25 Mars 05 BS
Château de Giling, Albion, continent d'Halkeginia
Renner, Justinien et la famille Fairfax arrivèrent enfin au château du comte Thomas Fairfax après treize jours de voyage et un petit détour vers la capitale Londinium pour les affaires du comte. Le fief du noble était un château comme l'on pouvait en trouver partout en Europe. Un style médiévale avec des remparts, des tours, des ponts levis et des soldats en armure. Ce n'était pas tout à fait les armures de chevaliers européennes, c'était plus des armures du temps du Roi-Soleil mais les terriens se rendaient bien compte que les historiens et les archéologues tueraient pour avoir leur opportunité de vivre ici mais ils se rendaient aussi compte que leurs vie pouvait s'arrêter sur les désirs d'un noble de mauvaise humeurs ou d'une rencontre avec un brigand. Ici, il n'y avait pas de police, il n'y avait pas de reconnaissance d'empreinte digitale. Il n'y avait pas de fichiers criminel accessible en un clic de souris. Il n'y avait pas de « innocent jusqu'à preuve du contraire. » mais plutôt « coupable jusqu'à preuve du contraire. » et seulement contre un autre roturier. Une accusation d'un noble résultera surement en un « coupable malgré preuve du contraire ».
« Impressionné? demanda le comte sortant Renner de ses pensés.
- Très. Je ne m'attendais pas à cette vue. Vous avez un magnifique château mon seigneur.
- Merci bien. Voulez vous rencontrer les hommes que vous entrainerez?
- Non. Dans une semaine à l'aube. Aujourd'hui, je voudrais me reposer. Demain nous pourrons discuter de mes besoins pour entrainer les cinquante hommes que vous m'avez promis. Puis je passerai mon temps à marquer le terrain pour pouvoir entrainer les hommes correctement.
- Je vois… Vous êtes un homme de parole n'est-ce pas?
- Bien sur mon seigneur. Vous êtes l'homme qui me permettra de me faire connaitre. Vous êtes celui qui me permettra d'avoir une réputation et des clients dans tout l'Halkeginia. Votre satisfaction m'est donc primordiale.
- Je vois. Dans ce cas, nous rediscuterons demain. Les serviteurs vont vous conduire à vos chambres.
- Merci mon seigneur. »
La nuit étant déjà tombé lors de leur arrivé, tous partirent dormir.
26 Mars 05 BS
Château de Giling, Albion, continent d'Halkeginia
Renner, Justinien et les Fairfax se réunirent tous ensemble lors du déjeuner. Le repas se passa dans un silence relatif, chacun étant perdu dans ses pensées. Lorsque le déjeuner se termina, Thomas se tourna vers le sergent.
- Dites-moi Renner. Hier vous m'avez dit que vous auriez besoin de mon aide pour l'entrainement de mes gardes.
- En effet mon seigneur. Avec cinquante hommes, je ne pourrais pas les superviser correctement. Je voudrais une vingtaine de vos soldats pour m'assister. Ils ne feront rien d'autre qu'observer et m'aider à ce que personne ne brise mes règles. Dix pour lorsque le soleil est levé et dix pour lorsque le soleil est couché. Surveiller cinquante hommes est impossible pour moi seul.
- Requête acceptable. Vous les aurez.
- Merci. Ensuite j'aurai besoin d'équipements. Pour cela j'aurai besoin d'un menuisier et d'un forgeron pour m'aider à construire ce dont j'ai besoin. Ensuite, ils seront libre contrairement à vos soldats qui resteront à mes côtés jusqu'à la fin de l'entrainement.
- Acceptable aussi. Je vous ai dit que je vous fournirai tout ce dont vous aurez besoin. Et ce n'est pas grand-chose jusqu'ici. Une goutte d'eau dans ma trésorerie. Autre chose?
- Des mousquets avec la poudre noir qui va avec et les balles bien entendu. Beaucoup de poudre et encore plus de balle.
