Coucou,
J'ai vu pas mal de visites donc je vous souhaite la bienvenue chers lecteurs fantômes! Bonjour aussi à Ordalie dal lugar et à Valkyrie du Nord (j'adore ton pseudo) d'avoir chacune à sa manière montré leur intérêt.
Je poste très tôt parce que dans quelques heures je pars à Disneyland ! Ces deux jours sont prêts depuis tellement longtemps que je suis toute folle d'enfin y être !
Ce chapitre est un peu moins Friendship ;)
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Famille
La journée avait été très belle, ni trop chaude ni trop froide, avec un soleil radieux. Les habitants de la ville étaient heureux, aucune bagarre ne s'était déclenchée et cela faisait dix mois que personne n'avait tenté d'attaquer Camelot, depuis le jour où Merlin… bref tout allait bien !
Tout excepté que Arthur s'était ennuyé toute la journée !
Trois mois que le nouveau roi et ses chevaliers n'avaient personne à poursuivre. Cela ne le gênait pas tant que Merlin était à ses côtés pour le… divertir, mais aujourd'hui il avait dû se rendre dans la forêt, seul, pour une sorte de réunion où Arthur n'était pas convié.
Et cela rendrait fou le blond.
Tout d'abord parce qu'il n'avait pas l'habitude que l'on lui dise non et puis parce qu'au fond de lui il avait peur de ce qu'il pourrait se passer sans qu'il puisse intervenir, même s'il ne l'avouerait jamais au principal concerné.
Il était donc vingt-et-une heure et Arthur étalait une goutte d'encre du bout de sa plume et attendant le retour de son ancien serviteur.
Quand la porte s'ouvrit le blond sursauta, faisant tomber quelques parchemins de son bureau :
- Merlin enfin, est-ce que tu vas bien ? Tout s'est bien passé ? Comment s'est passé ta réunion ? Questionna-t-il en sautant sur l'homme qui venait d'entrer dans la chambre.
Ledit Merlin leva les yeux au ciel et embrassa tendrement son petit-ami avant de lui répondre.
- Tout va très bien ne t'inquiète pas, le Grand Conseil annuel des Maitres sorciers n'a rapporté que des petits incidents de dragons et des rébellions de tribus d'elfes des mers. Rien qui ne puisse se régler rapidement, il faudra simplement faire attention à ce qu'il se passe encore dans les pays qui n'ont pas ratifié le traité de paix entre les peuples sorciers et humains. Comme d'habitude !
Le sorcier retira ses chaussures qu'il jeta vers la porte et s'assis en tailleur sur le lit royal. Puis il tendit la main à Arthur pour le tirer vers lui, par habitude le roi ne résista pas et tous deux se couchèrent en travers du lit. Arthur regardait le plafond de bois, Merlin couché la tête dans son cou et une jambe en travers des siennes. Pour le sorcier, respirer l'odeur de son petit-ami était devenu une vraie drogue et Arthur ne s'en plaignait pas, profitant de ses moments pour caresser les côtes sensibles du brun.
- Qu'est ce qui t'a pris autant de temps, j'ai cru mourir d'ennui toute la journée ?
- Rien de spécial. On a beaucoup discuté, chacun racontant ce qu'il se passe dans son pays. Bastigue le grand m'a dit que je recevrais bientôt un cadeau exceptionnel, d'après-lui c'est ce que lui a révélé Mirtha, sa voyante. C'est l'une des plus douée de notre génération alors je voudrais bien y croire mais d'un autre côté Bastigue m'en veut toujours d'avoir pris sa place à la tête du conseil, il pourrait tout aussi bien avoir tout inventé. Et après le Grand Conseil je suis allé voir Kilgharrah, on a volé un peu et j'ai oublié l'heure, désolée.
- Ce n'est rien lui répondit Arthur, en lui glissant un baiser dans les cheveux. Bastigue c'est le vieux druide avec les longs cheveux gris ? Pourquoi il t'en veut ? Il a toujours su que c'était toi le plus fort alors c'est normal que tu sois à la tête de votre conseil.
Merlin releva la tête de manière à voir l'homme couché sous lui.
