Soit je deviens folle, soit c'est mon ordinateur qui buggue sévère (ou ...). M'enfin, j'étais persuadée d'avoir posté ce chapitre 2 mais apparemment pas...Et en plus, je ne peux plus prévisualiser quoi que ce soit, je vois du blanc...Bon, espérons que ma relecture office a suffi et que le formatage tiendra! Bonne lecture, voici le chapitre 2 et merci aux reviewers! Chapitre 2 : Underground Be Thy Kingdom

-Snowdonia.

Le quartier général de l'ARES était doublement protégé par un sortilège de fidelitas et un mot de passe. Bill Weasley ouvrit la porte et s'effaça pour laisser entrer Remus Lupin. Les deux hommes se serrèrent la main et se dirigèrent vers la salle de réunion. Harry avait légué le Square Grimmauld à Lupin et, fort heureusement, la succession avait fonctionné. Ils avaient pris toutes les précautions nécessaires : ils avaient vérifié en attirant Bellatrix Lestrange dans les environs qu'elle ne voyait pas la maison et avaient activé le maximum de boucliers autour du quartier général. Cependant, les Mangemorts n'étaient pas les ennemis les plus dangereux de l'ARES. Privés de leur maître, ils avaient perdu considérablement d'effectifs et de puissance. Aujourd'hui, le gouvernement était l'ennemi. Les pays indépendants n'étaient jamais intervenus pour venir les délivrer de la dictature, soit qu'ils ignoraient ce qui se passait réellement malgré les émigrations réussies, soit qu'ils préféraient ne pas engager une guerre inter-sorciers.

-Le gouvernement commence à se rapprocher de nous, commença Bill. Beaucoup d'entre nous avaient pu remarquer qu'ils étaient suivis par les GCB. Nous avons nous-même constaté au Terrier que des patrouilles avaient lieu régulièrement au cours de la nuit, malgré notre isolement. Ombrage se sera bien sûr doutée que nous nous opposerions à elle, mais jusqu'à maintenant, elle n'était pas allée aussi loin. Notre réseau de poudre de cheminette a été désactivé. Il faut redoubler de prudence pour chacune des réunions. Nous ne pouvons pas savoir combien de temps le Square Grimmauld va nous protéger. Je suggère que nous commencions dès maintenant à chercher un autre quartier général pour ne pas être pris au dépourvu si celui-là était découvert…

-Si Square Grimmauld était découvert, nous le serions sûrement avec, Bill, interrompit Lupin avec un sourire triste. Je suis le seul ici à pouvoir chercher un autre endroit. Après tout, je n'ai rien d'autre à faire de la journée, moi.

La nouvelle loi sur les Espèces Hybrides, imposée six mois auparavant par le Chancelier de la Réglementation et de la Régulation des Races, Fenrir Greyback, visiblement l'exception à sa propre législation, avait décidé de ne plus envoyer les espèces métissées dans les usines. Elles ne recevaient aucune ration de nourriture et ne pouvaient compter que sur leurs propres moyens ou sur leurs amis. Les Gardes les traitaient comme des moins que rien et il était fréquent qu'un hybride fût battu en pleine rue, selon les bonnes vieilles méthodes moldues. Le gouvernement en arrêtait parfois. On ne les revoyait jamais. Les disparitions ne se comptaient plus depuis le début de la Chancellerie.

-Où en sommes-nous des armes ?

Fred et George se consultèrent du regard et grimacèrent.

-Toutes les formes d'explosifs de notre connaissance sont disponibles. Nous avons aussi créé des fumigènes extrêmement puissants desquels nous pouvons nous protéger par une tenue spéciale. Dans l'immédiat, nous travaillons toujours sur l'amélioration des baguettes. Ollivander est le meilleur. Pas étonnant qu'il ait réussi à créer des baguettes interdisant l'utilisation de certains sorts. Mais on approche, j'ai réussi à utiliser l'expelliarmus contre George…une fois.

-C'est déjà un progrès. Tout notre plan dépend de toute façon de cette réussite…

-Merci Bill, ton optimisme et ta détente vont certainement nous aider à travailler dans un état d'esprit serein…

Bill haussa les épaules d'un air las et continua le tour de table.

-Nous devons préparer l'offensive du journal. , Algie Londubat et moi-même avons relevé les horaires et les lieux de distribution de L'Informateur. Le camion quitte l'usine d'impression à 6h05 tous les matins. Il arrive au Chemin de Traverse à 6h55 et dessert ensuite tous les habitants à partir de là. Il termine sa tournée à 7h25. Notre champ d'action est extrêmement limité…

Bill fit apparaître une carte qu'il étala sur la table.

-L'usine est ici. L'espace qui sépare les deux croix rouges que vous voyez ici, à quelques kilomètres, représente le seul endroit où nous pouvons agir, en profitant de l'épaisse végétation et des hauts talus qui entourent la route. Le lieu est parfait pour une embuscade. Le camion est précédé et suivi par deux patrouilles en balai. Chaque patrouille est composée de trois Gardes. Le convoi arrive à la première croix à 6h20 et à la seconde à 6h35. Pendant l'attaque, les patrouilles vont faire en sorte que le camion puisse partir. Il faut donc réussir à les neutraliser et à immobiliser le camion simultanément tout en étant à l'heure au recensement de 6h45…La simulation que nous avons faite montre que nous pouvons réussir l'opération en 12 minutes.

