"If you want to know what a man's like, take a good look at how he treats his inferiors, not his equals."
- J.K. Rowling, Harry Potter and the Goblet of Fire (Sirius Black)

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La première chose que Severus vit en se réveillant fut le soleil, déjà haut dans le ciel. Il était étendu sur le dos, qui étonnamment ne le faisait pas souffrir. Il s'étira, sentant une vague raideur au niveau de ses muscles anciennement déchirés, mais de manière générale, son corps semblait détendu et en bonne santé.

Il entendit une sonnerie au loin, et madame Pomfrey surgit de son bureau.

« Bonjour, M. Snape, comment vous sentez-vous ? » demanda-t-elle en arrangeant son oreiller.

« Bien, » répondit-il. Puis, notant l'angle du soleil à travers les hautes fenêtres, il se rembrunit et demanda : « Quelle heure est-il ? »

"A peu près onze heures. Je vais te faire apporter le déjeuner un peu en avance. » Elle fit quelques mouvements de baguette au dessus de lui, hochant là tête devant le résultat. « Y a-t-il quelque chose de particulier que tu aimerais avoir ? »

Onze heures… il avait dormi toute la nuit et la matinée ? Potter allait être furieux. « Madame Pomfrey, je dois partir. Mon maître sera mécontent si je ne…"

" … tombes dans les escaliers au moment où tu franchiras cette porte ? » interrompit Pomfrey brusquement. « Je te laisserai sortir après dîner, tout du moins, si l'effet des potions s'est dissipé, mais pas avant. M. Potter a survécu jusqu'ici sans vous, je suis sûre qu'il pourra y arriver encore un peu. »

"Mais c'est mon maître. Je suis censé le servir," argumenta-t-il, tentant de lui faire comprendre. Il ne pourrait pas supporter une autre punition aussi tôt. Il entreprit de se relever, et fut surpris de sentir soudain sa tête tourner. « Je dois y aller… »

« Non, tu dois t'allonger et laisser ton corps finir d'assimiler les soins que le Soigneur Wyatt et moi avons juste fini de t'administrer. James attendra. »

"Non. Il sera furieux." Snape sentit sa gorge se serrer.

"Severus…" elle laissa la phrase en suspens, cherchant visiblement à dire quelque chose sans parvenir à trouver les mots justes. « Je parlerai à James. Tu dois rester ici pour le traitement, de toute façon. Les cicatrices ont encore besoin de guérir, et nous essayons toujours de réduire les dommages au maximum. »

Réduire les… Snape eut l'impression d'avoir été jeté dans le lac en plein février. Les dommages, bien sûr, il y en aurait après ce que Lucius avait fait. Il frissonna.

« Qu'est ce que ça va donner, alors ? » demanda-t-il, sans vraiment souhaiter entendre la réponse.

Elle soupira, réarrangeant une série de flacons de verre.

« Tu auras des cicatrices, c'est inévitable. » Elle s'interrompit et se tourna pour lui faire face. « Mais elles seront probablement très légères. Si la guérison se passe comme prévu, il faudra y regarder de près pour les apercevoir. Je ne pense pas qu'elles réduiront ta… valeur de beaucoup. »

Snape hocha la tête et lui tourna le dos. Inutile de lui dire qu'elle se trompait. Un esclave avec des cicatrices était un esclave avec des cicatrices ; à cet instant, il ne valait presque rien. S'il obtenait ses diplômes à Poudlard et devenait un Maître des Potions, alors il vaudrait quelque chose, mais pour le moment, rien de ce que Potter ne pourrait lui faire ne pourrait le déprécier davantage. Sa seule forme de protection avait disparu.

Il se serait volontiers recroquevillé sur le lit, mais il craignait d'aggraver encore les cicatrices. Il resta donc là, ruminant trop pour apprécier le luxe inhabituel d'un lit et d'une couverture dans un endroit relativement sûr. Il mangea un peu au déjeuner, et, plus tard, au dîner, juste pour que Madame Pomfrey cesse de lui jeter des regards noirs. En dehors de cela, il fit mine de dormir.

