Et voilà un gros troisième chapitre :) ! Je ne voulais pas le couper comme les autres car l'action aurait été trop lente sinon !
Merci à vous de lire l'histoire et de me laisser des reviews ;) ca m'oriente pour écrire les chapitres !
Un grand merci à vous tous également, vous êtes mon rayon de soleil: Miyu-Chou,Tsukii-aii, Dayvis D. Pumpkin's Luys, Trafalgar-Lucia, Naelye, Claudio, Greawenn, Miss-Senna, DJ-Mya972 !
Chapitre 3
Il te faut moins d'une semaine pour arriver sur l'île où l'enfant s'est perdu. Oui ! L'île ! Pourquoi ces foutues villageois ne le cherchent pas ? La marine a autre chose à faire que d'engager un espion aussi doué que toi pour si peu ! Ce gosse est-il vraiment important ? Certainement pas à en croire les descriptions, tout ce qu'il y a de plus banale.
Tu ne sais pas pourquoi mais tu demandes au navire marchand sur lequel tu as fait voyage de ne pas te déposer en ville. Le capitaine accepte et te dépose un peu plus loin. Tu commences vraiment à avoir un mauvais pressentiment, presque proche de la paranoïa...
Tu entends de la musique en provenance du village. Pour une île où les enfants sont kidnappés les parents ont l'air plutôt contents...
Néanmoins quelque chose d'autre attire ton attention, il y a beaucoup de marines dans les environs.
Tu décides de te faufiler, restant avant tout discrète.
- Toujours pas ? s'exclame un marine.
- Peut-être que ça ne sera pas la peine finalement... répond le second.
- Peuleupeuleupeuleu, fait un escargphone. Gotcha.
- Alors, les enfants ? demande une voix.
- Nous en avons envoyé quelques uns, répond le marine.
- La cible ?
- Introuvable.
Est-ce que ta cible serait la même que la leur par hasard ? Ces faux marines doivent donc chercher le même garçon que toi ?
- Étrange... rappelez moi quand vous l'avez trouvé.
- Bien.
- Gotcha.
Tu vas devoir te faire très discrète dans cette ville... si les habitants croient que ces hommes font partis de la marine et que tu es contre eux, alors forcement tu seras jugé comme un mercenaire ou quelque chose qui s'en rapproche. Et c'est plutôt impossible de faire entendre raison à autant de personnes quand on est seul.
Vêtue d'une cape marron foncé tirant vers le noir (achetée à la va-vite dans un magasin), tu t'engouffres dans cette ville assez jolie il faut dire. Luxueuse presque.
Peut-être que le garçon porté-disparu a des parents aux moyens assez importants et qu'ils ont payé un espion pour récupérer leur fils de ces malfrats ? Surement...
Nullement la peine de dire que ton manteau fait plutôt tâche avec toutes ces personnes aux gouts plutôt colorés. Il te faudra attendre la nuit pour aller chercher le petit.
Heureusement que les instructions signalant sa position sont assez clairs, tu as très bien pu cerner l'endroit.
A la nuit tombée, tu passes par les toits.
Très vite tu esquives plusieurs gardes.
Tu es proche.
- Alors petit ? On te fera pas de mal, promis ! s'exclame un marine.
Mince ! Tu les entends, ils l'ont trouvé avant toi ! Pas étonnant avec tout le retard que tu as pris à cause de ce foutu Trafalgar.
Tu sautes, enchaines par un premier coup de poing, coup de pied. Tes ennemis sont désormais entrain de se tenir le ventre.
- Ça va ? Ne crains rien petit, je suis de la marine, t'exclames-tu. Tu vas me suivre.
- Hein ? Quoi ? s'exclame le petit en te regardant toi et les hommes à terre. Mamannnn !
Il commence à pleurer. Alala ces garçons, tous des chochottes !
Attends une minute ? Maman ? Alors pourquoi en te demande de ramener le petit à se mère s'il y est déjà ?!
- Elle est là ! C'est bon ?!
Un piège ? Contre toi ? Mais attends tu es de la marine, c'est quoi ce bordel ?!
Un filet est lancé sur toi. Le petit, quant à lui, part se réfugier dans les jupons de sa mère qui vient d'arriver.
- Tenez madame, merci pour votre coopération, s'exclame un marine en donnant une bourse de berrys à la femme et son enfant.
