Chapitre 2 : Agression
« Tu crois que je dois y aller maintenant ?
- Oui, certifia Nathan. Dès qu'elle sortira des toilettes.
- C'est m-maintenant ou jamais ! » ajouta Nitrus.
Avisant Coralie qui sortait d'un petit bâtiment, Neo prit une grande inspiration et alla la voir.
« Tu sais garder un secret ?
- Ben, oui, enfin je crois.
- Alors viens. »
Il l'entraîna dans un recoin de la cour où les élèves n'allaient jamais. La petite fille de dix ans, qui avait laissé poussé ses cheveux en une superbe masse blonde lui retombant jusqu'au bas du dos, regardait son ami d'un air interrogateur. Ce dernier, surexcité et ne pouvant s'empêcher de se triturer les doigts, pensa que ça y était enfin, trois ans après sa rencontre avec la jeune fille, et deux ans après être tombé amoureux d'elle, il allait le faire. Tout lui dire, lui avouer à quel point elle comptait pour lui. Mais il sentait que les mots se bloquaient dans sa gorge… pourquoi ? Il avait bien incendié un cirque, après tout, alors pourquoi était il incapable de prononcer une phrase, une seule petite phrase ?
« Hem, Coralie… je voulais te dire… que je t'apprécie, enfin, je t'aime bien, enfin je t'aime… bref… est-ce que tu voudrais sortir avec moi ? acheva-t-il très rapidement.
- Oh, Neo, bien sûr que j'accepte ! »
Elle se jeta dans ses bras. Neo, pris au dépourvu, lui rendit son étreinte. Et deux minutes plus tard… ce fut leur premier baiser à tous les deux. Un instant magique. Pendant un court moment, Coralie oublia pour la première fois depuis quatre ans les effroyables cris de douleur de ses parents la nuit de leur mort… elle laissa de côté ce fardeau bien trop lourd pour une petite fille de dix ans seulement… quand à son nouveau petit copain, il se laissa aller au bonheur, tout simplement, de partager cette sensation unique avec celle qu'il aimait. Il perdait complètement la notion du temps. Tout ce qui comptait, c'était d'être là, avec elle. Et pas une autre.
Ils trouvèrent finalement la force d'aller retrouver Nathan et Nitrus en se tenant par la main. Les deux garçons les félicitèrent, leur assurant qu'ils étaient le plus beau couple de l'Académie (ce qui n'était pas s'avancer beaucoup, étant donné qu'ils formaient le seul couple). Neo sourit, même si sa sœur lui manquait cruellement il pouvait enfin goûter au bonheur. Il se promit de tout lui raconter dans sa prochaine lettre. Clarisse passa devant eux à ce moment-là. Bien que n'étant plus dans la classe des quatre amis, elle ne perdait jamais une occasion de se moquer de Neo ou de Nathan. Jamais du troisième larron, car il était un membre de la famille Brio, et on regrettait toujours tôt ou tard de s'être attaqué à l'un d'entre eux… Elle vit que l'un de ses ennemis tenait la main de sa petite sœur et comprit immédiatement. Elle se planta devant eux et lança :
« Tu déshonores les Amberley en sortant avec… ça, ma chère Coralie.
- Et toi, répondit sa cadette rougissante de colère, tu déshonores les Amberley en oubliant de te servir de ton cerveau. »
L'aînée, furieuse, la gifla. Le garçon au boulons allait défendre son amie, mais son ami roux l'en empêcha : c'était à Neo qu'incombait cette tâche. Ce dernier tira quelque chose de son sac qu'il envoya sur la petite peste, la faisant hurler. Le quelque chose était en effet une souris… dont la taille était deux fois supérieure à la normale. La brunette ayant fui, Cortex se saisit tranquillement de son animal et le remit dans sa cage qu'il replaça dans son sac, un sourire satisfait sur ses lèvres, tandis que Coralie riait de voir sa sœur ayant enfin reçu la monnaie de sa pièce.
« Souris évoluée, dit-il simplement le garçon au front tatoué.
- Ouah ! s'exclama Nitrus, admiratif. T-tu me feras voir comment tu a-as fait ?
- Bien sûr, d'autant plus que ma machine a des petits défauts, et j'aimerais bien que tu m'aides à les enrayer. »
oO*Oo
« Rends-moi ça ! Ce… c'est à moi ! »
Michiko avait beau s'égosiller et protester d'une voix tremblotante, Lucie ne voulait rien entendre. Lucie était celle qui supportait le moins celle qu'elle appelait « la gamine échappée de l'asile ». Elle usait souvent de sa popularité pour monter contre la brune des gens qui la connaissaient à peine, prenant un malin plaisir à transformer sa vie en un cauchemar vivant. Et elle ne savait même pas pourquoi elle la détestait autant. Mais après tout, cela importait peu, pour ne pas dire pas du tout.
