Maudites soient les femmes


Partie III


Ah, Miss Mary-Jane Crivey est un..monstre. Non ni un ange, ni une tendre femme. Malgré son physique -impressionnant-, elle ne réagit pas comme une vraie femme. Enfin oui, imaginez ! J'essaie de lui voler un baiser quand on sort du taxi devant la maison victorienne de Sarah et de son con de fiancé, et elle, elle me repousse ! Discrètement d'accord, mais c'était quand même un refus. Un rejet ! Affreux coup à l'égo. N'importe quelle femme rêverait que je lui fasse la cour, et elle en a rien à cirer. C'est au moins la deuxième ou troisième fois que j'essaie quelque chose, parce que bon MJ est une femme très attirante, et hop, bois. MJ ? Oui, j'aime bien ce diminutif aussi. Ça fait mémère, sec, méchant et sévère. Ça lui va vraiment bien. MJ, sale blondasse, Blondie, langue de vipère.

Il faut que j'en cherche d'autres, absolument. C'est une source d'inspiration, quand même..Je vais peut-être me mettre à écrire un livre sur elle, avec un tas d'adjectifs péjoratifs pour la qualifier. Je suis un génie, haha. Autre moyen d'être encore plus riche, on va s'arracher mon futur bouquin. Juste avec mon nom sur la couverture, en grosses lettres dorées, écrit en italique.

Non, je ne suis pas maladivement égocentrique. La preuve, je m'intéresse à d'autres personnes que moi..Qui, par exemple ?..Ahem. Lou-Ann ! Voilà, une des personnes qui compte le plus pour moi. Lou-Ann, ma filleule chérie, c'est le soleil de ma vie. Je ne sais même pas comment j'ai pu vivre si longtemps sans elle, vraiment.

Bref, je suis hyper bien fringué, avec un costard et tout. Près de moi, un canon -hé oui, je dois l'avouer-, et puis entre nous, je n'aurais jamais invité -forcé à venir- Mary-Jane à cette soirée si elle n'était pas canon. Peut-être pas super bien roulée, mais l'ensemble est très..appréciable.

En effet, des cheveux blonds raides, détachés pour l'occasion- qui sentent bon la lavande pour ce que j'ai pu en renifler, des yeux noisettes fondants, des pommettes hautes, un nez haut, des lèvres charnues, à croquer. Un corps certes un peu androgyne, mais longiligne, et très agréable à regarder. Elle a un joli petit cul aussi. Miam.

..Je tiens à préciser que je n'étais pas pleinement conscient de mes actes quand j'ai invité la blondasse à la soirée de fiançailles de mon ex. C'est vrai quoi. Mais comme je suis un génie refoulé, mon inconscient a fait le boulot à ma place, et lui aussi, il est trop bon.

Elle était la femme idéale à amener à cette soirée, et quand je vois à l'instant le regard ébahi de l'autre pute, j'ai envie de faire une danse de la victoire. C'est trop jouissif, vraiment trop. Elle était vraiment la dernière personne à croire que je pourrais avoir une relation aussi..ahem saine. Même si dans un sens, je n'en ai pas.

Ah, Sarah. Tu vois ? Tu vois combien Mary-Jane assure ? Tu vois combien tu es pathétique à côté d'elle dans ta robe jaune canari, qui jure affreusement avec tes cheveux roux ? Tu vois combien on forme un beau couple Mary-Jane et moi à côté de ton Andrew et de toi-même ? J'ai vraiment l'impression que c'est nous, le couple phare de cette soirée. Et pas toi et ton putain d'abruti. Les journalistes n'arrêtent pas d'essayer de nous aborder, et toi, tu regardes ça, furieuse, tremblante. Tu rêvais tellement de faire ta star, ton grand show, et tu te retrouves reléguée au second plan. Bien fait, connasse.

Assume de m'avoir invité, maintenant. Tu pensais que je serais une loque, mais me voilà. Fier comme un paon, canon comme un dieu, accompagné d'une délicieuse -enfin en apparence hein- jeune femme.

-James, quelle..surprise de te voir, m'aborde l'autre pute.

Je lui lance un grand sourire hypocrite en levant mon verre.

-Je n'aurais raté pour rien au monde ta soirée de fiançailles, Sarah chérie.

Trop bon, trop bon, trop bon. Attendez, c'est pas fini. On est seulement au hors d'œuvre là hein.

-Mais je crois que tu ne connais pas Mary-Jane. Chérie, je te présente Sarah Paxton, future Mrs Lynch. Sarah, voici Mary-Jane, ma petite amie.

Ah, la tête qu'elle fait. Jouissif, purement jouissif.

-Entendez par là sa future femme, Sarah, rajoute Mary-Jane, un sourire éblouissant sur les lèvres.

Tout ça arrache une toux à Sarah. Prends ça dans les dents..Hum, quand même la blondasse aurait pu éviter de parler d'un futur mariage entre nous..Elle plaisantait pas quand elle disait qu'elle allait pourrir ma soirée. Ça commence bien.

-Vous prévoyez le mariage dans combien de temps ? Demande Mary-Jane à Andrew, qui a l'air totalement subjugué par ma Blondie.

-..Pour très bientôt, assure-t-il sous la poigne tenace de Sarah, qui darde un regard meurtrier à ma chère Blondie.

