Bonsoir tout le monde !

Oui, je sais, j'avais dit que ce troisième chapitre arriverait plus vite que le précédent, mais j'ai une très bonne excuse ! Même plusieurs !

Le boulot, les cours du soir, mais aussi...un voyage de quatre jours à Londres ! C'était la première fois que j'y mettais les pieds et je ne le regrette absolument pas ! Cette ville est tout bonnement magnifique. J'ai adoré ! J'en ai profité pour voir les sites les plus importants : Buckingham Palace, Westminster Abbey, Big Ben, le London Eye, le British Museum, BAKER STREET, etc... Magnifique, vraiment magnifique...

Bref, tout ça pour vous présenter le troisième chapitre de cette histoire. Je viens tout juste de le finir et j'avais trop hâte de vous le faire lire que pour perdre du temps en relecture et en correction. Je le ferais demain. Donc, ne me jeté pas des pierres s'il reste ça et là quelques photos d'orthographe !

Alors, quant au petit "sondage" que j'ai fait...et bien...je vous en reparle en fin de chapitre et vous laisse découvrir la petite famille.

Bonne lecture.

P.S. : encore une fois, je remercie toutes celles et ceux qui me lisent, me laissent des messages encourageants et pleins de beaux compliments, m'apportent des idées et du soutien. Un grand merci aussi à celles et ceux qui m'ont laissés des reviews anonymes. Merci également pour vos votes et les quelques idées de prénoms apportées.

Disclaimer : rien, mais alors là je dis bien rien, ne m'appartient...pour mon plus grand malheur.


Quatre-mois et vingt-deux jours…

Tout était silencieux et paisible au 221B Baker Street. Cela s'expliquait très simplement par l'heure avancée. D'ailleurs, les nuits étaient tranquilles et calmes dans le coin depuis quelques temps. Pas d'expériences qui tournaient mal, pas de coups de feu, pas de sons stridents provenant d'un violon. Non, tout respirait le calme. Dans son sommeil, Sherlock eut soudain froid. Instinctivement, son corps chercha la source de chaleur la plus proche et vint se coller tout contre l'homme endormit à ses côtés. John remua, glissa un bras par-dessus sa taille et le serra un peu plus contre lui. Un long moment s'écoula sans le moindre mouvement, sans le moindre bruit hormis celui de deux respirations basses et régulières.

Mais cela ne dura guère.

Des cris et des pleures provenant de la chambre du dessous brisèrent le silence de la nuit faisant sursauter les deux hommes qui avaient le sommeil léger. John grogna de mécontentement. Je faisais un très beau rêve…dont je ne me souviens déjà plus. Nouveau grognement de la part du médecin alors que les pleures s'intensifiaient. Le cadet, littéralement enroulé autour de lui, lâcha un juron dans son cou, son souffle lui chatouillant la peau.

- Elle va se rendormir, maugréa-t-il d'une voix lourde et endormie en se rapprochant encore de John si cela était possible.

- J'en doute. Elle doit avoir faim…

- C'est ton tour…

- Non, le tien. J'y suis allé y a pas – le blond jeta un coup d'œil au réveil – quatre heures.

Le détective rouspéta durant une bonne minute avant de finalement s'arracher à la douce chaleur du corps de son mari. C'est toujours quand je suis bien installé qu'il faut que je sois dérangé ! C'est injuste ! Sherlock s'extirpa des draps, frissonna en sentant l'air frais sur sa peau nue, et tâtonna le sol à la recherche de sa robe de chambre. Inutile de vous dire pourquoi elle se trouve par terre, n'est-ce pas ? Oui, je ne suis qu'un coquin, je sais, je sais. Le brun l'enfila rapidement et quitta la pièce non sans avoir réclamé un baiser de la part de John avant.

Le brun descendit la dizaine de marches et émergea dans la cuisine. Il s'empara vivement d'un biberon, du lait en poudre et du doseur. A moitié endormit, Sherlock mélangea cent-cinquante millilitres d'eau…faiblement minéralisée, c'est important…avec cinq doses de lait en poudre. Il secoua énergiquement le tout et plaça le flacon dans le chauffe-biberon. Et moi qui ne voulais pas que l'on achète ce gadget…encore heureux que John n'ait pas tenu compte de mon avis. De toute manière, ce n'était pas comme s'il en tenait compte souvent. Merci de me le faire remarquer ! Il n'y a pas de quoi. Quelques minutes plus tard, le biberon était prêt. Le détective versa quelques gouttes du liquide sur son poignet pour vérifier la température. Parfait ! Sherlock lécha du bout de la langue le liquide et grimaça. Ce truc est infecte…comment peut-on faire boire ça à des nouveaux nés ?

Il se rendit dans son ancienne chambre aménagée pour leur enfant. Quelques meubles et des peluches en quantité non négligeables. Nids à poussières et à bactéries que tout ça ! Sherlock s'approcha du petit lit, un sourire se dessinant sur son visage.

- Et alors ma chérie, on a un gros chagrin, dit-il en prenant sa fille dans ses bras.

Il alla s'installer dans le fauteuil placé dans un coin de la pièce et donna son biberon à la petite chipie. Une masse de cheveux châtain, de grands yeux noisette, de petites tâches de rousseurs sur les joues et le nez, elle était magnifique. La plus belle petite fille au monde.

Ils avaient dû attendre près d'un an avant de recevoir le coup de téléphone tant attendu. Une jeune femme d'à peine quinze qui avait accouché quelques jours plutôt et qui voulait que sa fille soit adoptée sous « x ». Avec un petit coup de pouce de la part de Mycroft, ils avaient été prioritaires. Quelques jours plus tard, ils étaient officiellement les parents d'une petite fille. Cela leur avait pris un jour supplémentaire pour trouver le prénom de leur princesse. Les deux hommes n'étant pas d'accord. Eleanor Sybille Louise Watson-Holmes…joli, très joli pour le petit monstre qui m'empêche de passer une nuit complète depuis près de cinq mois.

John se retourna une énième fois dans le lit. Bon sang, mais qu'est-ce que fabrique Sherlock ? Le médecin soupira en jetant un coup d'œil au réveil. Son mari était descendu depuis près de trois quarts d'heure. Se résignant à aller voir ce qui se passait, le blond quitta la douce chaleur des draps, attrapa son bas de pyjama et quitta la pièce. Il descendit les escaliers en faisant le moins de bruit possible. Il ne faudrait pas réveiller le petit monstre qui semble s'être rendormi. Malgré toutes ses précautions, la dernière marche craqua dans un bruit sinistre. Bravo John ! Tu es doué !

Le médecin n'effectua pas le moindre geste durant plusieurs secondes. Aucun cri. Ouf ! John se remit en mouvements et se déplaça sans bruit jusqu'à la chambre de sa fille. La porte était entrouverte et un léger halo de lumière dû à la petite veilleuse filtrait dans le couloir. Il poussa la porte et un sourire tendre se dessina sur son visage devant la vision qui s'étalait sous ses yeux. Sherlock s'était endormi, leur fille dans ses bras, le biberon dans une main, installé dans le fauteuil. John s'approcha sans bruit et se pencha sur les deux amours de sa vie. Eleanor avait les yeux grands ouverts et ceux-ci se posèrent sur lui dès qu'il entra dans son champ de vision.

