormie dans les bras de Ron, et que lui-même n'avait pas dû beaucoup se reposer.
- Café ? Me demanda-t-il sans répondre à ma question
Je hochai la tête et me prit la tête dans les mains. Je sentais une migraine se préciser, et ce n'était vraiment pas le moment.
Ron vint s'asseoir en face de moi et me tendit une tasse fumante. Je passai mes mains autour du récipient pour les réchauffer.
- Tu as encore fait le même rêve, cette nuit, n'est-ce pas ?
Je haussai les épaules et baissai la tête, ramenant mes jambes sous mon menton. Je lui avais raconté ce dont je rêvais presque toutes les nuits, et je voyais qu'il s'inquiétait à cause de ça.
- Tu crois qu'il faudrait…
- Je n'ai pas envie d'en parler, le coupai-je.
- Pourtant tu devrais, Mione. Tu ne peux pas rester comme ça…
Je soupirai. Je savais qu'il ne lâcherait pas le morceau.
- Ça fait un an, ce n'est pas normal…
- Justement, ça fait un an, Ron ! Un an ! M'exclamai-je. Pourquoi je n'arrive pas à m'en remettre, hein ? Pourquoi je n'arrive pas à retomber enceinte ? Pourquoi est-ce que j'y pense tout le temps ? Pourquoi d'autres femmes arrivent à tourner la page, et pas moi ?
- Calme-toi, me dit-il doucement en posant sa main sur la mienne dans une tentative pour m'apaiser. Ça va aller. Mais il faut que tu en parle… Je suis là, je peux t'aider…
- Je n'ai pas besoin d'aide, répondis-je sèchement en me levant pour aller me poster devant la fenêtre.
Un oiseau chantait dans un arbre. Il faisait froid, mais le ciel était sans nuage, limpide. Une bourrasque de vent entra dans la pièce par la fenêtre ouverte et s'engouffra dans mes cheveux. Je fermai les yeux en soupirant.
Je savais que je n'aurais pas dû réagir aussi violemment. Ron voulait juste que je sois de nouveau heureuse. Mais je ne pouvais m'en empêcher. Je n'avais pas besoin d'aide, je m'en sortirai toute seule. Comme je l'avais toujours fait…
J'entendis la chaise racler le sol. Mon mari s'était levé pour s'approcher dans mon dos. Je me retournai en évitant de croiser son regard :
- Je vais prendre une douche, dis-je simplement.
Je redescendis au salon, douchée, habillée, et penaude d'avoir réagi de la sorte avec Ron qu'il ne voulait que mon bonheur, en fin de compte.
Il se retourna en me voyant arriver.
- Je suis dé…
- C'est moi qui suis désolée, coupai-je. Je n'aurais pas dû réagir comme ça.
- C'est oublié, me dit-il avec ce demi-sourire dont lui seul avait le secret.
J'entendis quelqu'un frapper à la porte et allai ouvrir. Sur le seuil se tenaient mes amis, dont Ginny, James dans les bras, pâle, l'air triste. Je comprenais qu'elle soit tracassée. Si Ron partait à l'aventure de la sorte, je serais tout aussi inquiète qu'elle en ce moment.
- Vous êtes prêts ? demanda Harry. On y va.
Harry s'approcha de Ginny et l'embrassa une dernière fois en la serrant dans ses bras. J'attrapai le petit sac en bandoulière que j'avais préparé et posé sur le canapé du salon. Ce même sac que j'avais pris avec moi durant toute l'année où nous étions partis, Harry, Ron et moi et que j'avais de nouveau rendu extensible grâce à un sortilège. J'avais également prévenu le ministère de la magie que je prenais quelques jours de congé. Nous étions prêts.
Poudlard. Nous nous tenions devant le château. Ça faisait tellement longtemps que je n'étais plus venue ici. Mais l'école me paraissait toujours aussi grande, majestueuse… magique. Il n'y avait pas d'autres mots.
J'étais arrivée ici, petite fille de 11 ans né-moldue. Au début, je n'avais pas d'amis. Il est vrai que je passais mon temps le nez dans les livres pour essayer d'en connaître le plus possible sur ce monde que je venais de découvrir. Je souffrais à l'époque d'un sentiment d'insécurité tellement puissant que je me sentais obligée d'étaler mon savoir à tout bout de champs, paraissant prétentieuse après de mes camarades alors que j'étais en vérité si fragile. Peu de gens me supportaient à l'époque. Puis je suis devenue amie avec Ron et Harry, et ça a changé ma vie.