- Des mousquets? demanda confus le comte. Ah oui. Cette nouvelle arme pour les roturiers. Je suppose que vu que vous entrainez des roturiers, c'est normal. Mais ces armes n'ont nullement fait leurs preuves sur le champ de bataille. Vous pensez vraiment que ce sera utile? Une épée! Voilà une vraie arme mon bon Renner.
- Ils s'entraineront également à l'épée mon seigneur. Mais j'insiste sur les mousquets.
- Bah! Si vous voulez perdre votre temps avec ces nouveaux jouets c'est votre choix. Je dis que rien ne remplacera une épée. Même nous, nobles utilisons des épées. Ces mousquets sont une nouveauté alors c'est normal qu'ils vous attirent mais faites moi confiance. Lorsque vous verrez leur inutilité, vous regretterez d'avoir perdu du temps à entrainer vos hommes à son utilisation.
- Quand bien même mon seigneur, je veux ces armes.
- Et vous les aurez. Mais n'oubliez pas que si je ne suis pas satisfaits, vous passerez le restant de votre vie à me rembourser.
- Je le sais mon seigneur. »
La conversation sur ce sujets s'arrêta et se tourna vers des choses plus triviale et sans importance. Les terriens posèrent des questions pour en apprendre plus sur ce monde sous couverts qu'ils venaient de terre lointaine. Ils apprirent l'histoire de ce monde et de ce continent. Cela ne fit que renforcer l'idée de Renner que ce monde avait besoin de changer. Les nobles étaient devenu arrogants, cruels, violents et sadiques. Si vous avez le nom et l'argent, vous pouvez violer et tuer en toute impunité. Il n'y avait pas de répercussions. Il n'y avait pas de justice pour les faibles. Il n'y avait que la servitude. L'esclavage sous un autre nom pour rendre cela politiquement correct. Cela devait changer. Cela allait changer.
01 Avril 05 BS
Château de Giling, Albion, continent d'Halkeginia
Alexander Renner, vingt-six ans, ex-capitaine de l'USMC, sergent dans la Légion Etrangère française se trouvait dans la court du château avec vingt soldats derrière lui. Sur l'estrade de la court se trouvait la famille Fairfax avec une garde rapproché et le docteur Claire Justinien. Mais tout cela n'avait aucune importance à ses yeux. La seul chose qui avait un temps soit peu de la valeur se trouvait face à lui. Ces hommes. Ces cinquante hommes qui était désormais sa responsabilité était la seule chose qui lui importait au moment présent. Cela faisait dix minutes qu'il se tenait debout, les mains dans le dos, face à ces recrues qui s'étaient mis en rangs. Durant ces dix dernières minutes, personne, personne n'avait prononcé la moindre parole ni fait le moindre bruit. Les assistants de Renner avait reçu l'ordre de l'aider et de ne pas interférer à moins d'en avoir reçu l'instruction. Les recrues avaient reçu l'ordre de se mettre en rang et de se la fermer. Les Fairfax suivaient juste le mouvement, voulant savoir ce qui allait se passer.
Renner décida qu'il avait suffisamment fait monter la tension parmi les recrues en ne faisant que les fixer durant ces dix dernières minutes et commença donc son discours d'introduction.
« Je m'appelle Alexander Renner. Vous vous demandez surement pourquoi vous avez été réuni ici. Vous vous demandez surement pourquoi vous avez été choisi. La réponse est simple. Si vous êtes ici, c'est pour que je fasse de vous des hommes. Pourquoi vous avez été choisi? Parce que même ma grand-mère qui est incapable de se déplacer toute seule serait capable de vous mettre une raclé. »
La réaction fut instantanée. Les recrues se mirent à hurler des obscénités au terrien qui ne fit que sourire.