Profitant de la dizaine de centimètres de différence avec l'adolescente, elle la narguait en tenant son agenda au-dessus de sa tête. Ainsi, Michiko, qui de surcroît n'avait pas une très bonne détente, ne parvenait pas à rentrer en possession de l'objet.
« Nan, c'est à moi maintenant !
- Arrête ! S'il te plaît !
- Bouh ! Retourne pleurer dans les jupes de ta mère, gamine ! »
Lucie lui lança son agenda en pleine figure. Après l'avoir pris sur le nez, ce qui lui arracha quelques larmes supplémentaires, Michiko, son sac sur l'épaule, partit s'isoler au deuxième étage du lycée. Le couloir étant désert, elle s'assit à même le sol, enfouit son visage dans ses mains et laissa libre cours à ses larmes. Ah, ils en avaient de bonnes, ses parents ! Ignorer les autres… Qu'elle aimerait pouvoir s'évader de tout cela. Trouver des personnes qui l'accepteraient pour ce qu'elle est…
Alors qu'elle se perdait dans ses rêveries, un bruit sourd la fit relever la tête. Une personne de taille plutôt moyenne se tenait devant elle. Il était impossible de distinguer son visage en raison de la capuche lui tombant dessus. Elle était vêtue d'un simple jean et d'un sweat-shirt.
« Qui… qui êtes-vous ? demanda Michiko, peu rassurée, en tentant de masquer ses larmes.
- La bonne question n'est pas celle-là. La question est : me fais-tu confiance ? lui répondit une voix féminine.
- Euh… je ne sais pas…
- Viens avec moi.
- Mais je ne peux pas… j'ai encore des cours, et…
- Je m'en chargerai, ne t'inquiète pas.
- M-mais je ne sais même pas qui vous êtes !
- Me fais-tu confiance ? » répéta la voix.
Michiko était incapable de dire pourquoi, mais elle avait l'impression que la personne encapuchonnée souriait. Elle hésita quelques secondes… d'un côté, sa curiosité la poussait à obéir à la mystérieuse personne. Mais de l'autre… elle avait peur. Il faut dire que la silhouette, vu les dispositions d'esprit dans laquelle l'écolière se trouvait, n'était guère rassurante. Après une ou deux minutes, ce fut finalement la curiosité qui l'emporta.
« D'accord… je viens… dit finalement la jeune fille en déglutissant péniblement.
- Parfait. Prends ma main. »
Elle s'exécuta et saisit la main de l'inconnue. Il y eut comme une étincelle au niveau de son cœur, et l'environnement dans lequel elles se trouvaient devint de plus en plus flou, jusqu'à devenir un autre. Une ruelle sale et déserte. La lycéenne commença à vraiment avoir peur et à se reprocher d'avoir stupidement suivi la mystérieuse personne.
« Excusez-moi, mais… où sommes-nous ?
- J'ai pensé qu'un couloir de lycée n'était pas l'endroit idéal pour une conversation comme celle que nous allons avoir… de plus, ce n'était pas un bon endroit non plus pour me montrer.
- Je vous préviens… je… je… si vous me touchez, je… je me défendrai ! s'écria la surdouée en portant ses poings à hauteur de son visage.
- C'est pas que j'ai des doutes, fit la personne en riant, mais je pense en connaître un peu plus que toi niveau combat ! Et puis, je ne te veux aucun mal. Au contraire. »
La personne retira sa capuche, révélant une chevelure d'un blond lumineux et un visage souriant recouvert de poils roux. Ses yeux verts pétillaient de malice, et elle adressa un sourire encourageant à son interlocutrice.
« Coco Bandicoot ! s'exclama Michiko en se demandant si elle ne rêvait pas éveillée.
- Oui, c'est moi ! Toi aussi, tu es une inconditionnelle de ces jeux vidéos ?
- Oui, mais je te rassure, c'est mon seul point commun avec Von Clutch. Cependant… je comprends que tu n'aies pas voulu montrer ton visage dans un lieu fréquenté comme un lycée mais… de quoi voulais-tu me parler ? Et puis, pourquoi moi ? Une simple écolière ?
- Tu es loin d'être « une simple écolière » tu sais. Je suis venue t'entretenir de ta sécurité.
