Me revoilà avec le troisième thème, toujours dans la continuité. Je travaille sur le quatrième ! Je tiens à remercier les gentilles Mira et Lauraine Tonksm pour leurs tout aussi gentilles reviews. Léa aussi, sur Skype. Toujours pour toi, cette fic. (Il paraît que je suis trop gentille ! Trop cool \o/) Vous êtes terribles les filles ! Merci !

La citation du milieu est complètement inventée par moi-même. Mais je la trouve géniale (Aaah, ma tête et moi.. !). Bref, bonne lecture !

Disclaimer : Fairy Tail appartient à Hiro Mashima et c'est bien dommage. Je suis partante pour l'acheter. Qui crée une coop' avec moi ? :)


Rouce cendre - Lumière bleutée.


Jour 3 – Bal.


« Elle était magnifique dans sa robe rouge-sang. Femme fatale au regard gris acier, elle envoûtait les hommes et les foules. Sa langue était une arme effroyable, ses jambes la portaient agréablement sur la piste de danse. Elle charmait, bougeait. Les gens s'effondraient sur son passage. Elle était un mirage.. ». La femme-mirage, extrait inexistant. Y.


« Erza, c'est.. C'est une blague, c'est ça ? »

Knightwalker venait d'entrer dans la petite salle de réception, se préparant mentalement pour le combat à venir – Non, la soirée. La soirée à venir. Pourtant, elle ne pouvait pas s'empêcher de se dire qu'elle allait se battre. Abandonnerait-elle sa liberté, son cœur, à n'importe quel homme qui l'inviterait, fusse-t-il roi ? Non. Non, ça ne serait pas aussi facile. Elle avait du feu dans ses veines, des bouts d'âmes qui refusaient de se laisser dompter.

Hugues reprit contenance, se demandant s'il devait rajouter quelque chose. Le regard qu'il reçut lui coupa le souffle – Erza partait en guerre. Elle avait le même, sur le champ de bataille. Or, Knightwalker n'avait jamais perdu. Mais ici, elle était au château. Majestueux château décoré pour le bal de l'année. Vénérable château où les courtisans se pressaient, les dignitaires échangeaient adresses et mots. Respectable château où les personnages les plus mondains se rassemblaient, tous derrière des faux-sourires et des masques.

Et Erza devait déambuler parmi ces gens, ces fieffés menteurs, épée baissée.

Hugues prit son courage à deux mains et demanda quand même, pour être sûr :

« Tu vas vraiment entrer dans cette arène aux Lions habillée comme ça ?

- Oui. »

Bien. Sa commandante était devenue folle. Tout allait bien, en somme. Il essaya de percevoir le fond de pensée de la rousse, la questionnant toujours plus :

« Le roi sait que..

- Non.

- Pourquoi ?

- Parce que je pars en guerre, Hugues. » Et comme Hugues était comme son frère, elle ajouta pour vérité : « S'il me veut, il m'aura telle que je suis. » De toute façon, Knightwalker n'avait pas peur. S'il n'y allait pas avec elle, s'il la repoussait.. Alors c'est que ce roi n'en valait pas la peine.


La salle de bal était bruyante, assiégée par ce qu'Erza redoutait le plus après une attaque surprise d'une Guilde Noire. Les courtisans. Bavards, souriants. Rieurs, mordants. Clinquants, pimpants.. Leurs robes de soie et de dentelle volaient aux vents, leurs bijoux étincelaient à la lumière des chandelles et du lustre de verre – Et les hommes, eux aussi, se pavanaient comme des paons. Fiers et orgueilleux.

Écœurants.

Erza, regardant par la fenêtre de la petite salle privée, se mordait la lèvre à sang. Elle ne voulait pas y aller – C'était un territoire dangereux, inconnu. La porte s'ouvrit derrière elle. Le roi entra. Ses pas étaient légers, précis, droits. La rousse les reconnaît facilement, puisqu'elle passait son temps à les éviter. Avant. Avant de partir en guerre contre son propre Royaume.

Le bruit s'arrête – était-il choqué par sa tenue ?

… À quoi s'attendait-il, après tout ? Il y eut un sourire suivi d'un reniflement narquois. Il n'avait pas l'air si surpris que ça. C'était tellement Erza, tellement elle, juste elle, qu'il ne dit rien. Il se contenta de se poster devant elle, lui proposant sa main gantée – Et ce fut le déclic. Il l'acceptait comme elle était, il n'avait pas peur d'offenser sa cour. Il gardait le meilleur d'Erza; oui c'était ça. Il voulait Erza. Pas une pimbêche collée à son bras qui souriant bêtement. Non il la voulait elle, sa détermination glaciale, son respect pour son pays et sa fierté brillante dans ses yeux. Il voulait Knightwalker et personne d'autre.

Un sous-fifre courut vers les musiciens rapidement, le silence se fit. Ils se tinrent tous les deux devant la porte, prêts à franchir ce bois laqué qui les séparait de la jungle. Knightwalker inspira fort, essayant de se détendre. Brusquement, des trompettes firent leur apparition. Le bruit était assourdissant et couvrait aisément les bavardages des ennemis.

