Hello ! Nouveau chapitre tout chaud !

Solealuna: merci pour ton com' ! et oui je ne suis pas une spécialiste des abréviations surtout quand ça concerne internet ^^

Sagmig hehe t'inquiète pas pour ton inventage ^^ de mots la langue française est bien compliquée et c'est vrai qu'en inventer d'autres nous aiderait à mieux nous exprimer ;) Je ne sais pas. Je n'ai pas changé énormément de choses par rapport à la première version de la traduction mais le fait de changer juste quelques mots ou expressions ne peut pas totalement changer le ressenti; Enfin je sais pas. Tu préférais l'autre ? Avec plus de stress ? e,n tout cas merci !

Coco: tu fais partie de mes 'habitués' et j'en suis fière ! Je ne veux pas que tout les gens qui lisent la fic mettent un com' je sais très bien que ce n'est pas près d'arriver mais bon avoir quelques impressions sur un chapitre que t'as mis des heures à traduire ça fait toujours plaisir; mais je ne vais ps faire la course à la review. Je m'en lasserai vite et ça n'apportera rien de bon. Donc voila. Grâce au fofo on a partagé de bons moments et de bon délires avec les filles et je suis contente finalement de m'être manifesté sur le chat. Dans ce chapitre il y a le retour à la réalité que tu redoutais tant. Désolé il fallait que ça arrive mais c'est pour mieux revenir dans ce rêve qu'on chéri tous :) sinon pour ce qui est des répliques c'est grâce à l'auteur et non à moi (malheureusement). Ta dernière phrase de ton com' m'a tué ^^ et je te remercie d'être toujours là pour m'écrire tes pavés :)

Sans plus de cérémonie voici la suite !

Enjoy !


L'alarme du réveil fit sortir Cuddy de son sommeil, menaçant de réveiller tout son voisinage. Elle soupira et roula sur le côté pour l'éteindre. Elle cligna doucement des yeux pour essayer de sortir de cet état de somnolence et lutta pour empêcher les larmes de couler. Elle était de retour chez elle. Seule.

Un rêve.

Elle soupira et sortit du lit, se disant qu'un peu de sport serait le meilleur moyen pour se débarrasser de ces larmes et de cette tension qui commençaient à l'envahir. Elle se changea, prit son IPod et traversa la maison vide puis sortit. Elle courut comme à son habitude jusqu'au parc, à quelques pâtés de maison, se laissant transporter par la musique et le battement de ses pieds frappant le sol. Des vacances. Voila ce dont elle avait besoin. S'éloigner de House était exactement ce dont elle avait besoin mais …il y avait les réunions du conseil, les rapports budgétaires, les donateurs, les stages …

Cuddy accéléra, en balançant ses bras pour aller plus vite, transpirant plus vite que d'habitude. Pensant à l'hôpital, à House, aux rendez-vous, à Thomas, aux bienfaiteurs, à Jakob, aux dossiers, à Molly …

Elle suivit le sentier près de l'aire de jeu, à travers les arbres et en passant devant l'entrée, refaisant ce circuit encore et encore jusqu'à ce qu'elle eut la sensation que chaque nerf de son corps était en feu. Chacun de ses muscles lui criait de s'arrêter mais elle continua. Quand elle sortit du parc, ses jambes la conduisaient à travers les rues, lui donnant plus de difficultés que dans le parc. Finalement, elle en eut marre, son jogging ne faisait rien pour empêcher ses pensées de défiler dans sa tête à la même allure qu'elle courait. Elle s'arrêta, posant ses mains sur ses genoux alors qu'elle luttait pour respirer profondément.

La brûlure dans sa poitrine s'atténua alors que sa respiration redevenait normale et, encore un peu secouée du au manque d'oxygène, elle leva la tête et son corps se raidit face à ce qu'elle avait devant les yeux. Son inconscient lui jouait des tours, tout comme son conscient, et elle était là, devant une maison familiale, une certaine maison familiale de plain-pied qu'elle avait rêvée avoir partagée avec House et trois enfants il y a vingt-quatre heures à peine. Sauf que celle là était une copie usée. Les fenêtres et la porte d'entrée étaient barricadées, de la mauvaise herbe poussait à travers les fissures de l'allée, la peinture s'écaillait sur la porte du garage et le parterre de fleurs était fané et desséché alors qu'hier il était fleuri et resplendissant. La pelouse était parsemée d'ordures, de meubles abandonnés et de la gouttière qui était tombée de la maison. C'était un triste spectacle lorsqu'elle, une fois de plus, se remémora ce qui s'était passé la veille. Le dîner familial qu'ils avaient partagé et l'heure du coucher ...

