La suite arrive! Je vais enfin vous libérer de l'angoisse de savoir qui est le parrain de Naruto (mais ne vous inquiétez pas, vous pourrez toujours m'assommer de vos questions et de vos suppositions farfelues.)
Kuchiyume: Oui, j'ai l'intention de faire se rencontrer NAruto et Deidara de nouveau (et ça va être vraiment le bordel). Et la relation entre Shikamaru et Ino est purement charnelle comme tu le dis si bien (je sais à quel point tu l'aimes).
Lettibetty: Contente que ça te plaise et que tu prennes le temps de laisser un petit message ^^
nahty: Oui, je m'étais dit que le premier chapitre serait peut-être difficile à aborder, surtout pour ceux qui avait l'habitude de la première partie de cette fiction.
Psychose: Vous avez été plusieurs à envisager un Kakashi x Naruto, le seul problème c'est que je ne considère pas cette relation comme viable (attendez, il a 14 ans de plus qu'elle, faut pas déconner non plus). Même si je trouve que ce couple peut fonctionner, dans l'absolu il existe des personnes qui n'ont pas de problèmes à engager une relation avec une telle différence d'âge. Et pour ce qui est d'écrire un roman, sache que tu n'as pas posté le plus long review, et que ça ne me gêne pas que tu te laisse aller sur ton clavier.
lulupotter: Ta supposition est correcte pour le parrain (en même temps ce n'était pas trop dur, même si plusieurs d'entre vous m'ont avoué qu'ils n'avaient aucune idée). Il te semble OOC, c'est normal, j'explique pourquoi dans ce chapitre. Et oui, cette histoire est plus sombre et plus adulte, Naruto tue des gens et est victime de troubles mentaux graves. On n'est plus au stade où elle passe son temps à se demander si elle aime Neji, Sasuke, Gaara ou quelqu'un d'autre.
Streema:merci pour tes deux commentaires ! Je peux comprendre que tu ne sois pas fan de yuri, mais bon je trouvais que ça pouvait fonctionner et aussi amener à des situations assez embarrassantes pour le futur. Je ne l'ai pas dit explicitement, mais Naruto n'est effectivement plus vierge (même si ça s'est fait par clones interposés). De toute façon si elle l'était... Mais chut! Comme je ne sais pas trop quel âge a mon public, mais je sais que certains ont moins de 13 ans, donc je vais éviter de rentrer trop dans les détails (Remarquez que j'ai sur mon PC quelques Lemons et PWP non finis). Et bon, tu peux toujours soutenir le Sasu/Naru vu qu'il risque d'y avoir des scènes entre eux deux, bien que je sache déjà quel est le couple final de cette fic.
Creepy-chan: Alors on revient sur la saga sur Naruto après le Oneshot sur Fairy Tail? Bon, il y a peu de chances qu'on en arrive aux mêmes scènes que ce que tu as lu. Mais j'ai quelques idées assez trash que je n'hésiterai pas à mettre en pratique. Et pas la peine de réclamer la suite trop fort, elle arrivera quand elle arrivera.
Akito Murazaki: Merci pour tes deux reviews. Bizarre ta réaction "guimauve" sur le passage avec Kakashi. Je ne voyais qu'une relation prof/élève sas rien de plus...
Visiblement, Sasuke n'appréciait pas non plus que l'on rie à ses dépends. Mais que voulait-il ? Pour la première fois depuis des lustres je ne m'étais pas sentie aussi vivante. Accoudées au rebord de la fenêtre, Tsunade et Sakura goûtaient notre scène de retrouvailles avec un sourire nostalgique pour l'une, désapprobateur pour l'autre. La blonde n'avait jamais apprécié Sasuke. Il lui avait toujours inspiré un certain sentiment de répulsion par son attitude. Il était un Uchiha dans tous les sens des termes : inexpressif, vaniteux et surtout accroché à ses préceptes claniques. Alors qu'elle se voulait trop novatrice et investie dans son travail pour une femme. L'usage voulait que nous restions dans nos foyers une fois les enfants nés, abandonnant missions de terrain et vie politique. Pour Sasuke, une femme forte et de surcroît célibataire à l'âge de notre Hokage était quelque chose d'indécent et de répréhensible.
_ Eh bien, l'équipe Kakashi est maintenant au complet, déclara Tsunade.
Sasuke se figea et son regard glissa sur moi. Je le regardais avant de lui adresser le v de la victoire avec ma main gauche. Il me tendit une main pour me remettre sur mes pieds. Sa prise se desserra une seconde trop tard, presque à regret. Sakura et Kakashi fixaient nos mains qui s'éloignaient et je sentis les ennuis arriver. Les deux femmes s'écartèrent de la fenêtre et nous laissèrent entrer. Une fois tous dans le couloir, elle nous ouvrit la porte de son bureau et prit place derrière le capharnaüm. Je m'appuyais contre une bibliothèque sur le côté de la pièce tandis que Sakura se tenait à Sasuke. Elle prit une de ses mains entre les siennes, mais il se dégagea et se décala dans ma direction. Je pris soin de fixer mon attention sur Tsunade.
Pour maintenir la cohésion qui s'était faite entre eux depuis mon départ et l'amnésie de Sasuke, je devais éviter tout qui puisse conduire Sasuke à croire qu'il m'intéressait. De toute manière il n'y avait plus rien entre nous. Même il y a trois ans, je savais qu'il était celui qui aimait et moi qui suivait le courant. Et qui jouais avec ses sentiments.
C'est mon manque d'affection et mon incompréhension des choses de l'amour qui avait précipité toute l'affaire. Si je m'étais contentée de le rembarrer au lieu de le titiller avec Neji… Mais je savais parfaitement sur quels boutons appuyer pour obtenir les réactions que je souhaitais. Et un Sasuke en colère était terriblement amusant.
Bien qu'en ce moment, rares étaient les choses qui me fassent rire. Sasuke se trouvait sur ma voie de guérison, et je me trouvais sur la sienne. Être avec lui me rendait plus ouverte et plus émotive. Et lui permettait de se souvenir, bien que la manœuvre ne se fasse pas sans douleur. Il faudrait que je demande à Shizune quel Sceau avait…
_ Naruto ! cria Tsunade, et je quittai ma bulle de réflexion.
J'allais avoir du mal à me défaire de cette manie de décrocher des conversations.
_ Désolée, Baachan ! J'étais dans la lune.
A côté de moi, Sasuke renifla avec mépris à mon irrespect de la courtoisie. Il était certainement choqué par ma proximité avec l'Hokage. Déjà qu'il ne l'aimait pas avant… Non, non, je devais rester concentrée, la vieille me tenait déjà à l'œil !
_ Comme je le disais alors que Naruto n'écoutait pas du tout, vous allez vous entrainer pendant la semaine afin de vous familiariser avec vos techniques de combat.
_ Je… commençais-je.
Le regard d'avertissement de Shizune me conseilla la prudence. Sasuke ne pouvait pas se rappeler que nous avions fait équipe auparavant. Il fallait que je trouve une excuse valable et m'arranger pour qu'on ne dévoile pas la vérité au jeune homme. Ça s'annonçait compliqué.
_ Je m'adapte très vite, dis-je pour combler le vide. Ils s'attendaient à ce que je parle.
_ Tsunade-sama, déclara Sasuke. Je sais qu'il nous faut un autre membre, mais Naruto n'a pas les compétences requises.
Quand je me disais que travailler pour le Daily Shinobi n'allait pas tromper que les adversaires sur mes réelles compétences. J'échangeais un regard avec Kakashi-Sensei. Bon, je devais faire profil bas pour le moment. Peut-être même sur le terrain. Bien, je me conformerais à cela. Tant qu'il ne faisait pas de gestes brusques lorsque je ne m'y attendais pas, je devrais pouvoir contrôler mes réflexes.
_ Je suis l'Hokage, espèce d'impertinent ! J'ai décidé que Naruto travaillerait avec vous un point c'est tout !
_ Sasuke, lui dis-je, j'apprécierais qu'on ne mette pas en doute mes capacités. Avoir travaillé pour un magazine de mode ne signifie aucunement que je ne sais pas me battre.
_ Je ne désirais pas te blesser, répondit-il. Mais nos missions n'ont rien à voir avec ce que tu as fait précédemment. Elles demandent des capacités de combat bien supérieures à celles des autres équipes. Nous sommes une unité de combat, pas d'infiltration dans les soirées mondaines.
Je souris doucement à sa remarque. Il n'atteignit pas mes yeux. Il commençait vraiment à me porter sur les nerfs. Je tentais tout de même la manière douce. Inutile d'engager le conflit dès maintenant.
_ Sasuke, je ne doute pas non plus de ta confiance en tes capacités, mais je pense que votre unité a besoin d'un peu plus de diplomatie. Vous êtes tous les trois reconnus comme des experts dans votre domaine, le mien demande plus de tact et de négociation. J'ai consulté vos dossiers. Je suis celle qui dans cette pièce est la plus susceptible de pouvoir obtenir des renseignements par mes relations et une simple discussion.
_ Sasuke-kun, renchérit Sakura. Il faut accepter que nous engagions des gens avec d'autres spécialités.
_ Je sais mais je ne veux pas que notre équipe soit ralentie. Je veux bien concéder que l'infiltration n'est pas notre fort, mais nous n'avons jamais ce genre de mission.
_ Je n'aimerais pas avoir à entendre un autre avis négatif sur mes compétences, déclarais-je plus froidement que je ne l'aurais voulu. Si tu souhaites évaluer mes capacités, fais-le de tes propres yeux.
