Ben quand la reine des glaces se réchauffe, ça plaît pas à tout le monde. Merci pour vos reviews, amusez-vous et coninuez !
Le lendemain, Roy retrouva Riza dans la même tenue que la veille. Ce qui n'était pas pour lui déplaire. Par contre, elle tenait un petit bout de papier entre les doigts.

" J'espère que c'est pas le numéro de téléphone de l'abruti d'hier soir." pensa Roy.
Si Riza se mettait à avoir des rendez-vous maintenant ... enfin, ce n'était sûrement qu'une passade, se dit Roy. Havoc arriva en même temps que Fuery. Quand tout le monde fut là, le travail pouvait commencer. Sauf pour le colonel bien évidemment. Mais son lieutenant avait décidé de l'ignorer exactement comme la veille. Et ça, il n'aimait pas.

Un peu plus tard dans la matinée, Jean croisa Alex dans les couloirs. Disons surtout qu'il manqua de lui rentrer encore dedans.

" Décidément ! Faudrait voir à installer des panneaux de priorité." dit-elle.

" Oui ... euh ... cette fois par contre je vais devoir vous laisser, il faut que j'aille chercher des dossiers aux archives." répondit Jean.

" Je peux vous aider si vous voulez."

Il réprima un sourire.

" Volontiers."

Elle le suivit jusqu'aux archives. Là, Havoc commença à farfouiller dans les cartons.

" Ah zut, il doit être dans les cartons là-haut." dit-il.

" Je m'en occupe." proposa Alex.

Avant qu'il ne puisse répondre, elle saisit l'échelle et grimpa assez haut. Elle trouva le carton qu'ils cherchaient et le tira vers elle. Seulement, il s'avéra être plus lourd que prévu. Alex bascula en arrière avec un cri. Jean la rattrapa, et ils tombèrent assis.

" Pfiou ! Heureusement que vous étiez là." dit-elle.

" Aha."

Jean sentait le parfum de la jeune fille lui chatouiller agréablement les narines. S'ils pouvaient rester comme ça ... Alex posa le carton à côté, se dégagea et l'ouvrit. Elle tendit le dossier que cherchait Havoc.

" Je vous laisse le soin de ranger le carton." dit-elle.

Jean acquiesça et remonta sur l'échelle. Une fois tous les dossiers en main ils revinrent au bureau. Alex s'avança et tendit un agenda à sa soeur. Riza nota aussitôt son premier numéro de téléphone.

" Tiens j'ai acheté des bonbons en passant, t'en veux ?" fit Alex.

" Ah oui ! Merci."

Riza plongea la main dans le sachet que lui tendait sa soeur, et en retira une sucette. Alex en proposa aussi à ses collègues, et repartit.

" Oh non ! Pitié pas ça !" pensa Roy en voyant Riza porter le bonbon à sa bouche.

Il la regarda manger sa sucette avec gourmandise. Il sentit une vague de chaleur l'envahir, et était bien incapable de détourner ses yeux de la bouche de la jeune femme. Riza passa la langue sur ses lèvres, et Roy se raidit en sentant le désir exploser au creux de ses reins. Il déglutit, abasourdi par l'effet qu'elle produisait sur lui et par la violence de son émotion.

Le lieutenant était loin d'imaginer le torrent qui traversait son supérieur, et continua à déguster sa friandise tout en remplissant ses dossiers. Roy fut soulagé quand elle eut enfin terminé. Hélas, il n'était pas au bout de ses peines. En se levant pour partir, Riza renversa un dossier. Elle se pencha, lui offrant ainsi une vue magnifique sur son derrière. Mustang dut faire de gros efforts pour se contrôler. Il se retourna et mordit son manteau.

Quand il se retourna elle avait disparu. Roy inspira un grand coup pour se calmer. Jamais il n'aurait imaginé que son lieutenant pouvait avoir un tel effet sur lui. Riza retrouva Alex chez elle. Les filles prévoyaient encore de sortir ce soir.

Elles retrouvèrent ainsi les garçons de la veille. Riza commençait à prendre goût à ce jeu, et revint encore avec plusieurs numéros.

Roy commençait à regretter le temps où elle restait avec lui le soir pour l'obliger à finir son travail. Maintenant, Riza partait plus tôt, pour filer à un rendez-vous.

Car elle en avait un presque tous les soirs, et tous les matins notait un nouveau numéro dans l'agenda que le colonel avait fini par prendre en grippe. La reine des glaces se réchauffait visiblement. Riza avait aussi pris l'habitude de manger des sucettes au bureau, ce qui n'arrangeait franchement pas les choses. La sonnerie du téléphone accorda un répit au colonel.

" Bureau du colonel Mustang ? Ah salut Alex. Hier soir ? Pff tu parle."

Petit silence.

" Ouais ben il cachait bien son jeu. J'étais venue pour les fleurs moi, pas pour le poireau."

Roy avala son café de travers. QUOI ? Un type avait osé l'inviter chez lui ? Et pas que pour boire un verre apparemment. Il rêvait c'était pas possible. Pire il hallucinait !