Ah je l'aime cette blondasse. Elle est divine. Quand elle veut, on est d'accord. Pas tout le temps, sinon je le saurai.

-Vous serez des nôtres, j'espère ? S'empresse de dire Andrew, s'adressant plus spécialement à Blondie.

Oh. Pas touche, minus. Contente-toi de la rousse, ou tout le monde dira que tu aimes mes restes. Même si techniquement parlant, Mary-Jane, j'y ai pas touché, et même si j'aimerais beaucoup. Sauf que ça foutrait un bordel inimaginable encore, et que je serais encore plus dans la merde pour ma promesse.

-Sûrement, roucoule Mary-Jane.

Sans un mot de plus, je salue les deux tourtereaux de mes deux, et j'embarque Mary-Jane avant qu'elle ne dise un mot vraiment de travers. Déjà que voir mon ex au bras de cet abruti me file la nausée, il est hors de question que je figure sur les photos de leur mariage.

-Tu es folle ou quoi ?

-Oh James, ils sont si charmants. Surtout Sarah, se moque Blondie, en attrapant une coupe de champagne.

Millésimé, bien entendu.

Marmonnant un léger « putain », je pousse Mary-Jane sur la piste de danse, où bien sûr, de la très bonne musique passe. On est peut-être en pleine soirée de fiançailles, mais la musique, c'est de la vraie musique, et non celle du siècle dernier, ou pire, celle de la Renaissance, etc. J'ai toujours détesté ces danses spéciales pour l'étiquette, comme la valse. D'une chianteur. J'vous jure.

-James, j'ai un verre à la main, me rappelle Miss Crivey, avec un sourire mauvais.

Non mademoiselle, vous ne vous échapperez point. J'ai envie de danser, et si j'en attrape une autre, vous allez être humiliée contre votre gré.

Alors je dépose le verre de Blondie sur le plateau d'un serveur, avant de revenir près d'elle, et de l'attraper sensuellement par la taille. Elle essaie de se défaire de mon emprise, mais désolé Mary-Jane, tu dois jouer ton rôle jusqu'au bout. Tu es ma petite amie, alors danse.

-Potter, lâche-moi, murmure-t-elle, en dansant néanmoins avec moi.

Public oblige. Je suis diabolique.

-Joue un peu ton rôle, ensuite tu seras tranquille, Mary-Jane, je souffle à son oreille.

Je la sens frissonner au contact de mon souffle sur sa peau. Finalement, elle ne serait peut-être pas si indifférente que ça à mon charme..Gé-nial ! Je sais, c'est très mesquin, très méchant, mais profiter de son charme est toujours agréable.

..Stop Jimbo. C'est Miss Crivey, voyons. Reste tranquille. Il ne faut pas jouer avec elle, surtout pas elle.

Elle s'est retournée contre moi, et a planté son regard noisette dans le mien, brun. Je sens son corps épouser le mien, et la pensée furtive qu'aucun corps de femme ne s'est jamais aussi bien emboîté dans le mien avec encore des vêtements..Qu'est ce que ça serait sans ? ..Je suis trop curieux pour mon propre bien, et puis c'est pour la science.

-Potter, regarde-moi d'une autre manière que celle d'un chien devant sa gamelle, tu seras un amour.

Putain, elle est chiante. Moi avoir un regard de cabot ? Pff, n'importe quoi. Je dois sûrement l'impressionner avec un regard si charmeur qu'elle veut me casser. Putain, cette blondasse est trop inaccessible.

-Mary-Jane, si par hasard quelqu'un t'entendait, notre plan serait foutu à l'eau, alors s'il te plaît..aime-moi.

Oh, la phrase de ouf. Je suis vraiment trop bon. Si là, elle ne tombe pas dans mes bras, c'est que c'est pas une femme, ..même pas une humaine.

-Notre plan ? Tu veux dire, ton plan. Foireux comme pas possible. Merde Potter, pourquoi moi encore ?

Elle le fait exprès, c'est pas possible. Comment quelqu'un comme elle peut exister ? Hein ? Comment une femme comme elle peut résister à mon charme ravageur ? C'est techniquement impossible. Elles sont toutes tombées sous mon charme dès que je commençais à peine à les zieuter. Putain, Mary-Jane est une chieuse.

-Parce que tu me connais mieux que n'importe quelle autre femme que j'aurais pu emmené à cette soirée hormis les femmes de ma famille. Il fallait que Sarah se rende compte que tu peux être une potentielle rivale.

-Rivale, Pot..James chéri ? -quelqu'un vient de passer à côté de nous, normal- En quoi serai-je une rivale ? Oublie pas : elle t'a plaqué.

Merci de remuer le couteau dans la plaie, chérie. Cela m'est très agréable. Putain.

-Et toi n'oublie pas Mary-Jane qu'elle a cherché pendant des années à me mettre une putain de bague au doigt, et à se faire engrosser. Tu crois vraiment qu'elle accepterait, rien que pour l'orgueil, qu'une femme, qui est depuis à peine un mois avec moi, parle de mariage en public et que je ne rouspète pas ? Tu ne la connais pas, ça se voit.

-Potter, tu es toujours aussi arrogant.

-Et toi MJ toujours aussi chiante.

-MJ ?