« Silence! dit alors Renner d'une voix forte mais sans pour autant crié, ce qui ramena aussitôt le calme. Bien, bien. Vous avez de l'énergie à revendre. C'est excellent. C'est parfait même. Vous en aurez besoin. En réalité, si vous avez été choisi, c'est parce que vous êtes jeunes. Le comte Fairfax a estimé que vous n'avez ni la discipline, ni le potentiel pour être de bons soldats. En gros que vous inutiles. Et je dois dire que je suis en parti d'accord avec lui. Mais je pense que je peux faire de vous d'excellents soldats. Toi, dit Renner en pointant l'homme le plus à sa gauche. Ton nom? Age?
- Jonathan Rooney, vingt-deux ans.
- Une femme?
- Oui.
- Des enfants?
- Deux. Une fille et un garçon.
- Je vois. A partir d'aujourd'hui, ton nom est numéro un. Tu n'as ni femme ni enfant. Si tu termines mon entrainement tu pourras reprendre ton nom, revoir ta femme et tes enfants. En attendant. Jonathan Rooney a disparu et peut-être qu'il reviendra, peut-être pas. C'est toi qui choisi. C'est pareil pour vous autres! Qui que vous étiez a disparu à partir d'aujourd'hui! Jusqu'à ce que je termine votre entrainement, vous n'êtes qu'un numéro parmi d'autre! Vous n'êtes personne! Vous n'êtes rien! Vous ne valez rien! Même de la merde a plus de valeur que vous car on peut l'utiliser comme engrais! Vous, vous êtes de la sous-merde! Vous obéirez à TOUS mes ordres sans AUCUNE discussions. Lorsque j'en aurais fini avec vous vous serez les soldats les plus discipliné du monde. Vous serez les soldats les plus violents du monde. Vous serez les soldats les plus crains du monde. Vous serez les meilleurs soldats du monde! Mais en attendant… vous n'êtes que de déchets…. Assis! »
Personne ne bougea comme il l'avait prévu et comme il l'avait demandé, les vingt hommes derrières lui avancèrent et commencèrent à distribuer des coups jusqu'à ce que tout le monde sois assis.
« Je vous ai dis que vous deviez obéir à tout mes ordres. Lorsque vous ne le ferez pas, ces messieurs m'aideront à vous discipliner. Maintenant… Debout!… Assis! Debout! Assis! Debout! Et bien? Vous voyez? Ce n'est pas si dur d'obéir. Pour les neuf prochains mois, vous êtes à mois. Vous êtes mes petits chiens. Je vais vous faire me détester. Je vais faire en sorte que vous me haïssiez. Je vais vous faire subir un tel enfer que Brimir lui-même m'aurais supplié d'arrêter. Et à la fin, vous me remercierez. Bien commençons. »
01 Avril 05 BS
Manchester, Albion, continent d'Halkeginia
Il courait et courait et courait pourtant ils étaient toujours derrière lui. Il avait beau prendre des ruelles, renverser des étales, bousculer les gens, ils étaient toujours derrière lui. Il n'arrivait plus à reconnaitre son environnement. Lui qui connaissait cette ville comme sa poche était perdu. La terreur lui avait fait perdre toute cohérence. Il avait juste couru lorsqu'ils l'avaient surpris une nouvelle fois en train de violer une femme dans la ruelle. Ce n'était pas sa faute! C'était elles qui n'avaient qu'à pas s'habiller de façon si aguicheuse! Au fond d'elles, elles voulaient être prise de force! Sinon pourquoi s'habiller de façon si provocante? Pourquoi lui jeter des regards aguicheurs? Pourquoi lui donner des signes? Pourquoi passer un doigt sur leurs lèvres si sensuellement? Pourquoi se caresser le bras comme si quelqu'un les caressaient avec passion? C'était leurs fautes à elles et pas la sienne! C'étaient elles qui lui envoyaient les signaux qu'elles étaient d'accords et qu'elles voulaient être prise de force pour accomplir leurs fantasmes! Pourquoi ces deux là ne pouvaient pas le comprendre? Pourquoi ces deux là le blâmaient lui! Ce n'étaient pas sa faute!