Le regard du brun se durcit. Il avait entendu la menace implicite que je 'avais su assez bien camoufler. Il fallait vraiment que je réussisse à faire mieux sortir mes émotions. Sa main se posa négligemment sur la garde de son katana. Il se mit à jouer négligemment avec.
_ Je te déconseille d'aller plus loin en geste ou en parole tant que nous ne sommes pas sur le terrain, le prévins-je.
_ Attention vous deux, gronda Kakashi. Cessez tout de suite ces enfantillages.
_ Je ne pense pas qu'une « spécialiste » de l'infiltration puisse me faire tant de dégâts que cela. Tu as reconnu mieux te débrouiller avec tes mots qu'avec la force brute.
J'entendis la moquerie dans sa phrase et me contins. Aussi difficiles à exprimer qu'elles étaient, mes émotions avaient tendance à exploser très rapidement sous la pression. Comme lorsque j'avais pleuré en retrouvant Sakura. Il ne fallait surtout pas que je m'énerve dans cette situation.
Lorsque l'idée me vint.
_ Je n'ai même pas besoin de mes poings pour te vaincre, Sasuke, constatais-je en regardant négligemment mes ongles.
_ Tiens donc, et que vas-tu faire ? Négocier jusqu'à ce que je déclare forfait ? se moqua-t-il.
_ Non, bien sûr que non, ronronnais-je. Mais j'ai cru remarquer que tu accordais une grande importance à la hiérarchie et au règlement, Sasuke.
_ Et alors ? J'ai parfaitement le droit de m'opposer à l'ajout d'un membre inadéquat à mon équipe.
_ Tu as le droit de t'y opposer. Le fait est que je peux tout à fait ignorer ta requête, tout comme la plupart des gens dans cette pièce.
Il leva un sourcil interrogateur. Derrière son bureau, Tsunade goûtait notre spectacle avec un plaisir non dissimulé. Elle savait où je venais en venir. Tout comme Kakashi qui attendait la résolution du conflit en lisant. Seules Shizune et Sakura restaient dans le vide. Ainsi que le brun.
_ Vraiment ? se moqua-t-il encore.
_ Oui, Sasuke. Et je peux même te dire franchement que je me fiche que tu n'apprécie pas mes capacités à leur juste valeur. J'ai obtenu l'aval d'assez de gens pour être certaine de mes aptitudes.
_ Ne sois pas trop sûre de toi. Ce n'est pas parce que tu es la fille du Yondaime que tu pourras obtenir ce que tu veux de moi.
_ Oh, ce ne sera pas la peine de faire appel à ma lignée, je devine que la tienne est plus illustre, quoi que… Mais passons. Je vais simplement t'ordonner de me faire des excuses en bonne et due forme, et nous irons ensuite nous entrainer en équipe au terrain numéro sept.
Il rit doucement. Je ne relâchais pas mon contrôle sur mes émotions.
_ Et pour quel motifs. Je suis le chef du Clan Uchiha et un Chuunin, je ne vois pas comment tu pourrais me forcer à faire quoi que ce soit.
_ Eh bien… Tout simplement parce que je suis Jounin, Sasuke. Ce qui fait de moi ton supérieur hiérarchique. Maintenant je suis parfaitement d'accord pour que nous-nous battions afin de pouvoir t'arracher et la victoire, et des excuses en bonne et due forme. Vous pourrez me retrouver à la pierre des héros.
Je me retournai sans aucun regard pour lui. Il savait que je venais de gagner cette manche. Et je devinais sans mal qu'il viendrait chercher réparation pour le ridicule qu'il venait d'avoir devant un Hokage qu'il n'appréciait guère. Je posai ma main sur la poignée et suspendis mon geste. La main du jeune homme agrippait son arme avec fermeté. Il n'allait pas laisser l'affront impuni. Même venant de la fille dont il collectionnait les photos.
_ Une dernière chose, je te déconseille de faire appel aux lois claniques afin d'outrepasser mes droits militaires. Parce que je suis le chef du Clan Namikaze et l'héritière légitime du Clan Uzumaki. Et aussi parce que mon père était le Yondaime. Sur ce, je vous laisse…
J'entendis Kakashi partir à ma suite après quelques mots en direction de son équipe. Il souhaitait certainement me donner quelques conseils avant de me laisser combattre son élève. Pour avoir une quelconque chance de le faire, il valait mieux partir rapidement au point de rendez-vous. Vaniteux comme il était, Sasuke viendrait rapidement à notre rencontre. Je filais à ma vitesse de pointe, rapidement rejointe par mon professeur. Il avait été membre de l'ANBU lui aussi.
_ Je vois que Tenzo t'a bien formé, me déclara-t-il alors que je m'étirais devant le monument célébrant les héros morts à la bataille.
C'était grâce à Itachi que j'avais pu atteindre ce niveau de maîtrise. Et un énorme travail personnel. Senpai n'était pas capable d'atteindre cette vitesse, ou il l'aurait exigée de moi durant notre temps de service.
_ Vous savez parfaitement que ce n'est pas lui, souris-je.
Il sourit et soupira sous son masque. Son œil gris se fit soudain moins badin. Je n'allais pas échapper à une leçon de sa part.
_ Tu sais, j'aurais préféré vous savoir plus matures et moins enclin à vous chamailler tous les deux.
_ Désolée…
_ On t'a déjà dit que tu étais agaçante à t'excuser ?
_ Oui, vous n'êtes pas le seul.
_ Quelque part tu avais l'air plus impliquée dans la discussion avec Sasuke. Quand Tsunade ou moi parlions, tu étais totalement ailleurs.
_ Penser… Me permet de ne pas laisser mon esprit se souvenir de… certaines choses.
_ Ah… Ça t'a vraiment affecté alors. C'est ma faute. J'avais vraiment pensé que ce serait la formation qui te conviendrait.
Je laissais courir une pause le temps de pouvoir formuler la bonne réponse.
_ Je ne pense pas que ce soit la formation le problème. Ni même Senpai, bien qu'il gagnerait à augmenter le capital sympathie et pédagogue. C'étaient les missions. Toujours des missions d'assassinat. Comme si ça devenait une routine. Et je ne veux pas ! Je ne veux pas que donner la mort soit un réflexe !
Kakashi leva la main, avec l'intention de la passer dans mes cheveux. Tout comme il l'avait fait lorsque j'étais plus jeune et plus petite. A présent, je ne faisais plus qu'une dizaine de centimètres de moins. Et en tant que femme, ce geste affectif était déplacé.
_ Grandir est parfois plus dur à supporter pour moi que pour vous, soupira-t-il.
_ Et qu'est-ce que je fais par rapport à Sasuke. Il ne vous a pas encore rattrapé, je présume…
_ Et toi non plus, du moins je l'espère sinon je pense que j'aurais de sérieuses questions à me poser.
_ Comme vous le dites si bien, grandir est parfois plus dur à supporter pour vous que pour nous !
_ Toujours la langue aussi pendue, par contre. Bien, je pense que tu auras quelques difficultés avec lui s'il te prend sérieusement. Mais je ne doute pas que tu sauras les surpasser. Tsunade-Sama m'a fait part de ses griefs concernant ton entrainement. J'ai aussi eu l'occasion de parler avec Tenzo après votre dispute et…
Il s'arrêta de parler. D'une part parce que je venais de me raidir en entendant parler des raisons de mon départ des services secrets. Mais aussi pour l'arrivée on ne peu moins discrète de Sasuke. Enfin, elle aurait été discrète pour le commun des mortels. Mais pas pour mes oreilles surentraînées. Malgré tout, je me forçai à ralentir mes réactions. Je n'évitai sa lame qu'à quelques centimètres de mon visage, perdant une mèche de cheveux blonds au passage. Il rattrapa l'éclat de soleil sur le fil de son épée, laissant pendre les longs fils dorés de chaque côté de son arme. D'un geste vif sa main les attrapa et les considéra un instant. Puis il sortit un mouchoir en papier de sa tenue où il emballa mes cheveux soigneusement avant de ranger son bien près de son cœur.
Que de clichés, vraiment. Mes yeux rencontrèrent les siens. Aurais-je exprimé une émotion, elle n'aurait rien eu à voir avec de l'affection.
Je rajustais les sangles de mes mitaines afin qu'elles ne bougent pas durant notre combat. Le genre de détails qui m'agaçait sérieusement. Je reçus un regard moqueur pour réponse.
_ On règle les derniers détails de sa tenue, Jounin Naruto ? désolé d'avoir dû modifier votre coupe de cheveux.
_ Non, je voudrais juste éviter que mes mains moites ne te donnent un trop grand avantage, répondis-je sans croiser son regard.
_ Pourquoi, on est nerveuse tout d'un coup ? Ce n'est plus la même chose quand tu n'as plus l'Hokage pour te sauver.
_ Nous verrons cela dans des conditions réelles. Quelles sont les règles de l'affrontement ?
_ Un simple combat.
_ Taijutsu, Ninjutsu, lancer d'armes ? Pas plus de spécificités sur la nature de notre affrontement ?
_ Et pourquoi pas ceci ? proposa tout d'un coup Kakashi.
Sa main surgit entre nous, et deux grelots tintèrent dans le vent. Je les fixai, avant de regarder Sasuke qui acquiesça. Kakashi fixa lui-même les clochettes à nos ceintures respectives afin que nous ne puissions pas nous plaindre d'une distance trop proche du corps. Je fis quelques pas. Un bruit cristallin s'élevait au niveau de ma hanche à chaque mouvement. Je tentais quelques étirements. Si besoin était je pouvais me mouvoir assez vite pour que la bille dans sa coque de métal nait pas le temps de cogner contre les parois mais juste de rouler et ainsi d'étouffer le bruit.