Oups. C'est sorti tout seul. J'avais pas vraiment l'intention de lui dévoiler son surnom. Maintenant, si elle demande le pourquoi du comment, je vais devoir lui dire. Pas parce que j'aime pas lui mentir, ça non. Plutôt parce que la voir s'énerver, c'est super. C'est jouissif, carrément..Dis donc, j'utilise beaucoup le mot « jouissif » ..J'dois être en manque, ça doit être ça.

-On ne m'a pas appelé comme ça depuis Poudlard.

Et elle se marre doucement. ..Quoi ? A Poudlard, elle était aussi sévère, méchante et sèche que maintenant ? ..Ah ouais, c'était une Serpentarde, ça devait bien lui aller. Enfin, ça lui va toujours aussi bien.

-Pourquoi on t'appelait comme ça ? Je lui demande, son corps toujours contre le mien, bougeant doucement, en cadence.

Je sens son souffle sur la peau de mon cou, légèrement découvert par la chemise déboutonnée au col. C'est tendre, doux, et étrangement frustrant. Miss Crivey me ferait-elle de l'effet ?

-Je ne sais pas trop. Il devait y avoir plusieurs raisons. Parmi elles, le fait que dire à chaque fois Mary-Jane, c'était trop long. Et puis MJ, ça faisait mafia. Ça m'allait tout aussi bien vu que je n'étais pas très gentille. En même temps, je devais être une méchante, montrer que je pouvais m'imposer dans le monde des Sang-Purs et de ceux qui avaient une famille importante. J'étais une Crivey, une Née-Moldue à tous les points, avec un père Né-Moldu et une mère moldue..Je crois que chacun avait ses raisons de m'appeler MJ. Mais ils ne le faisaient pas tous, pour d'autres c'était Crivey, ou bien Mary-Jane tout simplement.

-J'aime bien Mary-Jane et MJ. Mary-Jane, ça change des habituels prénoms. Mary-Jane, c'est élégant, comme si ça sortait d'une autre époque. Genre Marie-Antoinette, j'ajoute avec humour.

Elle le prend bien, et m'écrase le pied avec un grand sourire. Quelle délicate attention, vraiment. Tout ce que j'aime. Merde, hein, maintenant j'ai mal. Et non, je ne suis pas une chochotte. Faites-vous écraser le pied volontairement, et brutalement par un talon aiguille de cinq centimètres au moins, et venez me dire si vous avez mal ou pas.

-Vous êtes une sadique, très chère.

J'aime bien quand elle sourit comme ça. Un sourire sincère, et non un de ses micro-sourires machiavéliques à souhait, ou cyniques, ou encore auto-satisfaits. Même si j'aime beaucoup aussi ces sourires-là. Bref, je m'égare. MJ me fait perdre la tête, stop.

La chanson s'arrête, une autre recommence, mais nous nous arrêtons de danser. J'ai soif, affreusement soif. Et elle aussi apparemment..C'est comme ça que les autres doivent nous voir tous les deux, comme de grands assoiffés, descendre à la suite, deux shots de tequila.

..Et bordel, ça fait un bien fou cette brûlure. Dans tous les cas, Lynch et l'autre pute ont fait un excellent choix en décidant de mettre de l'alcool moldu au bar. L'alcool moldu a toujours été revigorant malgré le manque d'effets secondaires. Hé oui, avec de l'alcool sorcier, on peut s'attendre à quelques effets secondaires plutôt marrants, enfin marrants pour la personne non concernée bien sûr.

-Faut pas qu'on boive trop, chuchote MJ, en riant à moitié.

Qui aurait cru que MJ la sévère se lâcherait à ce point, dès le début de la soirée ?

..C'est génial.

:.:

Le discours de Lynch et de l'autre pute était..dégoulinant de niaiserie et autres conneries du genre. Putain, comment il a pu prononcer ces mots ? Je les entends encore dans ma tête, et je sais pas si j'ai envie de rire ou de pleurer.

« Sarah et moi, ça a été le coup de foudre. C'est vrai que notre décision de nous unir est plutôt rapide, et qu'elle sort à peine d'une rupture avec un grand joueur de Quidditch de notre génération, peut-être même meilleur que moi, mais on s'aime vraiment. On a envie de construire le plus vite possible une famille tous les deux, avoir des enfants, avoir un cocon dans cette magnifique maison au bord de la mer que Sarah possède..Et puis la première fois qu'on s'est vus, je m'en rappelle encore..c'était y'a un an presque, et nos regards s'étaient accrochés dans la foule, lors d'un match de Quidditch où mon équipe et celle de son copain actuel s'affrontaient. Elle m'avait fasciné du haut de mon balai, et je me demandais bien comment je pourrais la conquérir, évincer l'autre..Mais j'ai réussi, j'ai peut-être brisé un couple, mais j'ai fait mon bonheur, et j'ose espérer celui de Sarah aussi. J'ai aussi fait un malheureux, et je m'en excuse. Mais apparemment il aurait lui aussi trouvé l'amour véritable en une personne tout à fait charmante. Bref, je ne m'éternise pas sur tout ça, je voulais vous remercier d'être venus, et je voulais crier à tous combien je suis heureux avec Sarah, et que je l'aime vraiment. Vraiment. Merci à tous. »

Il y a eu les applaudissements. J'avais senti la main de MJ serrer la mienne, qui devait trembler. De rage ou de tristesse ? Je ne sais même plus. Je sais juste qu'à ce moment précis, j'avais envie de lui faire ravaler son discours. Je sais juste qu'à ce moment précis, j'aurais pu commettre un meurtre. Et là, je ne vous offre que le discours de Lynch. Celui de Sarah était beaucoup plus subtil, mais tout aussi humiliant.

