Titre : Comme toujours, comme avant.

Auteur : Alyersa

Couple : Harry / Hermione

Genre : Romance

Disclaimer Tout appartient à J.K Rowling...

Note : Le troisième chapitre. Allons-y un peu du côté de notre Harry. Bonne lecture!!

Comme toujours, comme avant.

Voilà pourquoi j'ai abandonné le seul homme que j'ai vraiment aimé.

Le Survivant. Le Héros. Le Sauveur. Le Harry Potter.

Mon amour.

Je ne reconnais plus rien autour de moi. J'ai de drôles de sensations parfois. Comme si je devrais me souvenir de tout ça, mais que je ne peux pas.

Je me souviens parfaitement d'un parfum. Ça, j'en suis sûr et certain. Je pourrais jurer qu'il me dit quelque chose. Je ne le sens jamais. C'est juste un souvenir.

Peut-être bien que je me fais encore des chimères. Que j'espère encore.

J'espère quoi ? Je ne pourrais vous le dire…

Il y quelqu'un qui vient toujours me voir. Un grand rouquin. Il me fait peur. Pas dans le sens où j'ai envie de me sauver en courant. Non.

Il me fait peur parce que je sais que je devrais m'en souvenir, mais que je ne peux pas. Alors je m'efforce, je réfléchis, encore et toujours, mais le seul visage qui me revient toujours en tête, c'est celui de Voldemort. Alors je hurle. Et le grand rouquin finit toujours par partir. Et il revient et c'est le même scénario. Voldemort, comme toujours.

Vous pensiez peut-être que je l'avais oublié, lui. Comme le pourrais-je. C'est la dernière chose que j'ai vu avant de sombrer dans un état d'inconscience dont j'ai l'impression de n'être jamais ressorti.

Ces yeux rouges et ce visage de serpent. Voilà ce qui hante mes pensées brumeuses. Je sais qu'il n'existe plus. À cause moi. Bien que les gens empruntent plutôt le terme grâce à moi.

Je ne crois pas que le fait d'avoir tué soit quelque chose qui mérite des félicitations. Enfin, c'est ce que je me dis. Mais on me rassure en me disant qu'après tout, c'était Voldemort, le plus grand mage noir de tous les temps.

C'est drôle. Je me souviens de presque tout. Les Dursley, mon enfance, Poudlard, les sortilèges. Je n'ai rien perdu de ce qui faisait de moi un "grand sorcier". Je sais tout du monde magique. Mais j'ai tout oublié des personnes qui m'entouraient. Comme si c'était un sort d'Amnésie contrôlé. Comme pour me faire oublié qui m'avait nuit et qui m'avait aidé.

Le Médicomage qui s'occupe de moi est sympathique. Il me parle souvent. Ils ne veulent pas me faire sortir de ce cachot. C'est trop dangereux. Je crois qu'ils ont peur du choc que j'aurais en découvrant que je ne reconnais plus personne.

Peut-être ont-ils raison. Mais il y a ce parfum.

Quand je me réveille en hurlant ou quand je ne sais plus où j'en suis, il me revient toujours. Avec une impression de bien-être total. Je ne sais plus où j'ai senti cette odeur.

Si vous saviez ce que je donnerais pour être capable de la savoir.

En attendant, je me contente d'écouter mon Médicomage. Parfois, il raconte des choses intéressantes, parfois, il me fait tellement peur qu'on ne peut parler.

Mon moral va-et-vient comme un de ces manèges moldus. Vous savez, ces montagnes russes.

J'ai toujours voulu faire des montagnes russes. Mais pas dans ce sens.

Parfois, je me souviens. Comme présentement. Je sais que le Médicomage ne me veut aucun mal. Sauf que je ne sais pas où je serais demain.

Je hais Voldemort. Il m'a tout pris. Mes parents, mon parrain, ma vie entière presque.

Il m'a maintenant volé une partie de moi. Je ne reconnais plus mes amis et mes ennemis. Et malgré tout, je m'imagine ces derniers en majorité qui n'attende que ma sortie de cette chambre pour me sauter dessus et m'achever. Comme si je n'étais pas déjà mort.

Je le suis sans doute pour tout le monde.

Quoique, c'est drôle que j'aie toujours ce sentiment que quelque part là-dehors, quelqu'un m'attend.

Quelqu'un avec un doux parfum…