_ Avons-nous une limite de temps, demandais-je à Kakashi.
_ A midi nous mangeons ces magnifiques bentos que j'ai fait préparer avec amour par le clan Akimichi. Si vous n'êtes pas là pour les manger ce sera tant pis pour vous.
La famille de Choji était connue pour son amour de la nourriture. Le repas s'avérerait somptueux. J'en étais à baver mentalement d'avance à propos de la récompense. Je reportai mon attention sur Sasuke. Je ne pouvais pas me permettre d'avoir la tête dans le vague. Fort heureusement le combat s'annonçait assez passionnant pour que je n'aie pas à éviter les assauts de quelque démon ou image du passé.
Encore fallait-il que je force Sasuke a utiliser ses véritables capacités. Autant frapper dès le premier coup.
Kakashi s'apprêta à donner le départ. Sasuke se mit en garde. Je me baissai comme pour in départ de course, jambes prêtes à la détente. Le brun m'adressa un sourire moqueur. Deux yeux fixes et froids lui répondirent. Son sourire se fana. Son charme légendaire ne lui serait d'aucune utilité dans cette affaire.
_ C'est parti, annonça Kakashi.
Le son n'avait pas encore atteint nos oreilles, mais les lèvres de l'homme masqué s'étaient suspendues. Cela me suffisait. Je m'élançais en avant. Mon adversaire contracta ses muscles, prêt à encaisser le choc. Celui-ci ne vint pas. Il mit légèrement trop de temps à comprendre la manœuvre. Je pouvais saisir les grelots comme je le voulais. Avait-il toujours été aussi lent ? Peut-être que non, mais aussi inapte à estimer ses adversaires oui. Je me contentais de faire tinter le grelot et de glisser à côté de ses jambes et de me relever à l'issue d'une roulade.
Il ne laisserait pas passer cette bravade. Il venait de recevoir en pleine figure son orgueil disproportionné. Parce qu'il savait qu'il venait de perdre. Et que je n'avais pas pris cette victoire.
_ Serions-nous en condition réelles, tu serais mort, Sasuke-chan !
Ma voix était glaciale. Mes mots furent comme un coup de fouet en plein dans son dos. Je l'entendis gronder de fureur. J'aurais pu rire. Comme avant. Je n'en avais même pas envie. Il se retourna vers moi. Kakashi m'avait fait comprendre que je n'avais pas trop à me fatiguer. Je n'allais pas aller dans les sortilèges de haut niveau et me cantonner aux techniques de combat les plus basiques. Juste lui laisser les dernières secondes pour réagir. Pas la toute dernière, ni celles trop avant. Celles entre ces deux temps, des réactions raisonnables pour un Jounin de bas niveau.
Je bondis en l'air cette fois lorsque je m'élançai. Bien plus haut que ce qu'il avait prévu. J'arquai mon dos et vrillai mon corps, atterrissant après des acrobaties juste dans son dos avant qu'il ne puisse réagir. Je le poussai. Il tomba au sol. Mon pied fit de nouveau tinter le grelot. Il mordit la poussière avec d'autant plus d'amertume.
Je ne ris pas. N'exprimai rien. Attendis juste qu'il se relève.
_ Encore trois fois et je la prends vraiment. J'apprécierais que tu cesses de me sous-estimer.
Donne-moi ce match que tu avais voulu cette fois-là, après que je t'ai battu durant le voyage avec Ero-Sennin. Tu avais personnellement demandé cette revanche, et je n'avais pu accéder à ta requête en temps et en heure. Viens chercher ce que tu as demandé. Ou je serais déçue par toi Sasuke.
_ Cesses de faire ton intéressante avec tes pirouettes. Quelles techniques ridicules !
_ Et pourtant elles fonctionnent, Sasuke. Ce serait vraiment dommage qu'une incapable telle que moi puisse vaincre un « spécialiste » tel que toi.
Quelque part dans ma tête, je me rappelai une scène durant notre examen Chuunin. J'avais montré mes capacités par mégarde à mon groupe. Ils me prenaient encore pour une incapable. Et Sasuke avait eu pour seule réaction de m'ordonner de vérifier si les issues étaient ouvertes ou non. Ce qui avait douché ma joie en entendant les acclamations de Sakura. Lesdites pirouettes avaient cependant été copiées par son Sharingan et réutilisées plus tard dans son enchainement préféré : celui qui commençait par la position de la feuille morte de Lee et terminait par une série de coups de pieds aériens. Mes coups de pieds. L'enchainement du lion.
Non ! Rester concentrée était la clef du succès !
Sasuke était parvenu à entamer grandement la distance qui nous séparait. Il profitait de mes moments d'absence pour se mouvoir. Malin ! Sauf que je n'avais nullement envie de me faire vaincre par lui. Il restait une dizaine de mètres entre nous. C'était amplement suffisant. Je nouais mes cheveux en un chignon improvisé jetant à peine un coup d'œil à sa performance. Je vis sa mâchoire se contracter sous la colère, et il dégaina son sabre. La lame arrivait droit devant en direction de mon visage. Et j'étais toujours à me dépêtrer avec mes cheveux.
Je me dégageai d'un pas sur le côté. Le souffle de son attaque balaya ma joue et le fil de son épée frôla ma joue. Il ne m'atteignit même pas. Immédiatement il fit faire un arc de cercle à son arme, mais je n'eus qu'à me baisser pour que l'attaque passe au dessus de ma tête. Je détendis ma jambe en plein dans son abdomen et son souffle fut coupé. Au même moment ma main surgit pour caresser la clochette, qui tinta avant qu'il ne soit envoyé au loin. Cependant il fut projeté moins loin que je ne l'espérais. Je terminais de nouer mes cheveux.
Sasuke retourna son sabre. Cette fois il utiliserait le côté tranchant pour me débusquer. Sakura frissonna.
_ Sasuke-kun ! Ce n'est qu'un entrainement ! Tu vas la blesser !
_ Ne t'inquiète pas, Sakura-chan, ce n'est pas dans mon intention de me faire toucher.
J'hésitais sur le choix de l'arme à prendre face à son Katana. Je préférais garder Senritsu pour les cas extrêmes. C'était mon assurance-vie, et elle ne quittait pas ma cuisse même durant mon sommeil. Mes éventails alors ? Non, l'adversaire et le combat n'en valaient pas la peine. Inutile de révéler mes bottes secrètes alors que je me servais juste de techniques de base et du Taijutsu qu'on apprend à Konoha. Je me garderai bien de mettre ici en pratique mes enseignements de Suna.
Un sifflement retentit à mes oreilles. Très proche. Trop pour que je puisse éviter ces shurikens. Je les regardais venir à moi. Et il était le frère d'Itachi. Dieu que sa visée était pathétique à présent que j'avais eu une réelle vision de ce qu'était un véritable lancer de projectiles. Et encore, bien que je me sois entrainée jusqu'à ce que les lames entaillent mes doigts, je ne parvenais pas à égaler ses prouesses. Enfin, j'étais déjà bien plus efficace que Sasuke ici présent. Les shurikens atteignirent leur cible.
Je me substituai. Ce fut un clone qui explosa à ma place. Ne restait de moi qu'une toute petite flaque.
Sasuke se tourna dans tous les sens, Sharingan activé afin de repérer l'essence de mon chakra. Maintenant cela risquait d'être plus problématique. Je m'enfonçai plus profondément dans ma cachette. Par jeu, je fis tinter ma clochette en divers endroits autour de la clairière où se trouvait le brun. Bien qu'il fût agacé au plus haut point par ma stratégie, il forma lui aussi quelques Kage Bunshin pour partir à ma recherche. Si seulement il avait pu remarquer où je me trouvais. Bien camouflée dans ma flaque d'eau nouvellement créée, il pouvait courir après mes clones comme il le souhaitait. Grand bien lui fasse. Bien, à présent, que pouvais-je faire pour le contrarier un peu plus.
Il revint à son point de départ. Oui, je pouvais faire ça. Mais en ce cas je devais à nouveau changer de cachette. Je fis une nouvelle substitution qui m'emmena en haut d'un arbre. D'un geste vif, Sasuke forma quelques sceaux avant que sa main ne se recouvre d'éclairs. On en était déjà au Chidori ? Voyons Sasuke, tu prends cet entrainement trop à cœur. Tant mieux. Dans son trou d'eau ou s'approchait Sasuke, mon clone forma ses propres signes et attendit.
Sasuke plongea la main dans l'eau, et je sentis dans mon être la disparition du clone par électrocution. Mais il était trop tard pour Sasuke. Une sphère d'eau venait de l'englober. Et il subissait le contrecoup de sa propre technique. Malgré tout il me fallu feindre la parfaite santé lorsque j'atterris et vins pour la quatrième fois faire tinter son grelot. Qui serait bien portant après avoir reçu une telle décharge ? Bon, le choc était amoindri parce que le clone n'était pas vraiment moi. Mais quand même.
_ Encore juste une fois, dis-je avant de bondir à une distance suffisante du garçon et de le libérer de mon piège.
_ Katon, Hosenka no Jutsu ! cria-t-il a peine sorti de l'eau qui l'emprisonnait.