- Oui Bastigue est l'homme un peu âgé qui est venu au banquet de Saint Dominique, soupirât-il. Il savait ma puissance depuis ma naissance comme tous les grands sorciers mais tant que je ne me dévoilais pas il avait le pouvoir. Il s'y fera si ce n'est déjà fait mais je comprends que la position de grand maitre lui manque.
- Oui je comprends, nous verrons bien dans les prochains jours si tu reçois un cadeau exceptionnel. En tout cas de mon côté je suis bien heureux que tu ais choisis de te « dévoiler » comme tu le dis si bien. Rit Arthur.
- Arthur ! Je parlais de dévoiler ma nature de sorcier pas de… du reste ! Fit semblant de s'énerver le brun.
- Mais oui Merlin, moi aussi je parlais de ça. Menti le blond en détaillant le corps de son vis-à-vis.
En un éclair les yeux dorés de Merlin brillèrent et les deux hommes se retrouvèrent peau contre peau. Arthur grogna de plaisir en ressentant tout à coup le corps chaud de son petit-ami contre lui.
- Oh Merlin j'adore ta magie, mon sorcier ! Ne pars plus si longtemps.
« C'est promis » furent les derniers mots prononcés clairement avant une suite de marmonnements que seuls Arthur et Merlin surent déchiffrés.
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Quelques jours plus tard les deux hommes furent sortis du lit par un Gwaine très énergique tambourinant contre la porte :
- Debout les marmottes ! Je me doute que la nuit a été courte vu les décharges de magie qu'on s'est pris jusque ma chambre mais on vous demande à la porte du château !
D'une main Merlin envoya un vase au travers de la porte et le rire de Gwaine s'éloigna ans le couloir.
- Arthur je te maudirait bien si je ne vivais pas avec toi ! Râla le sorcier en sortant du lit à contre-cœur.
Il devina plus qu'il ne vit le sourire fier du roi dans son dos.
Dix minutes plus tard, habillés de leurs tenues officielles de roi et de Grand sorcier, les deux hommes descendirent les marches du palais.
- Cette fois-ci c'est ton cadeau Merlin ! Fanfaronna Arthur.
- Mais non, tu répètes cela depuis que je t'ai parlé du Grand Conseil. C'est juste un voisin qui veut s'incruster au château sans y avoir été invité.
- On verra chéri, mais cette fois si je suis sûr de moi, insista le roi.
- Comme les quinze premières fois, soupira le brun.
Devant le palais ne se trouvait point de prince voisin, pas plus de de gros paquet emballé de rubans multicolores. Il n'y avait qu'un messager sur sa charrette remplie de plis à distribuer et un très jeune garçon qui semblait l'accompagner. L'homme courba le dos quand il aperçut le Roi Arthur.
- Mon roi, je ne voulais pas vous déranger. Le recherche un jeune homme nommé Merlin, apprenti du médecin Gaïus travaillant au palais.
Arthur s'étonna des connaissances si réduites d'un homme voyageant autant. Les messagers étaient généralement les personnes les plus au courant des nouvelles, les écoutants et les rapportant de ville en ville.
Ce fut Merlin le premier à prendre la parole :
- Je suis celui que vous cherchez monsieur, j'ai été pendant des années l'apprenti de Gaïus. Pour quelle raison me cherchez-vous ?
- Je viens de loin pour vous trouver, une certaine Freya m'a chargé d'amener ce garçon jusqu'à vous. Cela fait six mois que nous traversons les forêts et les rivières à votre recherche.
Les yeux de Merlin s'écarquillèrent, cet homme voyageait depuis une demi-année pour le retrouver lui ? Pourquoi Freya aurait-elle demandé une tel chose à un messager et qui était donc cet étrange garçonnet qu'elle lui envoyait ?
- Venez à l'intérieur, nous vous invitons à entrer vous reposer et diner au palais. Proposa Arthur, remis lui-aussi de sa surprise.
