Chapitre 2 – Départ et arrivée

"Don't be afraid

What your mind consumes

You should make a stand

Stand up for what you believe

And tonight

You can truly say

Together we're invicible"

Pourquoi, mais pourquoi "Invicible", vient perturber mon sommeil ? Ou alors ça fait partie de mon rêve. Mais c'était quoi ce rêve déjà ?!

J'ouvre un oeil, tourne la tête vers mon réveil, 5h.

CINQ HEURES DU MATIN ?! MON DIEU ! C'est quoi encore ce bordel ?!

Je suis sensée être en vacances, alors pourquoi ce pu**** de réveil sonne t-il aussi tôt ?!

Reconnecte tes neurones ma grande, t'es dans ton lit, chez toi à Phoenix. Tu habites avec une vraie folle, mais tu l'aimes trop pour appeler les messieurs en blanc. Et aujourd'hui vous devez prendre pour l'avion pour New-York.

Voilà, c'est ça ! NewYork !

New York ?!

Oulaaa 2 min ! On devait pas partir avant 2 jours ! Alors pourquoi j'ai le sentiment d'avoir raté la compagnie ferrovière entière ?! Et pourquoi hier soir j'ai pas calculé le truc, quand elle a dit qu'Edward venait nous récupérer à l'aéroport demain ? Donc aujourd'hui !

"Parce que t'étais encore une fois dans ta bulle et que t'as pas fais attention ! Alors t'en prends pas à Lili !

Je vais me gêner, tiens !

T'es pas cool là !

Oh TG la voix !"

- ALICE MARIE CULLEN JE VAIS TE TUER !

Je crois que Pikachu, a omis de préciser certains détails hier soir ! C'est tout à fait réveillée que je sortais de ma chambre comme une tornade, pour me jeter sur la porte de la sienne.

- Alice si tu tiens à la vie, ouvre cette porte immédiatement !

Pas de réponse. Frappe plus fort Bella !

- Aliceeeeeeeee !

- Bella, si tu continue on sera obligées de changer la porte !

Une voix derrière moi ? Donc Alice n'est plus dans sa chambre. Ok, alors pourquoi cette nouille ne m'a pas répondu avant ?!

- Alice, mais qu'est ce que tu fous déjà debout et... habillée ?

Je vais lui enlever ce sourire narquois du visage, DE-FI-NI-TI-VE-MENT !

- Tu me connais. Je suis dans l'incapacité de fermer l'oeil quand je dois partir quelque part. Dormir est une perte de temps !

- Parles pour toi. Grommelais-je

Bon, finalement, je lui enlèverais un autre jour.

- Tu peux m'expliquer, pourquoi on part à New York aujourd'hui ? Si je me souviens bien, on devait partir après la fête nationale, non ?

- Oh...

"Oh" ? Une mort lente, pour bien la faire souffrir...

- Alice ?

- Oui, oui !

Je rêve ou elle s'impatiente ?

- Ok. Hier, Edward m'a proposé de venir plus tôt, pour pouvoir assister à quelques enregistrements. J'ai accepté, sachant que de toute façon, un ou deux jour de plus là bas, ne ferait pas de différence.

- Et ?

- Et j'ai changé nos billets pendant que tu rangeais la cuisine. Mais j'ai oublié de te le dire à première vue. Et puis c'est pas comme si t'avais des trucs important à faire ici. Me dit elle, avec une moue absolument craquante !

Comment vouloir tuer une bouille aussi adorable ?

- T'es fâchée ?

- Je l'étais.

- Mais tu l'es plus ?

- Pff... non !

- Oh Bella ! Pardon ! J'ai complètement oublié après ce qu'Edward m'a dit sur toi !

HEIN ?

- Tu peux préciser ?

- Oups...

- Alice !

- Promis je te raconte tout une fois qu'on sera dans l'avion. Mais là faut qu'on se dépêche, on décolle dans 4h !

- Franchement Alice ! T'as de la chance que je t'aime ! Une autre à ma place t'aurais déjà tordu le cou !

- Oui, bon, on va pas en faire un plat ! Ta douche t'attends ! Je te prépare tes fringues en attendant, mais fais vite !