Ceci n'est pas quelque chose d'intelligent à faire Sasuke. Attaquer avec des attaques de feu alors que tu viens de voir que je contrôlais l'eau. Je regardais les fleurs de feu arriver sur moi. Il semblait confiant. Bien, je pouvais imaginer que des shurikens étaient dissimulés dans les flammes. Je bondis en l'air. Il tira brusquement une de ses mains en arrière. Des câbles m'enserrèrent, et je reconnus les shurikens qu'il avait utilisé tout à l'heure pour détruire mon clone aqueux. Soudain, je compris la manœuvre. Bien sûr qu'il savait que le Katon serait inutile. Mais aussi que je me montrerais imprudente au point de me faire prendre dans cette diversion.
Lequel de nous deux sous-estimait l'autre à présent ? Sasuke fit courir son Chidori le long des câbles. Je n'aurais pas le temps de me libérer avant que… La décharge fut bien plus puissante que je ne l'avais espérée. Il y avait bien longtemps depuis que j'avais affronté un utilisateur du Raiton. Durant son attaque, il continua de tirer les câbles qui m'enserraient. J'arrivais sur lui, saucissonnée, assommée, et incapable de se défendre. Il avança sa main vers ma hanche.
_ Suiton, Suiryuben, murmura un clone à son oreille avant d'exploser.
Rassemblant l'eau qui jonchait au sol, j'avais pu former un clone auquel il n'avait pas prêté attention. Ce dernier s'était contenté d'atteindre le dernier moment pour faire fonctionner ma technique. Une sphère aqueuse engloutit le corps du clone qui se désintégrait. Des tentacules surgirent de la masse aqueuse. Au même moment je tranchais mes attaches d'un kunai, roulais hors de portée de Sasuke. Un tentacule fit tinter le grelot de Sasuke avant qu'il ne désagrège la technique à l'aide d'une note explosive.
Il avait utilisé deux Chidori déjà. A une époque c'était sa limite. Je me demandais combien de chakra il restait encore dans son corps fatigué. Personnellement je ne m'en sortais pas trop mal. J'avais évité de trop gaspiller mon énergie, et sérieusement entamé l'endurance de Sasuke. Et je n'étais pas à fond, ce qui expliquait que j'ai pu être touchée. Si cela s'était déroulé dans le cadre d'une mission, Tenzo-Senpai n'aurait même pas toléré que je me fasse avoir par aucun de ces Shurikens.
Les yeux de Sasuke brillaient d'un rouge profond. Il ne se laisserait plus avoir par mes gamineries à présent. Il savait que je ne lui laisserai plus une chance de le toucher, et que si je gagnais, il aurait du mal à l'encaisser. Je sentis la colère sourdre de lui, ainsi qu'un Chakra malsain.
_ N'attends pas qu'ils aient le temps d'utiliser leur marque maudite, dit Tenzo-Senpai. S'ils y parviennent tu n'auras qu'à t'en prendre qu'à toi-même.
Je n'y peux rien. Je ne peux pas frapper ces types alors qu'ils peuvent être simplement n'être que des innocents arrivés au mauvais endroit au mauvais moment. De simples expériences. Je n'ose pas les tuer.
Mon avis changea après quelques raids ennemis lancés à nos trousses. La marque maudite rend son porteur fou. Plus encore s'ils sont en colère ou soumis à de puissantes émotions. Dès que le sujet en présente les premiers symptômes il faut frapper. Et ne pas hésiter. Car sinon je suis morte.
Quelqu'un retint mon corps et je me figeais. Ma lame venait d'entailler profondément l'épaule de Sasuke. S'il n'y avait eu l'intervention de Kakashi, cela aurait été son cœur que j'aurais touché. En face de moi le garçon contenait sa marque avec difficulté. Et ses yeux de nouveau noirs me fixaient avec crainte. Il venait de voir la mort fondre sur lui, implacable. Je relâchais ma tension, et Kakashi se recula.
_ Je pense qu'il était imprudent de votre part à tous les deux d'aller si loin dans l'affrontement, déclara l'homme.
Ce fut à ce moment que je remarquai que son œil était visible et que le Sharingan brillait dans notre direction. Il avait raison, le jeu s'était mué en mise à mort. Il n'avait que trop duré. J'y mettrai fin sur le champ.
Je tendis la main vers la hanche de Sasuke et arrachai la clochette. Ce dernier me fixa avec un regain d'intérêt. Il posa ses genoux au sol et s'inclina. Son dos était raide et sa voix coléreuse lorsqu'il s'excusa. Mais derrière cela, je venais de percevoir de la reconnaissance de sa part. Il était en train d'accepter l'idée que mon ajout à cette équipe était sans doute une bonne chose. Sakura arriva vers nous et entrepris de soigner nos blessures et de nous libérer de notre fatigue.
Puis, nous retournâmes près des trois poteaux autour desquels j'avais été accrochée lors de notre première épreuve des clochettes. Là nous attendaient quatre délicieux déjeuners. Kakashi déroula un drap sorti d'on ne sait où, et nous nous assîmes autour de la nourriture. Tandis que nous mangions, chacun raconta quelques anecdotes sur sa vision du combat. Je restai silencieuse tandis que nos spectateurs analysaient nos actions et conseillaient ce qui était bon e garder et ce qui pouvait être amélioré. Pour ma part, mes yeux cherchaient la marque dans le col de Sasuke. Trois ans s'étaient écoulés ou presque. Dans quelques mois le corps d'Orochimaru rejetterait la présence de son parasite reptilien, et il partirait en chasse de son nouveau réceptacle. Bien nombreuses avaient été les attaques à mon encontre lorsque je me trouvais en civile. L'ennemi avait certainement indiqué à ses troupes que m'enlever ou me faire avouer la localisation de Sasuke était une bonne initiative à prendre. Cependant la manouvre avait légèrement été contrariée par le fait que je n'avais laissé aucun sous-fifre d'Oto en état de repartir après m'avoir approché.
_ Maintenant que vous êtes tous là, pourquoi ne viendriez-vous pas jouer avec moi au lieu de vous entre-déchirer ? proposa Kakashi, me distrayant de mes sombres pensées. Il me reste une clochette, pourquoi ne viendriez-vous pas me la prendre?
L'affrontement dura jusqu'à la tombée du jour. Et je commençais à me demander si mes capacités, même à leur maximum, suffiraient à retenir Kakashi-Sensei. Cependant notre travail d'équipe était bon, d'autant plus qu'à nous trois, nous contrôlions tous les types d'éléments mis à part le Doton. Je n'utilisais cependant que mon affinité avec l'eau, au contraire de Sasuke qui jouait avec ses deux affiliations pour déjouer les pièges de notre Sensei. Cet homme était vraiment incroyable. Il parvenait à nous avoir car son esprit de stratège surpassait nos propres capacités. Si nous avions compté Shikamaru dans nos rangs, nous aurons pu le battre. Mais avec lui comme adversaire, c'était presque comme s'il trouvait les failles que nous ne soupçonnions pas dans nos offensives.
Le soleil était sur le point de se lever lorsque Sakura proposa de prendre une pause. Je lus dans son regard qu'elle était prête à déclarer forfait. Sasuke se contentait de se reprocher le fait de ne pas avoir anticipé les failles. Et moi j'essayais de garder mon esprit actif. J'aurais pu être plus active, mais des souvenirs désagréables me venaient en tête, et j'avais peur de blesser mes partenaires si je jouais solo.
_ Qu'est-ce qu'on peut faire, nous avons tenté toutes sortes de stratégies ! gémit la rose.
_ Désolée, les plans ne sont pas mon fort, répondis-je.
_ Ça ne l'a jamais été, Naru-chan !
_ C'est vrai.
_ Arrêtez de discuter d'autre chose vous deux. Il est hors de question que je perde face à des stupides grelots encore une fois !
_ Mais Sensei n'a aucune faille ! Nous ne connaissons rien qui puisse nous donner un avantage face à lui.
Je me concentrais sur le personnage. Hatake Kakashi, fils unique d'un héros de la troisième guerre ninja Hatake Sakumo. Son père était le Croc Blanc de Konoha. Pas de particularités à dégager dans ce périmètre. C'est un génie devenu Genin à six ans et Chuunin à huit, soit plus tôt que Uchiha Itachi. Il a gagné un Sharingan pour des raisons inconnues et est devenu le ninja Copieur. Il ne peut pas copier les techniques de Taijutsu immédiatement car elles nécessitent un entrainement du corps préalable pour les exécuter. Pas non plus les Kekkei Genkai. Il passe son temps à lire la série des Icha Icha de Jiraya et en est un grand fan.
Ero-Sennin a écrit plusieurs romans durant notre voyage. Le dernier n'a pas encore été publié vu qu'il me reste encore quelques chapitres à critiquer pour aider Jiraya. Le troisième tome non paru de la Stratégie du Batifolage, où on apprend le terrible secret de Satomi et les raisons de son pouvoir de séduction sur les femmes. Quelque chose que Kakashi ne sait pas et qu'il détesterait apprendre avant l'heure.
Je me mis à rore doucement, attirant sur moi les foudres de l'Uchiha et un regard étonné de la part de Sakura.
_ Tu crois vraiment que nous sommes dans une situation où nous pouvons rire ?
_ Qu'est-ce qu'il y a Naru-chan ?
_ La faille de Kakashi-sensei, je l'ai trouvée.
_ Hein ?
_ Quoi ?
_ Parfaitement, et je vais vous expliquer mon plan. Nous allons réussir en utilisant ma spécialité.
_ Comme si parler pouvait nous être utile dans notre cas.
_ Pendant ce temps là, Sakura et toi allez attaquer Kakashi-Sensei de front.
_ Mais c'est de la folie ! On n'arrivera jamais à passer sa défense.
_ Bien sûr que si, et je parie même que nous parviendrons à déjouer son Sharingan si tout se passe bien.
