(Point de vue de Bella)

Henri Frédéric Amiel a dit = Le mariage doit être une éducation mutuelle et infinie.

Voilà la plus belle définition du mariage, c'est du moins ce que ma mère m'a enseigné. Mais aujourd'hui je me rends compte que ce principe est sur le point de voler en éclat.

Bon c'est vrai que ce n'est pas comme si j'étais sur le point d'épouser un fugitif mais je dois dire que la tournure de ma vie à l'heure actuelle me fiche un peu la trouille.

Edward m'avait donné rendez vous au bureau de l'immigration afin de nous présenter officiellement en tant que futur mariés. J'avais un doute sur le bien fondé de cette démarche. Après tout ces agents voient défiler des dizaines de personnes chaque jour qui ferait n'importe quoi afin de pouvoir rester dans ce pays. Alors vous imaginez largement ce qui nous attend.

Edward m'attendait sur le banc en face de l'immeuble en question. Toujours super bien habillé. Je crois qu'en 4 ans je ne l'ai jamais vu porter autre chose qu'un costard cravate. En me voyant arriver, il s'est levé et s'est approché de moi.

« - Je vous remercie d'être venus.

- Je vous ai dit que je vous aiderais, je tiendrais parole. Dites moi plutôt ce qui va se passer là dedans.

- Rassurez vous ils ne nous poseront pas de question maintenant. C'est juste une petite présentation rien d'autre. Tout ce qu'on à faire c'est leur montrer qu'on est ensemble depuis peu de temps que nous sommes tombés amoureux et que nous somme sur le point de nous marier. Je dois avertir ma famille la semaine prochaine lors de ma conférence à Boston et vous…

- C'est l'anniversaire de mon père le weekend end prochain je suis censé lui rendre visite.

- C'est parfait. Nous ne pouvions exposer notre histoire au bureau sous peine de créer des conflits d'ordre moraux au sein de l'entreprise. Nous avons donc conservé cette distance afin de nous protéger.

- Vous pensez qu'ils vont croit tout ça.

- Oui n'oubliez pas que je suis avocat les plaidoiries ça me connait. Bon allons y. »

J'avais du mal à croire que notre plan fonctionnerait mais bon de toute façon nous n'avions pas le choix.

Et c'est là que tout à changer dans ma tête.

Nous avons toujours le choix. L'homme qui marchait à mes côtés n'a jamais fait preuve de la moindre gentillesse envers moi et aujourd'hui je suis là à voler à son secours tout ça parce que Monsieur n'a pas su gérer ses priorités. Je pourrais tout à fait le laisser se débrouiller et retourner chez moi. Mais finalement quand on y pense je me rends compte que cette situation ne doit pas être si facile pour lui. Il a beaucoup investi dans son acensions au sein de l'entreprise de son oncle et malgré les on dit et les a priori des gens, il a réussi à gagner non seulement le respect de son oncle mais aussi de ses collègues et des juges de la ville. Et je crois que c'est pour ça que je suis là dans cet ascenseur avec lui parce que je le respecte en tant que professionnel, surtout pas en tant qu'homme parce qu'il est clair que son côté relationnel lui fait cruellement défaut. Mais je ne peux que reconnaitre qu'Edward est un grand avocat. C'est uniquement pour ça que je lui laisse sa chance.

Nous arrivons dans une grande salle d'attente où des dizaines de personnes attendent de pouvoir entrer dans un bureau afin de pouvoir régler leur problème et vite. Nous nous présentons à l'accueil et au nom d'Edward Cullen, la secrétaire nous fait immédiatement entrer dans un petit bureau tout gris qui sent affreusement le tabac et qui est jonché de dossier tous très impressionnant quand à leur épaisseur.

Quelques secondes plus tard un homme petit et trapu arriva dans la pièce.

« - Bonjour je suis Mr Gilbertson.

Il ouvrit le dossier d'Edward et le parcourus rapidement.

- J'ai une question à vous poser. Est-ce que vous comploter une fraude ?

J'étais sûr que ça ne marcherais pas. L'homme me dévisageait littéralement, j'avais les mains moites et mon cœur faisait des bonds impressionnant dans mon estomac.

- Une fraude ?

- Oui vous savez un mariage blanc afin que Mr Cullen puisse conserver sa place privilégié dans ce superbe cabinet d'avocat ?

Je n'osais pas regarder Edward.

- Non c'est ridicule voyons.

