Coucou et oui je poste un peu plus tôt que prévu je profite d'être au travail pour le faire (rhoo pas bien). Et merci à tous pour me lire et vos encouragements ! Ca donne vraiment envie de continuer cette belle expérience.

Bon je vous laisse à la lecture de ce troisième chapitre qui vous plaira j'espère autant que les autres.

Trois heures trente après avoir quittée Boston, la voiture de Regina arriva devant le panneau « bienvenue à Storybrooke ». Emma se stoppa juste avant de franchir cette fameuse pancarte. Elle regarda sa passagère qui c'était endormie bercée par le bruit régulier de la route et du moteur. Elle se demandait dans quelle histoire elle c'était mise. Le jour de ses 28 ans ce retrouver dans une voiture inconnue, avec une inconnue étant la mère adoptive de son fils et dans une ville inconnue, oui elle avait fait un vœu, le vœu de ne plus se retrouver seule, abandonnée depuis tant d'années. Mais elle savait que si elle se trouvait compatible ou même si par malheur elle ne l'était pas de toute façon elle quitterait cette ville. Quelque chose au plus profond de son âme lui disait que sa vie va basculer, une étrange sensation s'empara d'elle, de son corps de son esprit. Elle se dit que c'était sûrement l'appréhension ou la peur, oui, la peur de l'échec de ne pas pouvoir sauver le petit garçon qu'elle a mis au monde il y a de ça dix ans. Regina, se réveilla, elle sentait le regard de la blonde sur elle. Elle ouvrit les yeux et plongea son regard noir dans celui vert des yeux d'Emma. Elles restèrent silencieuses un moment avant que la brune brise le silence.

- Tout va bien ? Vous me semblez hésitante.

- Non ça va, juste que la route fut longue et la pluie en plus c'est fatiguant. Ne vous inquiétez pas, je n'ai pas changé d'avis.

- D'accord, je vais vous guider jusqu'à l'hôpital. Nous sommes bientôt arrivées.

Emma hocha la tête et passa le panneau. Que ce soit à la blonde et à la brune, une onde étrange sortie de leurs corps. Emma se stoppa net. Elle se tourna vers Regina et la regarda sur un air interrogatif. Regina savait ce qu'il venait de se passer. Le sort. La reine ne devait pas paniquer, surtout ne rien dire, ne rien laisser croire. Mais elle se posait mille questions, pourquoi cette onde avait atteint également la mère biologique de son fils ?

- Il c'est passé quoi là ? C'était quoi ce truc ? Emma s'énerva de peur.

- Rien, je n'ai rien senti. Pourquoi vous énervez-vous ? Vous devez être fatiguée.

- Vous vous foutez de moi ! Ne dites pas que vous n'avez rien senti, je ne vous croirai pas ! J'ai vu votre tête. Vous étiez aussi surprise que moi !

Regina ne savait pas quoi dire, ne savait pas quoi faire. Elle aurait tant voulu avoir la magie avec elle, cela aurait été facile d'effacer la mémoire de la blonde d'un tour de main. Mais la magie n'était pas là, elle devait trouver autre chose. La magie ? Pourtant cette onde, c'était de la magie ! Regina commençait réellement à paniquer. Tout allait de travers, elle ne contrôlait plus rien. Ce n'était pas dans son tempérament de ne rien pouvoir faire. Il fallait qu'elle trouve une solution, et vite, même très vite. Emma à côté d'elle, la regardait curieusement et attendait l'explication rationnelle de cet étrange phénomène.

- Oui, désolée, j'ai… je… j'ai ressenti quelque chose de bizarre également,… je ne sais pas ce que c'était, peut-être…

- Peut-être quoi ?

- Je crois, peut-être un éclair.

- Mademoiselle Mills, il pleut serte, mais il n'y a pas d'orage, enfin je n'ai pas vu un seul éclair tout au long de la route.

- Vous savez, dans le Maine, le temps change rapidement, au bord de la mer, c'est un peu comme à la montagne. Le temps a ses caprices.

- Mouais. Allons à l'hôpital, il y a plus urgent que d'épiloguer sur dame nature.

Emma n'était pas convaincue de l'hypothèse de Regina, son détecteur inné de mensonge lui signalait que quelque chose n'allait pas chez Mme Le Maire, mais pour l'instant elle était concentrée sur le fait de sauver le petit Henry.