C'était une humiliation publique parfaitement manigancée. Il y avait les journalistes de Sorcière Hebdo, de la Gazette des Sorciers, de Quidditch Magazine et même du Chicaneur. Ce connard l'avait fait exprès. En plus de m'avoir pris Sarah, il en rajoute. J'ai eu envie de lui arracher des touffes de ses cheveux si blonds, de les lui faire bouffer, de lui arracher ses putains de yeux bleus, de lacérer son visage, de le foutre à poil au milieu de la salle et de le suspendre par les chevilles.

J'avais vu le sourire satisfait de Sarah. La pute était fière de son abruti de blond. Il avait bien fait ce qu'elle voulait, m'écraser au mieux.

Ce que j'avais fait pendant son discours quand il a parlé de moi et que tous se sont tournés vers moi ? ..J'ai levé mon verre, avec un grand sourire, la main de MJ dans la mienne. Encourageante.

La maison magnifique au bord de la mer que Sarah possède ? ..Je l'ai payé mon gars. Un joueur de Quidditch peut-être meilleur que toi ? ..Je le suis sans aucun doute mon gars. C'est moi l'attrapeur titulaire de l'équipe nationale, pas toi. T'as brisé un couple, tu crois ? ..Mais si je lui demande de m'épouser ce soir même, elle te quitte.

Connard de Lynch.

-James..

Qu'est-ce que je disais ? Elle allait revenir forcément à moi ce soir..Je vais savourer le moment, promis.

-Sarah.

-Je suis désolée pour ce que Andrew a mis dans son discours.

Voix larmoyante. Yeux humides. Mais toujours aussi magnifique..Normal, je ne suis sorti qu'avec des canons. Soyons honnêtes.

Un peu plus loin, Mary-Jane discute avec deux autres femmes, aussi belles l'une que l'autre. Sûrement de moi.

Mais mon prénom à la bouche de l'autre pute fait revenir mes yeux sur elle. Elle n'a pas changé. Toujours aussi bonne comédienne, celle-ci.

..Quoi ? Elle croit qu'en posant sa main sur mon avant-bras d'un air compatissant, presque charmeur, je m'agenouillerai à ses pieds ? Que nenni. Je ne m'agenouille devant personne, moi. Ce n'est pas son regard bleu comme l'océan qui va refaire battre mon cœur pour elle. Ce n'est pas ses lèvres roses qu'elle mord consciemment qui vont me suggérer du désir. Non, rien d'elle ne me fait envie.

-James, tu sais..te revoir après tout ce temps..

Ça fait à peine deux mois, pétasse.

-Je sais pas, je suis en train de me dire que je fais une erreur..

Et mon cul, c'est de l'hippogriffe. Tu as fait une quantité d'erreurs dans ta pitoyable vie, Sarah. La première fut de m'avoir séduit par intérêt. La deuxième de m'avoir quitté. La troisième, t'être balancé dans les bras de cet imbécile. Et là, je ne cite que tes monumentales erreurs. Le reste, j'en ai rien à foutre.

-Andrew n'est peut-être pas l'homme qu'il me faut..

Personne ne te correspond, pétasse. Faudrait être masochiste pour t'aimer. Faudrait être complètement cinglé pour croire à ton amour, sale conne.

-James, soupire-t-elle, j'ai beaucoup repensé à nous deux, tu sais..

Pas moi, arrête. Arrête d'essayer de m'envoûter. Moi, je ne pensais à toi que pour te haïr, te détester, te flageller mentalement. Je ne pensais pas à toi pour autre chose. Sarah, arrête. T'es qu'une pauvre conne, une pauvre petite pute qui sait que si elle ne se trouve pas rapidement un mari riche va retourner vivre aux basques de papa en Amérique.

-Sarah, arrête. Nous deux, c'est fini et tu me l'as bien fait comprendre.

Ma voix a claqué, dure. Brutale. Il faut qu'elle s'en aille, je ne veux plus la voir près de moi, et sèchement, je dégage mon bras de son étreinte et me retourne, dos à elle. Je ne veux plus qu'elle me touche. Et je ne comprends même plus comment j'ai pu croire l'aimer, comment j'ai pu rester six ans avec elle.

Je sens ses bras entourer ma taille.

Pitié, Merlin. Qu'elle me laisse tranquille..

-Sarah ? ..Potter ?

Miracle. Plus aucune sensation des bras de Sarah sur moi, autour de moi. Le top. Et le mieux, c'est quoi ? ..C'est que c'est Andrew qui vient de nous surprendre. Le cher fiancé de Sarah, son lèche-bottes personnel, son chien bien dressé. C'est fou ce que le hasard fait bien les choses. Ça va virer au drame cette affaire, je le sens bien, et je m'en délecte d'avance.

-Chéri, c'est pas ce que tu crois, plaide Sarah en fonçant sur son mec.