- Il était temps ! J'en avais marre de vous voir jouer cette comédie tout le temps, s'exclame la femme.
- Désolé madame, il semblerait que nous ayons sur-estimer notre cible.
- Bien, bien, partez maintenant !
- Alors on jouera plus jamais aux pirates et à la marine ? s'exclame le gamin.
- A la prochaine petit ! s'exclame un des deux marines.
Plusieurs marines sont sur les toits. Tu es désormais prise dans un filet.
- Oï ! Qui êtes-vous ?! tentes-tu dans l'incompréhension la plus totale.
- La marine, et les traitres on les exécute ici ! s'exclame un homme sur le toit.
Impossible, tu ne veux pas le croire.
- Traitre de quoi ?! réponds-tu.
- Fais pas comme si tu savais pas, rétorque un deuxième. Tu as vendu des informations à l'empereur Kaidou. Des informations capitales à ce qu'il parait ! Tu as foutu un sacré bordel dans la marine.
- Hein ?! Mais non ! Je n'ai rien fait !
- C'est ce qu'ils disent tous...
- Mais non je vous jure ! Je n'y suis pour rien dans toute cette histoire !
Au début, tu ne pensais qu'à prouver ton innocence, mais très vite tu comprends qu'il ne s'agit pas d'une simple erreur...
Tu es en joug de tous les marines présents autour de toi...
Tu as connu pire comme situation, enfin presque !
Le filet n'est pas fait en granit marin... plutôt une sorte de corde à moitié métallique. Tu te rappelles de la fois ou tu as du jouer le rôle d'un épéiste pour une de tes missions d'espionnage. Ce que la marine t'avait appris allait te servir contre la marine...
Soit. Tu n'es pas sur qu'ils fassent partis de la marine toute façon. Mais c'est plus que plausible...
Est-ce que Trafalgar savait quelque chose sur ta mission ? Non, surement une coïncidence.
Alors qu'un marine prend le bout du filet pour te trainer comme du poisson pas frais, tu commences à découper doucement les tiges. Pour ne pas te faire chopper tu fais ça très très discrètement. Dans l'angle mort de tous les marines présents, y compris le tien. Ce n'est pas vraiment évident et il te faut bien une demie-heure pour faire un trou assez grand.
- On est arrivé au port, on va... Oï ! Elle est passée où ?!
Les marines regardent le filet vide, et aperçoivent une ombre au loin. Ils commencent à tirer dessus.
- Arrêtez ! Bande d'imbéciles ! s'exclame leur supérieur. Il ne faut pas tuer de civiles ! Nous sommes de la marine, pas de vulgaires mercenaires !
- Mais chef, proteste un.
- Nous allons boucler le périmètre, elle n'ira pas bien loin de nuit.
Tu continues à courir comme une folle.
- "Il ne faut pas tuer de civiles", répètes-tu. Merde alors ils sont vraiment de la marine ! Mais alors pourquoi je suis leur cible, pourquoi ?!
La marine est tout pour toi, tu as vécu tellement de choses, tu connais tellement de monde, pourquoi ?!
Une douleur à la poitrine s'installe doucement. Non, tu n'as pas le temps d'être sentimentaliste, il faut que tu t'échappes maintenant.
Tu continues à courir. Tu sens un liquide couler le long de ton bras, comme de la pluie. Tu lèves la tête, il ne pleut pourtant pas. Ton bras, mince, tu t'es faite toucher finalement. Tu regardes vite fait ton corps. Aucune autre blessure à déplorer. Ça ira pour cette fois... Non ça n'ira pas tu t'es faite trahir ! Mais il doit y avoir une explication, il y a toujours une explication !
Aucun navire ne partira de nuit, pas sur cette île du moins. Tu vas devoir te cacher, bien que cela soit difficile car ton sang ne cesse de couler. La blessure n'est pas très grave en soit, seulement gênante en raison des traces qu'elle laisse. Bien, tu vas te cacher pour la nuit. Tu prendras le premier navire en partance pour n'importe où dès demain matin.
Le lendemain, après une nuit sans sommeil, tu parviens à faire ton chemin jusqu'au port. Comme tu peux t'y attendre les marines surveillent les bateaux qu'ils peuvent, par "peuvent" tu entends que les pirates et autres bandits ne doivent pas les laisser faire... Ta mâchoire se crispe. Pour cette fois ça ira, tu vas monter à bord d'un vaisseau pirate, il faut bien t'échapper.