- Hein ? Comment ça ?
- Michiko, si tu m'interromps tout le temps, ça va être dur de t'expliquer !
- P-Pardon.
- Pas grave. Donc, je disais. Récemment, en piratant les plans de Cortex, j'ai vu qu'il avait besoin d'une certaine Michiko Rosat. Seul Aku Aku a compris pourquoi, mais il refuse obstinément de nous expliquer ! Cependant, il m'a chargée de veiller sur toi…
- Oh… »
Michiko ne savait comment réagir. C'était si soudain ! Et pourquoi Cortex aurait-il besoin d'une simple lycéenne ? Aussi banale qu'elle ? Coco, s'apercevant du trouble de sa nouvelle protégée et de son manque visible d'estime envers elle-même, proposa :
« Le mieux, ce serait que je t'escorte jusque chez toi. En plus, on pourrait faire plus ample connaissance, non ?
- Oh oui ! Tu pourrais même rester un peu. Enfin, sauf si tu as des choses à faire…
- On verra… biaisa la Bandicoot.
- Mais comment on va faire pour mes cours ?
- C'est déjà arrangé. Aku Aku va se faire passer pour un de tes parents et leur expliquer que tu étais malade, enfin le blabla habituel quoi. Et, ajouta la marsupiale en anticipant la question de la jeune humaine, on dira tout à tes parents, t'inquiète. »
oO*Oo
Un vrombissement se fit entendre. Sachiko, fébrile, se précipita vers la sortie du labo Iceberg. Elle avait tant attendu ce moment ! En chemin, elle rencontra Tropy qu'elle salua froidement. Pour une raison qu'elle ignorait, le maître du Temps, qui avait fait bande à part pendant une longue période, venait tout juste de se joindre à eux. Et c'était loin d'être du goût de la froide adolescente.
« Et où cours-tu comme ça ? lança l'homme à la peau bleue.
- Ca vous regarde, peut-être ?
- Tu peux me tuto… »
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'elle était déjà repartie. Il soupira mais afficha un sourire indéchiffrable.
Quand, enfin, elle sortit de l'édifice, un hélicoptère venait d'atterrir, et Cortex et N. Gin attendaient déjà. Lorsque les deux passagers sortirent, trois cris fusèrent :
« Nina !
- Sachiko !
- Brio ?! »
Tandis que les deux jeunes filles, qui avaient toutes deux été élevées par Cortex et se considéraient comme des sœurs, s'occupaient des bagages de Nina à la place d' N. Gin, celui-ci et Cortex regardaient leur ancien collègue, bouche bée. Il descendit cependant de l'appareil avec le plus grand flegme possible.
« Qu'est ce que tu fais ici ? demanda agressivement le scientifique aux cheveux noirs. La vieille Amberley trouve que même comme prof de chimie t'es minable, c'est ça ?
- N-non, répondit simplement le scientifique. Uka Uka m'a dit qu'il m-manquait quelqu'un pour v-votre opération…
- Exact, confirma le roux d'un air qu'il voulait soupçonneux mais qui ne parvenait à dissimuler sa joie de revoir son ancien ami, avec qui il avait rompu tout contact simplement parce que Néo l'avait voulu.
- D-donc, je me suis proposé. »
Les trois hommes restèrent cinq bonnes minutes à se regarder. Nina et Sachiko avaient déjà filé, impatientes de se raconter leurs histoires et de rattraper le temps perdu. Ce fut Brio qui rompit le silence :
« Alors… on est r-r-réunis ? C-comme au bon vieux temps ? Neo, Nitrus et Nathan ?
- On dirait bien… fit rêveusement N. Gin.
- On va dire que oui… » concéda Cortex.
« Non, pensa-t-il. C'est faux, il manque quelqu'un… et elle ne reviendra jamais. »
oO*Oo
« Laisse-moi tranquille ! Fous-moi la paix une bonne fois pour… »
Il ne laissa pas à Elena le temps de terminer sa phrase, l'embrassant langoureusement. Elle le repoussa avant de le gifler.
« Oh, je suis déçu, tu n'es pas coopérative du tout… se plaignit le jeune homme.
- LA FERME !
- Personne ne t'entendra crier, Elena, il est vingt et une heures et l'université est déserte… »
Elena recula, mortifiée.