Ah les drames romantiques, c'est fou comme c'est toujours les mêmes clichés. Et patati et patata, Chéri je t'aime, c'est toi que j'aime, il s'est rien passé, je te le jure, reprends-moi.

-Sarah, tu m'avais dit que tu ne ressentais plus rien pour Potter !

C'est le cas, gros lourdaud. Elle s'intéressait qu'à mon fric..Je le dis à voix haute ou pas ? ..Allez pour le plaisir !

-Bien sûr qu'elle ne ressent plus rien pour moi, Lynch. Elle n'a jamais rien ressenti pour moi..mais pour mon fric, si.

L'amertume m'étouffe. Fou comme quand on dit les choses à voix haute, c'est plus déprimant. Plus réel. Sarah Paxton ne cherchait qu'à se vendre au plus offrant..elle aurait vraiment dû faire une carrière de pute. Elle aurait trop géré, cette putain.

Lynch est bouche bée. Il commence à faire un rapprochement.

..Oups, peut-être en ai-je trop dit sur la vraie personnalité de Sarah ? Quel dommage. Niark, je suis trop bon.

-C'est faux, James ! S'indigne Sarah. Je t'ai aimé !

Elle parle au passé, maintenant..Je pense qu'elle a compris que je ne voulais plus d'elle. Oui, elle a compris car elle essaie en ce moment-même de rattraper le coup avec Lynch, qui semble en état de choc. Pauvre petit, c'est dur d'apprendre que sa fiancée chérie n'agit que par intérêt ?

-Sarah..moi aussi, c'est pour l'argent ? Pour la célébrité ?

Ah, il a enfin compris ! Bravo Merlin ! Finalement, tu sers à quelque chose, vieux fou. Mes prières sont enfin exaucées, Sarah panique. Sarah a peur pour son avenir. Génial, vraiment.

-Qu'est ce que tu vas imaginer, Andrew ? ..Toi, je t'aime.

Aie, elle a accentué sur le « Toi ». Merci, pétasse. Genre lui, tu l'aimes. Moi aussi, tu disais m'aimer. Moi aussi, tu disais..

-C'est pas que..mais moi, j'ai une adorable petite amie, canon à souhait, qui se languit sûrement de moi, je lance aux deux fiancés, donc je vous souhaite une bonne fin de discussion.

Sarah me trucide du regard, et Andrew a l'air de vouloir m'étrangler.

..Quoi ? Ils l'ont mérité. Amplement, surtout elle. Andrew n'est que sa marionnette, mais quand même. On s'est toujours détestés, alors une crasse de plus ou de moins..Bref, moi je file rejoindre Mary-Jane, son cynisme, sa mauvaise foi, et ses répliques me manquent déjà.

Deux secondes. Elle est toujours avec les deux super-canons. Bon Jimbo, tu fais un grand sourire, et t'y vas. Qui sait ? Peut-être que MJ est une nymphomane, et qu'un plan à quatre, ça la dérangerait pas..Je rêve éveillé, je sais.

Une brune, et une noiraude. Mmh, c 'est très bon tout ça. La brune a l'air d'avoir des origines latines, et est vraiment sexy dans sa robe longue grise, délicieusement moulante. Quant à la noiraude, ses cheveux frisés sont savamment ébouriffés, et elle porte une courte robe rouge du tonnerre. C'est pas des amies à Sarah ça, sinon je les connaîtrais.

-Alors chérie, tu ne me présentes pas ?

MJ me regarde si sévèrement que je ne doute pas qu'elle ait des charmantes envies de meurtres envers moi. Mais je continue à sourire, charmeur, sachant qu'elle ne le fera jamais en public, mais dans une ruelle bien sombre, avec des outils à la hauteur de son sadisme d'ex-serpentarde.

Les deux canons sourient; et je sens la victoire proche.

-James Potter, je te présente Meredith Daniel -la brune-, et Enola Goldstein -la noiraude-.

-Enchanté mesdemoiselles.

-De même, répondent-elle chacune à leur tour.

Elles sont vraiment canons, hem.

-En fait, ce sera Madame pour Meredith, Potter.

Madame..Déjà mariée ? Par Merlin, quel âge a-t-elle ? ..Bon, Enola est aussi canon que Meredith, ça passe.

-Félicitations Meredith. Qui est l'heureux élu ? Je demande poliment.

Je possède un charme fou. Elles sont déjà toutes les deux conquises, c'est magnifique. Sauf que je ne touche pas aux femmes mariées, alors très chère Meredith, arrête de me reluquer comme tu le fais, ça en devient gênant.

-Marc Daniel, un héritier de la firme Jack Daniel's. Vous connaissez ?

..Si je connais ? Si je connais ? MAIS BIEN SUR CHERIE. Jack Daniel's, c'est un merveilleux Tennessee whisky. Si ton mec c'est l'héritier, je veux bien faire pote avec lui.

-J'adore son Tennessee whisky, je sors en connaisseur.

Ouais j'ai appris que beaucoup considéraient le Jack Daniel's comme un bourbon, alors que non ! C'est un Tennessee Whisky, et faut être un peu calé là-dessus pour pouvoir le savoir. Et moi je le saaaais, haha. Je vais être dans les faveurs de madame Daniel, ça va être le keef. Je sens déjà le cadeau de Noël, un joli panier rempli de bouteilles de Jack Daniel's. Ou pour mon anniversaire, ..ou encore pour les matchs que je vais remporter, haha.