Une fois que je leur eus donné ma stratégie, Sakura ne put retenir un sourire amusé. Visiblement l'idée que j'avais eu lui plaisait. Elle plaisait largement moins à Sasuke. Evidemment, il ne s'agissait pas d'une attaque grandiose avec des scénarios dans divers cas de figure. C'était un bluff doublé d'une offensive ridicule. Il soupira. Je tendis mon poing devant moi, Sakura y accola le sien, et Sasuke avec un peu de retard.
La team 7 passe à l'action.
Sakura et Sasuke surgirent des arbres, sabre au clair et poings gorgés de Chakra. Kakashi les regarda avec une expression d'incompréhension sur son visage. Ses élèves oubliaient tout ce qu'il leur avait appris et venait l'attaquer directement. Je le vis accoler ses mains pour faire un signe. Je me matérialisai juste derrière lui en position assise.
_ Bon, alors dans le troisième tome non paru de la Stratégie du Batifolage, vous apprendrez que le héros de cette trilogie…
Kakashi se boucha les oreilles pour éviter mon spoil. Je tournai autour de lui afin que ses yeux puissent encore lire sur mes lèvres.
_ … Hizashi Satomi a obtenu sur pouvoir de séduction par…
Kakashi ferma ses yeux. Je tendis la main et décrochais la clochette. D'un geste vif, j'en lançai une à Sakura et l'autre à Sasuke. Kakashi se redressa, nous étions en train de jouer avec nos clochettes.
_ Tu vois Sasuke, à quel point le pouvoir de la parole est terrifiant.
_ Naruto, tu es la femme la plus agaçante que j'ai jamais rencontrée, me répondit le brun.
Kakashi approuva son élève en silence. Dans le matin qui se lever, mon ventre se mit à gargouiller si fort que les oiseaux cessèrent de chanter. Ben quoi, on n'avait pas mangé de diner et c'était l'heure du petit déjeuner. Et j'avais besoin d'une sacré nuit de sommeil moi ! Alors que mes compagnons partaient déjà en ville, je me décidai de rester un peu en arrière. Sakura et Sasuke. Ils allaient plutôt bien ensemble, bien que j'ignore si leur relation était amoureuse ou non. Quelles raisons avait Sakura d'apprécier Sasuke mis à part sa popularité et son lignage ? Oui, évidemment elle le connaissait bien plus qu'Ino. Et puis Kakashi m'avait discrètement fait signe de rester.
_ Qu'est ce que vous voulez ? Evaluer mes compétences réelles ?
_ Bien que j'apprécierais un autre match, je crains que nos estomacs respectifs ne puissent le supporter. Non, je voulais juste jeter un œil à tes mains.
_ Mes mains.
Peu rassurée, je lui tendis mes paumes avec circonspection. Il les regarda avant d'ôter mes mitaines et de passer ses doigts sur la chair lisse. Il examina mes doigts un par un : pas ce cicatrices ni de cals. On aurait dit les mains d'une personne qui l'avait jamais tenu une arme de sa vie.
_ Juste pour vérifier une suspicion.
_ Quoi, mes facultés de guérison ?
_ Tes gants ont une odeur de sang séché très légère que le savon n'a pas totalement effacé. Je voulais m'assurer que tu n'en faisais pas trop au niveau de tes entrainements. Et puis, tu devrais passer plus de temps à la bibliothèque pour te mettre du plomb dans la cervelle.
_ Hey ! Je ne suis pas plus inculte qu'une autre.
_ Rappelle-toi le message du Sandaime lors de ton examen Chuunin : un ninja doit savoir cultiver son ciel et sa terre, son corps et son esprit.
_ Vous oubliez la volonté. D'abord c'est le corps qui lâche, puis l'esprit, tout ne tient que grâce à la volonté.
_ Tu as raison, mais on ne peut pas faire appel à sa volonté seule. Souviens-toi que tu es Jounin maintenant, tu es susceptible d'être responsable d'autres personnes qui pourraient avoir le même comportement que toi. Ce qui peut fonctionner avec toi sera dangereux pour d'autres. Considère cela comme la dernière leçon que tu recevras de moi.
_ Hai, Sensei !
Il passa sa main dans mes cheveux et je soufflais les mèches maintenant trop courtes qui retombaient sur mon visage. Maudit Sasuke ! Je passai les cheveux derrière une oreille avant de pénétrer en ville. Visiblement, la nouvelle équipe donnait beaucoup de travail administratif à Kakashi et ce dernier déclina mon invitation chez Ichiraku. Je m'installai donc au bar et commandais mes cinq bols habituels au restaurateur qui venait à peine d'ouvrir son échoppe. Je discutai un peu avec Ayame le temps que l'eau soit assez chaude pour cuire les nouilles. J'aimais ce village paisible qu'était devenu Konoha. Lorsque j'étais partie, Tsunade faisait rénover les bâtiments détruits par l'invasion de Suna. Tant de choses avaient changé depuis...
_ Tu manges des ramens dès le matin, je me demande où tu peux mettre toute cette graisse, fit une voix derrière-moi.
Temari se tenait dans l'entrée de l'échoppe. Elle répondit d'un hochement de tête poli mais discret à la formule de bienvenue du vieux Teuchi. D'un geste vif elle se jucha sur une des chaises hautes du bar et me regarda. Elle avait un corps bien formé pour ses dix-neuf ans. Son kimono noir sobre s'ouvrait sur le devant pour laisser place à une poitrine opulente. Je n'avais pas à me plaindre non plus, mais la fermeture de ma veste la faisait sembler plus petite qu'elle ne l'était vraiment. Ses cheveux blonds bouclés tenus en quatre couettes rêches étaient d'une teinte bien plus pâle que les miens. Peut-être le fait de vivre dans un pas de sable et de soleil. Même sa peau était bronzée. Elle était magnifique, et elle le savait.
_ J'ai entendu dire que tu avais rejoint les membres de ton équipe, me dit-elle en plongeant ses yeux noirs dans les miens.
_ Oui, je suis venue ajouter une touche de diplomatie dans l'équipe.
_ Toi, diplomate ! Le monde ne tourne vraiment pas rond. Mais j'avoue que tu étais moins impulsive qu'avant lorsque tu étais passée à Suna. Vos entrainements manquent beaucoup à mon frère. Mais il est vrai que depuis sa nomination au poste de Kazekage, il a moins de temps à consacrer aux activités plus plaisantes.
_ Il a finalement été désigné par le conseil ? Je suis si heureuse pour lui !
_ Alors, que vas-tu répondre lorsque la question se posera ? Tu sais que le traité d'alliance entre nos deux nations pourrait grandement en bénéficier.
_ Je n'ai pas encore réfléchi à ces questions. Et je pense qu'il lui faudra du temps avant de comprendre ce dont il a vraiment besoin. C'est étrange de le voir penser aux autres avant lui-même.
_ En quoi est-ce étrange ? demanda une voix trainante depuis la rue. Tu fais exactement la même chose. Et ne viens pas me dire que c'est faux, c'est toujours à moi que tu viens demander conseil lorsque tu te trouves dans les ennuis jusqu'au cou !
Shikamaru venait d'entrer lui aussi. Son regard navré sur ma consommation de ramens le dispensa de faire une quelconque remarque verbale. Les mains dans les poches, son regard passait de moi à Temari comme s'il réfléchissait. Le connaissant, je me demandais quelle drôle d'idée l'avait poussé à venir voir deux femmes aussi « galères » que nous. La sœur du Kazekage était spécialement connue pour son caractère on ne peut plus explosif. Et pour m'avoir fréquenté depuis si longtemps, le brun ne saurait qu'admettre que je n'étais pas un cadeau tous les jours non plus.
_ Tiens donc, tu demandes conseil à cette femmelette ? Je ne vois pas l'intérêt.
_ Ce n'est pas parce que mes techniques de combat ne sont pas aussi destructrices que les tiennes que tu peux t'autoriser à me parler de la sorte.
_ De toute manière je nie toute implication de ta part dans la résolution de mes problèmes personnels. Je n'ai d'ailleurs aucun problème.
_ Te connaissant, cela ne saurait tarder, Naruto. Rien que le fait que Neji et Sasuke se trouvent dans la même ville au même moment est problématique. Alors vu que tu es rentrée, j'imagine que cela fera des étincelles.
_ Je ne suis pas responsable des querelles entre clans, ne me mets pas tout sur le dos.
_ J'avoue, il y avait déjà un terreau favorable pour leurs disputes. Sauf que tu vas vouloir t'en mêler et ça va dégénérer. Je le vois venir.
_ Tiens donc, je croyais que l'Uchiha s'était casé avec le ninja médecin qui lui colle au train. Enfin, je dois avouer qu'il ne me déplait pas non plus, je peux comprendre ton intérêt Naruto.
_ Il n'y a rien entre Sasuke et moi. Et de toute manière il ne se rappelle plus de moi.
_ Ah bon ? s'étonna la blonde. Comment ça ?
_ C'est confidentiel, lâcha Shikamaru avant que je n'ai le temps de répondre. Quoi qu'il en soit, je n'arrive toujours pas à comprendre ce faible que vous avez pour ces types.
_ C'est parce que tu es totalement à l'opposé de tout ce qu'une femme pourrait désirer, répondit la demoiselle de Suna.
_ Ah ? Je croyais que c'était toi qui avais insisté pour travailler avec lui, déclarais-je avec toute l'innocence que je pus trouver.
Mon meilleur ami laissa échapper un sourire narquois. Lui aussi était visiblement au courant de cette anecdote. Pour toute réponse, la Jounin s'empourpra et je retins un ricanement.
