Le troisième chapitre a été plus long que je ne le penser donc je l'ai diviser en deux...
je rappel que les personnage et l'univers que je raconte appartienne a Stéphanie Meyer, je ne fais que les emprunter, pour mon plaisir, et le plaisir des lecteurs, je ne reçois rien en retour.
Bonne lecture...
- Tu ne pleures pas, quand même ? S'exclama-t-il en reprenant une voix normale.
- Si, marmonnai-je en sanglotant carrément
. Se déplaçant, il sortit sa jambe valide du lit, comme pour se lever.
- Qu'est-ce que tu fabriques ? Objectai-je. Allonge-toi, imbécile ! Tu vas te faire mal.
Il se rallongea en m'attrapant par la taille et en m'attirant à lui.
Je me blottis contre son flanc gauche, tout en m'efforçant de retenir mes pleurs.
- Je n'en reviens pas que tu chiales, marmonna-t-il en me frottant le dos. Je vais bien Bella je te promets de rester sage
- Je sais. N'empêche, je m'inquiète je ne veux pas te voir souffrir de n'importa qu'elle manière.
-Cesse de t'inquiéter, Bella, ça va s'arranger.
- Je ne vois pas bien comment.
- Je vais renoncer et être sage.
- Encore des jeux ?
- Peut-être. J'essaierai, cependant.
Je plissai le nez, sceptique.
- Un peu d'optimisme, que diable ! protesta-t-il. Et de confiance envers moi !
- Qu'entends-tu par « être sage » ?
- Je serai ton ami. Je n'exigerai rien de plus.
Cette perspective me rendait-elle heureuse ou malheureuse je ne sais plus. Je ne veux pas perdre Jake, mais ne le ferais-je pas souffrir davantage en laissant près de moi. Je suis égoïste, je veux le garder près de moi je ne veux pas le perdre, pas maintenant.
Pourtant, il le faudrait un jour ou l'autre, quand je deviendrais vampire, puisque je l'ai choisi, il ne supportera même plus mon odeur.
La meilleure des solutions est de le laisser partir, même si je l'aime.
- Il me semble qu'il est trop tard pour ça, Jake. Comment être amis alors que nous nous aimons ? Il contempla le plafond avec intensité, comme s'il y lisait quelque chose.
- Ce sera peut-être une amitié... à longue distance.
Je serrais les dents, heureuse qu'il ne me regarde pas, luttant contre les larmes qui menaçaient de me submerger de nouveau. Il fallait que je sois forte, or j'ignorais comment y parvenir...
Je n'arrive pas à imaginer ça, comment faire sans Jacob dans ma vie, je sens que le trou que m'a laisser Edward s'agrandit de plus en plus ces dernières heures, ce trou qu'à combler Jacob avec sa chaleur, mon soleil.
Le silence régna durant quelques minutes. Jake semblait attendre que je réagisse, je cherchais désespérément quels mots prononcer.
- Me permets-tu de te dire ce qui est le pire ? Finit-il par murmurer, hésitant. S'il te plaît. Je te promets d'être sage.
- Cela t'aidera-t-il ?
- Sans doute. En tout cas, ça ne fera pas de mal.
- Quel est le pire, alors ?
- Ignorer ce que ça aurait été.
Je suis l'homme idéal, pour toi. Cela ne nous aurait demandé aucun effort, c'aurait été comme de respirer. J'étais la voie naturelle que ta vie aurait empruntée. Si le monde était comme il devait être, s'il n'existait ni monstres ni magie...
Je voyais où il voulait en venir, et je ne pouvais qu'être d'accord. Si le monde n'avait pas été fou, Jacob et moi aurions été ensemble. Et heureux. Il était mon âme sœur, dans cet univers, aurait continué à l'être si quelque chose de plus fort n'avait supplanté cela
Jacob aurait-il lui aussi droit à cela ?
Une sensation de jalousie me remplissait, je devais étouffer tout cela, pour le bien de Jacob… Et d'Edward.
Deux futurs, deux âmes sœurs... c'était trop pour une seule personne. Et si injuste que je ne serais pas la seule à régler la note. La souffrance de Jacob me paraissait un prix trop élevé. Si je n'avais pas perdu Edward déjà une fois, si j'avais ignoré ce qu'était vivre sans lui, aurais-je ainsi hésité ? Aucune idée. Cette connaissance était trop profondément ancrée en moi. Je ne savais pas ce qu'était ne pas la ressentir.
- Il est comme une drogue, pour toi, reprit Jacob, sans critique cependant. Il est trop tard. N'empêche, je suis plus sain pour toi. Je ne suis pas une drogue, mais ton air, ton soleil.
- C'est drôle, c'est ainsi que je t'envisageais, avant. Comme mon soleil qui compensait les nuages de ma vie.
- Je peux combattre les nuages, soupira-t-il. Pas une éclipse.
-Non l'éclipse part d'elle-même.
Il sourit, de ce sourire que j'aime regarder qui réchauffe mon cœur, et qui m'emplis de bonheur. Et j'avais envoie de l'embrasser encore et encore.
Ce n'est pas bien.
N'es pas suffisant pour une vie ? Fallait-il que je cherche plus que ça ? Quel est le plus important pour une humaine ? Suis-je toujours une humaine ? Qu'es qui me retient d'être avec Jacob… l'amour que j'ai pour Edward, ou une force bien plus forte ?
Ma main caressa sa joue, y resta. Il ferma les yeux. J'entendais les battements de son cœur, calmes, réguliers.
- Dis-moi quel est le pire, pour toi, chuchota-t-il.
- Je crois que ce serait une mauvaise idée.
- S'il te plaît.
- J'ai peur que ça ne te blesse.
- Je t'en prie.
À ce stade, valait-il la peine de l'épargner ?