- Alors princesse, papa Sherlock s'est endormi, murmura-t-il à sa fille tout en la prenant doucement des bras de son mari.

Celui-ci remua légèrement, mais ne se réveilla pas pour autant. Pour une fois qu'il est vraiment fatigué…le pauvre. Le médecin recoucha la petite dans son lit, réajusta sa couverture et l'embrassa avant de lui souhaiter de doux rêves. Ensuite, il alla récupérer la couverture qu'ils avaient l'habitude de laisser dans le salon et revint avec pour en couvrir Sherlock. Paisible comme il est, je n'ai pas le cœur à le réveiller. John ne put s'empêcher de glisser une main dans les épaisses boucles brunes, les dégageant du front du détective.

Il resta encore quelques minutes, se contentant d'observer son homme dont les traits étaient si détendus qu'il n'en était que plus beau. Quand il dort, son perpétuel froncement de sourcils disparait…il semble si jeune comme ça ! L'aîné finit par retourner dans sa chambre pour profiter des quelques heures de sommeil qui lui restait. Demain, c'était samedi et il ne travaillait pas à l'hôpital. Avec un peu de chance, nous aurons un weekend tranquille en famille…Surtout qu'Amanda n'est pas là jusqu'à la semaine prochaine pour surveiller la petite en cas d'urgence.

Amanda ? Ah, la fille de Mrs Turner, la voisine. La jeune femme était revenue vivre chez sa mère après avoir terminé ses études universitaires en criminologie. Sherlock s'entendait bien avec elle et ils leur arrivaient souvent de parler des heures durant de vieilles affaires. Amanda, qui se préparait pour ses examens d'entrée au Yard, leur avait proposé de servir de baby-sitter dès qu'ils en avaient besoin. En clair, dès qu'il faut courir après des criminels. Les deux papas s'étaient empressés d'accepter.

John poussa un profond soupir avant de se retourner dans les draps pour aller agripper l'oreiller de Sherlock et le serrer tout contre lui, respirant à pleins poumons l'odeur si caractéristique du détective…un mélange de nicotine, de produits chimiques et de cannelle…La présence de l'autre à ses côtés lui manquait déjà. Pourtant, il ne lui fallut pas longtemps pour tomber dans les bras de Morphée, épuisé comme il l'était.

Le lendemain matin, après avoir pris une douche rapide et remis un peu d'ordre dans leur chambre et leur appartement, John s'attela à la préparation d'un petit déjeuner : quelques toasts, des œufs brouillés et du café, rares éléments que Sherlock, dans ses bons jours, tolérait d'avaler le matin. C'est déjà mieux que le seul toast beurré qu'il faisait passer avec une tasse de thé au début de mon emménagement ici. Oui, certes mieux.

Le médecin ralentit la cuisson des œufs afin qu'ils ne brûlent pas et dressa la table. Il prépara également un biberon. Vu l'heure, Eleanor ne tarderait plus à se réveiller pour réclamer à manger. Alors que John se servait une tasse de café, la porte de la chambre de sa fille s'ouvrit et un Sherlock trainant des pieds et visiblement grincheux apparut dans son champ de vision. Il s'apprêtait à lui souhaiter le bonjour, mais le brun le prit de vitesse.

- Tu aurais pu me réveiller au lieu de me laisser dormir dans ce fauteuil, ronchonna-t-il en se massant la nuque avec une grimace, cela m'aurait évité un torticolis en bonne et due forme !

Je ne me gênerais pas pour te réveiller la prochaine fois…et pas en douceur, tu peux me croire. Non, mais franchement !

- Bonjour à toi aussi Sherlock, répondit le blond d'une voix cassante avant de déposer brusquement sur la table le thermos de café et sa tasse ce qui eut pour effet de renverser une partie du liquide.

- Qu'est-ce qui te prend ?, demanda le détective en haussant un sourcil.

- Il me prend que de devoir supporter tes remarques dès le matin me met particulièrement de mauvaise humeur. Maintenant, soit tu te tais et tu t'assieds pour manger, soit tu disparais de ma vue. Choisis !

John essuya les éclaboussures de café et s'installa à table pour petit-déjeuner et lire les nouvelles du jour sans accorder un regard de plus à son mari. Sherlock resta de longues minutes debout à fixer le blond de son regard de glace. La journée commence bien ! La faute à qui ? Oh ça va ! Toi la narratrice, ce n'est pas le moment de la ramener ! J'ai manqué de tact, c'est tout. Juste de tact, ah ! La bonne blague. Ce n'est pas drôle ! Certes non étant donné que John était à présent fâché contre lui.

Le cadet retint un soupir et s'installa finalement à la table de la cuisine pour commencer à manger sans aucun enthousiaste. Je déteste quand il est fâché après moi…

- Il ne fallait pas être désagréable dès le matin et je ne le serais pas, s'exclama soudainement John sans lever les yeux de son journal ce qui fit sursauter le brun.

- J'ai parlé tout haut ?

- Non, du tout, mais tu n'es pas le seul à pouvoir suivre le cheminement des pensées de l'autre on dirait.

Sherlock allait ouvrir la bouche, une question au bord des lèvres, mais un petit cri provenant de son ancienne chambre l'arrêta dans son élan. John se leva dans un raclement de chaise, mit le biberon à chauffer et quitta la pièce. Le cadet repoussa de la main son assiette n'ayant plus vraiment faim. Bravo Sherlock, tu es doué, vraiment doué. Estimant qu'il valait mieux ne pas envenimer la situation, le détective se décida à aller se doucher rapidement avant de se rendre au 221C, là où il avait installé tout son matériel scientifique depuis que son ancienne chambre était devenue celle d'Eleanor.

Sortant de la salle de bain, il laissa un petit mot à l'intention de John sur la table de la cuisine au cas où celui-ci le chercherait. Ce qui est peu probable. Renfrogné le détective attrapa son portable, son ordinateur et descendit au 221C. Il passa toute la matinée et une bonne partie de l'après-midi sur ses expériences, oubliant de manger. Bien que concentrer sur son travail, il ne pouvait s'empêcher de jeter de fréquents coups d'œil à son portable dans l'attente d'un texto de John lui demandant s'il en avait encore pour longtemps. Je doute qu'il m'en fasse un aujourd'hui.

Néanmoins, son téléphone se mit à vibrer signalant un appel. Sherlock se saisit rapidement de l'appareil et, jetant un coup d'œil à l'identité de l'appelant, décrocha.

- Sherlock Holmes, je vous écoute Lestrade ! Oui, ils vont bien, merci. Où ? Oui, je crois pouvoir me débrouiller. Très bien. Envoyez-moi l'adresse par texto, nous vous y retrouvons. Je n'y manquerais pas.

Le brun raccrocha, un léger sourire sur les lèvres. Enfin un peu de divertissement ! Le détective abandonna là toutes ses expériences et quitta son « laboratoire » tout en cherchant le numéro d'Amanda dans son répertoire. Il leur fallait une baby-sitter pour Eleanor. Au bout de cinq sonneries, il tomba sur la messagerie de la jeune femme et raccrocha, mécontent, ne prenant pas la peine de laisser un message. Le cadet déboula dans le salon trouvant John installé à son bureau tapant avec frénésie sur le clavier de son ordinateur. Le blond ne daigna même pas lui accorder un regard.

