Bonjour à ceux qui suivent cette fiction. (si peu par ailleurs...)

Et voilà le chapitre trois qui ne fait pas avancer l'histoire de la précédente version. Pour cela, encore un peu de patience, le chapitre quatre récompensera vos efforts.

Merci de continuer à me suivre.

Sur ce, enjoy!


La Poussière

Chapitre 3: Iron Mask

En effet, rocheux. Comme la pierre. Alors qu'il venait d'un vaisseau de luxe loué pour l'occasion.

Sous la surprise, le joueur se redressa brusquement, trop peut-être car celui-ci culbuta de son lit pour mieux s'effondrer sur le sol, face contre terre sur le sol dur et froid dans un cri étouffé.

« Non mais regardez moi ça ! Entendit-t-il, notre petite princesse est réveillée. »

À travers deux grimaces et des yeux fortement embrumés par le réveil et la douleur, D'Jok se redressa difficilement et grogna sous l'effort. A travers ses larmes, il chercha observer l'espace autour de lui mais seul des ombres se manifestèrent à ses yeux douloureux. L'une d'elle se rua vers lui et passa un bras autour de ses épaules pour mieux le soulever.

« D'Jok! entendit-il en reconnaissant la voix inquiète, ça va ? Tu n'as rien ?

- … Mei ? Siffla-t-il encore choqué, ... Mais où … ? Où est-ce qu'on est ? »

Enfin, ses yeux se décidèrent à lui présentait la réalité comme elle l'était et il put contempler les forme comme elles étaient sensée être, c'est-à-dire les silhouettes familières de ses coéquipiers et les entraîneurs de ceux-ci au grand complets. D'un coup d'œil, il put contempler l'endroit qui se résumé à une simple pièce rectangulaire, muni de trois-quatre lits et dont la seule issue semblait barrée par de grandes colonnes de pierre. En bref pour le joueur, une cellule.

« Nous avons été abordés pendant le vol, expliqua sa petite amie en le remettant sur le lit, la sécurité n'a rien put faire et ils sons rentrés en nous menaçant. Tu ne te souviens de rien ? Ils ont surgis dans la pièce où tu dormais et t'ont assommé au moment où tu te réveillé.

- Non pas vraiment, grimaça-t-il, mais je peux assurer que tu dis vrai, mon mal de crâne n'est pas prêt à me lâcher de sitôt … Depuis combien de temps sommes-nous ici ?

- Déjà quelques heures. » Lui répondit une voix désabusée.

C'était Mark. Le jeune homme était adossé au mur et semblait s'ennuyer ferme. Le regard de D'Jok parcourut avec difficulté le reste des membres des Snow Kids de son trône de draps: la tête de Tia reposait sur l'épaule de Rocket, les yeux baissés tandis que le capitaine jouait avec les cheveux de la joueuse. Thran faisait office d'oreiller pour son frère et sa cousine, tous les deux endormis, l'un sur son épaule, l'autre sur les genoux. Artegor semblait en grande conversation avec Dame Simbai, tout comme Aarch et Clamp. Quant à la défenseuse, elle s'assit sur le rebord du lit sans un mot, les yeux fatigués, comme les autres.

« Mais qu'est-ce qu'on fiche ici ? demanda le roux.

- Otages. » Répondit simplement la jeune fille en réprimant un bâillement, rapidement suivit par les autres.

Ils semblaient tous fatigués, les heures passées dans la cellule se firent sentir pour la plupart et les plus nerveux ne pouvaient se résoudre à fermer les yeux et dormir un peu. En quelques mots, on fit à l'attaquant l'ensemble du topo qui se résumé au seul fait que les preneurs d'otages semblaient considérer cet endroit comme base principal de nombreuses autres éparpillées dans la galaxie. Deux hommes étaient d'ailleurs à la grille, empêchant ainsi toute tentative de fuite, même aidée du Souffle. Et même si les joueurs doutaient que ces hommes puissent faire quoi que soit face à la puissance du fluide d'Akilian, mieux valait éviter pour l'équipe de fuir dans un endroit dont il ne connaissait absolument rien, au risque de blesser l'un des leurs.

L'ambiance resta ainsi glacial et lourde à la fois pendant l'heure qui suivit le réveil du roux. Aucune autre parole n'avait été prononcé autre que l'explication et personne ne semblait d'humeur à briser le mur d'anxiété qui suintait dans la cellule.

Lui l'aurait fait.

D'Jok ne put que penser que même dans une telle situation, Lui aurait réussi à donner le sourire aux joueurs et entraîneurs.