J'ai le choix ?

Vu sa tête, non !

C'est avec une Alice survoltée, criant au travers de la porte de la salle de bain, que je profitais rapidement, très rapidement, de ma douche. Moi qui adore laisser l'eau couler sur mon corps, c'est raté pour aujourd'hui ! Pff... maudit lutin surexcité !

- Ton café, mademoiselle la raleuse !

Bon, ok, Alice est indispensable !

- Merci Pikachu !

- Un jour tu arrêteras de m'appeler comme ça.

- C'est ironique j'espère ?

- Non ! Réaliste !

- Dans tes rêves alors. Ris-je

- "J'ai besoin de rêver comme tout le monde"

- Euh... si tu pouvais m'éviter du J.B au réveil, ça serait top !

- Si tu crois que je te ferais ce plaisir, tu rêves aussi !

- Je me disais bien...

- Arrête de ronchonner et habille toi. Je vais mettre les valises dans l'entrée en attendant.

- Ok... Euh Alice, petit détail qui a son importance, on y va comment à l'aéroport ?

- Bella ! Il y a des gens dont le métier est d'emmener des personnes d'un point à un autre dans leur voiture. On appelle ça des...

- Taxis ?

- Ouiiiiiiiiiiii ! Bravo !

Alors ça c'était trop drôle ! Voir Alice sauter partout en tapant des mains, vallait son pesant d'or !

C'est donc à moitié écroulée de rire, que je la laissais s'occuper des valises et allais m'habiller.

Enfin... m'habiller avec les fringues qu'Alice m'avait préparé, était un vrai défit ! Je crois que la styliste a oublié qu'on n'allait pas à un défilé de mode, et donc que cette merveilleuse petite robe bleu nuit, serait très vite chiffonée après seulement 1h d'avion.

Me connaissant et avec ma malchance, si la robe arrivait sans une seule tâche ou accro à New York, on pourra l'inscrire dans le livre des records !

Oooooh mais c'est quoi ça ? Ok... un autre bout de tissu... non de dentelle.

Et il sert à quoi ? Elle s'imagine peut-être qu'une fois en vol, j'irais m'enfermer dans les toilettes avec le stewart ? Je sais que ma vie affective est plutôt en mode pause, mais je suis pas désespérée à ce point là !

"Ca c'est ce que tu dis !

Je l'affirme même ! Mon dernier mec remonte à 1 semaine !

Ouais un plan d'un soir.

Et alors ? L'amour ne m'aime pas, autant prendre du plaisir là où y en a, sans pour autant se promettre mariage et gamins.

Un point pour toi.

Petite voix 0 – Bella 1 hé hé

Qu'on s'attache et qu'on s'empoisonne...

Oh ta gueule la voix !"

Voilà que je me fais des dialogues mentaux. J'ai vraiment besoin de vacances !

Bon... Les sous vêtements c'est fait.

La robe c'est fait.

Reste les chaussures et connaissant Alice, je commence à avoir peur.

Rien dans ma chambre, ni dans le couloir. Dans la sienne peut-être ? Hum non, rien ne traine. Y a plus qu'à aller lui demander.

En arrivant dans le salon, je trouvais une Alice debout devant le canapé avec une paire de... Oh my god...

- C'est quoi ça ?

- Tes chaussures ! Me dit-elle avec un immense sourire.

- Alice...

- Fais moi plaisir Bella, s'il te plait.

Le chat Potté the retour !

- Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée Lili. T'as vu la hauteur des talons ? Même la Tour Eiffel se sentirait ridiculement petite à coté.

Bon d'accord, j'exagère un peu.

- Bella, Bella, Bella ! On sort de l'appartement pour rentrer dans l'ascenseur, de l'immeuble dans le taxi et du taxi dans l'avion ! Tu n'auras pas beaucoup a marcher ! Ensuite je t'autorise a te déchausser quand on aura décollé !

Trop aimable Alice ! Ruminais-je dans ma tête.

- Une fois à New York, Edward vient nous chercher et on file directement chez lui. Tu vois ! Pas de quoi t'inquiéter ma Bella ! (Je hais ce sourire victorieux !)