- Lestrade vient d'appeler. Il a une nouvelle enquête et a besoin de nous. J'ai essayé de joindre Amanda, mais elle ne répond pas, annonça le détective en attrapant son écharpe et son manteau, déjà prêt à partir.

John se tourna vers lui, un étrange mélange entre colère et agacement sur le visage.

- Elle ne répond pas tout simplement parce qu'elle passe la semaine chez son père à Liverpool. Tu l'as même aidée à descendre sa valise, mais tu as sans doute effacé l'information, comme toujours, répliqua John en éteignant son ordinateur.

- Ah.

- Oui. Ah.

- Et est-ce que...

- Non, Mrs Hudson, n'est pas là, mais chez sa sœur, le coupa son mari avec un soupir exaspéré. Tu ferais mieux d'y aller, ajouta-t-il en se levant pour aller se préparer une tasse de thé, Greg t'attend.

Sherlock suivit des yeux le blond et regarda attentivement chacun de ses gestes alors qu'il se préparait une tasse d'Earl Grey. Il n'avait jamais laissé John derrière lui. Jamais encore il n'était allé seul sur une scène de crime depuis que le médecin était entré dans sa vie. Alors, étant mariés, il était absolument hors de question de le laisser sa fille et lui seuls tandis qu'il vagabonderait d'un coin à l'autre de la ville tout simplement parce que Greg…Lestrade s'il te plaît ! Hors de question que je me mette, moi aussi, à l'appeler « Greg » ! Jaloux. Pas du tout ! Oh que si ! Oui, bon. Peut-être, mais juste un peu. Bref, tout ça parce que Lestrade l'avait appelé à l'aide.

Retenant un soupir, le brun sortit son portable de sa poche et composa le numéro de l'inspecteur. Celui-ci décrocha dès la première tonalité.

- Non, non, j'ai bien reçu l'adresse, dit-il Sherlock attirant sur lui l'attention de son époux. Non, un problème de baby-sitting.

John fronça les sourcils, visiblement intrigué.

- Qu'est-ce que tu fais ?, lui demanda-t-il dans un murmure.

Le brun leva sa main libre lui demandant implicitement de patienter. John se renfrogna, croisant les bras sur son torse.

- Oui, absentes toutes les deux, continua le détective. J'ai… oublié. Arrêtez de rire Lestrade ! Il est hors de question que je vienne sans John, vous le savez très bien.

Sherlock avait prononcé ces quelques mots avec un tel aplomb que John sentit une bonne partie de sa colère envers le brun s'envoler d'un coup. Il est en train de planter la seule enquête qu'il a eu en deux semaines pour rester avec Elie et moi. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres. Sourire que Sherlock ne manqua pas et qui lui fit perdre le fil de la conversation.

- Désolé Lestrade, vous disiez ? Oui, vous pourriez éventuellement m'envoyer les photos. Oui, à distance, c'est le mieux que je puisse vous proposer.

La sonnette de la porte d'entrée retentit à deux reprises, les faisant tressauter. Le médecin fit signe à Sherlock qu'il allait ouvrir et s'éclipsa en quelques enjambées. Le blond revint environs deux minutes plus tard…accompagné.

- Lestrade, j'ai peut-être une solution finalement. Je vous recontacte, dit le cadet en mettant fin à la communication. Tiens, Mycroft !, s'exclama-t-il avec un bref sourire avant de tendre le bras vers son frère pour une brève poignée de mains, que nous vaut le plaisir de ta visite ?

- Malheureusement pour toi, cher frère, ce n'est pas pour une affaire, répondit le politicien en serrant la main tendue. Ce n'est là qu'une simple visite de courtoisie, je le crains. Comment va ma filleule ?

- Parfaitement bien, intervint John avec un sourire. Elle commence à faire ses nuits et bientôt, nous pourrons passer aux aliments solides.

- Bien, c'est très bien.

Sherlock poussa un profond soupir en roulant des yeux. Cette conversation était des plus inutiles et Lestrade l'attendait sur la scène de crime ce qui était bien plus intéressant et stimulant pour son cerveau. Il pourrit sans travail…

- Ecoute Mycroft, ce n'est pas que je ne serais pas enchanté de bavarder de notre fille autour d'une tasse de thé avec John et toi, mais nous sommes attendus.

- Si je comprends bien, j'arrive au bon moment.

- Tout à fait, mon frère.

Sherlock rangea son portable dans la poche intérieure de sa veste de costume avant d'attraper son écharpe, son manteau et de lancer le sien à John qui, le recevant en pleine tête, lui jeta un regard noir.

- D'ici une bonne heure, Eleanor réclamera son biberon, dit-il à l'intention de son frère. Tu dois mettre cinq cuillers de lait en poudre dans cent-cinquante millilitres d'eau. Tu secoues bien. Il ne faut pas qu'il y ait de grumeaux ! Tu fais bouillir le biberon. Avant de lui donner, tu testes le lait sur ton poignet. Il ne faut pas qu'il soit trop chaud. Si tu lui brûle la langue Mycroft, je t'arracherais la tienne. Ensuite, tu lui fais faire son rho en tapant doucement le haut de son dos. Tu lui change son lange et lui met un peu de talc sur les fesses. Seulement un peu ! Après, elle a des boutons. Et tu la couche. Le nécessaire à langer est dans la salle de bain. Evite d'y mettre du désordre, John y a fait le ménage hier matin. Maintenant, tu nous excuseras, mais nous sommes pressés. J'espère que ton disque dur a bien tout enregistré ! A ce soir !

Sherlock salua son frère d'un signe de tête avant de s'élancer dans les escaliers, son manteau tourbillonnant derrière lui d'une manière théâtrale, comme il aimait. Arrivé en bas des marches, il cria un « John » qui fit sursauter les deux hommes restés à l'étage. Mycroft se racla la gorge.

- Autre chose à ajouter, cher beau-frère ?, demanda-t-il en levant un sourcil tout en balançant son parapluie de gauche à droite.

John eut la soudaine envie de lui demander pourquoi il se baladait toujours avec l'objet en question, mais estima, après la tirade de son mari, que cela serrait hors de propos.

- Non, je ne crois pas qu'il soit nécessaire de préciser que si je retrouve ma fille ne serait-ce qu'avec un cheveu de travers, tu en prendras pour ton matricule. A tout à l'heure !

A son tour, John quitta la pièce. Moins d'une minute plus tard, la porte d'entrée se refermait sur les deux hommes. L'aîné des Holmes fit quelques pas en direction de la fenêtre et repoussa le rideau d'un revers de main. Son frère et son mari étaient tendrement enlacés au bord du trottoir occupés à échanger un fougueux baiser alors que le chauffeur de taxi se mettait à klaxonner d'impatience.

Mycroft, le sourire aux lèvres, se débarrassa de son parapluie et de son trench avant de se diriger vers la petite bibliothèque et de s'emparer d'un livre. L'homme d'état eut à peine le temps de poser son postérieur dans l'un des fauteuils qu'un premier cri se fit entendre depuis la chambre d'Eleanor.

- Une bonne heure, hein, Sherlock ?, soupira l'aîné des Holmes, las.