Quelque chose te chiffonne. Tu n'es jamais montée sur un navire pirate à des fins personnelles, c'est à dire en tant que toi même, pas une couverture. Et bien il y a un début à tout. Mais certainement pas à la piraterie c'est sur !
Tu vas devoir partir de ce coté du port pour aller vers l'autre, celui qui est mal famé.
Doucement tu y vas. Tu n'as pas eu le temps de bander ta blessure avec l'escapade que tu vis en ce moment. Ça devra bien attendre de toute façon, tu n'as plus qu'à espérer que ça ne s'infecte pas.
Finalement tu arrives vers ce coté du port dont tu aurais préféré ne pas connaitre l'existence.
Tu fronces les sourcils à la vue de cet homme, impossible, il te suit ou quoi ?
Qu'est-ce qu'il fait encore là ce Trafalgar ? Plutôt mourir que de lui demander son aide, puis de toute façon il a dit qu'il te tuerait si tu recroisais son chemin. Bien, tu vas prendre un navire au hasard. Tu as l'habitude de te déguiser, mais là tu n'as pas le temps. Tu espères que cela ne tournera pas au drame si quelques hommes, ayant surement navigué depuis trop longtemps, auraient quelques pulsions.
Tu prends le premier bateau qui arrive. Tu as visé juste. Ce ne sont pas des pirates mais des mercenaires, ce qui est légèrement diffèrent bien que la nuance soit vague. Aussi il y a des femmes à bord, le voyage ne devrait pas poser problème.
Tu les payes pour voyager jusqu'à la prochaine île. Rien d'étrange ne s'est passé, le médecin de bord t'a même soigné. Finalement ils étaient plutôt sympa...
Alors qu'ils font un crochet près d'une île pour te déposer, tu te rends compte que tu as vidé toute ta fortune (gentils mais cupides ces mercenaires ! En même temps qui ne serait pas gentil avec une telle somme proposée ?).
Tu as assez pour... pleurer sur ton sort devant un verre d'alcool. Que veux tu faire de toute façon ?!
Les évènements d'avant-hier t'ont fait réfléchir: tu t'es faite trahir, c'est sûr ! Akainu en personne t'a donné les ordres, aussi bien que tu ne pouvais pas les refuser... On t'a tendu un piège, et quoi de mieux qu'une mission qui tourne au drame ? Ils ont surement jugé qu'en tant qu'espion tu en savais trop, ça ne serait pas la première fois qu'un espion disparait pour trahison... Tu n'es pas stupide...
Tu rentres dans le premier bar que tu trouves. Tu t'installes lourdement sur la première chaise que te trouve.
Le barman te regarde amicalement.
- N'importe quoi, pourvu que ça soit fort, réponds-tu les yeux dans le vague.
- Ohhh, une peine de cœur c'est ça ?
- On va dire ça...
- Retour au Présent-
Et nous y voilà ! Toi, entrain de déprimer sur ton sort, en pleine nuit ! Non seulement tu as été trahi par la justice mais en plus tu es surement devenu une hors la loi. Le pire c'est que tu ne le voulais pas ! Ce qui choisissent cette voie c'est leur problème mais pas toi ! Après toutes les fois où tu as mis ta vie en danger, entre parenthèse même, c'est comme cela qu'ils te remerciaient. Cela ne serait jamais arrivé si Aokiji avait pris la relève plutôt qu'Akainu...
Mais il fallait s'y attendre tu avais travaillé sur beaucoup de missions capitales, très dangereuses, et avec brio... c'était fini de ta carrière, fini de toi, et, sans trop savoir pourquoi tu avais fini par blâmer Trafalgar. En réalité Trafalgar n'avait rien fait, il avait juste retardé l'inévitable, mais c'était quand même sa faute ! Il te fallait un bouquet misère et qui de mieux que le sombre chirurgien de la mort avec son petit air de "je-sais-tout" ?!
Alors que tu finies la bouteille d'un trait, le barman te regarde étrangement.
- Je pense que vous devriez vous arrêter là, vous allez finir par tomber dans le coma, dit-il concerné.
- Vous savez quoi ?! Si je recroise cet empaffé je lui ferais manger son ours par le nez ! Avec du miel !