Tous les quatre posés devant un repas chaud, l'homme entrepris de raconter sa vie de pauvre messager dans un pays chaud d'orient. Il raconta sa rencontre avec une belle femme du nom de Freya, très malade, et son fils et son accord qui consistait à prendre soin de son fils en échange de tout ce qu'elle possédait. Au début l'homme refusa devant l'apparente pauvreté de la femme, qu'avait donc à offrir une femme qui vivait dans la rue et ne pouvant s'offrir aucun soin ? Mais il finit par accepter de s'occuper du petit garçon, ayant lui-même perdu sa femme et sa chère fille. A la mort de Freya l'homme trouva dans ses papiers une lettre qui lui était adressée, elle le remerciait et lui demandait d'aller dans un pays nommé Albion, une ville nommée Camelot, trouver un certain Merlin. Tous ces lieux inconnus étaient indiqués sur une carte détaillée et elle indiquait que ce Merlin était le père de son fils, que lui-seul pourrait lui donner un nom. Elle indiquait aussi qu'en y allant l'homme serait récompensé, que tout ce qui lui appartenait se trouvait là-bas.
L'homme sans attache n'avait pas hésité longtemps avant d'aller découvrir ce pays mystérieux d'où venait la femme et l'enfant dont il s'occupait depuis quelques mois.
- Vous dites que cet enfant est le fils de Merlin ? S'exclama Arthur
L'enfant qui était amorphe jusque-là, leva les yeux vers celui qui avait haussé le ton.
- Arthur calme-toi, tu fais peur au petit, demanda Merlin en posant sa main sur la cuisse de son petit-ami.
L'enfant, à présent endormi sur sa chaise, ne semblait pas avoir plus de deux ans, et cela coïncidait avec les souvenirs de Merlin. Il avait bien partagé le lit de Freya deux ou trois fois, et même si rien de ce qu'il avait partagé avec la femme ne se rapprochait de ce qu'il partageait avec Arthur, il était possible qu'il ait engendré cet enfant.
- Tu veux dire que tu crois ce qu'il dit ? Mais enfin Merlin, tu n'es jamais allé là-bas ! Tu ne peux pas avoir rencontré cette femme !
- Arthur, tu te souviens de la femme-panthère qui a tué une dizaine d'habitants il y a un peu plus de deux ans ? Elle s'appelait Freya et venait d'un pays nommé Egypte.
- Tu veux dire que tu as couché avec cette tueuse ? Oh pitié Merlin ne me dis pas que c'est toi qui l'a libérée.
- Je l'ai protégée quelques temps en l'enfermant chaque soir et en allant la libérer le matin, elle ne voulait pas tuer mais sa nature sauvage prenait le dessus sur son côté humain. On s'est rapprochés et on a passé des moments intimes ensembles, très peu mais assez pour que je crois que cette histoire soit possible.
Arthur, ne pouvant en entendre plus, se leva de sa chaise et quitta prestement la table. Cela faisait plusieurs années que Merlin ne l'avait pas vu se tenir le dos aussi droit et le regard fixe, sans émotions. Il eut l'impression pendant quelques secondes d'avoir revu le roi Uther.
- Je suis désolé pour Arthur, tout ce que vous nous révélez n'est pas facile pour moi et ça l'est encore plus pour lui. S'excusa Merlin à l'homme venu d'orient.
- Quelles sont exactement vos relations avec votre roi monsieur Merlin ?
- Je comprends vos interrogations, j'ai été longtemps son serviteur personnel, tous le long de mes années avec Gaïus. A force de vivre côte à côte nous avons développé une certaine amitié et plus encore. A la mort du roi Uther, le médecin a choisi de partir vivre ses dernières années loin de la ville et j'ai choisi de révélé à Arthur que j'étais un sorcier. Même en ayant des idées différentes de celle de son père, ça a été très dur pour lui de me garder à ses côtés mais il a accepté cette partie de moi. Depuis, je suis officiellement le sorcier de la cour et je m'occupe de tout ce qui touche à la magie. Nous sommes aussi en couple depuis presque un an maintenant si c'était cela le sens de votre question. Vous comprenez pourquoi cette paternité le touche personnellement.
- C'est ce que j'avais cru comprendre en effet, mais ce n'est pas dans mes habitudes de voir deux hommes vivre ensemble. Encore mois au grand jour et à la tête d'un état.
- Aussi inhabituel que de parler aux dragons et que pouvoir faire revenir la magie dans le pays d'Uther Pendragon ? Je crois que tout ce qui fait ma vie est inhabituel a beaucoup de monde. Le petit est-il muet ? N'a-t-il vraiment pas de nom ? Comment l'appelez-vous ?