Elle a l'air impressionnée, su-per. MJ me regarde bizarrement en haussant un sourcil. Hé oui, c'est ça d'avoir la classe, ma poule.

-James, je peux vous appeler James ? Commence Enola d'une voix chaude.

Ohouiohouiohoui.

-Je suis totalement fan. Vous avez un talent pour le Quidditch tel qu'on en avait jamais vu depuis longtemps.

Bon elle a presque le même âge que moi, mais je lui pardonne.

-D'après les critiques, vous égalez le célèbre attrapeur bulgare Victor Krum.

Ah, Krum. Mon père l'a connu durant le tournoi des Trois Sorciers, et puis personnellement j'ai dû le croiser deux ou trois fois à des bals célébrant la Victoire. Il est massif, a des sourcils en forme d'oiseau de proie, le regard dur, les cheveux coupés ras, et puis..il draguait à chaque fois ma Tante Hermione, ce qui mettait en rage Oncle Ron. Mais il avait un talent de fou, de ce que je sais. Donc qu'on me compare à lui, ça fait plaisir..Et puis, il a beaucoup moins de sex-appeal que moi, faut être honnête.

-Qu'on me compare à quelqu'un de la trempe de Krum me fait toujours très plaisir, je réponds en souriant.

Enola répond avec un sourire..Merlin viens-moi en aide. Je ne résisterai pas avant la fin de la soirée. Canon, canon, canooon..Dire que je suis censé être en couple avec l'insupportable Mary-Jane Crivey, quel malheur..

-En fait, James, commence MJ avec un micro-sourire, Meredith et Marc se sont rencontrés par l'intermédiaire de mon agence.

..Pardon ?

-Et Enola fait partie de mes clientes.

..Je vais nous faire une attaque. POURQUOI MJ ne me l'a pas présenté plus tôt ? Elle cachait bien ses cartes, la garce.

-Je sais ce que vous pensez, James. Comment des filles comme nous aient eu besoin de faire appel à une agence ? ..C'est simple. On est considérées comme des femmes très belles, et les hommes en général ne pensent qu'à nous sauter, sans vouloir être vulgaire. Ils ne cherchent pas de relations sérieuses, or nous on en cherche. Et je dois dire que les hommes faisant appel aux compétences de Mary-Jane sont tout à fait potables, même plus. C'est fou comme on peut trouver une sensibilité derrière un amas de muscles, ou un esprit vif dans un corps d'intellectuel, petit et à lunettes.

..Ouah. Ou-ah.

C'est fou ce qu'une soirée de fiançailles peut vous faire découvrir en l'espace de même pas trois heures.


-Tu n'aurais peut-être pas dû dire à la charmante Enola qu'on était pas en couple, geignis-je.

MJ a tout gâché. Elle s'est sentie obligée de dire à Enola, qui me dévorait des yeux comme c'est pas permis, que j'étais en fait libre. Bien sûr, un rendez-vous va être arrangé entre nous..

L'horreur..Enfin c'est cool d'avoir un rendez-vous avec une femme telle qu'Enola, mais elle attend tellement plus qu'une partie de jambes-en-l'air. Bien sûr moi aussi, mais en la voyant, c'est difficile de penser à autre chose.

..C'est moi, ou j'ai peur de briser les espoirs d'une femme ? ..Mais d'habitude, je m'en FOUS complètement. Qu'est-ce qui m'arrive ? Merlin, si c'est parce que j'ai dit que tu servais enfin à quelque chose tout à l'heure, sache que c'était de l'humour ! Merlin ? MERLIN, BORDEL !

-C'est une de mes clientes, y'a une clause de confidentialité qu'elles et ils remplissent tous. Elle ne dira rien aux autres, me rassure Mary-Jane.

-M'en fous, je voulais que tout le monde y croit.

-Et pourquoi, Potter ? La seule personne que tu veux faire chier, c'est Sarah Paxton. Et pour l'instant, je n'ai pas servi à grand chose. Alors, si tu veux bien, on va faire notre numéro !

..Hem, pourquoi la blondasse veut-elle jouer maintenant son rôle ? Elle était pas pour tout à l'heure..Il s'est passé un truc que je sais pas ?

-Hem MJ ?

Elle se tourne vers moi avec un regard glacial. Plus aucune étincelle de chaleur dans ses yeux noisettes. Ses traits sont figés, et sa lèvre inférieure tremble convulsivement, je dirais de rage contenue.

..Ça fait peur. Pourquoi elle réagit comme ça ?

Blondie semble comprendre mes interrogations, et se calme légèrement.

-Cette rouquine mal embouchée m'a pratiquement menacée..Si j'ai bien compris, je devais quitter sur le champ la soirée, et je devais te quitter par la même occasion, que tu étais à elle etc. Et tu vois, je déteste ce genre de femme, qui croient qu'elles peuvent tout décider, tout contrôler. Alors on va lui montrer que t'es très bien sans elle !

-Tu sais que tu agis comme une véritable Gryffondor là, je murmure, attendri.