« Non, tu ne vas tout de même pas… »
Pour toute réponse, il lui arracha son chemisier.
oO*Oo
Michiko et Coco marchaient dans une petite rue piétonne vers la maison de la première, discutant des aventures de la famille Bandicoot, que Coco narrait de son point de vue, en ponctuant son récit de commentaires sur les protagonistes et les antagonistes. Bien que les lieux soient déserts, la nouvelle compagnonne de notre héroïne avait rabattu sa capuche sur son visage inutile d'attirer l'attention. Soudain, il y eut un double éclair noir, et deux personnes apparurent.
« Désolée de te plonger dans le feu de l'action aussi vite, Nina, s'excusa la première.
- Oh, c'est rien, t'inquiète ! la rassura la seconde en souriant.
- Ah, s'exclama Coco, mais c'est cette je-sais-tout-je-sais-rien de Nina !
- Bonjour, future descente de lit. Mais vois-tu, ce n'est pas toi qui nous intéresse… pour l'instant.
- Je sais ! C'est Michiko ! Mais vous devrez me passer sur le corps pour la toucher !
- Han, pas de problème, stupide créature ! » fit la première fille, un sourire mauvais aux lèvres.
Le combat s'engagea. Coco peinait à repousser les assauts conjugués de sa rivale et de sa coéquipière. Entre les grappins de la première et les rayons d'énergie de la seconde, elle peinait à protéger l'adolescente. Celle-ci ne pouvait que se contenter d'observer la scène, horrifiée et frustrée de ne pouvoir prendre part au combat. Elle remarqua alors que Nina ne laissait aucun répit à Coco, qui se concentrait donc sur la nièce de Cortex, tandis que l'autre s'approchait dangereusement d'elle. Michiko hurla, ce qui fit que Coco se retourna dans sa direction et, esquivant un coup de poing de Nina, asséna une série de coups de pied à la nouvelle équipière de Nina. Celle-ci, furieuse, allait répliquer, quand une personne sortit d'on ne sait où et sauta sur la jeune fille, la plaquant au sol.
La personne était plutôt grande et élancée, vêtue d'un court ensemble turquoise, ses longs cheveux d'un blond pâle ramenés en deux couettes. Elle tenait un long bâton dans sa main droite.
« Pasadena ! s'exclamèrent Coco, Michiko et Nina.
- En effet, c'est bien moi, répondit la jeune Texane, un petit sourire aux lèvres.
- Quel bonheur de te revoir, ironisa la nièce de Cortex.
- Le plaisir est loin d'être partagé… »
Et sans lui laisser le temps d'ajouter quoi que ce soit, Pasadena la frappa violemment avec son bâton. Le combat reprit, mais l'amie de Nina était pratiquement K.O., et l'adolescente aux grappins n'arrivait plus à contrer les attaques de ses adversaires du sang dégoulinait de sa lèvre inférieure. La jeune inconnue se releva, prit la main de sa coéquipière en dardant ses opposantes d'un regard noir. Mais avant qu'elles ne se téléportent, Michiko eut le temps d'interpeller la comparse de la jeune Cortex :
« Attends ! Qui es-tu ?
- Je m'appelle Sachiko Cortex.
- Tu es… sa fille ?!
- On peut dire ça comme ça. » rétorqua la brune d'un ton neutre.
Mais avant que la curieuse ne lui pose une troisième question, Sachiko et Nina s'étaient volatilisées.
« Alors, fit la bandicoot en se tournant vers Pasadena, à quoi est dû ce changement de style ?
- A la mort de mon père.
- Oh… murmura Michiko d'un ton peiné.
- Je suis désolée, Pasadena !
- C'est rien, dit l'opossum en haussant les épaules, tu ne pouvais pas savoir… vous vous souvenez, il y a deux ans, quand vous êtes venus aider le vieux Von Clutch à retrouver ses gemmes ?
- Oui, bien sûr ! Comment oublier ça ?
- Mon père a été assassiné… quelques mois plus tard… je me suis alors juré de le venger, coûte que coûte. Et j'ai réussi après un an d'entraînement. La tête du premier assassin est enterrée à dix kilomètres de ce qu'il reste de son corps, et j'ai trouvé de jolies chaussures en béton au deuxième qui est illico parti les essayer au fond du Rio Grande. »
Un silence gênant suivit ces explications. Michiko avait du mal à imaginer une jeune fille apparemment douce perpétrer ces horreurs – sans parler du ton blasé qu'elle avait pris pour leur relater tout cela - tandis que Coco pensait que l'Américaine avait bien changé, tant mentalement que physiquement. Elle avait maigri, et son regard s'était assombri.
« Mais, hésita la sœur de Crash, tu es une opossum évoluée… comment se fait-il que tu aies un père, d'après ce que j'ai compris, humain ?