Ce lieu m'avait vu grandir. Il m'avait tant appris. Ce château avait été ma maison pendant des années. Et y revenir était comme retourner à la source. J'étais là où tout avait commencé pour moi.
Neville nous fit signe de le suivre, et nous entrâmes dans l'enceinte de l'école.
La rumeur de notre arrivée avait dû se propager parmi les élèves, car une foule d'adolescents se trouvaient dans les couloirs à notre entrée et nous dévisageait dans retenue.
Mes amis et moi restâmes quelques secondes incrédules devant le monde qui semblait nous attendre, mais les élèves s'écartèrent de part et d'autres du couloir, formant comme une haie d'honneur pour nous laisser passer.
J'avançai dans ce bâtiment qui me rappelait tellement de souvenir avec précaution, regardant autour de moi, entendant des chuchotements dans tous les coins
- Regarde, c'est Harry Potter !
J'esquissai un demi-sourire. Après la Bataille de Poudlard, mes amis et moi avions eu nos propres cartes chocogrenouilles. De plus, les élèves devaient voir notre aventure dans le cours d'Histoire de Poudlard, ce qui expliquait qu'ils nous regardaient comme si nous étions des héros.
- T'as vu, c'est Hermione Granger !
Je me retournai à l'entente de mon nom. La fillette qui avait prononcé cette phrase ne devait pas avoir plus de 12 ans. Ses cheveux blonds très clairs, presque blancs, étaient attachés en deux nattes serrées et tombaient des deux côtés de son visage. Elle parlait à une autre fillette à la peau sombre, qui se tenait à ses côtés.
- Plus tard, je veux devenir comme elle !
L'amie de la fille qui parlait lui donna un petit coup de coude dans les côtes et me désigna du menton, comme pour prévenir sa copine que j'avais entendu ses paroles.
Je m'approchai des fillettes et m'accroupis devant celle qui avait parlé. La petite baissa la tête et son visage vira au rouge vif. Elle se mordilla la lèvre, gênée.
- Comment tu t'appelles ? demandai-je avec douceur
- Elizabeth… répondit-elle timidement.
Elle jeta un coup d'œil à son amie comme pour se donner du courage :
- Mais tout le monde m'appelle Lizzie.
- Quel âge as-tu, Lizzie ?
- Je vais avoir 12 ans. Je suis rentrée cette année.
- Poudlard te plaît ?
Elle hocha la tête et leva rapidement ses yeux vers les miens. Nos regards se croisèrent un millième de seconde avant qu'elle ne reporte son attention sur ses pieds.
- Tu as été envoyé à Serdaigle, c'est bien ça ? ajoutai-je en constatant le blason de la Maison qui ornait son uniforme.
- Oui…
- Tu t'y plais ?
- C'est-à-dire que… j'aurais préféré aller à Gryffondor, comme vous…
Étonnée, je marquai une pause avant de continuer.
- Lizzie ? Regarde-moi, dis-je en mettant un doigt sous son menton pour l'obliger à tourner les yeux dans ma direction.
Elle obéit et ses yeux bruns noisette se plantèrent dans les miens.
- Il ne faut en aucun cas que tu regrettes d'avoir été envoyée à Serdaigle. Si le Choixpeau Magique a décidé de te mettre dans cette Maison, c'est qu'il a deviné que tu ferais de grandes choses grâce à ton intelligence.
Je m'interrompis un instant pour replacer derrière son oreille une mèche de cheveux qui s'était échappée de sa tresse.
- Mais le fait que tu ais été envoyée à Serdaigle n'empêche pas que tu sois courageuse comme une Gryffondor, rusée comme une Serpentard ou loyale comme une Poufsouffle. La Choixpeau Magique sait tout, et il a sûrement vu que tu ferais de grandes choses en tant qu'élèves à Serdaigle, d'accord ?
La fillette hocha la tête, et un sourire timide illumina son visage pâle.