Attendri, putain. James Sirius Potter, attendri..C'est un déshonneur. Et je crois que ce que j'ai dit pour elle, aussi. Mais elle ne murmure qu'un inaudible « Trait de famille. ». C'est mignon. Enfin mignon..de la part d'une femme telle que MJ. Parce que c'est quand même une putain de femme. Chiante, tout le bataclan qui fait généralement fuir un homme ou le rendre irrémédiablement accro.

-Allons faire chier la future mariée, alors !


Sarah danse amoureusement avec son fiancé. Apparemment, ils se sont rabibochés. Super, ils vont bien ensemble. Ils sont tellement cons l'un comme l'autre, et comme je sais que l'autre pute n'aime pas vraiment Lynch, ça me fait marrer.

Je crois que je suis guéri. Sarah m'a détruit à un moment, mais ça va de mieux en mieux. J'en ai plus rien à foutre de sa gueule. Je savais que je voulais la reconquérir pour mieux la larguer ensuite, question d'orgueil, mais même ça, c'était maintenant inutile. Maintenant, y'a Mary-Jane, ou MJ pour les intimes. C'est l'arme fatale, cette femme.

-Tu m'accordes cette danse, MJ de mon cœur ? Je susurre à son oreille.

Elle ne répond pas, trop occupée à darder de son regard noisette la silhouette de Sarah, ses yeux se réduisant à deux fentes de serpent. Magnifique Vipère. Je sentais bien toute la haine qui l'animait à l'encontre de Sarah, et le fait que de simples menaces en soient à l'origine m'intriguait un peu. Mais bon, c'était Mary-Jane, une Serpentarde chevronnée et cruelle à ses heures, donc rien que des menaces devaient échauffer son sang. Celui qui faisait des menaces sans en payer le prix à MJ Crivey ne devait pas encore être né. Sûrement. Et puis les quelques shots de tequila ajoutés aux deux ou trois Martini qu'elle a dû se taper aussi.

Et le pire dans tout ça ? C'est qu'on aurait pu penser qu'elle y allait comme une Gryffondor, tête baissée, mais non, elle avait déjà réfléchi à son plan, rusé, digne d'une Serpentarde. Même un peu pompette.

C'était impressionnant.

L'ambitieuse blondasse m'entraîne elle-même sur la piste de danse, non loin du couple « phare » de la soirée, et je passe mes bras autour de sa taille, tandis qu'elle fait de même mais autour de mon cou. C'est le moment des slows, il faut bien s'adapter à la situation.

Son grand sourire hypocrite est de retour, et elle me ferait presque peur quand je la fais tourner à un moment sur elle-même. Je vois le regard de Sarah fixé sur nous, brûlant de rage, et Andrew fait mine de nous ignorer. Pourquoi Sarah croit-elle que je lui appartiens ? C'est elle qui m'a quitté, après tout. Peut-être qu'elle ne veut pas que je sois heureux quand elle ne l'est pas complètement. Ah putain, quelle pute.

Mais Vipère, montre-moi comment c'est quand tu injectes ton venin. Montre-moi comment tu fais payer les affronts qu'on te fait. Montre-moi, Vipère.

..C'est plus de la danse là. Oh Merlin, c'est tout juste si elle me fait pas l'amour sur place.

Comme je l'avais -bien- remarqué au début de la soirée, le corps de MJ et le mien s'imbriquent parfaitement bien. Et tout n'est plus que langueur, lenteur,..Douce torture. Son souffle chaud chatouille les boucles de mon cou, et dès que Sarah est en face d'elle, elle mordille la peau de mon cou, ..sensuellement.

Elle va m'achever. La vipère commence à injecter son venin, et pas qu'à sa cible. A moi AUSSI.

Le regard bleu de l'autre pute étincelle et on voit bien qu'elle se retient d'arracher les yeux à Mary-Jane. Elle veut vraiment pas que je sois heureux. Ça la tue que ce soit pas avec elle, ça la tue. Et pourtant, elle a fait son choix, merde.

Hem, je n'ai même pas eu le temps de dire « Quidditch » que je sens ma nuque attrapée par les doigts fins de MJ et mes lèvres attrapées par les siennes.

..Nul doute, Miss Crivey est délicieusement faite. Elle a dû boire un peu trop de tequila, de martini, et de vodka aussi. J'en décèle le goût cerise, qu'ils ont servi un peu plus tôt sur un plateau. J'aurais peut-être dû surveiller sa consommation d'alcool, mais je pensais que MJ était une fille responsable. M'enfin bon, je ne suis pas du tout contre le fait qu'elle m'embrasse. Surtout que..OUAH, elle embrasse divinement bien. Quand je dis divinement bien, c'est vraiment vraiment divinement bien. Encore un charme de la Vipère. Quand elle détache ses lèvres, ô combien douces, chaudes, appétissantes, tentatrices, amoureuses, tendres, et passionnées à la fois, je me sens toute chose. Pourtant, ce n'était qu'un petit baiser de rien du tout. On est pas allés plus loin que le simple contact de nos lèvres. Mais ça fait enrager plus loin Sarah, discrètement bien sûr.

C'est tout simplement le keef total.