_ C'est totalement faux ! Je… J'ai simplement conseillé l'Hokage pour qu'elle choisisse quelqu'un de compétent. C'était… C'était pour lui donner une opportunité pour… pour devenir Jounin, voilà !
_ C'est vrai, je me demandais comment se passait l'organisation de l'examen. Tout se passe bien ?
_ D'ailleurs j'aurais une question à te poser à ce sujet. De toute notre promotion, tu es la seule à être encore Genin, me signala le brun. Tu souhaites participer aux épreuves ou pas.
_ Pas le moins du monde. D'une part parce que si je viens en solo je risque de cacher toute votre petite organisation.
_ Ce n'est pas un problème, on peut se charger de cela, répondit Temari.
_ Oh, et aussi parce que je suis votre supérieure hiérarchique à tous les deux. Vous n'êtes que des Chuunin après tout.
_ Quoi ! Tu es devenue Jounin ? Mais ce n'est pas spécifié dans nos fichiers, s'indigna la blonde.
_ Son examen a sûrement eu lieu lors de la fermeture des archives à cause de cette brèche.
Ah oui, je n'avais toujours pas évoqué cela à Tsunade. Quelle étourdie je faisais…
_ Pourquoi ais-je la nette impression que tu te trouvais impliquée d'une manière ou d'une autre dans cet incident ? soupira le brun. Pfff, tu vas encore m'attirer des tas d'ennuis et du travail supplémentaire !
Aurais-je été la même qu'il y avait quelques années, je me serais sentie gênée dans cette situation. J'aurais tiré la langue ou ri d'un air gêné en me grattant l'arrière du crâne. Aucune de ces réactions ne me vint. Même, rien ne me vint à part l'intention de me confier tôt ou tard à la Godaime.
Je réglais ma commande à Ayame, laquelle était déçue que mes autres compagnons n'aient pas commandé à manger. Puis je me rendis à la bibliothèque de la ville avec l'intention d'étudier sérieusement comme cela me l'avait été conseillé. Je ne savais pas où se trouvaient mes coéquipiers ni mon Sensei et par ailleurs je m'en fichais.
La salle était fraiche par rapport à l'extérieur. Une légère odeur de propre régnait dans ces lieux ainsi que celle des vieux livres. La salle me sembla plus bondée que dans mon souvenir. Mais je devais avouer que je n'y allais pas tant que cela dans mes années à l'Académie. Je me demandais quel genre de livres pourrait être approprié pour étudier pour le moment. Je flânais sans but dans les rayonnages. Dans le rayon sociologie, je tombais sur un énorme trou dans le rayonnage. Visiblement quelqu'un s'était servi largement. L'un des livres qui aurait dû se trouver là s'intitulait Comment faire parvenir ses sentiments à autrui. J'estimai qu'il s'agissait là d'une lecture digne d'attention pour quelqu'un qui tentait de réapprendre la vie. Malheureusement il n'était pas en rayon. J'allai poser la question à une des employées de la ville.
_ Oh, des livres sur le comportement humain ? Oui, nous avons un fervent lecteur, dit-elle.
Son regard balaya la salle jusqu'à s'arrêter sur un garçon aux cheveux noirs près du mur.
_ C'est ce garçon. Il a encore pris tout un tas de livres. Peut-être qu'il a fini celui que tu cherches à emprunter, jeune file.
_ Merci beaucoup.
_ Et faites un peu moins de bruit, je vous rappelle que vous êtes dans une bibliothèque.
Je me dirigeais vers le jeune homme. D'apparence chétive, il avait la peau étonnamment pâle. Et présentait une ressemblance frappante avec Sasuke. Sauf qu'il ne s'agissait pas de lui. Un parfait inconnu se dressait à cette table. Au mouvement de ses doigts immobilisés sur la page de son livre, je compris qu'il avait remarqué ma présence. Je ne m'embarrassais pas de demander si la chaise en face de lui était libre et m'installai tranquillement. Il releva les yeux de son livre avant que ceux-ci ne s'écarquillent légèrement en me reconnaissant. Encore un qui m'avait vu dans les magazines.
_ Je n'aurais jamais pensé que vous seriez la première de nous deux à aborder l'autre Uzumaki-san, dit le garçon.
Je marquais un temps d'arrêt. Personne ne m'appelait plus ainsi depuis que je m'étais révélée en tant que fille et héritière du Yondaime. Et pour les lecteurs du Daily Shinobi, j'étais Namikaze Naru. Plus personne ne m'appelait aussi formellement par mon nom de famille. Que savait ce type ?
_ Et a qui ais-je l'honneur ?
_ Oh, pardon, je manque à toutes les politesses.
Sa voix et son ton étaient monotones. Aussi inexpressive que la mienne il y avait quelques semaines. Il sourit et me serra la main. Ses yeux ne brillaient pas. Ils étaient vides. ANBU fut le seul mot qui me vint en tête. Sauf que je n'avais jamais vu ce gars avant aujourd'hui.
_ Je suis ton parrain.
Je me figeais. Voilà donc la réponse à de nombreux mystères. Qui aurait cru que de bon matin j'apprendrais que mon parrain était lié de près ou de loin à l'ANBU ? Je devais me méfier de ce gars. Je retirai ma main de la sienne, et il la regarda avec intérêt.
_ C'est bizarre, tu ne réagis pas comme je l'avais espéré.
_ C'est-à-dire ?
_ J'ai lu dans ce livre que prendre la main d'une personne de sexe opposé pouvait-être pris comme un geste d'affection. Est-ce ainsi que vous avez compris notre poignée de main ?
_ Ce n'est pas le sens qui est donné à cette action. Une poignée de main veut seulement dire bonjour. Je n'ai pas besoin de le dire pendant trop de temps non plus.
_ Oh, cela pourrait être associé à de l'impolitesse. Désolé.
Il sourit en me présentant ses excuses. Je comprenais maintenant pourquoi mes sourires mettaient les autres mal à l'aise. Il n'y avait rien derrière.
_ Encore étrange, tu ne sembles pas te détendre alors même que je te souris.
_ Tu ne ressens rien du tout, n'est-ce pas ?
_ Non.
_ Et je suppose que tu n'as pas non plus de nom ?
_ C'est exact.
C'est bien ma veine. Mon parrain fait partie de la Racine ! La seule question est de savoir pourquoi et comment on en était arrivé à cette situation. Qui avait pu décider de m'associer à cette personne ? Certainement pas l'Hokage vu que cette partie de l'ANBU n'était pas sous sa juridiction mais sous celle de Shimura Danzô. En quoi placer un de ses pions auprès de moi était-il utile à cet homme ? Je ne savais pas.
_ Poser des questions précises et éviter tout dérangement extérieur durant la réflexion. C'est une méthode que l'on n'enseigne pas aux corps officiels de Konoha, souligna le garçon face à moi.
_ Suis-je aussi prévisible à tes yeux ?
_ C'est assez difficile Uzumaki-San. Les gens sont souvent faciles à lire lorsqu'ils ont des tics nerveux. Tu as travaillé à les supprimer ainsi que tes émotions.
Il s'adapte aussi très vite. Il a vu que je le tutoyais et a fait de même. Il remarquait tout. Il y avait quelque chose que je pouvais vérifier, maintenant que je l'avais sous la main.
_ J'aimerais te demander quelque chose, lui dis-je.
_ Oui ?
Il fallait que j'obtienne un échantillon de son écriture afin de déterminer s'il était celui qui m'envoyait ces mots. Depuis ma poche, je ressortis la boulette froissée qui restait du message. Depuis on m'envoyait des fleurs, des orchidées. Je devais confirmer cela.
_ Si tu devais m'envoyer des fleurs, ce serait lesquelles ?
_ Des fleurs ?
Il se raidit sur sa chaise. Visiblement il savait quelque chose.
_ M'en aurais-tu déjà envoyé ?
_ Une fois, la première fois où je t'ai vue. Tu étais inconsciente dans un lit d'hôpital. J'ai fait comme le conseillaient les livres : amener une plante afin de tenir compagnie. Un cactus.
J'eus un léger moment d'incompréhension. Comment ça un cactus ? Et quand… ? Soudain, l'examen Chuunin me revint, avec mon sommeil de trois jours et l'attaque subreptice de Neji déguisé en Sasuke pour m'embrasser. Un plan stupide d'ailleurs vu que je préfèrerais embrasser un derrière de crapaud plutôt que l'un ou l'autre. J'avais eu beaucoup de fleurs. Les roses et les œillets envoyés par Neji, les chocolats que Tenzo m'avait rendus, les orchidées et un cactus. Sur lequel je m'étais piqué les doigts. Il ne prenait pas de place, mais il me semblait l'avoir jeté à mon retour vu que personne ne s'en était chargé et qu'il était de fait un peu mort.
J'avais toujours cru que c'était Gaara qui avait envoyé le cactus. Puisqu'il n'y connaissait rien aux fleurs. Sauf qu'à la réflexion, s'il avait pénétré ma chambre dans l'état d'esprit qu'il avait à l'époque, je serais morte. Donc c'était lui qui m'avait envoyé ce cactus.
Alors qui m'envoyait ces orchidées et avait rédigé ces petits mots comme quoi il allait me protéger si ce n'était pas mon parrain?
_ Uzumaki-san ? demanda l'inconnu face à moi avant de me saisir la main.
Je me reculais brusquement comme s'il m'avait brûlé. L'action n'avait rien eu d'offensive. Mais cela me gênait que ce garçon tente de me prendre la main.
