Une pièce s'ajoute, une pièce s'enlève, un doute se place et une affirmation s'entre-calle. Tu t'y perd pathétiquement ? Ou tu t'en sors brillamment ? A partir de maintenant, jamais tu ne partira. Tu ne peux t'enfuir. A partir de maintenant, toujours, tu seras avec moi. Abusais-je ? Je ne le sais. Est-ce que tu cela est bien ? Sûrement que non. Mais je ne sais pourquoi, je ne peux m'en empêcher. La pièce tombe, le clou s'enfonce.
Il n'ouvrit les yeux que tard le soir, ayant passé l'après-midi entière, il a raté une partie de toute l'histoire. Mais ne serais ce pas mieux ainsi ? Pour le moment, il ne savait où il était, ni comment il y était arrivé, et ce qu'il s'était passé. Il s'assit sur le lit aux draps blancs, ne comprenant plus rein et se tenant la tête de la main droite, contre son front alors que sa main gauche soutenait toujours son corps.
Puis, Ichigo se souvenu et le premier réflexe qu'il eut, c'est de se lever du lit de toute vitesse. Il prit sa tête entre ses mains presque directement. Il devait sortir d'ici et s'enfuir. Il ne pouvait pas rester ici sans rien faire. Et une fois dehors, il préviendra la police. Et l'église. Et plein de choses, il ferait tout ce qu'il pourrait faire. Alors il a marché vers la porte et a précautionneusement posé la paume de sa main sur la poignée dorée et luisante. Il l'a tournée doucement, essayant de faire aucun bruit. Une fois la porte grande ouverte, il passait sa tête dans le couloir qui s'étendait devant lui, puis il y passa son corps entier. Il referma la porte de la chambre avant de faire un pas, puis un autre. Puis il inspecta toute la maison, pièce par pièce, éléments par éléments, avant de se rendre compte qu'il était bel et bien seul. Il s'est dirigé vers la première fenêtre qu'il a vu, verrouillée. Et rapidement, il avait fait le tour de toutes les fenêtres du rez-de-chaussé ainsi que la porte, tout était fermé. C'était trop beau, cette folle ne l'aurait pas laissé filé si facilement. Il remonta au premier étage et fouilla de nouveau toutes les pièces à la recherche de clés et inspecta aussi toutes les fenêtres, cela resta pareil qu'en bas. Il fit donc la derrière chose à faire, il retourna dans la pièce où il s'était réveillé, dans la chambre. Et contre toute attente, il y avait bien une fenêtre. Mais ce n'était pas cela l'étonnant. Elle était bel et bien ouverte, et bien assez pour qu'il puisse passer dehors.
(...)
Il courrait encore à travers les bois, à la recherche d'une quelconque lumière. Il ne savait pas où il allait. Il devait juste courir sans s'arrêter ni se retourner. Ichigo ne pouvait revenir en arrière, il préférerait mourir. Mais il avait encore mal suite à ce matin, ses cuisses le faisait souffrir. Il faut croire que même des doigts, ça pouvait faire très très mal.
Pourquoi avait-il du s'approcher de cette personne dans l'ombre ? Pourquoi avait-elle du venir le chercher ? Et pourquoi ne l'avait-elle pas tué directement ? Au cours de la matinée, il avait pu apprendre son nom. Rukia. Il trouvait ça joli. Mais comment une personne pareille pouvait porter un si beau prénom. Mais peut-être ne la connaissait-il pas et qu'il jugeait trop vite ? Mais quand cette pensée lui à traversée l'esprit, il s'est tapé la tête de la main gauche, ce n'était pas vrai. Peu importe qui elle est vraiment, elle ne peut pas être une bonne personne.
Alors qu'il continuait de courir, il s'est rappelé des clés et du téléphone qui devait, normalement, y avoir sans sa poche, ainsi que de l'écharpe qu'il devait avoir autour du coup. Il ne trouva rien de tout cela. Ses clés et son téléphone lui avait été enlevé par la fille. Mais l'écharpe, il l'avait sur lui en sortant par la fenêtre. Il avait du ensuite grimpé sur un arbre pour pouvoir redescendre de l'étage. Son foulard était resté sur l'arbre. Et quand elle le remarquera, elle va chercher après lui. Il n'y avait pas pensé. Comment de temps lui faudrait-elle pour le retrouver ?
" Merde " Dit-il en s'accrochant pour accéléré sa course.
Une maison lui apparut au loin, dans son champ de vision et il accéléra encore. Il allait finir par tomber en morceau comme une poupée de verre. Mais avant de ne pouvoir continuer sa course ou faire quoi que se soit, une main blanche apparu juste à droite de sa tête. Il pouvait voir le début de son bras et comprit bien vite que tout cela n'avait servi à rien. Elle l'avait rattrapé ou alors, elle l'avait peut-être regardé courir et c'était bien moqué de lui. La main se posa sur la bouche du jeune homme et elle l'a tiré vers l'arrière.
" Tu pensais donc pouvoir m'échapper ? " Murmura-t-elle dans son oreille.
Tu me dis que c'est une erreur. Que s'allier à une autre race est une erreur monstrueuse de la nature. Je ne vois le problème car pourtant, seule à moi-même, je suis une erreur de la pire espèce. Et sûrement la pire.