- Je pensais que depuis le temps, tu avais compris que je n'avais pas besoin d'obstacles pour me mélanger les pieds et m'étaler.

- Je serais là !

- C'est bien ce qui me fait peur !Dis-je avec un petit rire.Pff... va pour les talons ! Mais pourquoi cette tenue ? On va prendre l'avion et non assister à un défilé de chez Gautier.

- Ne mêle pas Jean-Paul à ça et puis peu importe les circonstances, tu es magnifique Bella, il serait temps que tu t'en rendes compte.

- Ok... éliminons Jean- Paul. Alors est-ce que ton cousin est inconsciemment responsable de cette... tenue ? Dis-je en montrant ma robe de la main. En ce qui concerne ma beauté, je pense qu'un petit rendez-vous chez le zieutiste s'impose Lili, t'es libre quand ? Personnellement je me vois très bien telle que je suis.

- Mon cousin ? Je vois pas de quoi tu parles. Et non tu vois rien !

- Mouais... je te connais suffisamment, pour savoir que ce qu'il t'as dit hier sur ma voix, n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Et sincèrement, vu ce que tu m'en as dit, je pense pas qu'Edward soit le genre de mec qui me plaise.

- On verra bien !

Sur ces mots, elle parti, en dansant presque vers la porte d'entrée, pour commencer à sortir les valises.

Il est 6h30 du matin et nous sommes devant notre immeuble, à attendre un taxi qui aurait dû être là depuis 30 min. Alice peste comme une furie dans son téléphone, mettant en doute les aptitudes de la standardiste à comprendre ce qu'elle dit. Pourtant c'est assez clair.

"- J'ai appelé hier soir pour commander un taxi qui devait être là à 6h. Il est 6h30 et nous avons un avion à prendre à 9h, à votre avis, pourquoi je suis en train de m'énerver ?

Oh non je ne prendrais pas en compte la circulation totalement inexistante à cette heure ci dans Phoenix ! Donc si votre chauffeur n'est pas là dans moins de 10 min, croyez moi que votre compagnie aura le droit à une publicité fracassante de la part d'Alice Cullen !

Oui je suis LA Alice de Cullent de Cullen Inc. Dans combien de temps ? Va pour 5min, mais pas une de plus !" Et elle raccrocha, sans même laisser le temps à la standardiste de répondre ! Ca c'est ma Lili !

C'est comme ça qu'on a vu un capot pointer le bout de son nez, accompagné par le reste de la voiture, à peine 2min après qu'Alice ait raccroché. Très utile d'avoir un nom connu dans le monde entier quand même !

Sur la route de l'aéroport, Alice étant silencieuse, je me replongeais dans mes pensées. Je suis un peu masochiste, j'adore me faire du mal en ressassant le passé. Même si pour une fois, ce passé était le plus sympa de tous.

"FlashBack"

Je hais cette école ! Je hais tous ces gosses de riches, qui se croient supérieurs à moi ! Je vais leur montrer qui est Isabella Swan ! Ma mère a vraiment de drôles d'idées parfois ! Comme si c'était important pour moi, d'aller dans l'école la plus réputée de Phoenix ! Elle comprendra jamais que moi tout ça je le fuis ! Heureusement ce soir, je vais au cinéma avec Charlie. On pourra passer un moment tous les deux, sans avoir les deux mégères dans les jambes.

Plus le temps passe et plus je me demande ce qu'il a pu trouver à ma mère. Elle est arrogante, imbue d'elle même, prétentieuse et trop démonstrative de la reussite sociale de son mari. Je n'aime pas les gens qui se vantent.

Danger ! Danger ! Une fille approche ! La moue contrariée s'impose. Qu'on me laisse tranquille !

Hmm apparemment c'est pas assez. Elle continue à avancer vers moi avec un grand sourire. Je vais donc me sociabiliser, comme dirait mon père. Il trouve que je suis une vraie petite sauvage, mais je n'aime pas les autres enfants, je les trouve immatures et je n'ai jamais pu trouver de points communs entre eux et moi. Je ne suis pas prétentieuse, j'aime juste être seule.

