Auteur : kayly silverstorm

Traductrice : Moi

Spoilers : -

Rating : T

Genre(s) : Adventure/Drama

Disclaimers : Tout l'univers de Harry Potter appartient à JK Rowling. L'histoire que vous allez lire appartient à kayly silverstorm. Quant à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Bêta : Sophia...Merci Sophie!

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.

Je rappelle que vous pouvez désormais me trouver sur Facebook sous le nom de Saw Trombone... Si vous voulez discuter de mes fics ou vous tenir au courant de ma vie :D Vous êtes les bienvenus!


- Chapitre 3 -

Monde parallèle ou non, réveiller quelqu'un semblait se faire de la même façon dans les deux univers (bien que pas de la façon Serpentard, nota Severus, ce qui incluait généralement une carafe d'eau et beaucoup de ricanements).

La fille tourna lentement autour du lit de son compagnon, avant de lancer une série de sorts aussi performant que Madame Pomfrey aurait pu utiliser (et qu'Albus avait utilisé, une vingtaine de minutes plus tôt). Les résultats la satisfaisant, elle s'approcha encore plus, pointa sa baguette sur l'homme et lança un Ennervate expert. Devraient-ils s'inquiéter qu'elle semble si habituée à réanimer des hommes inconscients?

Une fois de plus, le réveil se fit plus vite que Severus ne l'aurait cru, et une fois de plus, il fut pratiquement invisible, juste un léger changement de rythme respiratoire du garçon et une nouvelle tension dans ses muscles. Severus était sûr qu'il ne l'aurait pas remarqué s'il ne l'avait pas cherché spécifiquement.

Démontrant une fois de plus son immunité aux réactions normales d'humains, la fille ne se précipita pas vers le garçon et n'essaya pas non plus de le toucher. À la place, elle resta très, très immobile, comme si un prédateur venait soudainement d'entrer dans la pièce et qu'elle essayait de ne pas le provoquer.

Seule sa main droite se porta à son front pour former un symbole que Severus ne reconnut pas. Comme en réponse, une lueur dorée se répandit de ses doigts, comblant la distance entre eux, formant une bulle coalescente autour d'elle, puis ensuite autour du garçon.

"Harry," chuchota-t-elle, et quelque chose dans sa voix leur dit qu'elle avait fait plus que prononcer son nom. La lueur dorée sembla pulser un instant, avant de se fondre dans la peau du garçon, qui n'eut pas la moindre réaction à l'exception d'une légère relaxation de ses muscles.

Snape dut bien admettre qu'il était impressionné.

"Hermione," dit-il d'une voix étonnamment profonde et forte, et pendant un instant, la peau de la fille sembla devenir dorée.

À côté de Severus, Albus fit le petit bruit appréciateur qu'il n'utilisait que pour ses sucreries et les actes de magie les plus remarquables.

"Une vérification d'identité, activée par la voix et les gestes. Merveilleux, vraiment merveilleux!"

Soit la femme ne l'entendit pas, soit elle décida d'ignorer son commentaire.

"Harry, on a un trois-zéro-sept rouge," lui dit-elle rapidement, et Severus fut ébahi par les différentes émotions qui apparurent sur le visage de l'homme en réponse à cette mystérieuse déclaration.

"Alors j'en conclus que le dragon ne nous a pas tué," commenta-t-il au bout d'un moment, sa voix plus riche et plus contrôlée. Puis, lui aussi ouvrit les yeux.

Très vite, la fille - Hermione - se positionna entre son compagnon et Albus et Severus.

"Reste calme, Harry!" le prévint-elle d'une voix légèrement inquiète, et pourquoi donc d'ailleurs?

Ce n'est qu'à l'instant où le jeune homme les regarda pour la première fois que Severus commença à apprécier la réaction calme de la fille. Harry ne cligna pas des yeux, et il n'analysa pas non plus la situation calmement.

Au lieu de ça, il sursauta, une réaction si cliché que Severus ne l'avait vu que chez des Gryffondors et dans des films de série B.

Puis il se frotta les yeux.