Je me relevai en ajoutant :
- N'oublie pas, Lizzie, toutes les maisons de Poudlard sont bonnes, toutes ont leurs qualités et leurs défauts, Tu as été envoyée à Serdaigle pour une bonne raison. Ne le regrette pas.
Je lui fis un clin d'œil et tournai les talons.
- Heu… Madame ? entendis-je timidement derrière moi.
- Tu peux m'appeler Hermione, répondis-je en me retournant.
- Merci, me dit simplement Lizzie.
Je lui souris et retournai près de mes amis qui avaient assisté à la scène. Luna se mis à mes côtés alors que le groupe recommençait à avancer entre les chuchotements des adolescents.
- Tu m'as fait penser à ma mère… dit-elle de sa voix fluette
- Quoi ? demandai-je sans comprendre.
- La façon dont tu as parlé à la fillette… ma mère me parlait comme ça quand j'avais peur…
- Ah… et je suppose que c'est un compliment, hein ?
- Tu ferais une bonne mère, dit-elle sans répondre à ma question
Mon cœur manqua un battement et une boule se forma dans ma gorge. Elle avait mis le doigt sur ce qui me faisait le plus mal. Je baissai les yeux et tentai de dissimuler mon malaise.
- Désolée, dit-elle.
- Pourquoi ? répondis-je d'une voix que je parvins à empêcher de trembler.
- Je t'ai fait de la peine…
- Mais non, la rassurai-je en tentant un pâle sourire.
- Si, je le vois dans tes yeux.
Je renonçai à la contredire. Luna semblait lire dans les pensées des autres, ça ne servait à rien de mentir.
- Tu sais, tu vas y arriver bientôt.
- Arriver à quoi ?
- A tomber enceinte. Je l'ai lu dans les cartes.
- Je ne crois pas à la divination, Luna, tu sais…
- Je sais, mais tu crois en moi, non ?
Je lui souris sans répondre. Bien entendu que je croyais en elle.
Nous continuâmes le trajet sans parler. Neville finit par s'arrêter devant une porte en bois, qui se trouvait à proximité de l'entrée de la Salle Commune de Gryffondor.
Un mal être soudain m'envahit, comme si cette porte semblait me dire quelque chose, quelque chose de désagréable. Je vis que mes amis ressentaient la même chose. Je portai la main à ma tête : de nouveau cette migraine, qui se faisait plus forte, plus violente.
- Tenez-vous prêts, dit simplement Harry en dégainant sa baguette.
Les autres l'imitèrent.
- Qui ouvre la porte ? demanda Ron.
Tous les regards se tournèrent vers moi.
- C'est encore à moi de faire le sale boulot, hein ? Soupirai-je en m'avançant.
- Tu es la meilleure en sortilège, dit Harry en haussant les épaules.
Je me positionnai et pris une grande inspiration, comme si je plongeai dans un lac :
- Alohomora.
Un claquement retentit, et la porte s'ouvrit sur l'obscurité dans un grincement sinistre. Je jetai un regard à mes amis et mis la première un pied dans la pièce que cachait la porte.
Un froid sordide m'envahit toute entière, et mon mal être ne fit que se renforcer. Que pouvait donc bien cacher cette salle pour que je me sente si mal à l'intérieur ?
J'attendis que mes yeux s'habituent à l'obscurité.
Une grande salle s'étendait devant moi. Mes amis entrèrent à leur tour dans la pièce.
Des toiles d'araignées s'étendaient au plafond. J'espérai pour mon mari que les araignées n'étaient pas dans les parages.
La pièce semblait aménagée. Un bureau trônait en son centre, une table et des chaises en bois étaient disposées dans un coin. Et, tout autour de nous, des portes étaient fixées dans les murs.
La baguette pointée devant moi pour parer à toute éventualité, je promenai mes yeux sur les murs où des inscriptions dont je ne saisissais pas le sens étaient gravées.
Sans prévenir, la porte qui donnait sur le couloir de Poudlard se referma avec fracas. Nous nous retournâmes comme un seul homme dans la direction du bruit, mais seul le silence nous répondit.
Puis soudain…
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, et désolée pour la fin, je n'ai pas pu m'empêcher de laisser un peu de suspens x)
je vous encourage vivement à laisser une review : ça ne prend que quelques secondes, et ça fait énormément plaisir! :)
à bientôt pour une nouveau chapitre!
Hope July ;)