Quinze mois et neuf jours…

John sortit de la chambre d'Eleanor en marchant sur la pointe des pieds. Il craignait plus que tout qu'une latte du plancher ne craque et ne réveille sa fille. Elle avait été difficile…insupportable, oui ! D'accord, insupportable. Je voulais juste modérer mes propos. Inutile. Insupportable est parfait et véridique ! Bon. Eleanor avait donc été insupportable toute la journée faisant crise de larmes sur crise de larmes. Sherlock et John avaient passés la journée à se relayer pour la bercer et tenter de la calmer, sans grand succès. Me suis jamais senti aussi inutile de toute ma vie. Il était maintenant près de dix-neuf heures et la petite avait enfin consentit à dormir un peu.

Le médecin referma la porte derrière lui en prenant bien soin – ça c'est sûr ! – de ne pas faire de bruit. John poussa un long soupir passant une main sur son visage fatigué. Bon Dieu ! Quelle journée ! Et ce mal de tête qui ne me lâche pas. Pourvu qu'elle dorme toute la nuit…sinon je l'assomme. Ce n'était pas là des pensées transpirant d'amour paternel. Oh toi, fais silence ! On en reparlera quand tu auras des enfants ! Oui, bon.

Le blond se dirigea d'un pas lourd jusqu'à la cuisine où le détective s'affairait à préparer le souper. Oui, mon mari sait cuisiner et plutôt bien. Impossible. Il était certain que la cuisine allait exploser ou que l'un des deux allait finir empoissonner. Il cuisine parfaitement, je te dis ! Hum…John finit par s'écrouler sur la première chaise venue tout en poussant un soupir à fendre l'âme. Le brun lui jeta un coup d'œil amusé tout en tournant dans ce qui semblait être une sorte de ragoût. Recette de ma grand-mère. Non, ne me demandez pas comment j'en suis venu à m'intéresser à la cuisine. Cela vaut mieux. Pour vous.

- Elle dort ?, lui demanda-t-il.

- Oui. Enfin ! Je n'en peux plus !

Pour appuyer ses dires, John ne put empêcher un bâillement de lui échapper. Le cadet lui sourit tendrement avant de jeter un œil à ses différentes préparations et d'y goûter. Hum…pas mauvais ! Satisfait, Sherlock laissa le tout mijoter. Il fit le tour de la table et, se postant derrière la chaise où se reposait John, posa les mains sur les épaules de celui-ci. Le détective entreprit de le masser et de défaire un à un les nombreux nœuds dans la nuque et le haut du dos de son mari.

L'homme soupira sous son traitement à plusieurs reprises. Soupirs qui se transformèrent en de doux gémissements aux oreilles du détective. Cela serait plus agréable pour nous deux sans cette foutue chemise. Sherlock avait très envie de la lui enlever. Oh que oui ! Un autre petit soupir de la part de son époux ne fit qu'accentuer la douce chaleur qui se propageait lentement dans son bas-ventre. Depuis quand n'avaient-ils pas fait l'amour ? Longtemps, trop longtemps.

Les sourcils du cadet se froncèrent à ce constat. Il est temps d'y remédier. Le brun voulait entrainer John dans leur chambre…et tout de suite ! Le souper pouvait attendre. Ça se réchauffe ! Les fours à micro-ondes servent à ça !

- C'est bon ?, demanda-t-il à John d'une voix plus profonde et rauque qu'à l'habitude signe de son désir naissant.

- Oh que oui !, soupira l'aîné. Si tu pouvais me débarrasser de ce maudit mal de tête en plus, ce serait parfait !

Oh, quelle perche ! Voilà une occasion à ne pas manquer ! Le cadet se pencha légèrement en avant, ses lèvres frôlant l'oreille de John.

- Je connais une méthode infaillible pour se débarrasser d'un mal de tête, murmura-t-il d'une voix douce et cajoleuse qui provoqua un frisson le long de l'échine du médecin.

Sherlock se redressa, satisfait de son petit effet. Il sentait son mari trembler légèrement sous ses doigts. Il me semble plus que réceptif…parfait. Le détective contourna la chaise et vint s'asseoir sur les genoux du médecin qui émit une légère exclamation de surprise étouffée par les lèvres du brun. L'aîné répondit au baiser avec tout autant de douceur et de tendresse, ses mains glissant sur les hanches de Sherlock pour le rapprocher de lui.

Le cadet passa le bout de sa langue sur la lèvre inférieure de son mari, lui provoquant un nouveau frisson. Leurs bouches s'entrouvrirent et leurs langues se rencontrèrent pour échanger de douces caresses. Sherlock gémit bruyamment lorsque les mains du blond quittèrent ses hanches pour ses boucles brunes. J'aime quand John me touche à cet endroit…Il gémit encore quand les doigts s'enroulèrent autours de plusieurs mèches pour tirer dessus doucement alors que leur baiser s'intensifiait encore.

Sherlock commença instinctivement à jouer du bassin, frottant leurs érections naissantes l'une contre l'autre. Ils gémirent dans la bouche de l'autre, électrisés par le contact intime. Le détective entreprit de déboutonner un à un les boutons de la chemise de son homme. Il avait bien envie d'utiliser une méthode plus radicale, mais il voulait prendre son temps. Cela fait trop longtemps…je n'ai pas envie de me précipiter et de gâcher le moment. Sherlock devait en être au quatrième ou cinquième bouton lorsque les mains de John se posèrent sur les siennes pour l'arrêter dans ses mouvements. Les deux hommes s'écartèrent légèrement l'un de l'autre d'un même mouvement. Le premier, fronçant les sourcils d'incompréhension le second, détournant le regard visiblement mal à l'aise.

- Non, arrête, dit John dans un murmure, pas maintenant.

Le froncement de sourcils de Sherlock s'intensifia. Comment ça, pas maintenant ?

- Pourquoi ?, s'exclama-t-il d'une voix légèrement aigue. La petite dort, le repas ne sera prêt que dans une heure et on peut le réchauffer au besoin. Et puis – le brun lui déposa un léger baiser dans le creux du cou – j'ai envie de toi. Maintenant.

John se mit à gesticuler sur sa chaise alors que le détective se mettait à mordiller et lécher la peau délicate entre sa mâchoire et son oreille. Lorsque la langue chaude et humide du brun vint glisser dans le lobe, il en frissonna de la tête aux pieds et se sentait à deux doigts de lâcher prise. Non ! Hors de question ! Pas maintenant ! Le médecin attrapa soudainement et avec force les hanches de son mari pour le soulever et le repousser.

Sherlock, contraint à se mettre debout, le foudroya du regard sous la brutalité du geste. Alors que le blond se levait aussi et mettait une distance entre eux assez suffisante pour qu'ils ne puissent plus se toucher, Sherlock éructa.

- Mais qu'est-ce qui te prend ?, dit-il d'un ton sec et glacial qui en impressionnait plus d'un.

Mais pas John. Non, jamais John. Impossible de l'impressionner de quelque manière que ce soit en me comportant ainsi. Au contraire, je ne fais que le décevoir. Mais pour le coup, Sherlock était aux portes de la colère. Il ne comprenait pas pourquoi le blond le repoussait aussi catégoriquement alors qu'il avait tout autant envie que lui d'une bonne partie de jambes en l'air. Et c'est son entre-jambe qui me le dit. Pas moyen de mentir !