- Ah, mais non ! Avant j'étais une humaine, mais Von Clutch, fasciné par vos jeux, a fusionné mon A.D.N. avec celui d'un opossum.
- J'ignorais qu'il s'y connaissait en génétique !
- Ouais, je sais, quand on le voit on a du mal à le croire.
- Et, demanda timidement Michiko, qui était impressionnée par Pasadena, comment se fait-il que tu sois venue, là ?
- Aku Aku a pensé qu'on ne serait pas trop de deux pour te protéger, m'est avis qu'il avait raison… euh, ça va, petiote ?
- Euh oui ! Simplement, je repensais à cette Sachiko… je ne savais pas que Cortex avait une fille…
- C'est vrai que c'est surprenant… accorda Coco. Mais on verra ça après, c'est toi la priorité. Je propose qu'on aille chez toi, qu'on prenne quelques affaires, et que tu déménages chez nous. D'ailleurs, ça vaut pour toi aussi, Pasadena.
- C'est déjà fait… Aku Aku y a pensé.
- Parfait.
- Mais, contra la brunette du trio, je suis très contente de venir, bien sûr, mais comment je vais faire pour aller à l'école ?
- Ben, tu n'iras pas tant que Cortex ne te lâchera pas les baskets.
- Je vois… et pour aller aussi rapidement en Australie ?
- Aku m'a donné ça, fit Coco en tirant un médaillon ouvragé de sous son sweat. Il contient un peu de son pouvoir, ce qui nous permet de nous téléporter. D'ailleurs, c'est comme ça que je suis venue aussi rapidement tout à l'heure.»
oO*Oo
« Cortex ! Petit minable, tu n'as rien trouvé de mieux à faire que d'envoyer Nina et Sachiko capturer la gosse !
- Mais, maître…
- Silence ! Tu peux déjà t'estimer heureux que je t'aie repris à mon service ! Bien que ta nièce soit plus compétente que toi… tu sais bien que ce n'est qu'une GAMINE de TREIZE ans !
- Mais Sachiko…
- Sachiko ne maîtrise pas parfaitement son don ! Je te l'ai répété cent fois, elle n'a aucun entraînement !
- Maître…, tenta le scientifique
- A la prochaine erreur, coupa Uka Uka, tu seras viré, et tu auras tes ex-alliés sur le dos, fais-moi confiance !
- Maître, pourquoi ne pas déclencher l'opération en premier ? Pour cette phase, Michiko ne nous sera d'aucune utilité, et il sera plus facile de la capturer après…
- Moui… fit le masque millénaire, pensif. Pourquoi pas ? C'est vrai que ça paraît logique.
- Je peux donc ordonner le déclenchement de…
- NON ! Il nous manque quelqu'un ! Ni Nina ni Sachiko ne peuvent y participer.
- Hum, dit pensivement Cortex. Pourquoi ne pas prendre la Bandicoot ? Le Cortex Vortex V2 est prêt à fonctionner. »
oO*Oo
Michiko avait rangé ses affaires dans la chambre d'amis de la maison de Coco. Pasadena logeait dans celle de Crunch, mais pour le moment elle était partie en compagnie d'Aku Aku pour une mission qu'ils tenaient à garder secrète.
Quant à Michiko, elle écrivait dans son journal, assise sur le confortable lit. Quand elle eut fini, elle posa le stylo et le carnet sur la table de nuit.
La chambre n'était pas très grande mais cela lui suffisait. Tous les meubles étaient taillés dans le même bois clair que Michiko ne parvenait à identifier. La seule fenêtre de la pièce donnait sur la plage de l'Ile . Michiko trouvait le paysage somptueux le soleil se couchait, descendant doucement sur l'océan qu'il teintait de orange, de jaune, de rose et de rouge, en un fabuleux dégradé qu'elle n'avait vu nulle part ailleurs. Elle ferma les yeux la fenêtre étant ouverte, elle parvenait à entendre le bruit des vagues s'écrasant sur la plage.
On toqua alors à la porte : c'était Coco. Michiko sursauta, mais sourit lorsqu'elle vit que la blonde lui déposait des draps propres à côté d'elle, en lui demandant :
« Alors, ta chambre te plaît ?
- Oui, elle est super !
- Contente de voir que tu en es heureuse. Bon, on va rejoindre mes frères ? »
Les deux nouvelles amies sortirent de la pièce et descendirent les escaliers. Elles quittèrent la maison de Coco et se rendirent devant celle de Crash, où son occupant et Crunch les attendaient.