- Salut ! Je m'appelle Alice Cullen et toi ?

- Isabella Swan, mais je préfère qu'on m'appelle Bella.

- Enchantée ! Moi aussi je suis nouvelle. Nous sommes arrivés il y a tout juste 2 semaines avec mes parents et mon frère.

- Oh tu as un frère ? J'avais toujours voulu avoir un frère et pas cette pimbèche de Jessica !

- Oui, il s'appelle Emmett et a 12 ans. Tu veux que je te le présente ?

- Oui pourquoi pas. Je ne sais pas pourquoi, mais j'adore cette fille ! Elle a vraiment pas l'air comme les autres !

Elle me pris par la main et m'emmena vers un groupe de garçons.

- Hey Em' !

- Hey ptite soeur !

- Je te présente Bella, elle est dans ma classe. Bella je te présente mon gros nounours de frère !

- Alice !

- Oui ? Dit-elle avec un immense sourire

- Rien. Salut Bella, j'espère que tu te plairas ici. Tu vas voir, on s'y fait vite. Dit-il avec un clin d'oeil. Et si tu as besoin de quoi que ce soit, hésite pas à venir me voir. Autre clin d'oeil.

- Bah... euh... Merci Emmett. Mais je sais me défendre toute seule tu sais. Dis-je en lui rendant son clin d'oeil.

- On vous laisse les garçons ! Em', oublie pas qu'on rentre avec le bus ce soir.

- T'inquiète Lili.

Suite a ces mots, il attrapa Alice par la taille, pour lui faire un énorme calin. Voyant que je les regardais ahurie, il m'attrapa aussi pour m'en faire profiter.

A partir de ce moment là, Alice et moi, nous ne nous sommes plus quittées. Partageant tout. Du goûter aux garçons (bah ouais, c'est ça être amies !) en passant par Emmett. Ce dernier assurait le rôle de protecteur. N'hésitant pas à faire comprendre à certain types, qu'ils vallait mieux ne pas nous approcher.

Qu'est ce qu'on a pu faire comme bétises ! Comme la fois ou après l'école, ayant raté le bus à cause d'Emmett, nous avions décidé de passer par la propriété des Newton. Cette dernière jouxtait celle des Cullen, mais pour arriver chez Alice, nous devions faire un immense détour.

Seul soucis, les Newton détestaient Carlisle et sa famille, aujourd'hui encore on ne sait toujours pas pourquoi. Jalousie d'après Esmée.

Cet après midi là nous étions assoiffés et épuisés après 2h intensives de sport. La route par devant nous semblait vraiment trop longue, donc après avoir échangé un regard complice, nous nous engagions sur le sentier menant chez les Newtons.

Ce chemin, bien que plus rapide, passait juste devant la véranda de leur maison. Habituellement à cette heure là il n'y avait personne. Habituellement...

En arrivant près de la piscine, nous entendimes des gémissements et des petits cris de goret.

Quelle ne fut pas notre surprise de voir Mme Newton dans les bras de Mr Marks le pharmacien. Et vu la position qu'ils avaient, celui-ci devait très certainement faire un test pour les préservatifs qu'il vendait.

Discrètement Emmett attrapa un seau et alla le remplir à la piscine. Puis il nous dit d'aller nous cacher et de profiter du spectacle.

Il s'approcha doucement du couple, et au moment fatidique renversa le seau sur la tête du pauvre Mr Marks, lui coupant tous ses effets ! Sans même attendre une réaction, Emmett s'enfuit à toutes jambes pour nous rejoindre. Nous étions tous les 3 tordus de rire en arrivant chez les Cullens, mais vraiment fiers de notre débilité.

On a pas entendu parler de cette histoire. Les 2 protagonistes ont dû avoir peur des répercussions que ça aurait pu avoir. Mais dés qu'on allait à la pharmacie, ou qu'on croisait Mme Newton, les regards que chacun d'eux nous lancait, étaient assassins.

"Fin du flasback"

C'est comme ça que se passa mon adolescence et à aucun moment je ne me souviens d'avoir croisé Edward.