- Il me prend que je n'ai pas envie, voilà tout, s'exclama John sur le ton de l'évidence en se retenant de lever les yeux au ciel.

- Pas envie !, répéta le brun en ouvrant les yeux comme des soucoupes. De qui te moques-tu ? Je peux voir d'ici que tu es excité !, ajouta-t-il en lorgnant sur la région en question.

Il fut satisfait de voir le médecin baisser le regard avant de le relever tout aussi vite, ses joues se colorant d'une légère touche de rouge. Sherlock s'approcha d'un pas, prudent.

- John, reprit-il d'un ton plus doux cette fois, cela fait plus de deux mois que nous n'avons pas fait l'amour…

- A parce que tu comptes maintenant !, railla le blond.

- Non, pas vraiment, mais je…Ce n'est pas le sujet ! Si j'ai fait quelque chose de travers, dis-le moi et je…

- Tu n'as rien fait de travers Sherlock, le coupa à nouveau John. Je suis juste fatigué, rien de plus.

Et voilà le mot magique : fatigué. Il est toujours subitement fatigué quand je le touche. Foutue excuse à la c** oui ! Autant dire que le cadet vit rouge.

- Fatigué !, répéta-t-il en haussant le ton de quelques octaves. Tu me sors cette excuse presqu'à chaque fois ! Et oui, j'ai compté si tu veux tout savoir ! Seulement, cette fois-ci, cette stupide excuse ne marche plus.

Les deux hommes se foudroyèrent du regard toute trace de désir l'un pour l'autre évaporée.

- Tu n'as plus envie de moi, c'est ça ?

John poussa un long soupir, las et résigné.

- Ne dis pas n'importe quoi, ce n'est pas ton genre.

- Alors, si ce n'est pas ça, dis-moi pourquoi me repousses-tu quand je veux que tu me fasses l'amour ?

En disant ces quelques mots, le brun s'était encore rapproché de son mari et était séparé de lui d'à peine quelques centimètres. Il pouvait sentir son souffle dans son cou faisant renaitre quelques étincelles de désir.

- Je n'ai pas envie d'en parler, répondit finalement l'aîné sur un ton à peine plus haut qu'un murmure.

- Tu as quelqu'un d'autre ?

John releva si brutalement la tête que ses cervicales protestèrent dans un bruit qui aurait certainement inquiété le détective s'il n'était pas aussi frustré et en colère contre lui.

- Mais qu'est-ce que tu vas chercher-là ?

- Je ne fais que déduire des faits, John. Tu connais mes méthodes. Depuis plusieurs semaines, tu me repousses chaque fois que j'initie un contact plus intime entre nous. Au départ, les prétextes étaient assez divers et variés : fatigue, maux de tête, problèmes au boulot, patients difficiles, et j'en passe. Maintenant, tu ne cherches même plus à te cacher dans tes refus. Ajoutons à cela que tu ne m'embrasse presque plus et évite tout contact avec moi si je ne les initie pas. Tu travailles plus que d'habitude, prend presque le double de temps qu'il t'est nécessaire pour faire les courses. Sans compter que la semaine dernière, tu as quitté à quatre reprises l'appartement sans me dire où tu allais et avec qui. Tu me dis toujours où te trouver.

Sherlock, ne prenant pas conscience de l'air abasourdi du blond, reprit juste une courte inspiration avant de poser la question dont il craignait temps la réponse.

- Alors, est-ce que tu me trompe, oui ou non ?

Plusieurs minutes s'écoulèrent dans un silence de plomb. Les deux hommes se regardaient dans les yeux sans effectuer le moindre mouvement. Cela dura temps et temps que John commençait à avoir mal à la nuque à devoir ainsi lever la tête pour garder le contact visuel avec son époux. C'en est assez ! Qu'il continue à voguer dans ses délires, tout seul ! Sans prononcer le moindre mot, le médecin recula d'un pas, tourna les talons et attrapa sa veste posée sur son fauteuil habituel.

- Où est-ce que tu vas ?, demanda Sherlock, dans son dos, avec une certaine agressivité.

- Loin de toi avant que je ne te colle mon poing dans le visage, répondit posément John tout en passant sa veste et vérifiant qu'il avait son portefeuille avec lui. Hors de question que je dorme ici cette nuit !

- Tu vas retrouver ta maîtresse ?, cria presque le détective en lui attrapant l'épaule pour le tourner vers lui. Parce que c'est bien d'une femme dont il s'agit, pas vrai ?

- Ferme-là !, gronda John en se défaisant de sa poigne. Tu vas réveiller la petite.

- C'est le cadet de mes soucis en ce moment !

- Comme si tu t'intéressais aux personnes qui partagent ta vie !

- John, si tu pars, je…, commença-t-il alors que le médecin amorçait un mouvement pour quitter la pièce.

- Tu « quoi » ?, s'enquit celui-ci en se montrant aussi menaçant qu'il pouvait l'être avec sa carrure de soldat. C'est bien ce qu'il me semblait, ajouta-t-il alors que Sherlock ne répliquait plus rien.

- Ne pars pas, s'il te plaît, cria le brun en tendant une main vers lui comme si cela allait suffire à l'arrêter.

John ouvrit la bouche pour lui répondre, mais des cris provenant de la chambre d'Eleanor le coupèrent dans son élan. Fronçant les sourcils, il jeta un coup d'œil à la porte de la chambre puis à Sherlock, le foudroyant du regard. J'ai mis des heures pour qu'elle s'endorme, imbécile !

- Bravo Sherlock – John se retint à deux doigts de l'applaudir – bravo. Débrouille-toi tout seul maintenant.

Et il s'en alla sans un regard en arrière prenant bien soin à oublier son portable pour que personne ne puisse le joindre. Il voulait être seul. Et loin de Sherlock. Surtout loin de Sherlock. Le médecin claqua la porte de l'appartement assez bruyamment attirant l'attention de l'ancienne propriétaire des lieux. Mrs Hudson passa le nez par sa porte entrouverte, prête à réprimander l'un des deux hommes pour être si peu discret. La vieille dame fut alertée par les cris d'Eleanor à l'étage. Inquiète, elle s'empressa de gravir les quelques marches aussi rapidement que sa hanche douloureuse le lui permettait.

Elle pénétra dans le salon et y trouva Sherlock au beau milieu, complètement prostré, les yeux grands ouverts, le teint plus pâle que d'ordinaire et le reste du visage figé dans une expression proche de l'horreur.

- Sherlock, mon garçon, dit-elle en s'approchant avec précaution, qu'avez-vous ?

Comme elle s'y attendait, le détective ne répondit pas. Il ne réagit pas lorsqu'elle lui secoua l'épaule, ni lorsqu'elle lui rappela que sa petite fille était en train de pleurer toutes les larmes de son corps. Au bout de cinq minutes, Mrs Hudson perdit patience et le laissa là, préférant aller s'occuper d'Eleanor. Dans son Palais Mental. Voilà où s'était réfugié Sherlock, devenant hermétique à tout bruit, à tout mouvement extérieur. Il fallait qu'il comprenne.

A tout prix.