Elle se recomposa/reprit/redonna une contenance, puis Cuddy fit demi-tour, plus rapidement et avec plus d'énergie qu'auparavant, sa musique menaçant de lui éclater les tympans. Elle préférait ça, plutôt que ce soit sa tête qui explose face à tous ses souvenirs. Une fois de plus les rues lui étaient familières, elle salua des voisins de la main, et ne s'arrêta qu'une fois qu'elle arriva chez elle, puis vérifia le courrier et prit le journal du matin. Cuddy rentra et ferma rapidement la porte derrière elle et s'appuya contre cette dernière.

Tout ça devait bien s'arrêter. Ce n'était qu'un rêve.

Elle se dirigea vers la salle à manger, posa son IPod, son courrier et le journal sur la table puis marcha jusqu'à la cuisine pour se servir un verre d'eau. Elle en but autant que possible avant que le manque d'air ne se fasse ressentir, une fois de plus, et traversa la maison pour prendre une douche.

Elle s'arrêta dans sa chambre pour allumer la radio alors qu'elle se préparait pour aller travailler. Ca ne servait à rien de s'enfermer dans un rêve. Tout en se dirigeant vers la salle de bain, elle se figea et tourna la tête vers la petite boite où le journaliste venait d'annoncer les gros titres et la date. Son 'rêve' avait été réel en quelque sorte puisque aujourd'hui c'était le 16 mai. Hier, quand elle avait une 'famille', on était le 15 et l'avant-veille, quand elle était toute seule, c'était le 14.

Comment cela pouvait-il, même, être possible ?

Elle se précipita dans la salle à manger, ramassant en vitesse le journal pour regarder la date.

Vendredi 16 mai 2008. Ce qui voulait dire …

Loin d'être satisfaite de la découverte qu'elle venait de faire, elle courut jusqu'au salon à la recherche de son porte-document. Elle en sortit plusieurs dossiers et paperasserie et trouva le contrat pour le nouveau chef du département de radiologie du PPTH, un accord confirmant que Monsieur et Madame Sellers allaient donner l'argent nécessaire pour financer le nouveau laboratoire de pathologies et … le projet de Wilson. Cuddy sentit ses jambes s'affaiblir et s'écroula dans le fauteuil derrière elle.

Qu'est ce qui allait se passer demain ? Et après demain ? Quand tout cela allait t-il finir ?

Elle ne pouvait pas poursuivre sa vie de cette façon-là. Elle ferma brièvement les yeux et les rouvrit aussitôt, hantée par le visage de ses 'enfants'. Pour qui, la nuit dernière, elle avait un amour inconditionnel, malgré le fait qu'elle venait de les rencontrer pour la première fois. Et House ? Elle allait devoir aller travailler en sachant qu'hier elle l'aimait de tout son être et qu'il ressentait la même chose. Aujourd'hui, ils auront à nouveau cette relation employeur/employé ils seront à nouveau de simples collègues, se balanceront des insultes et des commentaires sarcastiques, une guerre constante. Elle tendit sa main gauche, contemplant son annulaire où, la veille, se trouvait une bague puis laissa échapper un long soupir.


Cuddy se tourna sur sa chaise pour regarder par la fenêtre. Elle éviterait House. Elle n'avait pas d'autres choix. Elle ne serait pas capable de le regarder sans rougir et de se rappeler tout ce qui s'était passé la veille Elle envoya une infirmière lui dire de faire ses heures de consultation, demanda à Wilson de le lui rappeler, cette fois ci avec un avertissement, et discuta avec Foreman au sujet d'une biopsie au cerveau. Il était une heure quarante et il restait encore plus de trois heures avant qu'elle ne quitte son bureau et qu'elle rentre chez elle. Il devait être en train de manger maintenant donc elle s'était dite qu'elle serait en sécurité … pour le moment. Elle avait été distraite toute la journée, pour des raisons complètement différentes de celles de la veille, et avoir un face à face avec House n'arrangerait pas les choses.

Le fait qu'elle soit distraite n'était pas passé inaperçu, en donnant son accord par erreur pour que le service de psychiatrie recrute un nouveau psychiatre et trois nouvelles infirmières, pour que le service d'entraînement sportif puisse avoir un tapis roulant ultramoderne tout neuf, malgré qu'ils en avaient déjà reçu un nouveau le mois dernier, et autorisa le docteur Fischer à prendre deux semaines de plus de vacances ce qui voulait dire qu'il disposait désormais de bien plus de repos que ce qui avait été établi par son contrat. O'Neill allait faire une rupture d'anévrisme quand il s'en apercevrait.