Edward ? Mais qu'est ce qu'il vient faire là lui ?

- Bella, on est arrivées !

- Euh... ouais...

Je n'eu pas le temps d'analyser mes pensées, Alice pressant le chauffeur qui déchargeait nos valises et nous aidait a les poser sur le chariot. Nous entrâmes main dans la main dans l'enceinte de l'aéroport et cherchions un guichet où nous pourrions nous enregistrer.

Après 1h nous pouvions enfin nous poser et attendre l'embarquement.

Je commençais a stresser léger. J'avais un peur bleue en avion. Même en passant une grande partie de ma vie dans les airs pour mon boulot, je mesentais toujours aussi mal, quand il fallait prendre ce moyen de locomotion.

Lili le senti, et commença a parler, parler et encore parler. Dans ces moments là, ses monologues ne me dérangeaient absolument pas. Je pouvais me concentrer dessus et éviter de penser à l'avion.

"Les passagers du vol 386 en direction de New York, sont attendus à l'embarquement porte 12"

Merde, déjà ?!

- Destresse Bella ! L'avion est le moyen de transport le plus sûr !

- Ouais et aussi celui qui fait le plus de morts lors d'un accident !

Alice ne répondit pas, sachant très bien que ça ne ferait que m'énerver.

Je passais le tunnel avec une boule dans la gorge et c'est complètement flippée que j'arrivais dans la cabine.

- Par ici s'il vous plait. Nous dit l'hotesse après avoir jeté un oeil sur nos billets.

- En même temps à part faire marche arrière, je vois pas par où on pourrait aller. Répondis-je avec un sourire crispé.

Ah, ah. Ca marche à tous les coups ! Heureument que cette femme est professionnelle, sinon je serais déjà morte sur place !

Je prenais place dans le fauteuil près du hublot (je suis masochiste, je vous le rappelle !), pour pouvoir contempler les nuages pendant le vol.

Charlie et les Cullen n'ont jamais compris ma peur des avions et ma fascination pour le vide. Je suis un vrai paradoxe à moi toute seule !

J'ai fait quelques sauts en parachute et ma seule angoisse était que l'avion se crashe avant que j'ai eu le temps de sauter.

Maintenant, plus personne ne cherche à comprendre. Moi la première. Je fais avec. L'avion reste quand même le moyen le plus rapide de traverser les Etats-Unis.

L'hotesse annonce notre décollage et Alice me prend la main en me forcant à la regarder dans les yeux.

Au bout d'un certain temps, les voyants rouges s'éteignent et je commence à me détendre légèrement.

Pour m'aider, je prend un livre, un de ceux dont la couverture est plus qu'usée à force de le lire.

Mon père adorait lire lui aussi. Je lui ressemble vraiment beaucoup, autant physiquement, qu'intellectuellement. J'ai hérité de ses yeux marrons chocolat et de ses cheveux de la même couleur. On aimait la même musique, c'est d'ailleurs lui qui m'a initié. Il m'a aussi transmis son amour des livres, en me faisant lire dés toute jeune de grands classiques tels que "Roméo et Juliette" ou "Les hauts de hurlevent". C'est d'ailleurs ce dernier que je relis pour la énième fois.

Je sens le regard d'Alice sur moi, mais elle ne dit rien, préférant ouvrir un des nombreux magasines de mode, qu'elle a acheté à l'aéroport.

Le temps passe doucement et j'ai dû m'endormir puisque j'entend Alice medire à l'oreille qu'on venait tout juste de se poser.

Je m'étirais comme un chat et me levais pour enfin sortir de cette machine diabolique !

- Je ne veux aucun commentaire Lili ! Dis-je après avoir vu le regard courroucé d'Alice.

- Je voulais juste te dire qu'un passage aux toilettes est prévu avant de te présenter mon cousin ! Dit- elle vexée.

- Oh...

Je sentis mes joues s'enflammer à l'idée de rencontrer enfin Edward et surpris le petit sourire coquin de ma meilleure amie.

"Mais qu'est ce qui m'arrive ? Ca va pas de rougir comme ça,juste en entendant un prénom ?