_ Ah, c'est donc ainsi qu'il faut prendre la main d'une fille, dit-il avec réflexion. Tu es une mine d'informations Uzumaki-san.
Et toi tu m'énerves avec tes faux sourires à deux balles et ta politesse de façade. Je sais parfaitement que tu ne ressens rien.
_ J'ai encore quelque chose à te demander. Est-ce que tu peux m'écrire des mots doux ?
Il marqua une pose avant de sourire de nouveau. Qu'est-ce qu'il pouvait être agaçant avec ça !
_ C'est que… Je ne suis pas très doué pour exprimer mes sentiments, et j'ai déjà vu que mes tentatives ne fonctionnaient pas avec toi. Et puis, les mots ne sont pas mon fort. C'est plutôt la peinture et le dessin.
Il avouait donc qu'il n'était pas l'auteur des petits mots ? Bien au moins je pouvais être fixée, même si beaucoup de question restaient sans réponses. Je sortis tout de même le message de ma poche, le défroissai et le glissai devant lui.
_ Tu peux recopier celui-ci si tu le souhaites.
_ Hum, tu reçois des billets d'un autre prétendant, fit-il pensivement. Je devrais être jaloux en cet instant, n'est-ce pas ?
_ Tu ne l'es pas ?
_ Je ne sais pas ce que c'est.
Il avait beau ressembler physiquement à Sasuke, je pouvais être épargnée de ses tentatives de jalousie à deux balles.
_ C'est un peu comme la colère et l'envie. Tu sais ce qu'est l'envie ?
_ Lorsqu'on souhaite obtenir quelque chose. Elle a différents degrés.
_ Tu as forcément des envies, de temps en temps. Rien que les réactions naturelles de ton corps sont des envies auxquelles tu réponds.
_ Comme faire l'amour ?
_ Euh… On peut dire ça comme ça, mais je préférerais prendre un autre exemple. Comme… Tu aimes lire et apprendre à ce que je vois.
_ Oui.
_ Mettons qu'un des livres de la bibliothèque contienne toutes les réponses aux questions que tu te poses. Et que par hasard quelqu'un prenne ce livre et l'emprunte. Qu'est-ce que tu ressens ?
_ Eh bien… Je suis parfaitement capable d'attendre ce livre en en empruntant d'autres durant ce temps. Ou je peux aller voir cette personne et…
_ Non, tu dévies du sujet. C'est un livre dont tu as très envie et tu sais que si tu ne peux pas l'emprunter maintenant tu ne le reverras plus jamais.
_ Ce genre de livres n'existe pas. Ou alors l'emprunteur est quelqu'un de très peu soigneux et oublieux. Est-ce que je peux aller le tuer pour reprendre le livre ?
_ Tu ne ressens pas quelque chose lorsque tu décides d'aller le tuer ?
_ Non.
_ Tu es supposé être un peu en colère parce que tu voulais le livre, mais que tu ne peux pas.
_ La jalousie est donc la frustration d'une personne issue de son incapacité à satisfaire ses besoins ?
_ On peut le voir ainsi, je suppose.
_ Je vois, j'essaierai de réagir ainsi la prochaine fois. Si c'est un sentiment proche de la colère ce devrait être possible.
_ Mais si tu es doué en dessin, tu possèdes tout de même une certaine sensibilité, non ?
_ Peut-être. En tout cas je ne ressens toujours rien à la lecture de ce message.
_ Peut-être parce qu'il ne t'est pas adressé.
_ Qu'as-tu ressenti à la lecture de ce message, Uzumaki-san ?
Etrange, j'arrivais à m'ouvrir un peu au contact de cet énergumène. Il fallait tout de même que je reste prudente des fois qu'il y ait un piège.
_ Un peu contente de savoir que quelqu'un veille sur moi, mais aussi agacée car je sais m'occuper de moi toute seule. Et frustrée de ne toujours pas savoir qui m'écrit ces mots.
_ Tu essayais d'obtenir un échantillon de mon écriture pour savoir si j'en étais l'auteur.
_ Ouais.
Je soupirais. Il était bientôt l'heure d'aller manger, et le temps s'était écouler à lire des livres avec lui et à lui expliquer diverses choses sur les émotions. Poser les bases de quelque chose me permettait de mieux le cerner, et de dégager les diverses émotions qui prenaient naissance dans mon corps. De nouveau, mon estomac gargouilla et je fixai le garçon, prête à répliquer au cas où il ferait une remarque moqueuse. Elle ne vint pas et j'en fus déçu. Peut-être était-ce ce que ressentaient mes camarades lorsqu'ils ne pouvaient pas voir la réaction qu'ils attendaient de moi.
_ Qu'est-ce que tu veux, demanda-t-il de sa voix monotone.
Oui, bien que l'on discute sérieusement, il était décevant de l'entendre parler ainsi un peu brusquement. Mais c'était sa manière d'être.
_ Tu veux aller manger quelque part ? proposais-je. C'est moi qui offre.
_ D'habitude, ce n'est pas le garçon qui paye à la fille en tant que gentleman ?
_ Hey, j'essaye d'être sympathique et de t'aider à comprendre la vraie vie en dehors des missions. Tu peux garder ton masque émotionnel lorsque tu n'es pas avec moi, mais tant que nous sommes ensemble, j'aimerais que tu fasses un effort.
_ Je n'aimerais pas me mêler à la population locale. Je n'aime pas qu'on me regarde.
Je saisis le sens implicite de ses mots. Il ne souhaitait pas qu'un de ses collègues le remarque se mêler à la population. La bibliothèque et l'apprentissage était acceptable, mais peut-être pas plus.
_ Tu peux venir chez moi. Ou moi aller chez toi, dis-je alors. Si tu ne souhaites pas qu'il ait trop de monde.
_ Eh bien, je n'ai jamais eu l'occasion d'aller chez toi Uzumaki-san, alors que l'inverse n'est pas vrai.
_ Et s'il te plait appelles moi Naruto, la politesse trop formelle est désagréable.
_ Pourquoi Naruto-san ?
Je ne répondis pas à sa question. La politesse me mettait toujours mal à l'aise. Peut-être parce que j'avais toujours été mal traitée par les autres. Ou alors par l'impression d'honneur qu'on me faisait. Honneur que je ne méritais pas. Je n'étais ni assez âgée ni assez digne pour les recevoir.
Je conduisis le garçon jusque dans mon appartement. C'était la première fois que j'invitais un inconnu sur un coup de tête. Je ne l'avais vu qu'il y avait quelques heures. Les seuls garçons venus chez moi étaient mes amis. Le seul que j'avais invité à rentrer tout seul en ma compagnie était Sasuke. Et les autres fois il venait tout seul s'incruster.
Il semblait qu'il ait perdu cette habitude pour le moment. Mais je préférais ne pas tenter le diable.
Je n'osais même pas deviner ce qu'il adviendrait de moi lorsqu'il comprendrait que c'était moi qui avait donné l'accord qu'il fallait au conseil pour lui effacer la mémoire et faire de lui un Uchiha docile.
_ J'aime cet endroit, dit tout d'un coup Sai.
_ Ça manque un peu de décorations, m'excusais-je en poussant quelques affaires que je n'avais pas rangées.
_ Je ne sais pas, maisil y a une ambiance qui définit la personne, pas seulement une odeur, mais aussi ce qu'on trouve dans la pièce.
Il passa sa main sur la nappe posée sur ma table basse, s'intéressa aux fleurs dans mon vase. Tourna un peu dans les lieux pendant que je sortais de quoi faire à manger.
_ Un bol de ramen instantané ça te va ?
_ Je n'en ai jamais mangé, répondit-il.
_ Il y a une première chose pour tout, répondis-je en faisant chauffer l'eau.
Il ramassa quelque chose par terre qui ressemblait à un mouchoir en tissus. Avant de le tendre devant lui et de découvrir une petite culotte. Je la lui arrachais des mains avant de la fourrer dans un panier à linge sale.
_ Elle était jolie.
_ Il est inutile de me complimenter sur ma lingerie, ça ne sert à rien.
_ Ah. Je croyais qu'il fallait dire qu'on aimait les vêtements d'une femme quand on les voyait.
_ Quand ils sont sur elle, pas quand on les trouve par terre.
_ Ben si tu veux tu peux enlever ton pantalon et je…
_ Non, ce ne sera pas la peine. Ah ! L'eau est chaude je vais la mettre dans les nouilles !
Il fallait vite que je m'éloigne de ce mec. Parce qu'il était véritablement sérieux lorsqu'il disait des choses. Et là je venais d'inviter mon parrain. Nous étions seuls dans mon appartement. Et c'était le garçon avec qui je risquais d'engager une relation… corporellement… Oh et puis merde, le seul mec que je pourrais aller voir si j'avais vraiment envie et avec qui il ne faudrait pas s'embarrasser avec toute la période de rendez-vous amoureux et autres.
Non, pour le moment, je devais penser à autre chose que cela. N'importe quoi d'autre.
_ L'étiquette des ramens vient de se relever, m'annonça le garçon. Est-ce qu'on mange maintenant ?
_ Oh ! Euh… Oui, oui, excuse-moi, j'étais dans la lune.
Nous mangeâmes en silence. Ce n'était pas comme s'il avait quelque chose de particulier à me communiquer, mais le regarder se débattre avec ses nouilles, goûter et tenter de m'imiter était un spectacle suffisamment intéressant. On aurait dit un petit garçon qui découvre un plat inconnu pour la première fois. Une fois fini, il jeta nos plats à la poubelle et revint vers moi.
_ On fait l'amour maintenant ? demanda-t-il d'un ton si naturel que j'en tombais à le renverse.