Lui seul.

Devant la grille, les deux gardes s'écroulèrent comme un seul homme.

De nouveau, le silence resta maître des liux avant d'être détrôner par le bruit de la serrure qui laissa ouvrir la porte et des pas résonnèrent dans la pièce sans une silhouette les accompagnants. L'équipe n'émit pas le moindre geste jusqu'à qu'un grognement se fit entendre au beau milieu de l'espace.

« Il vous faut une invitation signée ? » murmura une voix métallique visiblement à bout de patience.

Encore un moment, les joueurs regardèrent le vide en doutant fortement pour la plupart de la sanité des lieux qui leur donnerait des hallucinations.

Doucement, chacun se jeta des regards mêlés d'inquiétude et de surprise, comprenant peu à peu que non, leur cerveau ne leur jouait pas de tour, car tous étaient visiblement dans la même situation. Un nouveau grognement se fit entendre avant que ne se dévoile au milieu de la pièce, une simple forme encapuchonné.

Une Ombre.

« Toi ! » S'écria le roux au milieu des exclamations de stupeurs de l'équipe.

L'intrus de la Faculty abaissa sa capuche, dévoilant ainsi un masque de métal qui recouvrait son visage, du haut du crâne au bas de sa nuque. Le reste de son corps demeurait caché par le reste du tissu qui composait sa longue cape.

« Au cas où cela vous aurez échappé, entama le visage de fer, je cherche à vous faire évader. A moins bien sûr, que vous ne souhaitiez rester ici. »

Sa voix était comme le souvenir qu'en avait l'attaquant : métallique, froide et sans vie. Ce qui par ailleurs ne le rendait pas du tout plus attirant. Mais compte tenu des circonstances qu'arboraient les joueurs, faire le difficile était à proscrire.

Un regard entendit circula parmi les joueurs et staff, et l'équipe se décida enfin à se lever pour suivre l'homme, non sans réticence.

Comme pour confirmer leurs craintes, une explosion retentissant résonna dans toute la prison qui fit frémir les murs et les Snow Kids, avant qu'une odeur mêlant la poudre et le brûlé ne s'élève et dont l'air se gorgea rapidement. L'Ombre était restée stoïque face aux acclamations de stuper de l'ensemble de l'équipe et demeurait interdite face aux Akiliens au sol sous le choc.

« On peut y aller maintenant ? » demanda la silhouette.

Seul un hochement lui répondit mais il suffit à l'homme en noir qui les intima de le suivre d'un ordre sec et commença à courir dans les couloirs noircis par la fumée, les Snow Kids à sa suite.

Aucun homme ne vint perturber leur course, l'explosion faisait ainsi office de diversion pur les otages. Malgré l'urgence de la situation, D'Jok se permit un rapide coup d'œil vers les murs. Ceux-ci étaient de pierre, parfois séparés par de lourdes plaques de métal et scindés d'importants câbles électriques de tout leurs longs. Les portes de fer semblaient modernes pour la plupart, certaines même, s'offraient le luxe d'un digicode.

« Où sommes-nous exactement ? demanda le joueur dans sa course.

- Dans une ancienne mine, commença à répondre l'inconnu, d'une planète maintenant inhabitée du fait d'un phénomène de glaciation proche de celui qu'a connu Akilian mais naturelle. Elle n'avait que peu de ressources alors les habitants sont partis voir ailleurs. Les personnes qui vous ont emmenés ici l'ont transformée, il y a quelques années, en quartier général. »

Sa voix était neutre, presque posé pour un homme qui courrait d'une course folle en tête du cortège que formait l'équipe, Yuki fermant la marche par ses courtes pattes. Le roux resta de marbre. Cet homme était Akilian à lui seul. Un bloc de glace impénétrable, aussi froid et distant que pouvait l'être cette planète. Et pourtant, pouvait se révéler surprenant et receler de nombreux secrets. Tout comme Akilian les avait peu à peu dévoilé, D'Jok se promit silencieusement se résoudre ceux de cet intrus.

« Au fait, commença-t-il, ce serait plus facile de t'appeler si on connaissait ton nom …

- … Zero, murmura-t-il simplement de sa voix électronique.

- Ce n'est pas le nom que t'ont donné tes parents n'est-ce pas ?

- Et quant bien même c'était le cas, répliqua l'Ombre, ce n'est pas ton problème. Tait-toi et cours. »

Zero aurait presque put couper court à la conversation si la base ne l'avait pas fait d'elle-même les lumières et murs se tentèrent de rouges et l'équipe, sous la surprise, se stoppa dans son intégralité. Ne sirène commença à hurler, bien vite remplacé par le cri de l'homme en noir.