Ouais ma fille, tu deviens folle à force !

On t'a pas sonné la voix !

Ah pourtant j'aurai cru,t'as l'air tellement cloche à rougir pour rien !

TA GUEULE !"

- Quoi ?

- Oh rien...

- Lili !

- C'est juste que pour quelqu'un qui hier encore ne voulait pas entendre parler de mon cousin, tu rougis beaucoup à l'évocation de son prénom !

- Ca n'a rien à voir ! J'ai juste chaud !

- Mais bien sûr ! Et la marmotte ?

- Elle est au chômage, alors fout lui la paix à cette pauvre bête !

- Ouais bah je sens qu'avec toi, elle va vite reprendre du service !

- Et puis j'ai jamais dit que je ne voulais pas en entendre parler !

Et je ne trouvais rien de mieux que de lui tirer la langue pitoyablement.

Après un passage nécessaire par les toilettes, fallait bien tenter d'effacer un peu les 8h d'avion, ce qui reussit chez Alice, échoua lamentablement pour moi. Je la laissais donc me maquiller légèrement histoire d'avoir l'air présentable.

- Bella tu es vraiment magnifique ! Pour un peu je serais presque jalouse de toi !

- N'importe quoi Lili ! Et je lui jetais un regard. Elle avait l'air sérieuse en plus !

- Bella... Regarde toi !

- Ouais bah je vois rien de spécialement magnifique.

- Tu me fatigues !

Sur ces mots, elle me prit la main pour m'entrainer hors des toilettes.

Nous marchions, ou plutôt nous n'étions pas loin de courir, quand j'entendis qu'on appelait mon amie.

- ALICE !!

Nous nous arrêtions toutes les 2, bien sûr moi j'ai eu plus de mal, entrainée par ma valise je me retrouvais dans les bras d'un inconnu. En levant les yeux vers lui, je vis tout d'abord la bouche la plus parfaite qui puisse exiter et aussi la plus tentatrice. Un nez magnifique droit et fin. Puis d'horriblement beaux yeux verts émeraude dans lesquels je me perdais. J'étais dans l'impossibilité de détacher mon regard de ces yeux, j'étais comme attirée, aimantée à ce profond regard.

Là que j'ai entendu Alice exploser de rire, secouant la tête pour reprendre mes esprits, je me retournais vers Alice pour voir ce qui la faisait autant rire. Je réalisais que j'étais dans les bras d'un inconnu qui me serrait fortement contre lui, comme s'il avait peur que je m'échappe. Ce que je dû faire, à mon plus grand regret.

- Et bien je vois que vous n'avez pas besoin de moi pour faire les présentations. Dit mon amie, toujours aussi morte de rire.

- Hein ? Lui répondis-je, complètement hallucinée.

- Bella, tu viens de tomber directement dans les bras d'Edward ! Si c'est pas de la chance ça !

C'est à ce moment là que mes rougeurs décidèrent de refaire une apparation. Les traitres ! Et pourquoi je rougissais ? Ce n'était pas la première fois que ce genre de chose arrivait, sans pour autant que je rougisse comme une adolescente !

- Edward ! Viens me faire un calin !

- T'as pas un peu passé l'âge Lili ? Dis-je, en levant les yeux au ciel.

- Quoi ? T'as eu le tien Bella. Je veux le mien !

- Le mien ? C'était un accident Alice !

- Stop ! Arrêtez ! Dis un ténor parfait, avec un léger rire.

Je me retournais pour le regarder et ce que je vis me coupa le souffle. Ce type est décidément parfait ! Et ce petit sourire en coin sur ses lèvres. Oh mon dieu !

- Puisqu'Alice ne veut pas le faire. Bonsoir, je suis Edward, le cousin de... cette demoiselle.

- Enchantée, je suis Bella. La meilleure amie de... ce lutin totalement frappé et complètement inconscient de ne pas m'avoir prévenue...

Euh... là tu vas te taire Bella... ou continuer... ou t'enfuir très loin ! Pourquoi pas reprendre l'avion dans l'autre sens ?

- Prévenue de ? Demanda Edward.

Merde, merde, merde ! Qu'est ce que je répond moi maintenant ?