John avait eu une mine outrée et blessée lorsqu'il lui avait demandé ouvertement s'il le trompait. Il a réagi comme une personne qui se sent trahie, pas comme quelqu'un qui est coupable. Pourtant…pourtant il est physiquement distant depuis plusieurs semaines. Sherlock s'enfonça encore plus dans son Palais Mental cherchant l'élément déclencheur de cette situation. Depuis quand John agit-il différemment ? Un peu plus de deux mois. Deux mois et quatre jours exactement. Depuis mon retour de Cardiff pour cette stupide affaire. Que s'était-il passé pendant son absence ? John avait-il mal prit le fait qu'il soit parti sans lui ? Il n'y a qu'une personne qui peut répondre à cette question.

Sherlock bougea enfin. Il balaya le salon de son regard de glace, scannant la pièce à la recherche de son portable qu'il trouva sur une pile de documents sur la table basse. Deux pas et il s'en saisit prestement. Ses doigts virevoltèrent à toute vitesse sur le clavier de l'appareil.

Qu'est-ce qui m'a échappé ? SH

La réponse ne tarda pas à venir. Une minute, tout au plus.

Vois par toi-même. MH

Quelques secondes plus tard, le portable vibra à nouveau signalant l'arrivée d'une vidéo. Sherlock appuya sur la touche de lancement. Elle était datée du jour de son départ pour Cardiff. Le brun découvrit John, vêtu d'un superbe costume bleu marine et d'une chemise blanche sans cravate, debout dans la cuisine. L'appartement était impeccablement rangé alors que le détective se souvenait y avoir mi le foutoir quelques heures plus tôt. La table de la cuisine était dressée pour deux, et seules quelques bougies éclairaient l'endroit.

Sherlock fronça ses sourcils. Mais qu'ai-je loupé ce jour-là ? Pourquoi John m'attendait-il au lieu d'être avec moi ? Il se souvenait vaguement avoir dit au blond de rentrer sur Baker Street s'occuper de leur fille car il n'en avait plus pour longtemps. Mais oui ! Je m'occupais de paperasse avec Lestrade et une nouvelle affaire nous est tombée dessus !

Le téléphone du John de la vidéo sonna. Celui-ci le sortit de sa poche et aussitôt un sourire se dessina sur ses lèvres.

- Oui, Sherlock, qu'y a-t-il ?, demanda John sans préambule en décrochant.

Là, je lui parle de l'enquête et je lui annonce que je suis déjà dans le dernier train pour Cardiff, Lestrade à mes côtés, que j'en aurais pour trois jours tout au plus et que j'ai pensé qu'il aurait de toute manière préféré rester avec Eleanor plutôt que de m'accompagner. Je lui ai demandé s'il ne m'en voulait pas.

- Du tout. Je t'aime, répondit John avant de mettre sèchement un terme à la communication.

Le blond soupira en s'affalant sur une chaise, le visage entre les mains, son portable s'écrasant au sol.

- Pourquoi t'en voudrais-je ? Après tout, cette journée ne doit pas avoir plus de signification que n'importe quelle autre pour toi vu que tu efface tout ce qui est inutile de ton disque dur.

John se leva et éteignit les quelques bougies sur la table et celles du salon. Avec un nouveau soupir, il s'allongea de tout son long sur le canapé.

- Joyeux troisième anniversaire de mariage Sherlock…

La vidéo s'arrêtait là. Il avait reçu deux autres textos de son frère entre temps. Bon sang, mais quel imbécile ! Pas étonnant qu'il m'en vaut ! Non, mais quel…ahhhhhh ! Il fallait qu'il retrouve John. Pour s'excuser. A genoux.

Premier message de Mycroft.

Il se cache chez Greg Lestrade si cela t'intéresse. MH

Evidemment que cela m'intéresse ! John est mon mari ! Foutu politicien !

Penses à te coller un post-it sur le front la prochaine fois...pour ne plus oublier. MH

Non, mais de quel droit se permet-il de…Mycroft n'avait pas vraiment tout à fait torts. Je ne crois pas que tu aies ton mot à dire dans l'histoire vu qu'il s'agit de mon mari et de mon frère ! Non, je n'avais pas mon mot à dire, en effet. Sauf que, sans moi, il n'y aurait pas d'histoire. Très juste. Son portable vibra à nouveau dans sa main, le sortant de ses pensées.

Je ne pense pas que d'aller chez Lestrade soit une bonne idée…sauf si tu tiens tant que ça à te prendre un crochet du gauche. Occupe-toi plutôt de ma filleule. Elle a besoin de son père. MH

Sherlock glissa son regard sur la porte de la chambre d'Eleanor. Maintenant que son frère la mentionnait, cela faisait un moment que ses pleures avaient cessés. Comment ? Le brun décida pour une fois d'écouter les conseils de son frère et de rester avec sa fille. Il se dirigea vers la chambre et y entra, trouvant Mrs Hudson installée dans le fauteuil, la petite dans les bras.

- Tiens, vous êtes revenu à vous on dirait, dit-elle en levant son regard sur lui avec un petit sourire.

- Oui, je…je suis navré Mrs Hudson, dit le cadet en se passant une main dans les cheveux.

- Que s'est-il passé avec John ?, demanda la vieille dame. Vous vous êtes disputé ?

- Oui, en effet. Et c'est ma faute. Comme toujours.

Las, Sherlock vint s'accroupir devant le fauteuil pour s'y appuyer. Mrs Hudson posa une main sur son épaule en un geste maternel.

- Ne vous en faites pas. Tout va s'arranger. Vous vous aimez tous les deux. C'est ça le plus important.

- L'amour ne suffit pas toujours, malheureusement.

Le détective demanda poliment à son ancienne logeuse de le laisser seul avec sa fille. Il voulait passer du temps avec elle. Mrs Hudson accepta sans rechigner, les embrassant tous les deux avant de retourner à ses appartements. Sherlock entraina Eleanor jusqu'au salon en la tenant par la main, ses petits boucles châtain rebondissant à chacun de ses pas. La petite était capable de tenir debout pour peu qu'on lui tenait la main. Elle parlait aussi. Une dizaine de mots tout au plus, mais c'était à chaque fois un émerveillement.

Il installa sa fille sur une couverture, sur la moquette du salon et vint lui apporter quelque uns des jeux qu'elle préférait. Elle adore les cubes…Pas de poupées. Jamais de poupées…cela rend idiot. Sherlock mettait un point d'honneur à ce qu'Eleanor ne joue qu'avec des choses qui développerait son esprit logique et sa capacité d'observation. Il est hors de question que ma fille soit comme tout le monde : ennuyeux et stupide. John se pliait aux volontés de son mari en la matière, n'y voyant pas vraiment d'inconvénients.

Le brun vint s'asseoir aux côtés de sa fille qui reconstituait le puzzle de cube en respectant les formes et les couleurs. Elle le refit plusieurs fois, donnant de temps à autre l'une des formes à son père pour qu'il le mette à sa place. Sherlock s'amusait à mettre la forme au mauvais endroit pour voir Eleanor le corriger aussitôt avec une petite mine contrariée. Au bout d'un moment, la petite fille sembla se laser du jeu. Elle trouva plus amusant de lancer les formes sur son père, riant aux éclats quand l'une d'elle l'atteignit au front.