Sa mâchoire tomba.

Il secoua violemment la tête comme si le déni pouvait changer quoi que ce soit à la situation.

Sa mâchoire retomba.

Puis il se tourna vers Hermione.

"Je ne suis pas en train d'halluciner, hein?" lui demanda-t-il comme si c'était une option tout à fait plausible. "Ils sont bien réels?"

Hermione soupira.

"Pas d'hallucination cette fois, j'en ai bien peur," lui répondit-elle calmement. "On dirait que ton avertissement au sujet des réactions en chaîne magique était bien valide, Harry."

La mâchoire de l'homme pendait toujours.

"Une sacrée réaction," murmura-t-il. "Sont-ils...je veux dire, est-ce qu'ils savent..."

Hermione secoua la tête. "J'ai donné quelques informations au Professeur Dumbledore pour l'inciter à nous faire confiance, mais à part ça, ils ne connaissent que nos noms et notre situation. Mais bien sûr, nous devrons tout leur dire. Si tu te rappelles de mon briefing, une transparence totale promets le résultat le plus avantageux dans une telle situation."

L'homme referma enfin la bouche. Les trois quarts du cerveau de Severus étaient occupées à analyser cette conversation complètement dingue - l'homme hallucinait régulièrement? La fille les avait préparé à ce genre de situation? - mais le dernier quart nota la fluidité des mouvements de Harry lorsqu'il se leva pour se tenir à côté de Hermione, et la façon dont ils se positionnèrent dos-à-dos dans une parfaite position de combat apprise à tous les Aurors sans même s'en rendre compte.

Une fois de plus, les yeux de l'homme se posèrent sur lui, puis sur Albus, avec une expression tellement triste et nostalgique et incertaine que Severus ne pouvait même pas commencer à l'interpréter.

Puis, tout aussi abruptement que la fille avait accepté les faits et était passé à autre chose, son humeur changea, et le sourire qu'il fit à Hermione fut immense et inquiétant.

"Hermione," dit-il, "Tu te rappelles quand j'ai dit que t'étais complètement folle d'insister sur des codes pour les voyages dans le temps et les mondes parallèles?"

"Oui," lui répondit-elle. "Très clairement et avec beaucoup d'indignation, ajouterai-je."

"Ben, je retire tout ce que j'ai dit. T'es géniale, Hermione."

Elle renifla.

"Je pense que tu devrais me connaître bien assez maintenant pour croire que la théorie derrière mes décisions est toujours valide, même sans preuve, Harry."

"Bien sûr," lui dit-il en lui faisant un sourire empli de tendresse. Puis il reporta son attention sur les hommes fascinés qui leur faisait face, ou plutôt, sur la robe de Snape.

"Pourquoi c'est tout rouge?" demanda-t-il, clairement surpris.

Mais c'était quoi le problème de ces gens?

Ils se retrouvèrent dans une autre conversation au sujet des dimensions, des théories magico-physiques et des réactions en chaîne explosive basées sur les vêtements et l'hygiène corporelle de Severus, évitant toute explication de comment ces deux fous avaient fini à Poudlard.

Severus commençait à se sentir plus qu'irrité. La fille, Hermione, avait commencé à lui poser des questions très précises sur son enfance, auquel il refusait de répondre, et le regard de Harry voyageait entre Albus et Severus avec une sorte de sourire vacant qui hurlait 'tueur à la hache' (il blâmait toute les nuits où Sirius et lui étaient sortis de Poudlard pour aller voir de mauvais films moldus pour cette association).

Alors ce fut avec soulagement que Severus accueillit sa salvation, approchant sous la forme de Sirius Black. Et s'il avait secrètement hâte de voir comment son ami réagirait à cette femme et son compagnon hystérique, pouvait-on vraiment lui en vouloir?

Cela étant dit, il ne s'était pas attendu à la réaction que provoquerait l'apparition de Sirius. Hermione devint pâle comme un linge, et cligna des yeux - rien de bien nouveau là-dedans -, mais Harry se précipita à travers la pièce, interrompant les présentations d'Albus, se jeta sur Sirius et manqua de l'étouffer dans une étreinte qui n'était appropriée dans aucune dimension.