Mary-Jane a un sourire satisfait et a le regard planté dans celui de Sarah, genre « regarde bien, sale pute, et enrage. », ce que cette dernière faisait aussi bien qu'elle le pouvait. Mais elle était à sa soirée de fiançailles, elle était la fiancée dans les bras de son cher et tendre au rythme d'une musique romantique, et elle enrageait de voir son ex embrasser une autre, une autre à qui elle croyait qu'il avait déjà promis le mariage. Alors qu'elle..elle avait passé six ans sans aucune promesse de ce type. Six ans à attendre que je lui demande de m'épouser. Six ans à attendre de devenir la future Mrs Sarah Potter. Ça sonnait bien, hein ? ..Plus maintenant. Maintenant, ce sera Sarah Lynch, et celle qui portera mon nom sera unique. Tout le contraire de Sarah. Celle qui portera mon nom sera la vraie femme de ma vie, une femme avec qui la vie sera faite de hauts et de bas.

Mes prunelles sombres croisèrent celles plus claires de Mary-Jane et je souris. Sincèrement, tout en continuant à danser avec elle. Elle, MJ, la blondasse chiante et infernale, le regard troublé par l'alcool consommé, un sourire de béatitude aux lèvres, le port altier d'une reine. Cette blondasse est vraiment très belle. Enfin, belle..Disons qu'elle a un physique intéressant, et combiné à son caractère de merde, ça en devient explosif quand on la connaît un tant soit peu.


-Mary-Jane, je te raccompagne, je chuchote à son oreille.

La soirée tire à sa fin, je n'ai pas envie de saluer les heureux fiancés, et puis je crois qu'elle commence à se sentir un peu mal. Enfin j'ai surtout peur qu'elle se sente mal en public, vu que je ne sais absolument pas combien de verres elle a pris, et surtout des verres de quoi. Tout ce que je sais, c'est qu'elle a l'air assez faite, ..même complètement. Merlin, comment se fait-il qu'elle se soit lâchée comme ça ? ..Incompréhensible, même pour le génie que je suis.

Elle grogne quand je la soulève un peu, à l'abri des regards indiscrets, en-dehors de la maison géniale de Lynch et l'autre salope. Et en plus, putain, elle est pas légère. Oui bon, elle est pas lourde non plus mais disons que j'ai bu aussi quelques shots pour avoir l'esprit un peu plus dégagé à cette soirée, et je ne suis pas en position de force pour sauver une demoiselle en détresse.

Putain.

D'un mouvement sec, après m'être concentré au possible, je transplane, la blondasse dans les bras.


..

Un hurlement effroyable me sort de mon sommeil brutalement. Un hurlement féminin.. Mary-Jane.

..Merci pour la claque. De toute façon, c'est pas comme si je m'y attendais.

Ouais, en fait, j'ai ramené Mary-Jane chez moi. Elle était tellement faite qu'elle s'en foutait, tout ce qu'elle trouvait à faire, c'est baver sur mon épaule quand je la portais. D'une classe, j'vous jure. M'enfin, c'était..chou.

-POURQUOI JE SUIS EN SOUS-VETEMENTS, POTTER ? Hurle-t-elle à pleins poumons.

Je crois que c'est dans les moments comme ça qu'on dit au revoir à la Vipère, et bonjour à la Lionne.

Alors j'entreprends de lui expliquer qu'elle était -un peu- faite, et que pour pas abîmer sa jolie robe Chanel -une marque moldue-, je la lui ai enlevé avant de la foutre dans mon lit. Au sens propre du terme, bien sûr. Et après avoir pris une douche, tout en luttant pour ne pas m'affaler, je me suis changé en caleçon, et moi aussi, j'ai filé sous la couette..avec MJ à côté de moi. Ça n'a pas été simple, j'vous assure. Et puis, elle s'est accrochée à moi comme une sangsue à un rocher en marmonnant des mots genre « câlin », « repoussant », « stupide Potter », « toute seule ». M'enfin, elle me faisait flipper, donc je l'ai laissé là où elle était..j'ai peut-être caressé un peu ses cheveux pour la border..J'étais obligé hein ! Par quoi ? ..Hem, passons. Et on s'est endormi.

Partager le lit d'une femme qui « travaille pour vous », c'est assez étrange. Surtout partager le lit de MJ. C'est très étrangement plaisant et étrangement dérangeant.

Là, elle est furax, et je peux comprendre. Et avant de prononcer une autre phrase -qui après réflexion aurait été très arrogante, encore-, elle m'envoie un putain d'oreiller à la gueule, et se jette carrément hors de mon lit, attrapant au passage un tee-shirt bleu qui pendouillait dans mon armoire dont la porte était ouverte, et un short de sport..Tout ça à moi bien sûr..Je sais pas si ça va lui aller, mais tout ce que je sais, c'est qu'elle vient de se casser, avec toutes ses affaires..et certaines des miennes.

Sale blondasse.


Ouah avant de partir pour Maurice -mon avion est dans trois heures-, je vous poste ça ! Muahahahaha, je suis trop forte. Bref, je vais devoir filer vite fait.

Je sens que ce chapitre n'est pas à la hauteur des chapitres précédents, mais soit je reprendrais celui-là en rentrant, soit je me rattraperai au prochain chapitre.

GROS GROS MERCI à TOUS pour vos fantastiques reviews. Ça fait énormément de bien ! ENORMEMENT . X3

MERCI MERCI. Je ne le dirais jamais assez u_u

Gros bisous à vous. (J'espère avoir une boîte mail remplie en revenant hein ! :p:p haha)

Valouw.