Le détective se massa la zone en question, un sourire amusé sur les lèvres alors qu'Eleanor se mettait debout toute seule comme une grande et tendait les bras vers son père. Le sourire de celui-ci s'agrandit encore plus et il tendit à son tour les bras pour lui attraper les mains. La petite fit les quelques pas nécessaires et tomba dans les bras du détective, riant à nouveau aux éclats.

- Tu es vraiment douée, ma puce, lui souffla-t-il en embrassant ses cheveux.

Eleanor remua un peu dans ses bras, se redressant assez pour venir jouer avec les boucles de son père. Elle tirait sur l'une d'elles du bout des doigts et rigolait à chaque fois quand la mèche se remettait à sa place d'elle-même.

- Papa Lock !, s'écria soudainement la petite en continuant à rire aux éclats.

Sherlock eut un regard attendrit et lui embrassa le bout du nez. Sa fille ne savait pas encore dire son prénom ce qui était totalement normal. Malgré tout, Sherlock la corrigeait à chaque fois.

- C'est papa Sherlock, Elie.

- Papa Lock !, répéta la petite avec un grand sourire lui mangeant la moitié du visage.

Le cadet eut un éclat de rire alors que la petite passant ses petits bras autour de son cou pour un câlin, visiblement. Le détective la serra tout contre son torse, reniflant son odeur à plein nez. Elle sentait encore le bébé, mais le brun pouvait également déceler le mélange de l'odeur de John à la sienne sur leur enfant. John…Sherlock respira une nouvelle fois à pleins poumons.

- Papa Jawn !, s'écria soudainement la petite en gesticulant un peu plus dans les bras de Sherlock et en regardant par-dessus son épaule.

- Papa John n'est pas là, soupira le brun. Il est parti et c'est…ma faute.

La petite se recula pour le regarder de ses yeux noisette. Son petit sourire avait disparu de son doux visage.

- Oui, ma faute, répéta le détective à sa fille. J'ai oublié notre anniversaire, trop centré sur une enquête et ma petite personne pour me rappeler ce genre de choses. J'y avais pensé pourtant. Des jours à l'avance. J'avais même un cadeau. Cadeau planqué dans l'une des armoires de mon labo et dont j'ai oublié l'existence. John a dû penser que je ne l'aimais plus assez pour me souvenir de nos trois ans de mariage.

Eleanor posa ses petites menottes sur les joues de son père sans le quitter des yeux. John dit le contraire, mais je suis sûr qu'elle comprend tout ce que je lui raconte.

- Je fais un mauvais mari…et sans doute un tout aussi mauvais père.

- Non !, s'écria la petite. Non ! Non !, répéta-t-elle encore comme un mantra. Papa Lock ! Non !

Sherlock passa une main dans les boucles de sa fille avec un petit sourire triste et mélancolique.

- Papa Lock est un idiot, souffla-t-il tristement.

- Papa Lock…idiot !, répéta la petite visiblement amusée de dire un nouveau mot. Idiot papa Lock !

- Evite de dire ce mot devant John, il m'étranglerait !

- Papa Jawn !

Eleanor gesticula encore plus dans ses bras comme si elle cherchait à s'en échapper.

- Tiens-toi tranquille Eleanor ! Papa John n'est pas là !

- Papa Jawn !, continua de crier la petite en se débattant toujours plus.

- Arrête un peu de…

- Sherlock.

Le détective se figea. John. John est rentré. Mais depuis quand était-il là ? Je n'ai pas entendu la porte claquer ni les escaliers grincer…

- Ca…ça fait longtemps que tu es là ?, demanda le brun, hésitant et n'osant pas se retourner pour affronter le regard de son mari.

- Un certain temps. Je pensais que tu te rendrais compte de ma présence quand Elie m'a appelé.

Ah. Il est là depuis un long moment, alors. Cela voulait donc dire qu'il avait entendu tout ce qu'il avait dit à sa fille. Magnifique ! Il ne manquait plus que ça.

- Je ne pensais pas que tu rentrerais ce soir, reprit le brun tout en caressant distraitement les cheveux de sa fille qui avait toujours le regard fixé sur John.

- Greg m'a convaincu que ma place était auprès d'Eleanor et toi et pas sur son canapé.

Ton neutre. Aucune émotion dans la voix. Est-il toujours en colère ? Sherlock sentit un frisson lui parcourir l'échine. Presqu'une sueur froide. Il n'aimait pas avoir John dans son dos. Impossible de lire les sentiments qui traversent son visage, son regard. Le détective sentit John amorcer un moment dans son dos. Quelques pas. Le bruit d'une veste que l'on ouvre suivit de celui dudit vêtement que l'on lance sur le canapé. Encore le bruit de quelques pas. Un soupir. Et une présence dans mon dos. Je pense sentir la chaleur de son corps sur le mien.

Sherlock frissonna à nouveau. Mais c'était un frisson différent cette fois. Eleanor remua encore un peu entre ses bras alors que John venait prendre place avec eux sur la couverture, parmi les cubes et les formes. Le médecin se pencha pour embrasser sa fille qui éclat de rire tout en se frottant le visage.

- Chatouille !, s'écria la petite en tendant la main pour la poser sur le visage du blond. Papa Jawn…chatouille.

John fronça les sourcils, ne comprenant visiblement pas ce que leur fille voulait lui dire. Sherlock retint un petit éclat de rire.

- Je pense qu'elle parle de ta barbe naissante. Ca la chatouille, dit-il avec un petit sourire.

Le médecin acquiesça tout en se passant la main sur le visage. En effet, il avait oublié de se raser ce matin et ses joues piquaient un peu.

- Elle est très observatrice, constata l'aîné. Elle te ressemble beaucoup.

- Tu sais aussi bien que moi que ce n'est pas vrai.

Sherlock sentit son mari se crisper à ses côtés. Bravo Sherlock ! Bravo ! Tu ferais bien de tourner sept fois ta langue dans ta bouche avant de parler ! Le détective ne se rendit pas compte que le blond s'était légèrement rapproché de lui.

- Eleanor n'est, en effet, pas notre fille biologique, mais nous sommes ses parents. Et peu importe ce que tu en dis, notre présence à ses côtés influence la personne qu'il deviendra. Elie te ressemble plus que tu ne le crois.

Le cadet tourna légèrement la tête vers son mari qui contemplait leur fille avec tant d'amour que Sherlock en aurait été jaloux s'il s'était s'agit de toute autre personne. John, sentant son regard sur lui, glissa son regard sur le brun. Ils restèrent un long moment à se regarder dans le blanc des yeux, si proches que leurs souffles se mélangeaient et atterrissaient sur les lèvres de l'autre.

- Je suis désolé, s'exclama soudainement Sherlock en baissant des yeux. Je comprends m'en veuille. Je t'ai délaissé, j'ai délaissé notre couple pour une stupide enquête. Je suis vraiment navré. Je n'ai pas d'excuses, je le sais. Je ne cherche même pas à en trouver parce que je n'en ai pas.

- Tu…tu as vraiment cru que…que je te trompais ?, demanda John dans un souffle.

- Je sais, c'était ridicule, mais oui. C'est ce que ton comportement des dernières semaines m'indiquait. Je ne comprenais pas ce que je pouvais avoir fait de mal pour que tu en viennes à être avec quelqu'un d'autre. J'ai cru que…que tu ne m'aimais plus alors que, de ton côté, tu croyais la même chose.