-Nous devons essayer de réduire encore ce temps, intervint . En jouant sur la surprise, c'est possible. Nous avons sept adversaires en comptant le chauffeur. Voici comment se présente le convoi : les trois premiers gardes se trouvent toujours ici, ici et ici; le camion les suit à moins de cinq mètres et les trois derniers gardes forment un triangle derrière lui, comme ceci. Notre groupe devra compter sept personnes qui se répartiront en fonction des emplacements des ennemis. Les trois croix vertes marquent la place de chaque sous-groupe. Après avoir neutralisé les adversaires (nous tablons sur huit minutes maximum, dans l'hypothèse où ils auraient le temps de se défendre), il nous faut une minute pour rejoindre le camion, déverrouiller la porte et envoyer le mutare différé au journal et deux minutes pour s'éloigner, en comptant une minute de marge. Nous comptons sur le fait que les gardes croiront que notre opération visait simplement à les neutraliser symboliquement puisque nous ne déroberons rien.

-Le sort que nous avons mis en place est normalement indétectable. Il fonctionne en deux temps : tout le contenu du journal est modifié pour être remplacé par les articles que nous avons écrits avec Luna, Ginny et Seamus mais le journal continue d'afficher son contenu initial jusqu'à ce que celui ou celle qui a lancé le sort dise activate pour que nos informations apparaissent. Le mieux est de le dire à 7h30, une fois que chaque habitant a reçu son Informateur. Certains l'auront peut-être lu avant mais les sorciers seront nombreux quand même à lire notre version. Les versions affichées dans les rues seront également modifiées, ajouta Algie.

-Vous aurez tous compris, reprit Bill, que cette opération est extrêmement dangereuse, mais aussi qu'elle n'est réalisable qu'une seule fois. Par la suite il faudra trouver d'autres moyens de faire passer nos appels. Les tracts et les affiches sont aussi une solution. Il faut simplement redoubler de prudence dans la mesure où ils ne peuvent être mis qu'après l'extinction des lumières et avant le lever. Dean, Neville, Tonks, Maugrey, Mrs Pomfresh, Minerva, le Professeur Flitwick, le professeur Chourave, Hagrid et Charlie ont effectué un relevé de toutes les patrouilles de la garde. L'un d'entre vous pour expliquer…Tonks ?

-Euh…Alors…ces sept derniers mois, nous avons chacun manqué deux journées d'usine. Le travail a pris du temps parce que si nous avions tous été absents en même temps, la Bouchère et ses sbires se seraient doutés de quelque chose. La situation est simple : chacun d'entre nous a surveillé un secteur précis et a relevé les horaires de patrouille, un jour et une nuit. La deuxième journée manquée, très récemment, servait à vérifier que les horaires ne changeaient pas. Les dix secteurs que nous avons couverts ne sont que quelques endroits parmi d'autres bien sûr, mais ils sont assez stratégiques puisqu'il s'agit, entre autres, de Sainte-Mangouste, de l'ancien Ministère et dorénavant siège de la Chancellerie, du Chemin de Traverse, de Poudlard, de Pré-au-Lard et des deux bureaux de recensement les plus importants. Voici les relevés exacts de chacune des patrouilles, toutes les vingt-sept minutes.

-Encore une fois, dit Charlie, le temps pour intervenir est très court : il faut pouvoir arriver, coller un maximum d'affiches déguisées qui ne seront activées que le lendemain matin et disparaître avant le retour de la patrouille.

-Si seulement nous disposions de capes d'invisibilité…soupira Tonks.

-Mais ce n'est pas le cas, rétorqua Bill froidement. Il faut nous contenter des vêtements sombres, des écharpes et des cagoules. Cette opération est pour l'instant la plus simple à mettre en place parce qu'elle ne nécessite pas de baguettes de combat. Nous avons les balais et il faut ensuite agir rapidement. Vingt-sept minutes, c'est plus que suffisant pour coller quelques affiches.

-N'oublions pas, William, qu'il faudra ensuite recommencer tout le travail de relevés, ajouta McGonagall. Le Régime voudra certainement que cela ne se reproduise pas. Peut-être même instaurera-t-il des patrouilles aléatoires et dans ce cas, nous ne pourrons pas non plus recommencer l'opération.

Le silence se fit autour de la table. La tension était permanente depuis cinq ans et l'ARES ne voulait rien laisser au hasard. Les réunions ne regroupaient que les principaux dirigeants de l'organisation –un danger permanent puisque s'ils étaient découverts au cours d'une réunion, la Résistance perdait ses principaux coordinateurs. Pour pallier cette éventualité, des instructions très précises étaient laissées à des personnes dignes de confiance. La pyramide n'était donc pas si accentuée que cela et Bill avait fait en sorte qu'en cas de problème de ce genre, l'ARES se remît rapidement.

-Prochaine réunion lundi prochain à la même heure. Nous mettrons en place l'opération de collage. Je crains que l'attaque du camion ne puisse pas être planifiée avant au moins trois semaines.