Une fois qu'il eut fini son dîner, Madame Pomfrey le fit se lever et lui enleva ses robes d'hôpital. Elle le parcourut à nouveau de sa baguette, avant de passer sa main dans son dos.

« Regarde, » fit-elle en faisant apparaitre un miroir. « Elles sont à peine visibles. »

Les cicatrices étaient longues et sinueuses, légèrement roses. Madame Pomfrey l'assura qu'elles s'atténueraient jusqu'à virer en un blanc qui ne bronzerait jamais, quasiment impossible à distinguer sur sa peau pâle. Mais les cicatrices étaient cependant là.

Potter allait le tuer. Ou lui faire souhaiter qu'il l'ait fait.

Madame Pomfrey sortit quelques vieilles robes de Poudlard- Gryffondor à présent- et il les enfila. Il s'apprêtait à se diriger vers la porte quand il sentit une légère pression sur son épaule. Il leva le regard vers Madame Pomfrey.

"Severus… James n'est pas comme ton ancien maître. » Snape arqua un sourcil sceptique. Madame Pomfrey soupira et caressa son front du pouce. «S'il te plait, essaie de ne pas trop t'inquiéter, tu as seulement vu le pire de lui. »

Snape ne répondit rien. Il appréciait et avait trop besoin de l'infirmière pour exprimer tout haut ses réflexions amères. Il ne doutait pas de faire ressortir le pire chez Potter, pas plus qu'il ne doutait que, avec un pouvoir absolu entre les mains, le pire de Potter ne deviennent parfaitement insoutenable.

Mais Madame Pomfrey l'avait libéré, et il n'avait nulle part où aller à part la tour de Gryffondor.

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Il ne connaissait pas le mot de passe, mais il n'eut à attendre que quelques minutes avant que des bruits de pas ne se fassent entendre derrière lui.

« Bonjour, Severus. » La voix était douce, incertaine, mais impossible à ne pas reconnaitre.

Il vira sur ses talons, sa main cherchant sa baguette dans sa poche, pour faire face au garçon châtain au visage mince.

« Lupin, » siffla-t-il, se préparant instinctivement pour un combat, bien que Lupin l'ait rarement attaqué. Il eut un moment de panique quand il ne trouva pas sa baguette, avant de réaliser qu'il n'en avait plus et qu'il était l'esclave de l'ami du garçon lui faisant face. La panique se mua en une terreur contrôlée, qu'il parvint à ne pas afficher sur son visage grâce à toute l'expérience de sa courte existence. Il laissa ses mains retomber le long de son corps et, baissant le regard au sol, dit :

« Bonsoir, monsieur. »

"Monsieur? Je ne suis pas un professeur. Ni ton maître, par ailleurs." Il ne pouvait pas voir l'expression de Lupin, mais ses bottes usées remuèrent sous ses robes. « Tu cherches James ? »

Il leva les yeux, surpris et un peu déstabilisé par le ton. Puis il réalisa que Potter et Black n'étaient pas en vue ; Lupin était généralement inoffensif quand il n'était pas avec ses amis. Il se détendit légèrement. « Oui, en effet. Madame Pomfrey vient juste de me laisser sortir."

"Eh bien, il est descendu à la bibliothèque avec Sirius. Je peux te montrer la Tour, si tu veux."

Ah, c'était donc cela. Lupin voulait essayer la nouvelle acquisition de son ami, peut-être sans que celui-ci le sache. Potter voudrait avoir le premier tour, pas vrai ? Sauf que Snape était tout sauf vierge, et qu'il se pouvait bien que les garçons de Gryffondors soient plus partageurs que ceux de Serpentard. Il n'en avait aucune idée.