"Je suis tellement, tellement désolé, Padfoot (1)," babilla-t-il. "Je n'ai jamais voulu ça, j'ai juste...j'ai juste..."

Sirius, après un instant d'hésitation commença à tapoter vaguement le dos de Harry. Par dessus sa tête, il chercha les yeux de Severus, complètement confus.

"Devrais-je connaître cette personne?" demanda-t-il silencieusement en exagérant les mouvements de ses lèvres.

Severus ne put pas s'en empêcher. Il ricana. Il ricana encore plus lorsqu'Albus sortit un appareil photo d'une de ses nombreuses poches et prit rapidement une photo. Severus était prêt à parier son diplôme de Maître des Potions que cette photo finirait dans le prochain compte-rendu annuel des professeurs.

Sirius leur lançait un regard noir à tous les deux, mais l'effet était un peu gâché par le jeune homme toujours agrippé à lui comme un koala désorienté. Severus ricana encore un peu.

"Harry," lui dit Hermione, d'une voix à présent sévère, les bras croisés sur sa poitrine. "Ce n'est pas ton Sirius. Relâche-le immédiatement, tu lui fais peur, le pauvre homme!"

"Ton Sirius?" répéta silencieusement le-dit Sirius par-dessus la tête de Harry. Il ne put dissimuler son soulagement lorsque le jeune homme obéit immédiatement à l'ordre d'Hermione et recula avec une excuse marmonnée digne d'un gamin de treize ans.

"Écoute," dit Sirius, à défaut d'un commentaire plus productif, "Tu sens vraiment le brûlé."

"C'est probablement le dragon," commenta Severus, et alors que son ami répétait 'dragon?' d'une voix choquée, il commença à lui donner les détails nécessaires. "Apparemment, ce sont des visiteurs d'une monde parallèle très différent au nôtre, un fait que la fille, Hermione, a compris en se basant sur la couleur rouge de ma robe, ce qui les a tous deux horrifié."

"Elle est bordeaux. C'est ringard le rouge," répondit immédiatement Sirius, et Severus sentit le plaisir chaleureux de deux amis se comprenant. "Et elle te va très bien. La jeune assistante de Pince adore te voir en bordeaux, Snappy!"

"Severus," le corrigea-t-il distraitement. "Et apparemment, cette autre dimension ne partage pas notre goût raffiné, mon cher ami."

Un bruit étranglé interrompit leur conversation et ils se tournèrent tous deux vers Harry, qui était visiblement retenu par Hermione. Apparemment, il s'était remis de sa crise et avait à nouveau la mâchoire pendante. Severus n'aurait jamais cru qu'il considérerait ça comme une amélioration.

"Ami..." répéta Hermione à son tour, d'une voix essoufflée. Severus avait envie de grogner - maintenant qu'ils en avait fini avec ses cheveux et sa robe, allaient-ils passer à ses relations? Mais Sirius était d'une nature plus joyeuse. De plus, il n'avait pas eu à subir les vingt dernières minutes.

"Sûr," répondit-il immédiatement. "Depuis qu'on a tous les deux été envoyés à Serpentard ensemble. On a eu un peu de mal au début, mais c'est pareil pour tout le monde. Et Snappy ici présent m'a même présenté quelques Gryffondors, et laissez-moi vous dire que les filles là-bas..."

Il s'interrompit en voyant l'expression sévère d'Albus, se rappelant apparemment enfin qu'il était professeur et un représentant de l'autorité et qu'il n'était pas censé partager ce genre de détail.

Mais il avait parlé suffisamment longtemps pour que Harry se reprenne. Sa mâchoire se referma avec un claquement sec et quelque chose semblable à de l'intelligence réapparut sur son visage. Il semblait choqué, et pour une raison ou une autre, légèrement dégoûté.

"Attendez..." dit-il d'une voix où suintait l'incrédulité. "Vous...vous vous appréciez?"


(1) Padfoot: Patmol


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