Ok, tu es complètement saoul et tu ne sais plus quoi raconter. Tu viens de perdre ton rang, tu en as marre, tu ne reverras jamais plus tes amis marines de la même façon (c'est à dire qu'ils te traqueront maintenant), tu ne vivras plus jamais dans la tranquillité, perpétuellement traquée parce que tu as suivi les ordres...
Quelqu'un s'installe à coté de toi et te fais du gringue. Tu veux lui casser la bouteille sur la tête mais tu le loupes et tombes sur le sol. Tu n'as jamais autant bu, tu ne savais même pas que c'était possible de boire autant sans en mourir !
Il marmonne quelque chose, tu en as marre, tu sors du bar. Et en plus tu as plus un berry en poche maintenant !
Alors que tu tentes de marcher droit (en faite tu marches complètement en zigzague) tu fonces dans une poubelle. Tu commences à l'insulter et lui taper sur le couvercle.
Tu es seule dans ce dangereux et impitoyable nouveau monde maintenant.
Tu vois de la lumière. C'est bon tu es morte... A moins que ce soit le soleil qui se lève. Ça fait combien de temps que tu n'as pas dormi ? 3 jours ? Au moins !
Tu tombes sur le dos. A quoi bon continuer ? Peut-être que si tu te rends à la marine un arrangement peut-être trouvé ?
Quelqu'un te cache le soleil. Encore lui...
- Suis moi, s'exclame-t-il.
Le suivre ? Il est drôle tu ne peux même pas te lever alors marcher ! Et encore plus suivre quelqu'un !
Tu éclates de rire.
Le chirurgien soupire.
- Penguin, Shachi, ordonne-t-il.
- A vos ordres Capitaine, s'exclament les deux pirates.
Sans trop savoir comment tu te retrouves devant un sous-marin jaune canaris. Comment tu as bougé au faite ? Ton âme se serait-elle séparée de ton corps ? Donc la lumière que tu as vu était bien ce long tunnel blanc et pas le soleil ?
Tu es prise de nausées. Pas étonnant avec tout l'alcool que tu as picolé.
Pendant près de deux jours tu vas dessaouler. Tu vas vraiment souffrir et pas seulement à cause de l'alcool, mais le troisième jour tu te réveilles enfin.
La première chose que tu fais c'est aller dans une salle de bain pour te passer de l'eau sur le visage. Tu as une sale tête, tu es livide, les cheveux en bataille, bref, tu as connu mieux.
La deuxième chose que tu fais c'est te demander où tu es. Tu tournes et retournes sur toi même, du métal partout ?
- Oh mon dieu ! hurles-tu. Je suis en prison !
Quoique la prison semble un peu trop luxueuse à ton goût. Tu tentes de sortir de cette chambre comportant une petite salle de bain.
Visiblement la porte n'était pas fermée. Alors que tu l'ouvres, deux mecs te tombent dessus.
- Excusez moi, s'exclame celui qui porte une casquette avec "penguin" marqué dessus.
- Tu es une vraie femme ? demande le deuxième.
- Sortez d'ici ! cries-tu en les repoussant et refermant la porte derrière toi. Oh mon dieu ! Mais dans quoi je me suis fourrée ?!
Tu attrapes tes cheveux, c'est pas possible, tu es où ?!
Quelqu'un toque.
- C'est encore nous ! On est désolé ! On voulait pas te faire peur !
- Vous êtes qui ? demandes-tu peu confiante (être sous couverture était largement mieux, être toi, c'est juste trop difficile !).
- Moi je m'appelle Sha...
- Mais non, s'exclame le deuxième. Elle ne doit surement pas savoir où elle est !
- Je suis où ? demandes-tu.
- Sur le bateau des Heart Pirates !
- Des... pirates ?! cries-tu en ouvrant la porte. Les Heart pirates, et votre capitaine...
- C'est le chirurgien de la mort, Trafalgar Law, répond Shachi.
Tu baisses la tête, songeuse. Ça aurait pu être pire, enfin surement, y'a toujours pire. Un équipage de pirates hein ? Tu vas les utiliser comme protection, ça sera plus simple, la marine aura plus de mal à t'attraper comme ça. Seule tes chances sont minces, et ça, leur capitaine doit le savoir, sinon pourquoi avoir pris une marine sur son bateau ? Avait-il tout prévu ? Était-il celui qui avait lancé de fausses rumeurs te concernant ?!