« Est-ce que… est ce que cela conviendra à mon maître ? » Il était difficile de prononcer ces mots, de reconnaitre sa position inférieure, tout en regardant son ancien ennemi dans les yeux. Il devrait pourtant s'y faire, il allait devoir les dire régulièrement à Potter. Lupin se mordit la lèvre avant de hausser les épaules.

« Je ne pense pas que ça l'ennuiera. Il est occupé avec Sirius. Ils cherchent… quelque chose. »

Snape hocha rapidement la tête et suivit l'autre garçon de l'autre côté du portrait. La salle commune était agréable et rouge, les Gryffondors lovés dans des fauteuils bien garnis, jouaient aux échecs ou discutaient près du feu. Cela lui rappela les scènes dont il avait été témoins dans la salle commune des serpentards. Comme pour lui rappeler que de telles scènes n'étaient pas pour lui, le ronronnement amical des conversations se tut pour faire place à un silence glacé. Il sentit les regards froids sur lui et souhaita plus que tout pouvoir être dans les dortoirs, et laisser Lupin faire ce qu'il voulait avait lui, avec un peu de chance, en privé.

Lupin jeta un regard circulaire à la pièce, puis à lui. En dehors de son air horriblement placide, il sembla sentir l'hostilité mutuelle.

« Pourquoi ne pas remettre les présentations à plus tard, quand tu te seras, heu, installé. » Sans attendre la réponse de Snape, il se dirigea vers un long escalier incurvé. Une fois passée la porte, il s'arrêta dans ce qui se trouvait être une chambre ronde, avec un demi-cercle de lits. Snape en compta cinq, chacun avec une fenêtre à la gauche de la tête. Intéressant. A Serpentard, les étudiants dormaient à trois par chambre, et chaque chambre menait à une autre salle commune plus petite, spécifique à chaque année. Quand Lucius était encore à l'école, Snape avait généralement dormi dans la salle commune des septièmes années. Il préférait cela, étant donné qu'elle lui offrait une certaine forme d'intimité quand les autres garçons dormaient, et que cela lui permettait de garder une lampe allumée pour étudier quand il en avait besoin. Il se demanda comment il arriverait à gérer le fait de ne pas avoir ce répit vis-à-vis de Potter et de son gang.

Il retourna son attention vers Lupin quand le garçon fit un geste vers le lit au bout du demi-cercle, le plus proche de la porte.

« Je suppose que c'est le tien. Il n'était pas là ce matin. Les elfes ont du l'apporter. » Il jeta un regard entendu à Snape, qui réprima un soupir et alla s'assoir sur le lit. A Serpentard, il aurait déjà été nu, en position sur le ventre, attendant, mais ce n'était pas Serpentard et il détestait l'idée d'écarter les jambes pour ces Gryffondors.

Il fixa le mur derrière Lupin, évitant de croiser le regard de l'autre garçon mais voulant tout de même savoir jusqu'où il pouvait s'en tirer. Rien ne se passa. Lupin était quasiment né-moldu, et peut-être était-ce logique. Il pouvait sentir le poids de ses yeux sur lui, pouvait sentir que Lupin tentait de rassembler son courage pour faire quelque chose, probablement se jeter sur le nouveau jouet de son ami.

Mais le courage dut lui manquer, car il se contenta de hausser les épaules et se tourna vers la porte.

« Je vais te laisser t'installer, alors… James ne devrait pas tarder. » Il resta un instant devant la porte, mal à l'aise, avant de sortir et de la fermer derrière lui.