La porte s'ouvrit sans un bruit. Le silence se fit de nouveau. Les sourires disparurent. Le roi s'avança, fier dans sa tenue royale, fier de celle qui est à ses côtés, flamboyante.

Knightwalker avança dans la bataille, son armure resplendissant de lumière devant elle; une flamme éternelle dans ses yeux. Elle n'avait pas besoin d'une robe pour plaire, elle ne voulait plus jouer aux faux-semblants. Elle était de l'armée, commandante, guerrière.

Sa tenue choqua les gens et elle sourit – Dès maintenant, les lions avaient un chasseur parmi eux. Dans sa bataille intérieurement menée, avançant au même rythme que le roi, Erza souriait et les courtisans se tassèrent dans les coins.

Elle était impériale; il était royal. Différents mais complémentaires, toute la salle les fixaient. Ils étaient.. Ils étaient somptueux, s'avançant vers le centre de la salle. Juste au-dessus du gigantesque lustre en verre – Celui qui faisait briller la tenue de la commandante de l'armée et le lourd et léger diadème du roi de ce pays. Ils brillaient. Ensemble.

Le combat commença – Le bal aussi.


Comme dans tous les bals, le roi dut mener la première danse. Tandis que le monde tournait en rond devant ses yeux, Erza se surprit à penser que ce n'est pas si difficile. Il suffisait d'ignorer les yeux perçants-serpents des courtisans, d'ignorer les chuchotements.

Le monde tournait encore plus vite – Et c'était le roi, qui menait la danse. Sourire. Il l'observait, la détaillait des yeux. Lui aussi, de ses cheveux bleus électriques, il était incroyablement beau. La couronne dorée faisait ressortir l'éther bleu de son âme – Cette couronne qui produisait un étrange écho dans les pensées d'Erza.

Elle, de ses cheveux rouges sang, se laissa aller – Collision. Le roi l'entraînait, virevoltait avec elle. Gérald devenait son point d'encrage dans ce milieu hostile et il la faisait tournoyer dans son monde à lui. Elle découvrait tellement de choses en si peu de temps.. Et ce sourire. Ce sourire sur ses lèvres – Envie. Leurs deux corps étaient proches, se repoussaient, revenaient vers eux. Ils étaient comme des électrons libres.

Et puis soudainement, il arrêta de danser. Il la fixait, comme un prédateur fixe sa proie. Elle ne pouvait pas s'échapper – Ne le voulait pas.

« Regarde-moi. » Sa voix était grave, chaude.

Elle s'exécuta, frissonnante. Il sourit et lui fit faire un pas de danse prodigieux pour quelqu'un comme elle – le monde entier se dérobait sous ses pieds, sa tête se pencha en arrière, offrant son cou à la vue de tous. La danse reprit, plus vite, plus violente. Leurs yeux ne se lâchèrent pas, ne se lâchaient plus. Les murmures avaient disparu – Elle n'entendait que la musique, intense. Erza ne voyait plus que les deux orbes de son roi, qui pétillaient de malice.

Il a gagné; elle a perdu. Son combat était mort-né – Mais peut-être était-ce mieux comme ça ? Après tout.. Après tout, peut-être qu'elle avait gagné quelque chose ? Le respect, dans son armure destructrice ? La loyauté de son peuple – Non, du peuple. Pas le sien. Le roi ? Ah, elle le voulait, c'est vrai – Mais elle voulait le vrai roi. Celui qui avait un sourire tendre et véritable, pas celui qui souriait aux courtisans d'un faux air. Celui avec qui elle dansait, maintenant.. Oui, c'était lui. Le vrai. Le pur, le royal, le tendre, le doux. Le simple. L'hypnotisant roi de son pays.

Ce bal, tant redouté, ne lui fait plus peur. Knightwalker était restée authentique, fidèle à elle-même, son épée cliquetant dans son dos avec des bruits cristallins.

Et personne ne trouvait quelque chose à redire.

Ils étaient deux, dansant ensemble comme si le monde venait de s'arrêter – Comme s'ils n'y avaient qu'eux qui existaient. Et c'était ça. Il n'y avait plus qu'eux dans les yeux de l'autre, la musique les accompagnait jusqu'au gouffre de l'envie.

Ils étaient deux, rayonnant au cœur du bal du printemps.

Ils étaient deux – Rouge contre bleu, armée contre mondanité.

Ils étaient deux – La Couronne et l'Armure.


Un avis? Le thème est-il respecté ? La continuité de la fic aussi ?

N'oubliez pas que vous pouvez passer sur le forum Fairy Fans quand vous voulez. Que vous pouvez aussi poster des reviews (commentaires) même en étant anonyme, sans avoir de compte fanfiction. ... Perso, j'ai doré écrire la fin de ce chapitre. Aucune idée du pourquoi, mais j'ai adoré ! :)

See you soon.