-Le pire... Le pire, c'est que j'ai vu ce qu'aurait été notre vie. Et que je meurs d'envie de l'obtenir, Jake, tout entière. J'ai envie de rester ici et de n'en partir jamais. J'ai envie de t'aimer et de te rendre heureux. Or, c'est impossible et ça me tue. C'est comme Sam et Emily. Je n'ai jamais eu le choix, Jake. J'ai toujours pressenti que rien ne changerait. Voilà pourquoi, sans doute, j'ai tant lutté contre toi.
Il parut se concentrer afin de réussir à respirer.
- Et voilà, maugréai-je, je n'aurais pas dû te l'avouer, j'en étais sûre.
- Si, je suis content que tu l'aies fait. Merci. Il soupira, embrassa le sommet de mon crâne.
- À partir de maintenant, ajouta-t-il, je serai sage. Je levai les yeux, il souriait.
- Alors, vous allez vous marier, hein ? reprit-il.
- Nous ne sommes pas obligés d'aborder ce sujet.
Le mariage on dirait une plaisanterie, dite comme ça.
- Certains détails m'intéressent. Et j'ignore quand je te reparlerai.
Cette sentence aux accents si définitifs me coupa mes moyens, et je fus obligée d'attendre un moment avant de retrouver l'usage de la parole.
- Ce mariage, ce n'est pas mon idée, marmonnai-je enfin. Mais c'est important pour lui. Alors...
- Et puis, ce n'est pas si grave... en comparaison. Il s'exprimait calmement.
Je cherchai son regard, tâchant de deviner comme il y parvenait, cela gâcha tout. Ses prunelles croisèrent les miennes, puis il détourna la tête.
Toujours cette envie de me jeter sur ses lèvres.
- Oui, acquiesçai-je, une fois que j'eus repris le contrôle de ma respiration.
- Combien de temps te reste-t-il ?
- Cela dépendra de celui que mettra Alice à organiser les noces.
- Avant ou après ?
- Après.
Il hocha le menton, comme soulagé. Combien de nuits d'insomnie la seule perspective de mon bac lui avait-elle donné ? Tu as peur ? Chuchota-t-il.
- Oui, répondis-je sur le même ton.
- De quoi ?
- De tas de choses. N'ayant jamais eu beaucoup de goût pour le masochisme, je ne suis pas pressée d'avoir mal. J'aimerais aussi l'éloigner, inutile qu'il souffre avec moi, tout en devinant que ce ne sera pas possible. Il y a aussi Charlie et Renée... Et puis, il y a l'après. J'espère que j'arriverai à me maîtriser rapidement. Je serai une telle menace, peut-être, que la meute sera contrainte de me liquider.
- Je couperais les jarrets du premier de mes frères qui s'y risquerait, riposta-t-il, désapprobateur.
- Merci.
- N'est-ce pas plus dangereux que ça ? Dans toutes les histoires, il est dit que c'est très dur... qu'ils ne se contrôlent plus... que des innocents meurent...
- Cela m'effraie.
Cette tentative d'humour ne fut guère appréciée.
- Bref, conclus-je, j'ai des tas de raison de m'inquiéter.
Il acquiesça, de mauvaise grâce, et je compris qu'il ne serait jamais d'accord sur ce point. Étirant le cou pour murmurer à son oreille, je collai ma joue à sa peau brûlante.
- Tu sais que je t'aime.
- Oui, souffla-t-il, et son bras me serra automatiquement contre lui. Et toi, tu sais combien j'aurais voulu que ça suffise.
- Oui.
- Je t'attendrai toujours, Bella. Dans la coulisse. Il avait parlé d'une voix plus légère, et me relâcha. Je m'écartai, en proie à un affreux sentiment de perte, à l'impression d'une séparation déchirante, comme si je laissai une partie de moi là, sur le lit, à côté de lui.
- Il te restera cette possibilité de repli, si tu le souhaites, précise-t-il encore.
- Jusqu'à ce que mon cœur cesse de battre, renchéris-je en forçant un sourire sur mes lèvres.
- Je crois que je t'accepterai, que je te reprendrai, tout dépendra de la puanteur que tu dégageras, plaisanta-t-il.
- Pourrai-je revenir te voir, ou tu ne préfères pas ?
- Je vais y réfléchir, je te le ferai savoir. Une visite m'empêchera sans doute de tourner fou. Le génial médecin vampirique affirme que je n'ai pas le droit de me transformer tant qu'il ne m'aura pas donné son feu vert, sous prétexte que ça risque d'endommager mes os.
- Écoute Carlisle. Tu guériras d'autant plus vite.
- Oui, oui.
- Je me demande quand ça va arriver. Quand la bonne fille retiendra ton attention.
-Ne rêve pas trop, Bella. Même si je me doute que ce sera un soulagement pour toi.
- Va savoir. Je jugerai sans doute qu'elle n'est pas assez bien pour toi. Je serai jalouse.
Se doutait-il à quel point mes paroles refléter la vérité, je ne veux pas le voir avec une autre, je suis qu'une égoïste.
- Voilà qui serait amusant.
- Avertis-moi si tu as envie que je revienne, je serai là. En soupirant, il me tendit sa joue. J'y déposai un léger baiser.
- Je t'aime, Jacob.
- Et moi encore plus, rit-il.
Ses yeux noirs me suivirent jusqu'à ce que je sorte, indéchiffrables.
-Bella.
Ma main resta sur la poigner de la porte j'attendais.
-je suis sérieux je t'attendrais, je sais que tu l'aime, mais je sais aussi que tu m'aime, tu ne peux plus le nier… Alors quoi qu'il arrive réfléchis bien, il n'est jamais trop tard.
Je sors sans un mot.
le prochain chapitre arrive dans quelques minutes il est près..