- Bon laissez moi vous expliquer les choses clairement. Tout d'abord je vous ferais passer un test chacun séparément afin de déterminer si vos réponses sont celles que donnerez un véritable couple. Ensuite je ferais une enquête minutieuse, autrement dit note de téléphone, voisins, collègue de bureau, famille…Si jamais vos réponses ne sont pas parfaitement semblables je peux vous garantir que vous…

Il pointa du doigt Edward.

- Vous serez expulsé définitivement et vous jeune fille, vous aurez aux yeux de la loi commis un crime qui est passible d'une amende de 250 000 dollars assortis d'une peine de 5 ans dans une prison fédérale. Alors je vais vous poser la question une seule fois Mlle Swan, avez-vous oui ou non quelque chose à me dire ?

J'avais l'impression que la pièce se faisait de plus en plus petite autour de moi. Mon père aurait été là, il en aurait fait une attaque, moi la fille d'un shérif j'étais en train d'enfreindre la loi et pas qu'un peu.

- La vérité Mr Gilbertson c'est qu'Edward et moi…

Je sentis Edward se raidir à mes côtés et l'agent du gouvernement me souria ouvertement. J'expirais pour me donner du courage.

- Nous sommes tombés amoureux alors que ça n'aurait pas du arrivé. Je suis sa secrétaire et il est évident que notre histoire ne pouvait pas transparaitre sur notre lieu de travail.

- Je vois, bon autre point que je voudrais éclaircir, avez-vous avertis vos parents de votre prochaine union ?

- Je dois rencontrer ma famille la semaine prochaine lors d'une conférence à Boston, j'avais l'intention de leur en parler à ce moment et Bella devait rejoindre son père pour fêter son anniversaire le weekend prochain.

- Vous avez bien évidemment l'intention de leur en parler ensemble.

- Oui bien sûr Bella et moi…nous ne sommes ensemble que depuis 6 mois mais il est bien évident qu'elle m'accompagnera à Boston et je l'accompagnerais chez son père.

-D'accord je pense que j'en ai suffisamment entendu pour aujourd'hui donc je vous verrais tout les deux dans une semaine et demi. Lundi 02 novembre 2009 à 10h15, ne soyez pas en retard je déteste ça et surtout je vous jure que si je ne suis pas entièrement satisfait je ne vous ferez pas de cadeaux. »

Une fois à l'extérieur je gonflais mes poumons à fond et expirez de toute mes forces afin de reprendre un peu d'assurance, mes jambes tremblait et j'avais une furieuse envie de gifler Edward. Celui-ci regardait le sol.

« - Rassurez moi vous avez conscience de ce qui vient de se passer n'est-ce pas ?

- Oui…

- Ah ben dans ce cas tout va bien.

- Bella je sais que tout ça c'est…

- Non ne me dites pas que tout ça c'est dur pour vous parce que je tiens quand même à vous rappelez que je risque 5 ans de prison et 250 000 milles dollars d'amende, alors je vous préviens Edward si vous dites de ne pas m'inquiéter parce que tout va bien ce passer je hurle vous m'entendez. De toutes les horreurs que vous m'avez fait vivre en 4 ans celle là c'est franchement la pire. Je devrais vous laisser vous débrouiller tout seul. Mais non finalement je suis là, j'ai menti pour vous, je suis sur le point de refiler une crise cardiaque à mon père pour vous et Dieu seul sait ce qui m'attend lundi prochain encore pour vous !

Je soupirais. Bizarrement je me sentais mieux et Edward sembla s'en rendre compte.

- Vous vous sentez mieux ?

- Oui, bon c'est quoi la prochaine étape ?

- Il faut qu'on se mari à la mairie le plus rapidement possible.

- Qu'est-ce que ça va changer ?

- Dans le fond rien mais en fait si jamais notre rendez vous ne se passe pas bien ça nous permettra de gagner un peu de temps. Je prétexterais vouloir vous dédommager et une action en justice nous fera gagner une semaine peut être deux. Un divorce dans les règles de l'art, c'est une excuse pour mettre mes affaires en ordre et trouver un boulot au Canada.

- Vous avez vraiment pensé à tout. Très bien dites-moi où et quand ?

- J'appellerais la mairie demain matin à la première heure pour savoir comment organisé tout ça et je vous tiendrais au courant. Il faut que vous preniez contact avec l'hôtel de Boston afin que vous puissiez m'accompagner à cette conférence.

- Très bien, autre chose ?

- Non.

- Dans ce cas à demain au bureau.

- Oui. »

Il se retourna sans un regard de plus. Malgré tout ce que nous étions en train de vivre j'avais l'impression qu'Edward n'était pas prêt de changer son attitude envers moi et ça même si j'étais sur le point de lui sauvé la vie, enfin au figuré bien sûr.