- Euh... Que les sols de JFK étaient aussi glissants ?

Parfait ! J'avais maintenant les deux cousins morts de rire devant moi !

"Non mais pourquoi je suis dans l'incapacité de contôler ce qui sort de ma bouche ?!

Parce que tu as en face de toi me mec le plus hot que tu ais jamais vu !

Oh ça pour être hot, il est hot !

Reprends toi ma vielle ! Ils te regardent !

Et merde !"

- Si on y allait ? Vous devez être fatiguées ?

- Moi je suis en pleine forme ! Tu n'as pas changé Eddy ! Toujours aussi beau ! Dis Alice en me regardant avec un sourire malicieux.

- Euh... merci Lili. Toi tu es resplandissante ! Mais comme toujours. Lui répondit ce dernier, avec un clin d'oeil.

Si vous avez fini vos échanges de civilités, on pourrait peut-être y aller, que j'enlève ces engins de torture avant de me casser quelque chose. Marmonnais-je en montrant mes chaussures.

Je m'enflammais presque sous le regard que m'envoya Edward, tout comme mes joues, qui passèrent vite au cramoisi. Il attrapa mon bras, sous le coude et me murmura à l'oreille :

- Si jamais tu trébuches encore, autant que tu tombes dans mes bras.

- Euh... merci...

"Et à part le E tu connais une lettre ? Tu savais qu'en en mettant certaines à la suite, ça faisait des... MOTS !

La voix, il me semble t'avoir déjà dit ce que je pensais de toi !"

C'est donc comme ça, qu'Edward nous emmena à l'extérieur, moi toujours aussi rouge et Alice toujours aussi volubile. Il s'arrêta d'un coup devant...

- Regarde Alice ! Ma Belle a une jumelle !

Edward me regarda sans comprendre.

- Ta voiture. J'ai exactement la même ! Noire, avec les mêmes intérieur cuir et les mêmes jantes !

- Sérieusement ? Demanda t-il les yeux ecarquillés.

- Han, han !

- Wow ! Je ne pensais pas qu'un jour, je rencontrerai une femme possedant la même voiture.

- C'est mon bébé !

- C'est aussi le mien et euh... elle s'appelle Belle aussi. Me dit-il en rougissant.

- Wouah ! TROP FORT !

- C'est clair !

Une fois de plus nos regards s'accrochèrent, et une fois de plus, l'un comme l'autre étions dans l'incapacité de détourner les yeux.

- Bon, quand vous aurez fini de parler de vos "belles", on pourrait ptet y aller !

- Euh... oui. Répondit Edward

- Je monte derrière ! Bella, je te laisse la place du mort !

- Merci ! Moi aussi je t'aime ! Mais pour ton information Alice, les conducteurs de Vanquish n'ont pas d'accidents. On tient trop à nos voitures pour risquer des les abimer.

Une fois de plus, Edward me regardait halluciné et je n'ai pas pu m'empêcher d'éclater de rire.

- Remet toi Edward ! Dis-je en me tenant les côtes.

- Ca va être difficle. J'ai l'impression de rêver là !

- Non tu ne rêves pas cousin ! Bella est totalement folle de sa voiture, de plus elle est magnifiquement belle, intelligente, drôle et aussi allumée que moi. Mais si on y allait maintenant ?!

- ALICE ! Devant mon regard courroucé, Alice rigola à son tour en demandant à son de faire vite, avant qu'elle se fasse pipi dessus.

Edward mis le contact en rigolant et en marmonnant quelque chose qui ressemblait à : "a dû oublier que dans l'avion, il y a des toilettes. Changera pas !"

Une fois arrivés dans le centre, Alice et moi regardions partout. New York était vraiment immense ! Toutes ces lumières, ces gens courant, marchant ou flanant.

Puis on entra dans un quartier que je connaissais par le biais de photos. Brodway.

Il nous arrêta devant ce qui semblait être un studio de danse. Mais en rentrant, je vis qu'il s'agissait d'un immense loft !