_ Excuse-moi, mais nous venons juste de nous connaître…
Il avança vers moi sur le tapis et attrapa mes mains. Ses lèvres s'approchèrent des miennes.
_ … Sérieusement je doute que ce soit une bonne idée…
_ Naruto-san, n'essayes pas de me faire croire l'inverse. J'ai deviné ce que tu voulais.
Il m'embrassa. Et en un sens il avait raison. Si concentrés que nous étions sur nos émotions qui ne s'exprimaient pas, nous avions oublié qu'elles venaient directement du corps. Et nos corps avaient clairement envie l'un de l'autre. Ou alors c'était juste moi qui avais besoin de cela après quelques semaines à être perdue émotionnellement. Je le laissais faire, et bientôt il n'y eut pas qu'une culotte qui gisait au sol. Pratiquement nu, le jeune homme me souleva de terre pour me déposer sur mon lit. Son corps musclé au dessus du mien.
Le début de l'après-midi fut très instructive pour nous deux. Il apprit à suivre les directives de son propre corps. Ce fut la première fois que j'entendis une émotion surgir de lui lorsqu'il gémit sous le plaisir des sensations que lui procurait son corps. En un sens nos étreintes étaient un peu tristes et décevantes, il n'y avait pas la tendresse que j'avais reçue et prodiguée lors de mes dernières escapades avec les Jinchuuriki. Ce que nous faisions se limitait purement et simplement à du sexe. Pas de mots doux murmurés à l'oreille. Pas de découverte de l'autre par les sens. Juste nos corps qui s'accrochaient l'un à l'autre et se fondaient dans cette jouissance bestiale.
Oh, et il était décidément un peu plus pourvu physiquement que mes derniers partenaires. D'ailleurs il n'avait pas manqué de se sentir quelque peu supérieur lorsque j'avais lâché une remarque sur sa virilité. Les hommes et la taille de leur engin, parfois.
_ Est-ce que c'était bien ? me demanda-t-il à la fin de sa performance.
_ C'était juste du sexe, répondis-je. Pas besoin de faire toute une histoire dessus.
_ J'ai aimé. C'est assez différent de ce que j'ai appris dans les livres.
_ C'est ce que je disais. Nous avons juste… Je veux dire il manquait la tendresse…
Ses yeux noirs m'observaient sans comprendre. Je soupirais avant de me retourner dans mes draps. Il se leva et commença à se rhabiller. C'est ce que je disais, c'était juste du sexe. Ce type ne comprenait rien à rien. J'avais passé un moment agréable, je l'admettais. Mais ce n'était pas non plus de l'amour. Quelque chose d'important manquait, peut-être plus que de la tendresse. Je ne parvenais pas à mettre le doigt dessus.
_ Et tu vas juste partir comme ça ?
_ J'ai fait ce que j'avais à faire. Maintenant je vais retourner étudier. On se reverra ?
_ Tu ne comprends vraiment rien à rien, n'est-ce pas ?
_ Il y a quelque chose que je n'ai pas fait ? Tu veux que je refasse comme tout à l'heure lorsque je t'ai pris les seins et que tu…
_ Non ! Ne prends pas cette peine ! criais-je avant de laisser échapper un lourd soupir. Je ne pense pas que tu comprendrais si je t'expliquais. Et même si c'était le cas, je doute être d'humeur pour la suite.
_ Quoi il y a une suite ? Je dois me déshabiller et te refaire l'amour ? Parce que si c'est le cas mon corps n'est absolument pas prêt.
_ Alors, non, je ne parle pas de cela. Et arrêtes de faire comme si tu n'avais rien ressenti dans ce lit. Je t'ai entendu, et ne vas pas me dire que tu simulais.
_ Le fait est que je ne te trouve absolument pas attirante sexuellement parlant, Naruto-san.
Je marquais une pause. Il venait de me dire que je n'étais pas son type. Alors pourquoi… pourquoi ? Pourquoi était-ce lui qui avais proposé de me faire l'amour comme une bête il n'y avait même pas une heure ? Je serrai le poing et serrai les dents.
_ Sérieusement, j'ai vraiment envie de te frapper là maintenant tout de suite.
_ Comme si tu le pouvais, Naruto-san.
Il ne se déparait pas de son petit sourire. Je sautai hors de mes draps, complètement nue. Son regard ne s'égara pas sur mes formes exposées. Je ne m'y attendais pas, et il mit ce temps à profit pour se mettre en fente. Dès que son mouvement s'était amorcé, j'avais commencé le mien. Ma jambe se détendit brusquement en direction de son genou mais il recula suffisamment pour que ma frappe n'aboutisse pas. Je profitai du mouvement pour poser ma jambe près de la sienne, tourner et donner un circulaire de l'autre. Il protégea le haut de son corps de ses deux bras. Je bondis en arrière pour éviter son coup de poing avant de lui faire changer d'appui. Ses chaussettes glissèrent sur le parquet comme je l'avais prévu, et j'accentuai son déséquilibre d'un coup bien porté derrière son genou. Le suivant dans sa chute, j'atterris sur sa poitrine, enfonçant mon coude sous son sternum, lui coupant le souffle. Il sourit. Et explosa en une énorme tache d'encre.
_ Oh le connard ! fut tout ce que j'arrivai à dire en constatant les dégâts.
Ce furent les gouttes éclaboussant les murs et la nappe qui furent les plus difficiles à ravoir. Sans parler de la teinte bleutée qu'avait gardée ma peau à l'issue du combat. Je resserrai le foulard autour de mon cou. La marque d'un suçon qui ne s'estompait pas restait dans mon cou. Je laissais sécher mes cheveux à l'air libre. Ce type allait m'entendre si j'arrivais à mettre la main dessus. Il n'empêchait qu'il était plutôt doué au combat au corps à corps. J'aurais aimé pouvoir l'affronter dans d'autres circonstances.
Lorsque Sakura frappa à ma porte pour me proposer de participer à mon entrainement, elle eut un regard assez surpris en regardant les marques colorées sur mon corps. Elle ne posa aucune question, ce dont je fus assez reconnaissante.
Je l'aidais à perfectionner son corps à corps afin que nous puissions atteindre un timing compatible pour nos attaques. Elle était excellente pour l'étude des mouvements et la déduction, ce qui me posa quelques sérieux problèmes de variation de mes zones d'attaque. Elle fonctionnait par calcul, ainsi que je me la rappelais. Elle n'était pas au point de mettre en place des stratégies comme Shikamaru, mais elle savait exploiter les failles que je lui ouvrais. Bien évidemment en combat réel, et si je pouvais utiliser toutes mes capacités, les choses auraient été encore plus déséquilibrées.
De temps à autre on voyait surgir deux ombres floues dans notre champ de vision. Sasuke et Kakashi luttaient à armes réelles et parfois avec du Ninjutsu. J'observais avec intérêt les variations que l'Uchiha avait su inventer à partir de son affinité Raiton. Il n'était pas limité à une forme d'éclairs, et pouvait toucher une cible assez précisément à cinq mètres de distance en changeant les milles oiseaux en une lance. Ou bien il pouvait l'utiliser comme une armure autour de son corps afin de paralyser ou ralentir un adversaire avec des décharges. Il avait aussi pensé à faire transiter le chakra transformé en éclairs le long de sa lame. Je ne pouvais qu'apprécier son inventivité, et espérais arriver à un tel résultat avec mes propres sortilèges.
Cependant, le Suiton et le Fuuton étaient différents du Katon et du Raiton. Ils étaient fait pour louvoyer et offrir des feintes. Me permettre de m'élever plus haut que je ne l'aurais dû ou de faire des projectiles plus rapides que les armes conventionnelles. Par comparaison, les Senbons créés par l'affinité Raiton de Sasuke n'étaient que des aiguilles qu'il projetait. Ceux que je formais à partir d'eau se décomposaient et pouvaient servir à former d'autres attaques. Je n'avais pas à créer une trop grande quantité d'éléments, puisque je pouvais utiliser ceux présents à l'état naturel. Tout être vivant avait besoin d'eau et d'air. Ce qui me permettait d'économiser une bonne partie de mon chakra. Le chakra transformé en eau pouvait servir à plusieurs reprises. C'était la même chose pour le Fuuton. Tant que je me trouvais à l'air libre, il était possible de dévier les courants créés par le déplacement des masses d'air.
La semaine d'entrainement s'écoula lentement. Je retrouvai plusieurs fois mon parrain à la bibliothèque, mais nous sûmes rester sages. Après tout je ne lui plaisais pas, il l'avait dit lui-même. Et personnellement, je n'étais pas plus attiré par lui que par les autres garçons du village. Qu'il soit disponible pour qu'on couche ensemble était positif, mais c'était tout ce qui se dégageait de notre relation. Il était de la Racine, après tout. Et je n'étais pas certaine que Shimura Danzô ne me veuille que du bien.
Notre période d'adaptation s'acheva sur un message du Kazekage. Il requerrait l'aide de Konoha pour une affaire de la plus haute importance. En réalité, il demandait à ce que je vienne personnellement dans les plus brefs délais. Quelqu'un s'était fait agresser dans l'enceinte du village. Lorsqu'elle portait mon apparence.
Hum, j'ai quelques problèmes avec ces barres de séparation, moi!
Bref, tout ça pour dire que le prochain chapitre va amener de l'action et entamer toute l'histoire qui va suivre. Là où j'en suis, j'ignore si Promesse sera aussi long que Secret. ça fait environs 10 mois que je suis sur cette histoire, ça fait un beau bébé, n'est-ce pas?