Elle avait songé à ne pas rentrer chez elle mais la pensée des bruits de ferraille tout autour de sa maison la remplissaient d'effroi.

«Vous m'évitez.»

Elle sursauta lorsque les portes s'ouvrirent d'un coup, tout en sachant qui était là mais refusant de se retourner.

«Allez-vous en, House,» lui dit-elle, en poussant un soupir.

«Je veux savoir pourquoi vous m'évitez.»

«Vous n'aurez pas mon accord pour faire la biopsie,» lui dit-elle en se retournant pour se re-concentrer sur les dossiers sur son bureau. Elle était sure qu'elle était en train de rougir face aux souvenirs et de la façon que House avait eu pour la 'persuader' pour la faire céder pour la biopsie. «J'ai dit à Foreman que c'était trop dangereux, regardez ce qui lui est arrivé.»

«Et elle va bien maintenant mais ce n'est pas pour ça que je suis venu ici.» Il traversa la pièce pour se placer devant elle en tapant sa canne sur le sol. «Pourquoi. Vous. M'évitez ?» Il accentua chaque mot d'un coup de canne.

Finalement, Cuddy céda et se retourna en essayant de cacher ce sentiment de gène qui menaçait de la submerger. «Si ça peut vous faire partir, très bien, faites la biopsie mais Wilson doit expliquer les risques à la famille. Vous ne vous approchez pas d'eux, en aucun cas. Maintenant sortez.»

House s'assit en face d'elle et examina son visage intensément pour tenter de découvrir dans quelle situation elle se trouvait. Au lieu de faire un commentaire, il continua de l'observer, en attendant qu'elle parle.

«Je n'ai simplement pas envie de m'occuper de ça aujourd'hui. Je ne peux pas,» elle soupira. Au lieu de laisser tomber, House se rapprocha, l'examinant d'un peu plus près.

«Avez-vous déjà … enfin … qu'est ce qui se passe entre nous House ?» Sur ça, House haussa les sourcils, confus face à sa question. «On se connaît depuis plus de vingt ans, je suis une de vos plus vielle et seule amie et nous avons cette bataille permanente, sans cesse entre nous. Pourquoi ?»

«Pourquoi maintenant ?»

«Quoi ?»

«Pourquoi amener tous ça sur le tapis maintenant ?»

«J'ai besoin de savoir,» elle agita sa main entre eux, «ce que c'est. Je veux dire, c'est tout ce qu'il y aura jamais pour nous ou, un jour, vous allez céder ?»

«Ouais, vous aimeriez. Une occasion de montrer la dominatrice que vous êtes. Hé bien, Mistress, je ne céderais pas.» Il lui lança un sourire en coin et elle lui lança un regard furieux.

Il soupira. «Céder à quoi ?»

«Vous savez à quoi, House, vous vous pointez chez moi à des heures pas possible, foutez en l'air mes rencards en inventant des histoires pour les faire fuir, vous faites tout ce que vous pouvez pour vous mettre au centre de mon radar. Quand allez vous-»

«Cuddy, tout ça n'a rien à voir avec mes 'sentiments'. Vous voulez simplement que ce soit le cas. Je dois faire un super laïque-»

«Allez-vous en House,» elle soupira. Elle savait qu'elle ne serait pas capable d'avoir une conversation sérieuse avec lui mais les souvenirs de la veille l'avaient forcé à au moins essayer.

«Cuddy.» Elle leva la tête face au sérieux dans sa voix, l'avertissant par un simple regard de ne pas changer d'avis à la dernière minute. «Ce n'était qu'une nuit. Il y a des années. Qui sait ce qui aurait pu se passer mais ça ne sert a rien de perdre votre temps avec des 'et si'.»

«Je ne suis pas en tain de faire des suppositions House. Je me demande ce que ça pourrait être.» Montrer sa faiblesse n'était pas la meilleure chose à faire pour elle mais elle ne pouvait pas laisser passer ça. Pas encore. «Mais pas seulement ça. Je veux simplement que vous soyez honnête avec moi. Avec vous même.»

House hocha la tête, son expression ne changea pas lorsqu'il ouvrit la bouche pour parler. «Honnête,» marmonna-t-il. Il la regarda dans les yeux et elle vit cet éclair familier qui lui disait que cette conversation était finie. Il lui lança un sourire satisfait. «Honnêtement … je pense que vous devriez porter ce haut plus souvent.» Les épaules de Cuddy s'affaissèrent alors que l'inévitable arrivait. «D'ici,» il se leva et se pencha légèrement vers elle, «la vue est stupéfiante.»