Tu sors de la chambre, comme une fusée, tu ne peux pas te permettre d'avoir ta réputation salie par un pirate ! L'espoir revient, tout n'est sans doute pas perdu !
- Votre capitaine, demandes-tu, il est où ?
Les deux zigotos te suivent en t'indiquant le chemin.
- Capitain, s'exclame Shachi, on...
Il n'a pas le temps d'en dire plus que tu rentres comme un ouragan dans un bureau étriqué.
- C'est toi, hein ? dis-tu les yeux plein d'espoir.
- Pardon ? demande-t-il en fronçant les sourcils.
- Tu as ruiné ma réputation ! La marine m'a déchu de mon poste, c'est toi hein ?
La fin de ta phrase sonnait plus comme une supplication qu'une accusation.
"Pitié" penses-tu "dis moi que c'est toi, que tout ceci est réparable !"
- Non, annonce-t-il froidement.
Tu fermes les yeux un moment, alors il n'y a vraiment rien à faire...
- Pourquoi m'avoir fait venir à bord ? demandes-tu enfin.
- J'ai besoin de tes talents d'infiltration, dit-il en souriant machiavéliquement.
En attendant Shachi et Penguin s'en vont, vous laissant seuls.
Tu es curieuse alors tu en demandes plus. De plus ton métier t'a appris que les opportunités font la vie.
- Punk Hazard ? demandes-tu.
- Exactement.
- Il n'y a rien de particulier sur cette île, elle est fermée depuis l'incident du docteur Vegapunk et la bataille entre Akainu et Aokiji.
- Je n'y crois pas, s'exclame le médecin. D'après plusieurs rapports de la marine, des liens peuvent être établis entre la disparition d'enfants et cette île.
- Depuis quand le chirurgien de la mort s'intéresse à des enfants ? lances-tu sarcastiquement.
- Non, pas les enfants, mais ce que contient l'île et qui la dirige.
- Je vais devoir inspecter beaucoup de choses, de plus ça ne m'étonnerait pas que je sois traquée maintenant. Ça va m'être plutôt difficile, ou disons plus que d'habitude. En tant que shichibukai tu auras plus accès au...
- Détrompe-toi, même en tant que shichibukai je n'ai qu'un accès très limité aux archives, je reste un pirate.
- Au cas ou tu ne serais pas au courant je ne fais plus partie de la marine.
Quelques minutes plus tard Bepo décide de passer voir si son capitaine veut du café ou quelque chose de ce genre. Alors qu'il va pour toquer, il entend des cris et décide d'ouvrir la porte.
- Oï, capitaine, qu'est ce qu'il se passe ?! s'exclame l'ours.
- Moi ?! cries-tu en mode berserker. Moi ?! Infiltrer la marine ?! Sous une fausse identité ?! La marine ?! Pour de faux ?!
Tandis que tu hurles, à chaque réplique tu lui jettes un de ces précieux livres à la figure. Il esquive tout et son expression reste de marbre. Il avait prévu le coup.
Bepo tente de s'interposer, tu lui lances un livre à lui aussi.
- Je ne veux plus avoir à faire avec la marine ! Jamais ! Jamais ! Tu m'entends Trafalgar !
- Ça suffit ! s'exclame Bepo.
Tu t'arrêtes, sors en trombe de la pièce. Tu retournes à la chambre que tu occupais il y a quelques heures.
Tu claques la porte derrière toi et te jettes sur le lit. Attrapant le premier oreiller que tu vois, tu engouffres ta tête dedans. Pour qui se prend ce brun ?! Est-ce qu'il réalise ce qu'il te demande ?
Plus loin dans le couloir:
- Je pense qu'elle pleure, s'exclame Penguin derrière la porte.
- Mince, ça doit pas être facile, s'exclame Shachi. Peut-être qu'on devrait la consoler ?
- Tu crois ? Je ne crois pas...
- Oh mais moi j'en suis sûr, répond-t-il avec du rose sur les joues.
Ils ouvrent la porte et reçoivent un coussin en pleine figure.
- Sortez d'ici ! hurles-tu.
Ils s'exécutent.
- On devrait aller chercher le capitaine non ? demande Shachi.