" Qui ça ? Ah oui ! Ouais je vais le rappeler, tu nous suivra en boîte ? Ok bon ben à ce soir, tchao."

Riza raccrocha, et reprit son travail. Roy avait encore les yeux hors de la tête. Que quelqu'un ait pu essayer de ... de coucher avec SON lieutenant ... jusque là ça ne lui aurait jamais traversé l'esprit. Bien sûr Roy savait que c'était une femme, mais sans plus. Il n'avait pas voulu admettre qu'en tant que telle on pouvait la séduire. Et en faisait cruellement l'expérience.

" Vous sortez encore ce soir ? Vous n'en avez pas marre ?" lança-t-il.

" Oh que non." sourit-elle.

" Vous devriez vous méfiez, y'a des types en boîtes qui ne sont toujours sains d'esprit, et qui profitent des jeunes femmes naïves."

" Je suppose que vous parlez d'expérience." riposta Riza.

Touché. Roy en resta sans voix. La blonde sourit de triomphe intérieurement devant son silence. Quand on la cherchait, on la trouvait. Avis aux amateurs.

Le soir arriva, et elle partit à l'heure sans s'occuper de son supérieur outre mesure. Ledit supérieur décida d'aller la surveiller. Il entra dans la boîte et s'assit dans un coin. Il eut tôt fait de repérer Riza. Assise sur un tabouret haut, les cheveux détachés, elle était entourée d'au moins quatre admirateurs. Et sa chère petite soeur était juste à côté avec sa propre cour. Tout était de sa faute. C'était elle qui avait poussé Riza à se décoincer un peu.

Roy serra son verre à le briser en voyant un des types faire un baisemain à Riza, qui souriait. Elle descendit de son perchoir pour aller danser. Et pas une petite danse où les partenaires se tenait à bonne distance. Non. Plutôt le genre où me déhanché et le rapprochement était de mise. Mustang se demanda combien de temps il allait supporter ça sans mettre le feu au club. Lorsqu'il rentra chez lui, Roy était furieux. Il allait devoir mettre un terme aux escapades de son lieutenant et vite.

Le jour suivant, le bureau de Riza était encore emcombré de petits bouts de papiers. Profitant de ce qu'elle était partie aux toilettes et et qu'il était seul, Roy alla les lire.

" Vous m'avez envoûté, appelez moi, Chad." lut-il sur l'un d'eux.

Roy pris le second :

" J'espère vivement vous revoir, Tom."

Le troisième était du même genre :

" Vous êtes ensorcelante, cette soirée était magique, Marc."

Roy se retint de déchirer le papier. Il s'en éloigna avant que Riza ne le trouve en train de fouiller ses affaires. Mustang rejoignit son bureau et se rassit. Son lieutenant entra au même moment, et lui fit un bref salut. Après quoi, elle attrapa un des bouts de papiers qu'elle regarda pensivement. N'y tenant plus, Roy les enflamma.

" Hé ! Mais ça va pas !" s'exclama-t-elle.

" Oh pardon ! Y avait pas une bestiole sur votre bureau ?" répondit-il innocemment.

" Non. Heureusement que je les avait déjà notés."

Et zut. Il fallait pourtant qu'elle oublie tous ces types et vite. Mais comment ?

Roy y réfléchissait encore en allant au réfectoire. Là, une autre mauvaise surprise l'y attendait. En effet, Riza n'attirait pas que les hommes en civils, mais aussi les militaires. Il la trouva en compagnie de trois d'entre eux, tentant d'attirer chacun son attention. Cette fois, c'en était trop. En s'approchant du comptoir pour prendre son repas, Roy claqua discrètement des doigts.

" Oh ! Au feu !" s'exclama la cantinière.

Les flammes étaient déjà hautes, et tout le monde dut sortir le temps qu'on éteigne l'incendie. Roy en profita pour rejoindre Riza, empêchant ainsi quiconque de s'approcher d'elle.

" C'est étrange cet incendie soudain." dit-elle.

" Oui, quoique dans une cuisine il faut s'y attendre." répondit Roy.

Riza lui jeta un regard en coin.

" L'a pas l'air plus surpris que ça. Je me demande s'il n'y serait pas pour quelque chose. Non je délire, Mustang n'est pas du genre à provoquer un incendie pour le plaisir." songea-t-elle.

Le feu fut éteint, et le repas put reprendre. Roy était assis à côté de son lieutenant, et les autres militaires se tenaient à bonne distance. Chasse gardée les gars.

" Alors, vous vous êtes bien amusée hier soir ?" demanda-t-il d'un ton neutre.

" Oui plutôt."

" Et vous avez encore fait des ravages, si j'en juge par tous ces numéros sur votre bureau."

" Faut croire."

Roy leva les yeux vers elle. La jeune femme semblait trouver ça normal. Non ce n'était pas normal, elle n'avait pas à sortir avec un type différent à chaque fois. Elle était censée s'occuper de lui et pas d'un autre. Et ça, il allait devoir le lui rappeler.