Les deux hommes restèrent silencieux à nouveau durant quelques minutes, le silence uniquement brisé par leur fille qui s'amusait à lancer ses cubes à travers la pièce. Une main se glissa doucement sous le menton de Sherlock, le forçant à relever le visage. John souriait. Un petit sourire, mais un sourire quand même.

- Tu as parlé d'un cadeau, non ?, dit le blond avec douceur, son pouce caressant la joue de Sherlock avec tendresse.

Le détective acquiesça, le soulagement envahissant sa poitrine.

- Oui, il est dans mon labo. Tu veux que j'aille le chercher ?

- Cela me ferait plaisir, en effet. Je vais mettre Eleanor au lit et dresser la table pour manger ce que tu nous as préparé. Qu'en dis-tu ?

- Je dis oui à tout. Et je mangerais. Promis, souffla Sherlock avec un sourire.

Le sourire de John s'agrandit encore. Il prit Eleanor dans ses bras et se leva, Sherlock l'y aidant.

- Tu vas aller faire de gros dodos maintenant, dit John à la petite. Embrasse Papa Sherlock.

Le détective se pencha pour embrasser le front de sa fille dont les paupières tombaient déjà de sommeil. Ses deux amours quittèrent la pièce et lui-même descendit dans son laboratoire à la recherche du cadeau qu'il avait acheté il y avait des mois de cela. Enfin, des cadeaux…Ah ! Et combien ? Oh, quatre ou cinq, je ne sais plus trop…impossible de me décider pour une seule chose.

Le cadet remonta quelques instants plus tard, les bras chargés. John était déjà attablé et l'attendait. S'il haussa les sourcils devant le nombre de présents, il ne fit aucun commentaire. Les deux hommes mangèrent tranquillement, échangeant quelques paroles de temps à autre sur des sujets de la vie de tous les jours. Leur fille était régulièrement mentionnée dans leur conversation. La petite grandissait tellement vite et changeait tant. Les deux papas avaient même constitués un album photos pour se souvenir de chaque moment.

Sherlock débarrassa la table et aida à faire la vaisselle, l'un la lavant, l'autre l'essayant. John finit Dieu seul sait comment avec de la mousse sur le nez ce qui fit rire le cadet aux éclats. Le brun lui essuya le visage. L'atmosphère était bien plus légère et détendue.

- J'avais moi aussi un présent pour toi, dit soudainement John avec un sourire. Attends-moi là.

Le blond s'absenta une minute ou deux avant de redescendre avec un petit paquet dans les mains. Les deux hommes s'installèrent sur la couverture, là où ils étaient peu de temps auparavant. Sherlock lui tendit un premier présent avec un petit sourire gêné.

- Avec toutes mes excuses, dit-il à nouveau.

- Tu n'as pas à t'excuser encore et encore, répondit John. Après tout, je n'ai pas joué franc jeu avec toi. J'aurais dû te dire ce qui n'allait pas plutôt que de te tenir à distance.

- N'en parlons plus. Allé, ouvre.

Le médecin ne se fit pas prier. Il ouvrit l'un après l'autre les quatre cadeaux de son mari : une nouvelle robe de chambre – Sherlock lui avait malencontreusement brûlé la sienne au cours d'une expérience –, une montre au bracelet de cuir, un livre abordant les dernières techniques médicales (« je me blesse souvent alors, je me suis dit que cela te serrais utile », avait commenté Sherlock) et un autre livre qui fit rougir John jusqu'aux oreilles sous le regard appréciateur de son mari.

- Tu m'étonneras toujours, lui dit John en l'attrapant par la nuque pour l'embrasser avec douceur et tendresse.

- Dois-je en conclure que mes cadeaux te plaisent ?, lui demanda le cadet entre deux baisers.

- Je crois que tu as ta réponse, dit le blond dans un sourire avant de l'embrasser à nouveau avec plus d'ardeur et de fougue cette fois.

Le cadet y répondit avec empressement ayant cruellement manqué que ce genre de contacts avec son mari ces dernières semaines. Pourtant, cette fois-ci, Sherlock se força à rester sage. Pas question de me faire repousser encore une fois. Mon amour propre ne le supporterait pas. John mit fin au baiser et tendit à son tour son cadeau à brun.

- Je ne pensais pas que tu m'en achèterais autant…

- Je ne savais pas quoi choisir, voilà tout. Je ne suis pas doué pour ce genre de choses.

- Et c'est parfait ainsi. Je t'aime comme tu es, lui dit John avec un sourire.

Un sourire radieux illumina le visage du détective faisant manquer un battement au cœur de son homme. Celui-ci lui tendit le petit paquet espérant de tout cœur que cela plairait au brun. Le cadet l'ouvrit rapidement, tel un enfant le jour de Noël. Il ne l'avouerait jamais mais, j'adore les cadeaux…Il s'agissait d'un superbe bracelet en argent travaillé avec tant de finesse que Sherlock l'adora sur le champ. Il demanda à John de le lui mettre avant de prendre son visage en coupe pour l'embrasser à pleine bouche.

Les deux hommes s'allongèrent sur la couverture, dans un enchevêtrement de bras et de jambes, ne s'éloignant l'un de l'autre que le temps nécessaire afin de reprendre une respiration. Les chemises furent bientôt éjectées de la partie laissant enfin tout le loisir aux deux hommes de toucher allègrement la peau de l'autre.

- Si tu savais combien tu m'as manqué, souffla le cadet en se pressant davantage contre son mari.

- Toi aussi, tu m'as manqué mon amour…, répondit l'aîné dans un murmure avant de repartir à l'assaut des lèvres tant convoitées du détective.

John rompit une nouvelle fois leur échange faisant grogner Sherlock de mécontentement.

- Que dirais-tu de passer une bonne partie de la nuit à mettre en pratique ce que ce livre nous propose ?, dit le médecin avec un sourire aguicheur tout en secouant l'un des cadeaux de Sherlock sous le nez de celui-ci.

- Oh que oui, s'écria presque le cadet avant de fondre sur les lèvres de son mari avec une ardeur nouvelle.

La nuit promet d'être longue…


Et voilà ! Oui, il va y avoir d'autres chapitres. Je commence le quatrième demain...

Bon, oui, il s'agit d'une petite fille bien qu'au décompte final, c'était le petit gars qui l'emportait, mais...lorsque j'ai commencé à écrire, c'était la petite fille qui était en tête...je ne me voyais pas tout changer. J'espère que personne ne sera déçu.

J'ai choisi moi-même le premier prénom, Eleanor (qui vous plaît, j'espère) et ai pris deux autres prénoms qui m'étaient suggérés par deux lectrices : Sybille et Louise. Voici mon petit clin d'œil pour vous !

Alors, certain(e)s d'autres vous voulais que l'enfant ait déjà un certain âge...mais j'ai préféré écrire avec un bébé et toutes les complications de couple que cela peut engendrer. Dans les prochains chapitres, ma petite Eleanor grandira beaucoup plus vite. Je pense faire encore deux ou trois chapitres sur cette histoire.

Je vous retrouve sur le suivant dans une semaine ou deux.

J'espère de tout cœur que ce chapitre vous aura plu.

Commentaire SVP !

Je vous embrasse.

Diabo