« Ils ont remarqué votre absence. On se dépêche ! »

Les hommes qui apparurent après quelques secondes au bout du couloir ne purent qu'affirmer les dires de l'intrus, et avec eux, les lasers frôlant d'un peu trop peu les joueurs.

« Baissez-vous ! » Hurla Zéro.

Telles des bêtes traquées par leur prédateurs, les Snow Kids rampaient presque à même le sol pour échapper à la morsure mortelles de leurs armes. A leur tête, l'homme à la capuche ne semblait pas spécialement dépaysé par le traitement. Mais à l'entente d'un cri strident, même lui se figea et tourna la tête au même titre que les otages.

« Yuki ! » Hurlèrent les jumeaux derrière lui.

La jeune fille se tenait le bras, écroulée au sol, depuis lequel commençait à s'échapper une odeur de brûler. Elle hurlait et les joueurs, malgré les tirs incessants, se précipitèrent sur elle.

« Ne vous arrêtez pas ! Ordonna Zero en se relevant, Aarch, prenez Yuki sur votre dos et continuez de courir ! Je vais les retenir … »

Obéissant aveuglément, le coach aida la jeune joueuse à grimper sur son dos et le cortège continua sur sa lancée. Seul Zero resta en arrière face aux hommes et D'Jok ne put que contempler la suite de l'action.

D'un simple geste sûr et vif, l'Ombre repoussa derrière lui sa lourde cape puis plongea ses mains à ce qui ressemblait à une ceinture. Quand elles réapparurent, elles s'ornaient alors de deux armes que la fine silhouette braqua sur les poursuivants et tira simultanément des deux armes sans distinctions face sur les hommes. Aussitôt, les tirs adverses cessèrent et Zero commença à reculer pour suivre les Snow Kids. Ceux-ci avaient pour leur plus grand malheur stoppé leur course par un cas de force majeur. Une porte blindée avait fait son apparition et le digicode refusait obstinément les manœuvres de Clamp pour l'ouvrir.

« Zero ! » Hurla le roux pour attirer l'attention du tireur.

Ce dernier jeta ce qui semblait être un coup d'œil à travers son masque et continua ses tirs.

« Bouger du boîtier ! » Aboya-t-il.

Tous se baissèrent, redoutant la méthode du l'homme qui semblait aimer aller à l'essentiel. Bien leur en pris car l'une des mains de l'Ombre se décolla de la trajectoire des poursuivants et se braqua vers le boîtier. D'un tir, ce dernier explosa et la porte s'ouvrit pour la plus grande surprise des joueurs.

L'action n'avait duré qu'une fraction de seconde mais D'Jok avait put le voire durant l'instant où Zero avait reculé son bras. Son corps.

Il était mince et seuls de vêtements sombres et sobres l'habillaient. A sa taille, l'attaquant avait put remarquer une lourde ceinture de cuire laquelle pendait de nombreux accessoires pourtant silencieux quand il courrait. Son bras droit était orné de nombreux cercles de métal dont le joueur ne pouvait assurer l'utilité. Il n'avait rien pu constater d'autre, hormis le faite que le joueur n'avait largement l'envie de se battre au corps à corps avec l'individu, au vu du corps qu'il possédait. Le combat devait être sa vie. Quand D'Jok revint à la réalité, celle-ci le frappa de plein fouet, tout comme les autres.

Un petit détail en somme.

« Zero ... ? Se risqua-t-il, d'après toi, il ne devrait pas y avoir une salle là … ? »

En effet, même si l'entrée se prolongeait un temps, venant même jusqu'à s'offrir quelques meubles éparpillé, la pièce en elle-même s'ornait principalement d'un immense vide circulaire infranchissable et de l'autre côté, les narguer la sortie.

Après s'en être rendu compte, l'homme en noir laissa échapper un juron sonore.

« Ils ont fait disparaître l'ascenseur, grinça-t-il, très bien … Artegor ! Le placard à votre droite ! Faîte le tomber par ici ! »

L'entraîneur s'exécuta et s'écroula derrière le maigre rempart, au côté de la silhouette en noire. Ce dernier posa un genou à terre et tendit l'une de ses armes à l'ancien Shadow qui prit l'arme sans attendre et après une profonde inspiration, prit la place de Zero en tant que défenseur. Il fut rapidement rejoint par Thran qui prit la deuxième arme après que l'intrus ne la recharge, puis ce dernier ce précipita au bord du précipice, au milieu des joueurs restant, plaqués sur les murs, échappant ainsi aux tirs adverses.