La hauteur au plafond était vertigineuse ! Les murs peints en rouge et noir dans ce qui semblait être la pièce à vivre . Regroupant un immense coin salon où tronait en maitre, une cheminée centrale.

La salle à manger abritait une splendide table en meurisier, où 15 personnes pouvaient s'y installer facilement.

En regardant autour de moi, j'aperçu la cuisine. Et là encore, tout était démeusuré.

- Waouh ! Fut tout ce que je pu dire.

- Et ben mon cochon ! Pas mieux pour Alice.

- Ta mère et la mienne ont fait des miracles, Alice. Dis Edward

- Je vois ça oui ! C'est géant ! Bella t'as vu la taille de la cuisine ?

- Je fais que ça, Alice... je fais que ça... répondis-je d'une voix étranglée par l'émotion.

- Bella est un vrai chef ! Je suis sûre que là elle est en train de s'imaginernous cuisinant de bons petits plats !

- Et que te vois-tu nous préparer ? Demanda Edward.

- Si tu savais... lui dis-je un énorme sourire aux lèvres.

- J'ai hâte de découvrir ça. Répondit-il, en accrochant mon regard.

- On a 2 mois pour ça. Dis-je en gardant mes yeux rivés sur les siens.

- Ahem.

- Désolé, je manque à tous mes devoirs. Montont voir vos chambres et déposer vos valises.

Edward pris les deux plus grosses, nous laissant à Alice et moi le sin de monter les 2 plus petites et les sacs de voyage.

L'étage était aussi grand que le bas, mais divisé en 4 pièces. 3 chambres, dont une avec une salle de bain privée (pas besoin de préciser qu'Alice se précipita dans celle-ci) et les deux autres étaient séparées par une pièce d'eau. On devra donc se partager cette dernière avec Edward, mais ça me convenait, je n'étais pas du genre à prendre 3h pour me préparer.

La 4ème pièce et la plus grande de toutes, servait de bureau et de studio d'enregistrement. J'étais fascinée par tout le matériel informatique qu'il possédait. Des tables de mixages, des palettes graphiques, 3 Mac et un Imac. J'étais aux anges !

- Tu pourras faire joujou avec demain si tu veux. Me dit Edward

- T'es sérieux ?

- On ne peut plus sérieux. En attendant, tu peux jeter un oeil sur mes logiciels.

- Oh la vache !

Je l'entendis rire, mais j'étais trop concentrée par les ordinateurs. En fouillant un peu, j'ai pu voir qu'il avait les logiciels de musique les plus poussés, ainsi que tout ce qui pouvait exister en logiciels photo. Je savais déjà où je passerais ma journée demain !

- J'ai pris quelques jours pour être avec vous. Alice ayant rendez-vous avec Jake demain, on pourra faire quelques trucs toi et moi.

- Tu... t'es... Oh mon dieu ! Merci !

- De rien. Alice m'a dit que tu étais infographiste, mais que tu faisais plus que vivre de ton métier. Tu es aussi passionnée que moi apparemment.

- Complètement accro ! Dis-je en rigolant

- On est deux alors...

Ce que je vis dans ses yeux à ce moment là, me fit penser qu'il ne parlait pas uniquement de son métier. Ou alors j'étais tellement subjugée, que j'inventais des trucs.

"Ouais, on va dire ça ! Mais vu comment il te regarde, à mon avis demain c'est pas avec les logiciels qu'il voudra jouer !

Oh la voix TG ! J'ai peut-être aussi envie de jouer !"

La fin de soirée se passa tranquillement. Edward avait commandé du chinois et on se regardait un DVD quand Alice se leva en disant qu'elle n'en pouvait plus et montait se coucher.

Je suivi, assez fatiguée moi aussi.

Edward quant à lui s'enferma dans son studio pour travailler.

Malgré l'insonorisation, je pu entendre un magnifique morceau de piano que je ne connaissais pas. Peut-être était-ce un morceau de la composition d'Edward. Après tout il était musicien.

C'est sur cette conclusion que je m'endormis. Mes rêves avaient été des plus réalistes et des plus fous.

Cette nuit là, pour la première fois, je rêvais d'Edward.

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La chanson du début c'est "Invincible" de Muse