- Non, il est capable de parler mais il ne l'a pas fait depuis la mort de sa mère. Je l'appelle « mon garçon » tout simplement, Freya utilisait des surnoms elle-aussi. Je pense qu'elle savait depuis le début que cette grossesse allait la tuer mais elle voulait cet enfant.
- Si nous parlons bien de la même femme, elle m'a raconté qu'elle ne pourrait pas porter d'enfant totalement humain sous sa forme de panthère ni d'enfant panthère sous sa forme humaine. Elle a dû trouver un moyen de se couper de l'une de ses natures pour garder ce petit.
- Je ne l'ai jamais vue se changer en animal. Vous pensez que c'est ce qui l'a tuée ?
- En effet, si la Freya que j'ai connu est la mère de cet enfant elle s'est sacrifiée pour lui donner vie. Je vérifierais ces ascendances ce soir, je vais vous montrer votre chambre.
Merlin accompagna son prétendu fils et son protecteur à une chambre protégée par des gardes puis se dirigeât vers sa propre chambre où il espérait trouver Arthur.
En entrant dans la pièce le sorcier remarqua immédiatement l'homme assis sur le tapis devant la cheminée éteinte. Ne voulant pas le brusquer il s'approcha de lui lentement et s'arrêta environ un mètre derrière le blond, n'osant le toucher. Le cœur lourd il écouta la respiration de celui qu'il aimait quand une voix éraillée brisa le silence.
- Ne sois pas idiot, rejoins-moi !
N'hésitant plus Merlin pris Arthur dans ses bras et le serra fort contre son torse en essayant de faire passer dans cette étreinte tous les sentiments qu'il avait pour lui. N'y tenant plus Arthur se retourna pour l'embrasser, répondant ainsi aux interrogations du brun. Ils se séparèrent et collèrent leurs fronts pour se regarder un moment dans les yeux.
- Je suis désolé, chuchota Merlin.
- Désolé de quoi ? Il y a quelques heures tu ne savais pas que tu avais un fils. Félicitation, il n'est pas bavard mais c'est un bel enfant.
- Je ne sais pas encore si cet enfant est mon fils ou non, j'aimerais que tu sois là quand je regarderais qui sont ses parents.
- Moi je le sais, il a tout de toi mis à part ses yeux clairs. Il ne lui manque qu'un horrible foulard rouge et des bêtises à raconter et je te retrouve à ton arrivée au palais.
- Qu'est-ce que l'on va faire Arthur ? S'il est bien mon fils je ne pourrais pas le laisser vivre loin de moi !
- Evidemment que tu ne le laisseras pas vivre loin. Mais je t'aime et je ne veux pas que tu parles du château. Si tu le veux bien nous formerons une famille tous les trois.
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Le soir venu le petit garçon dîna avec les trois hommes. A la fin du repas Merlin s'approcha de lui.
- Bonjour, nous n'avons pas encore été présentés tous les deux, je m'appelle Merlin. Ta maman a demandé à ce monsieur de t'amener jusqu'à moi. Est-ce que tu comprends ce que je te dis ?
Le petit garçon acquiesça doucement.
- J'aimerais regardé dans ta tête une image de ta maman et de ton papa, est-ce que tu acceptes que je regarde ?
Le petit garçon acquiesça de nouveau. Merlin plongea ses yeux d'or dans ceux du petit garçon qui eut à son tour les yeux qui se changèrent en or. Quand ils retrouvèrent tous les deux leurs yeux humain Merlin avait toutes les informations qu'il cherchait. Mais ce fut le garçonnet le premier à donner l'information.
- Tu es mon papa ? Demanda une petite voix.
Merlin se baissa pour être à sa hauteur et lui répondre.
- Oui Liam, je suis ton papa.
Il attrapa le petit qui se jeta dans ses bras et le porta jusque Arthur de l'autre côté de la table.
- Arthur je te présente mon fils Liam, c'est le nom du frère de Freya. Liam voici Arthur, il va être ton deuxième papa.
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J'espère que ça vous à plu, j'attend votre avis ;)
Audelie