«Allez-vous en,» soupira-t-elle.

«J'enverrais un de mes laquais dans votre bureau avec le dossier. J'ai une biopsie à faire.» Il mit la main dans sa poche et secoua la fameuse boite de pilule. Il mit la dernière pilule dans sa main et secoua la boite, à présent, vide. «Et un oncologue à emmerder.»

Cuddy secoua la tête dans un mélange de colère et de déception et le regarda partir.

Tu t'y es mise toute seule sur cette pente glissante. Se dit-elle en soupirant.


Cuddy rangea ses affaires et se dirigea vers les portes de son bureau. Elle avait passé la dernière demie heure à ne rien faire, simplement à regarder dans le vide, son esprit faisant la course avec ses pensées et ses possibilités. Incapable de penser clairement ou de faire son travail correctement, elle décida finalement que ça suffisait pour aujourd'hui et dit à son assistant de déplacer son dernier rendez-vous à la première heure lundi matin. Elle le salua et s'échappa à travers la clinique avant qu'on puisse l'appeler pour une consultation pour une cheville enflée ou des hémorroïdes par l'un des médecins... le moins compétent qu'elle n'ait engagée à la clinique.

«On s'en va tôt ?»

Cuddy se figea. Si près du but. Elle avait réussi à traverser le hall d'entrée et les portes automatiques de l'hôpital s'étaient ouvertes, anticipant sa sortie. Les pas familiers résonnaient derrière elle et, rassemblant tout le courage qui lui restait, elle se retourna pour faire face au fléau de sa vie, son emmerdeur et hier …

Un masochiste, Lisa.

«Qu'est ce que vous voulez maintenant House ?» Demanda-t-elle en soupirant, tout en regardant n'importe où sauf dans sa direction.

«Vous ne partez jamais tôt. Les affaires doivent être florissantes. Je pensais que vous veniez directement de votre travail, enfin je veux dire, vous êtes déjà à mi-chemin,» lui dit-il en faisant un signe de tête en direction de sa tenue.

Elle retint un sourire face au souvenir de la dernière fois qu'il avait mentionné son travail de nuit et finalement lui lança un regard furieux.

«Ca ne vous regarde pas. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser …» Elle tourna les talons et se précipita à travers le parking et roula des yeux lorsqu'elle entendit House essayer de la suivre. Si elle avait eut la force, elle aurait tenté de le distancer mais elle était épuisée aussi bien physiquement qu'émotionnellement.

«Vous prenez combien à l'heure ? Je peux toujours racketter un peu d'argent à Wilson … 250$ ce n'est pas suffisant pour l'ensemble ...»

Elle eut un sourire en coin face à son commentaire. Si tu ne peux pas aller plus haut que ça …

Elle arriva au niveau de sa voiture, s'arrêta et se tourna pour lui faire face. «House, votre salaire et celui de Wilson réunis ne vous permettraient pas de vous offrir dix minutes avec moi, alors encore moins une heure.» Elle sourit avec malice face à son expression stupéfaite, puis monta dans sa voiture et appuya sur l'accélérateur avant qu'il puisse ouvrir la bouche. Après qu'il l'ait tourmenté toute la journée, elle l'avait vaincu et c'était tout ce qui comptait dans cette bataille incessante avec House. Pas celui qui ferait le plus de commentaires, mais qui aurait le dernier mot. L'expression qui ferait taire la partie adversaire, et Cuddy ne sera jamais rassasiée de ce sentiment.


Cuddy s'assit à la table de la salle à manger, des dossiers et des rapports en face d'elle et un bol de pâtes dans les mains. Une fois qu'elle était arrivée, elle était repartie faire un jogging, celui-ci sembla lui faire plus de bien que le premier de ce matin. Elle s'était douchée, éteint son téléphone et, maintenant, elle était en train de passer en revue la paperasserie que son assistant avait marqué d'un 'urgent'. Il commençait à se faire tard et sa vison devenait floue mais elle refusa d'aller au lit jusqu'à ce qu'elle puisse être sûre qu'elle s'endormirait en suivant au lieu de réfléchir. Elle finit son repas et mis la vaisselle dans le lave-vaisselle et revint vers la table pour se servir un autre verre de vin. Une heure plus tard, un énorme bâillement sonna l'alerte. Cuddy rangea ses affaires et se dirigea vers sa chambre, accrocha son peignoir derrière la porte et se glissa au lit, le sommeil la gagna rapidement.


La suite risque de mettre du temps à arriver donc profitez en pour me laisser un petit com' qu'il soit gentil ou méchant :D