Snape se rembrunit légèrement à la menace que sous-entendait les derniers mots, mais il était trop surpris par ce sursis inattendu pour la laisser peser sur son esprit. De toute façon qu'est ce que Lupin avait voulu dire avec son 'je te laisse t'installer » ? Ce n'était pas comme s'il avait quoique ce soit qui lui appartenait, et la chambre ronde toute simple n'était pas difficile à appréhender. Il se leva et fit quelques pas, appréciant la douceur et la chaleur du tapis disposé au centre de la pièce. Il ferait un bon lit, certainement meilleur que les pierres froides qui pavaient la salle commune de Serpentard. Il jeta un regard plein d'envie vers le lit, mais il doutait d'être autorisé à s'en servir, en dehors des fois où on le lui ordonnerait. Le lit supplémentaire était logique, inutile de laisser des taches humides sur les draps des autres garçons. La pensée lui était venue sans ironie aucune, une simple observation pratique, jusqu'à ce qu'il ne réalise ce à quoi il était en train de penser. Sa mâchoire se crispa comme si sa bouche avait été responsable des chemins tortueux qu'avaient pris ses pensées.

Finalement, fatigué de faire les cent pas, il se laissa glisser sur le tapis, remontant les genoux contre sa poitrine et laissant son menton pointu reposer entre eux. Il ferma les yeux et se perdit dans ses pensées.

« Je n'arrive pas à te croire, Cornedrue. » Sirius était adossé à un rayonnage, de cette manière élégante qui rendait Elena Bramschuckle folle, ses sourcils arqués gracieusement en marque d'incrédulité.

James ne répondit rien, mais jeta un parchemin roulé en boule à la tête de son ami, appréciant le bruit satisfaisant qu'il fit en atteignant le crâne exceptionnellement dur de Sirius. Sirius n'avait cessé de le harceler depuis qu'il lui avait parlé de son plan pour arracher Snape des griffes des Malfoy à la rentrée, mais depuis que Snape était arrivé il avait pris un ton résigné et boudeur.

"Esclave ou pas, il reste Servilius, et maintenant tu le fais dormir dans nos dortoirs sans même demander l'autorisation. » Il jeta un autre volume épais sur la table de la bibliothèque. James tressaillit, reconnaissant pour le sort de silence et le glamour léger mais complexe qu'ils avaient réussi à maîtriser quelques mois plus tôt. James avait reçu suffisamment de retenues à cause de la façon brutale dont Sirius traitait les livres de la bibliothèque. A présent, il se contentait de jeter un glamour sur la table qu'ils utilisaient. James se demanda brièvement s'il pouvait ou pas ordonner à Snape d'aller en retenue à sa place à présent, « mais écarta l'idée.

« Qu'est ce que je suis sensé faire de lui ? Je ne peux pas le laisser dormir sous la neige. »

Sirius tourna silencieusement quelques pages du livre avant de caresser le coin d'une page d'un doigt élégant.

« Si tu veux mon avis, flanque le dans la Cabane Hurlante et épargne nous tous ces ennuis. »

« Il n'est pas si stupide. Il comprendra, tu sais. »

« Et tu ne crois pas qu'il comprendra en partageant notre dortoir ? »

James eut la respiration coupée pendant un instant.

« Merlin, je n'avais même pas pensé à ça. Sirius… »

"… viens vite sortir mon stupide derrière du trou où je l'ai fourré?" Sirius sourit, puis haussa les épaules. "Il devrait y avoir un sort de lien qui l'empêche de dévoiler des informations qu'il sait être secrètes. Tiens, regarde. » Il glissa un autre volume épais sur le bureau du côté de James.

James jeta un œil à la page, qui confirmait ce que Sirius avait dit. Le sort de lien l'empêchait également de faire du mal à son maître ou à lui-même, et le plongerait dans un coma semblable à celui causé par la goutte du Mort-vivant s'il restait hors de la présence de son maître pendant plus d'un mois. Mais c'étaient là les seules restrictions placées sur l'esclave. Il était de la responsabilité du maître de faire respecter son autorité, et James tressaillit en lisant les méthodes suggérées par le livre, qui incluaient tout depuis l'étranglement jusqu'à la castration. Le livre avait sûrement été écrit avant l'invention de l'Imperius. En tout cas, James l'espérait.