Elle se gara sur le parking du centre hospitalier. Regina descendit la première de la voiture. Emma la suivit de peu. Elle lui rendit les clés de sa berline et suivit la brune qui connaissait par cœur les couloirs de cet endroit que peu de gens aimaient côtoyer. Il était tard, très tard, seules quelques infirmières circulaient dans ce labyrinthe blanc. Regina ce stoppa devant une porte. Elle demanda à Emma de patienter à l'extérieur. Elle n'était qu'à quelques mètres de son fils, mais elle ne pouvait pas le voir. Regina sortit subitement de la chambre et cria :

- Ou est mon fils ?

- Quoi que ce passe t'il ?

- Mon fils n'est plus dans sa chambre !

- Eh calmez-vous, il doit bien y avoir une raison, ils ont du le déplacer.

- Tout ça c'est votre faute ! Oui, c'est vous la coupable, c'est vous qui l'avez rendu malade !

Regina était dans une colère noire, si elle pouvait elle lui aurait arraché le cœur sur place. Emma se trouva plaqué contre le mur tant la Mairesse était menaçante.

- Mais, ça ne va pas ! C'est quoi ce bordel ! Oui c'est moi qui l'ai mis au monde, mais lorsque je l'ai laissé il était en parfaite santé ! Ca se trouve c'est vous que l'avez rendu malade !

Emma retrouva de la prestance. Elle tenait tête à Regina. Cette dernière se trouvait décontenancée. Pour la première fois, depuis qu'elle s'en souvient, personne au grand jamais ne lui avait répondu et la blonde venait de le faire. Oui elle avait tenu tête à l'Evil Queen.

- Je vais mettre ça sur le coup de la fatigue et du stress, Mademoiselle Mills ! Je ne suis pas là pour me faire insulter mais pour essayer de sauver votre fils.

- Je vous demande pardon. Dit Regina d'une voix rauque et faible.

Le Docteur Whale arriva précipitamment sur les deux jeunes femmes. Ce dernier regarda avec curiosité et étonnement Emma.

- Bonjour, je voudrais un peu de calme s'il vous plait. Il y a des malades qui voudraient se reposer. Madame Le Maire, je vous attendais bien plus tôt que ça. J'ai dû transférer Henry dans une autre chambre, plus adaptée pour ses soins.

-Docteur Whale, je vous présente Mademoiselle Swan, je voudrais que vous fassiez le nécessaire afin de savoir au plus rapidement si mon fils est compatible avec elle.

- Bien, Mme Le Maire.

- Voulez-vous bien me suivre, s'il vous plait Melle Swan, je vais demander aux infirmières de faire les tests afin de voir si tout pourrait correspondre.

- Bien sûr.

- D'où venez-vous, c'est la première fois que je vous vois, vous n'êtes pas de Storybrooke.

- Non je viens de Boston.

- De Boston ? C'est la première fois que nous avons des étrangers qui viennent ici.

- Des étrangers ? Personne ne vient de l'extérieur.

- Non. Du plus longtemps que je me souvienne, je n'ai jamais vu personne venir ici. Personne qui n'appartient pas à notre charmante ville.

- Oh, et bien je suis contente d'être la première touriste. Dit Emma avec un sourire enfantin.

- Mais comment cela se fait que vous connaissiez notre Maire ? Il ne me semblait pas qu'elle ait des amis.

- Elle n'a pas d'ami ?

- Non et vous êtes la première personne que je vois auprès de Mme Le Maire.

- Euh, je…bien… je suis en quelque sorte une amie… enfin une connaissance. J'ai appris pour son fils et je me suis dit que rien n'était impossible alors… je lui ai proposé mon aide. Emma détestait mentir mais que pouvait-elle faire d'autre. Elle n'allait pas crier sur tous les toits qu'elle était la mère biologique d'Henry.

- Si vous pouviez être la sauveuse d'Henry. C'est un petit garçon tellement formidable et attachant. Il mérite de vivre. Voilà, nous sommes arrivés. Installez vous je fais appel à une infirmière.

- Merci.

Emma attendit peut de temps avant qu'une infirmière arrive afin d'effectuer les prélèvements nécessaires. Le Docteur Whale revint prêt de Regina et la rassura que malgré qu'Henry soit dans le coma son état était stationnaire et qu'il fera tout pour avoir les résultats le plus rapidement possible. La brune demanda à voir son fils. Elle arriva dans une chambre encore plus froide que la précédente. Henry paraissait encore plus petit et beaucoup plus frêle avec toutes ces machines branchées autour de lui.

- Ne t'inquiète pas mon petit prince. Je sais que tu vas t'en sortir, qu'on va s'en sortir. Je sais que tu dors profondément mais je voulais te dire que j'ai trouvé quelqu'un qui peut te sauver, enfin je l'espère de tout cœur. Elle s'appelle Emma et…

En citant le prénom de la blonde, elle cru voir Henry froncer les yeux. Non cela devait être une illusion, son visage était détendu comme si il dormait profondément.