« Cet endroit est sensé être une plate forme de lancement pour vaisseaux, expliqua l'Ombre en fouillant ses poches aux côtés de l'attaquant, mais après avoir connu notre position, ils ont du la retirer pour nous empêcher d'atteindre la sortie.

- Alors que fait-on ? cria Ahito de l'autre côté pour être entendu.

- Ca ne va pas vous plaire, déclara l'homme, mais c'est ma manière et la seule. J'espère que personne n'a le vertige … »

Personne n'osa répondre au vu de la situation et de l'étrangeté de la demande.

« Tant mieux … » Ne put que souffler l'Ombre avant de commencer sa manœuvre.

Extirpant de sa ceinture un mince tube de métal, Zero se releva pour faire face au vide devant lui. Désirant échapper aux tirs, il se plaqua au sol et braqua l'arme vers le rebord de l'autre coté avant de tirer. Le projectile s'enfonça de quelques centimètres dans le mur en face, entraînant avec lui un solide câble qui fit rejoindre les deux bords du précipice. Le lance-grappin s'ornait désormais vers Zero d'une pointe en acier, que le jeune homme plongea dans le sol. Il jeta alors le tube devenu inutile dans le vide avant d'en sortir un autre, dans l'optique de réitérer son action, cette fois, debout face aux abysses, les tirs derrière lui.

« C'est fait, dit-il en s'approchant des joueurs, si mon pont de fortune ne vous plait pas, allez vous plaindre aux autres. »

En tant que pont, Zero désignait donc les deux pauvres bouts de cordes surplombant le vide, un mètre soixante dix les séparant au maximum. Mais comme il l'avait si gentiment fait remarquer, la fine bouche était à proscrire dans une telle situation.

« Très bien, continua l'Ombre, les filles passent en premier. Les plus lourds pour la fin. Arch, vous vous sentez de le faire avec Yuki sur vos épaules ?

- Je le ferais, assura le coach.

- Alors vous irez en dernier. Pardonnez-moi, mais avec vos deux poids conjugués, je ne risquerai pas le diable. »

L'entraîneur ne put qu'acquiescer en silence en observant Zero reprendre sa place, non sans jeter un dernier coup d'œil à la jeune rouquine blessée. Elle se tenait fébrilement le bras, son visage était blême et sa respiration difficile sous la douleur. Zero n'émit pas le moindre commentaire mais Aarch aurait pu jurer que celui-ci avait ralentie près d'elle.

Enfin, l'Ombre retourna auprès des deux hommes armés avant de reprendre ses armes sans un mot, intimant d'un geste de la tête de suivre le reste de la troupe.

« Et toi ? demanda Thran avant de s'en aller.

- J'irai à votre suite, répondit simplement l'intrus.

- Tu serras sous leurs feux !

- Il en faut bien un. » Répliqua acerbe la silhouette en se redressant.

Avant de reprendre, le défenseur fut tiré à la suite d'Artegor qui le poussa vers le pont. La plupart des filles traversaient déjà, les tirs sifflant à leurs oreilles mais elles tinrent bon. Puis, pour la plus grande surprise de l'équipe, les lasers arrêtèrent tous au même instant. Intrigué par l'absence de tirs, Clamp se glissa auprès de l'homme en noir qui ne bougeait pas de sa position, les deux bras levés, les fentes de son masque braqué sur ses adversaires derrière leur rempart de fortune, formé par un amoncellement d'objets en tout genre. De temps à autre, l'un deux levé sa tête et Zero n'attendait pas avant de l'abattre. Vif et mortel.

Le mécanicien risqua un coup d'œil et blêmit un instant avant de détourner le regard.

« Leurs armes ont deux fonctions principales, déclara-t-il à la silhouette immobile, ils sont en train de les laisser charger pour ensuite ne tirer qu'un seul et même coup ! Sa puissance serra monstrueuse !

- C'est votre tour je crois, répondit simplement Zero.

- Gamin laisse tomber ! Cria le mécanicien, tu seras balayé et nous avec !

- Vous n'avez rien à craindre.

- Mais c'est … !

- Retournez avec les autres ! ordonna l'Ombre en élevant la voix, ne vous souciez de rien. Je suis là. »

Clamp contempla les yeux incrédule ce qu'il pensait n'être qu'un trop jeune homme à l'instant, puis abandonna. S'il était aussi têtu que l'étaient les joueurs des Snow Kids, la bataille était perdue d'avance pour le pauvre vieil homme. La mort dans l'âme, il rejoignit les derniers membres restant, Aarch, Artegor et Yuki, toujours aussi blême.