- Je pense que cela ne changerait rien, voir ça serait pire, tu connais la délicatesse du capitaine, hein ?
- Ouais... soupire-t-il. Peut-être qu'avec Bepo ?
- Va savoir, dit Penguin en aussi les épaules.
Plus loin dans le sous-marin...
- Capitain ? demande Bepo, assis sur un grand lit.
- Hm ?
- Vous... vous ne pensez pas que... enfin ? Je suis désolé, je n'aurais pas du dire ça.
Law regarde Bepo s'excuser sans vraiment savoir pourquoi.
- Parle Bepo.
- Vous lui demandez quand même de continuer à faire ce pourquoi elle a été... enfin vous savez...
Il penche la tête sur le coté, songeur. En même temps il a vraiment besoin de ces informations. Et puis il t'offre de l'argent ainsi que sa protection du à son titre de shichibukai, ce n'est pas négligeable dans le nouveau monde. Tu n'es pas vraiment en mesure de refuser une telle offre à vrai dire, et il le sait parfaitement.
- Et que devrais-je faire, selon toi, Bepo ? soupire le chirurgien comme s'il parlait à un enfant.
- Vous ne la voulez pas dans l'équipage ?
- Non.
- Mais vous lui avez pourtant sauvé la vie !
- Je lui ai rendu cette feuille, rétorque le chirurgien comme preuve que ta vie lui importe peu au final.
- Mais je ne comprends pas, un coup le capitaine la sauve et un autre coup il...
- Sans cette feuille elle n'aurait jamais quitté la marine. J'ai tout d'abord pensé qu'elle ne serait pas assez forte pour survivre au piège tendu par la marine, mais j'ai changé d'avis, voilà pourquoi je lui ai redonné la feuille. Avec ou sans la mission faite, la marine aurait fini par vouloir la supprimer. Un espion qui en sait trop est un espion mort. Moins on interfère dans ce genre de complot mieux c'est. De plus elle ne peut pas me blâmer pour ce qui est arrivé, ce qui est à mon avantage.
- Mais comment vous lui avez pris cette feuille d'ailleurs ?
- Je lui ai foncé dedans, j'ai profité de son inattention pour récupérer le document.
- Vous la connaissiez d'avant alors ?
- Je savais vaguement qui c'était, tu me sous-estime Bepo.
- Pardon Capitain !
- Tchh, sourit-il. Maintenant qu'elle n'a plus rien elle ne peut qu'accepter l'offre que je lui fais.
- Quelle offre ? murmures-tu à coté de Bepo.
Pendant un moment l'expression du chirurgien t'amuse. Un gamin pris sur le fait. Mais le shichibukai se reprend bien vite. Quel arrogant celui là.
- Tu m'avais pourtant dit que tu n'avais rien avoir avec tout ça, dis-tu.
- Je n'ai rien avoir avec... commence Trafalgar.
- Mais le capitain a dit... intervient Bepo.
- La marine voulait te coincer, ne nie pas la réalité. Je n'ai joué aucun rôle capital dans cette affaire, se défend le médecin.
Tu ne dis rien. Tu réfléchis. Il a raison. La marine voulait te coincer, et Akainu lui même t'a donné l'ordre, tu ne pouvais rien faire... Tu te retrouves au chômage, pour ainsi dire.
- Pourquoi devrais-je accepter ta stupide mission ? demandes-tu.
Il sourit, se lève, et répond:
- Fais comme tu veux.
- Tu aurais bien pu me faire du chantage quand tu avais mon cœur entre tes mains, murmures-tu.
- J'aurais pu, dit-il toujours dos à toi, un fin sourire étirant ses lèvres.
- Il va falloir que je t'appelle "capitaine" c'est ça ? soupires-tu.
- Non, en échange de la protection que ce pavillon te donne, tu vas devoir récupérer autant d'informations que possibles sur Punk Hazard. Quand tu en auras assez je déciderai quoi faire avec ces informations.
- Et moi ?
- Tu seras libre de faire ce que tu veux.
Il te regarde, souriant à moitié.
- Très bien, j'accepte.
- Nous allons devoir planifier des rendez-vous, les denden mushis sont trop fréquemment écoutés par la marine. Viens, ordonne-t-il.
- Des rendez-vous ? Non mais je te connais à peine !
- Pas ce genre de rendez-vous, répond-t-il glacialement.