- A demain Henry.

Regina lui dit au revoir en déposant un baiser sur son front et alla retrouver Emma.

Emma attendait patiemment Regina dans le hall de l'hôpital. Ses yeux commençaient à se fermer tant la fatigue c'était installée. Emma entendit des talons résonner dans la grande pièce. Elle se retourna et vit la Mairesse la rejoindre.

- Il y a-t-il un hôtel ici ? Il faudrait que je me repose un peu. Si une opération doit avoir lieu, le Docteur Whale m'a fortement conseillé de dormir.

- Oui, il y a un hôtel, mais vu l'heure,… J'ai une chambre d'ami, pour une nuit, je veux bien que vous veniez dans ma demeure. Je vous dois bien ça si vous donner un rein à mon fils.

- Ne vous sentez pas obligé. Si ça vous dérange prêtez moi au moins votre voiture je dormirai sur la banquette arrière.

- Ne soyez pas stupide.

Emma se dit que cette femme avait un sacré tempérament et vu comment le Docteur Whale et autres infirmières ce comportaient avec elle, Regina devait sûrement ce montrer très autoritaire en tant que Maire. Dès que quelqu'un s'approchait d'elle, elle se mettait tout de suite sur la défense prête à attaquer.

La blonde espérait tout de même que le petit Henry ne souffrait pas de cette froideur.

Regina se gara devant sa maison. Une grande maison blanche. Emma sortit de la voiture et suivit la brune. Le numéro 108 était accroché sur l'imposante porte d'entrée de la demeure du Maire. Regina ouvrit la porte et invita Emma à entrer. Le hall de la maison était spacieux mais froid, fait que de tons neutres. Devant elle se trouvait une grande porte donnant sur qui semblait être une salle à manger. A gauche une autre porte qui amenait à un salon. En ce retournant, Emma vit un grand escalier donnant sur un étage ou devait surement se trouver les chambres.

- Je vais vous conduire à votre chambre. Suivez-moi.

Emma s'exécuta et pris l'escalier. Regina lui montra la chambre d'ami qui était simple mais élégante.

- Si vous avez besoin pour votre toilette, je vais vous montrer la salle de bain d'Henry.

Emma suivit son hôte et là, Regina ouvrit la chambre de son fils. C'est avec un pincement au cœur que la brune entra dans la pièce. Vide depuis plus de 6 mois. Rien n'avait bougé. Elle traversa cette dernière et ouvrit une autre porte qui donne sur une salle de bain assez spacieuse. Emma la remercia d'un hochement de tête. La blonde en regardant l'univers d' Henry ce dit qu'il n'était pas à plaindre. Il ne manquait de rien et cela lui suffit à enlever un poids de sa culpabilité de l'avoir abandonné. Et malgré l'air hautain et froid de la mairesse, Emma était sûre qu'elle faisait tout pour que le petit garçon ai une bonne éducation et de l'amour.

Emma regagna sa chambre et en passant devant celle de la brune elle lui lança bonne nuit. N'ayant pas d'écho, elle fit un pas en arrière et voyant la porte entrouverte, elle l'a poussa légèrement. La blonde fixa la brune endormie, partie au pays des songes. Elle vit une femme détendue. Toute trace de sévérité et de froideur avait disparue. Elle l'a contempla encore un moment en ce disant que c'était une très belle femme. Emma sursauta lorsque la maîtresse de maison changea de position. Qu'est ce qu'il te prend Emma ? Ce dit-elle intérieurement. Elle regagna sa chambre provisoire. Elle s'allongea dans le spacieux lit et malgré la fatigue, elle n'arrivait pas à fermer les yeux. Elle se demandait ce qu'elle faisait là, si loin de son appartement cosy. Elle repensa à l'onde qu'elle avait sentit en arrivant à Storybrooke, et ce dit que ce n'était pas un éclair. Elle en avait vu des orages et de très violents. Emma savait que cette onde mystérieuse n'était pas naturelle, elle sentait au plus profond d'elle, qu'elle n'était pas là par hasard. Oui elle avait suivit Regina Mills, pour son fils, mais elle était persuader que quelque chose d'autre l'avait conduit ici dans cette petite ville. Le fait que le Docteur Whale lui ai dit qu'elle était la première personne étrangère à venir à Storybrooke l'avait encore plus intriguée. Emma se cala confortablement sous les draps, ferma les yeux et partie dans les bras de Morphée.