« Et bien mon pote? Un cul-de-sac? Je croyais que tu connaissais cette ville comme ta poche? Pas très bien on dirait…
- On t'avait prévenu non? On t'avait dit de faire passer le message. Cette ville appartient à la Confrérie Noir. Aucun crime ne sera toléré sans notre consentement, répondit le second poursuiveur.
- On se la joue Elder Scrolls alors? Pourquoi pas la Morag Tang dans ce cas?
- On s'en fout putain! On a une justice à administrer.
- Vous appelez ça justice? Je suis innocent!
- C'est pour ça que tu forçais cette gamine? Elle avait quoi? Quatorze, quinze ans? Dans tout les cas, elle n'avait pas l'air de vouloir. Moi j'appel ça un viol, dit le deuxième homme.
- C'était une adulte! Elle a eut ses premières saignées il y a eu plusieurs mois! Je le sais, je l'ai suivi. Depuis, elle me regardait! Elle me voulait! Ce n'était qu'un jeu pour elle! Même ses cris étaient un jeu! Pour m'exciter encore plus! Elle voulait que je la prenne de force!
- Ouah… il est à fond dedans, hein? On fait quoi de lui caporal? demanda le premier.
- On ne peut pas le torturer. On a pas encore de planque pour ça. Coupe lui la bite et met lui dans la bouche. Ensuite tue le.
- Vous allez faire quoi?
- Graver le signe de la Confrérie Noir. Le triangle d'Assassin's Creed avec le symbole du Yin et du Yang au centre. Nous sommes des assassins et bien que nous commettons des crimes c'est pour un futur meilleur. Nous sommes la balance. Ni bon, ni mauvais. Nous faisons ce que nous devons faire. Fais vite Tanaka. La garde sera bientôt là.
- A vos ordres caporal. »
01 Avril 05 BS
Blackburn, Albion, continent d'Halkeginia
« Donc, si on travail pour vous, ton pote ne nous tuera pas?
- C'est exacte. Il est un assassin. Je suis un voleur. Si vous le rejoignez, vous aurez quelques règles à suivre, mais on vous protègera des autorités et des autres personnes avec qui il vaut mieux éviter de s'embrouiller. Et puis j'étais un voleur autre fois. Je pourrais vous apprendre des choses.
- Ok. On veut bien essayer. C'est quoi ton nom?
- François. François Dublanc. »
02 Avril 05 BS
Newcastle, Albion, continent d'Halkeginia
« Poussez vous! Dégagez! Laissez passer! Qu'est-ce qui ce passe bordel? »
La garde arriva enfin sur la place du marché pour découvrir ce qui poussait tant de gens à se réunir. Six hommes totalement nu avaient été pendu avec une pancarte qui disait:
« La Confrérie Noir est désormais sur vos terres. Aucun meurtre ne sera toléré sans notre consentement ou ce sera votre châtiment! »
Deux hommes au milieu de la foule se regardèrent avant que l'un d'eux ne parle.
« Qu'est-ce que tu en penses Xing? Tu crois que mon message est passé?
- On verra bien mais je pense que tu viens de faire une frayeur à tout les criminels de la ville Zapfen.
- C'est le but. Maintenant, ils nous rejoindront ou mourront. C'est une guerre pour la démocratie que nous livrons. Une guerre psychologique est le meilleur moyen de gagner le soutient de la population. Même pour des meurtriers.
- Surtout si nous acceptons les demandes du peuple d'éliminer les nobles.
- Exact. »
07 Avril 05 BS
Portsmouth, Albion, continent d'Halkeginia
« Bienvenue dans la Guilde des Voleurs de Portsmouth. A partir d'aujourd'hui, fini vos petits vols pour vous nourrir. Aujourd'hui est la première pierre d'un édifice. Aujourd'hui, ce sont les premiers pas d'une organisation qui s'étendra sur tout le continent. Je suis Pierre Servasse, maitre de la Guilde de Portsmouth. »