« Que fait-il … ? » Demanda faiblement la joueuse en désignant Zero qui avait repris ses tirs afin de dissuader les hommes derrière leur rempart.

L'homme aux cheveux gris hésita avant de répondre, puis, après une inspiration, se décida à avouer les faits.

« Il se sacrifie pour nous … »

Leurs yeux s'agrandirent à l'entente de la sentence du jeune homme, mais au vu du visage de Clamp, ils comprirent bien vite que le l'assistant avait tenté, sans succès. Zero se sacrifiait.

Derrière son rempart de fortune, l'homme observait sans bouger le camp ennemi. Il entendit un son plusieurs fois répéter et ses muscles se tendirent imperceptiblement. La recharge semblait terminée de leur côté. Il jeta un coup d'œil nerveux derrière son épaule et il vit avec des sentiments partagés, les deux entraîneurs, le mécanicien de l'équipe et Yuki encore sur la corde, traversant encore le pont de fortune. Ils allaient être en danger mais ça pouvait passer. Rien ne leur arriverait.

Il l'avait promis.

D'un geste, il rangea les armes à sa ceinture et face aux hors la loi, sans la moindre protection. Tandis que dans son dos, les cris des joueurs Akiliens fusèrent et retentirent dans l'immense cylindre, sa poitrine se teinta doucement de rouge, prise pour cible par les lasers des hommes. Sans qu'il ne fasse le moindre geste pour les en empêcher, ils tirèrent.

« Zero ! »

Plaqué contre la paroi, un temps soit peu en sécurité de l'autre côté du précipice, D'Jok ferma les yeux pour échapper à la vision d'horreur qui résulterait de l'action de leurs ennemis. Il ne voulait, ne pouvait pas voire la chute de ses entraîneurs, de la jeune gardienne remplaçante et la silhouette de leur sauveur de plein fouet frappée par le laser monstrueux. Mais ce ne sont pas des cris d'horreur qu'il perçut du côté de ses amis mais bien de stupeur. Surpris, le roux rouvrit brusquement les yeux observait avec la même émotion la scène qui se jouait devant lui.

Zero était toujours debout face au laser. Ses mains devant lui, il repoussa avec une force inconnue l'attaque. Le laser se divisait de part et d'autre de son corps dès qu'il entrait en contact avec la paume du jeune homme qui pliait les genoux sous l'effort. En réalité, D'Jok le comprit, l'attaque ne le touchait pas : elle était repoussait par une force émanant de tout son corps, formant ainsi un rempart infranchissable. Une force familière aux Snow Kids, de bien des manières et pourtant invisible à leurs yeux.

« Il utilise un fluide … » Murmura Rocket à sa droite.

En effet, il utilisait un fluide d'une puissance phénoménale, presque irréel. Après plusieurs secondes, les lasers cessèrent face leurs inutilités flagrantes. Zero tituba un court instant avant de se reprendre, il ferma les poings, jambe gauche en avant et frappa le placard d'un coup de pied bien placé. Grâce au fluide inconnu, la caisse fracassa le rempart ennemi qui se brisa dans un hurlement des hommes. Les tirs n'étaient pas prêts de repartir et c'est avec peine que Zero posa un genou à terre en haletant fortement. L'effort avait été rude et ce dernier n'était pas encore terminé.

« Zero! Hurla-t-on dans son dos, le pont! »

Le souffle stoppé, l'Ombre se retourna vivement et vit avec horreur qu'une des parties du laser qu'il avait dévié avait atteint la corde du haut, faisant ainsi tomber les entraîneurs le long de la paroi en face. Par chance les trois hommes réussirent à s'agripper à la corde et se fracassèrent dans un bruit sourd contre le mur. Mais la donne fut différente pour Yuki. La force avec laquelle Aarch avait heurté le mur avait projeté la jeune fille qui ne pût se rattraper au cou de son coach, son bras toujours inerte. Sous les hurlements de ses coéquipiers, elle sombra dans les profondeurs du précipice.

Comme les autres, D'Jok arrêta dans la seconde de respirer et regarda impuissant son ami disparaître dans les ténèbres.

Et, comme les autres, il vit une ombre la suivre.


Je rallonge donc l'attente de cette fin exécrable d'une semaine et je m'en excuse.

La véritable suite de cette histoire commencera donc la prochaine fois.

Mille et un merci à Little Wolf of Snow que je ne remercierait jamais assez.

Geek-naval