"Il y a des trucs plutôt horribles, hein ? » Sirius était venu lire derrière son épaule. « Snape a probablement eu de la chance, Malfoy n'a pas les tripes pour la plupart de ces trucs. Par contre, s'il avait appartenu à ma famille… »

Mais James regardait toujours la page, les doigts crispés sur les bords du livre. Doucement, il ouvrit la page de garde du livre. Les volumes de la section interdite n'avaient pas de bordereau de retour sur la couverture, étant donné que les étudiants n'avaient même pas le droit de les regarder sans permission. Mais celui-ci en avait un, et l'écriture calligraphiée qui ornait la couverture indiquait : Lucius Malfoy, 25 septembre 1970.

Sirius repoussa le livre d'une main, comme s'il avait été couvert de quelque chose de visqueux et répugnant.

La vision du dos à vif de Snape revint à l'esprit de James avec une clarté soudaine : chaque ligne droite, nette, couleur noir-sang d'une peau qui n'était simplement pas là, leur régularité si parfaite que la peau semblait avoir été arrachée à l'aide d'une règle… James ferma sa gorge à la sensation brûlante qui montait de son estomac.

« Oui, eh bien, si quelqu'un le mérite, c'est Snape. » La voix de Sirius était neutre. James leva les yeux et vit que son ami arborait une expression presque hostile, bien que son regard évita les horribles images. James comprenait. Il voulait croire que Snape méritait tout ce qui lui était arrivé, mais il ne voulait malgré tout pas croire que qui que ce soit puisse mériter les marques qu'il avait vues sur Snape hier.

"Sirius…" il ouvrit la bouche pour raconter à son ami ce qu'il avait vu la nuit précédente, mais réalisa que le langage des adolescents males était insuffisant pour décrire cette horreur bien adulte. Il se contenta donc de conclure avec : « Laisse le tranquille pour le moment, d'accord. »

Sirius eut un hoquet outré. « Pourquoi ? Il ne peut plus se cacher derrière Malfoy, alors pourquoi est ce qu'on le laisserait ? Ce n'est pas comme s'il ne le méritait pas. »

Son expression était finalement revenue au ricanement familier propre à Servilius, mais cette fois, James ne put le regarder sans se sentir légèrement malade. Etait-ce ainsi que Malfoy avait regardé Snape avant de se mettre à le découper ?

« Il ne s'est jamais caché derrière Malfoy. » James fixait le livre, attentif à ne pas regarder les illustrations. « Et maintenant il est à moi, alors laisse le tranquille. »

Sirius resta silencieux un instant, mais James se contenta de regarder son doigt courir le long du livre. Finalement, il perçut un haussement d'épaule de Sirius.

« Très bien, si c'est si important pour toi. » Il désigna le petit tas de livres, traitant tous de l'esclavage et des liens à l'égard des esclaves, le débat à présent clos. « Tu veux que je t'aide à les faire sortir en douce ? »

James secoua la tête. Il ne voulait rien qui vienne de Lucius Malfoy dans son dortoir, mais il ne voulait pas non plus que Snape ne réalise qu'il ignorait à peu près tout concernant les esclaves, en dehors de leur existence.

« Tu m'aides à les remettre ? »

Sirius et lui eurent vite fait de replacer les livres de telle façon que Madame Pince ne verrait jamais la différence. Après toutes ces années à étudier les transformations Animagus, se glisser dans la section interdite et en ressortir, de même que subtiliser des livres, avait perdu de son attrait grisant et était juste devenu une habitude passablement dangereuse, comme de monter dans le Magicobus.

Quand ils eurent fini, ils réalisèrent que le dîner était passé depuis longtemps. Sirius se proposa pour descendre aux cuisines et chercher à manger, laissant vaillamment son ami regagner seul leur salle commune. James murmura un merci ironique et se mit en route pour affronter sa maison.