Auteur: moi
Série: Gundam Wing
Disclaimer: je n'aurais jamais la prétention de dire qu'ils sont à moi, j'aurais jamais su créer de personnages aussi parfaits
Genre: Romance, souffrance comme d'hab quoi
Couple: Franchement, vous vous demandez encore qui!
Résumé: je vous laisse lire
voilà voilà, un chapitre de plus et un! dsl de faire que dans le sombre mais en fait j'adore ça , faire souffir mes p'tits chouchous, lol!
CHAPITRE III
ça fait maintenant deux semaines...j'ai encore l'impression que c'était hier ou parfois il m'arrive de croire que j'ai rêvé ces derniers jours, je me réveille le matin, je me sens bien, serein et puis inconsciemment je porte la main à mon cou et il n'y a plus rien...et je me souviens m'être détaché du seul objet qui pouvait me rendre fou...je ne regrette pas mon geste seulement j'essaye de perdre l'habitude que j'avais de jouer avec pendant des heures...si seulement c'était si facile d'oublier...les habitudes et le reste...je ne me retrouverais pas encore quelques fois à pleurer dans ma chambre...au bureau...dans chaque endroit où juste un mot ou un geste me le rappelle...même si je l'ai dit, même si je le pensais, mon coeur, lui, n'est pas encore prêt à le laisser partir...
Et je me suis rendu compte que son image commence déjà à s'estomper dans ma tête, que ça faisait déjà quelques années que c'était le cas mais je me disais, c'est pas grave puisque tu vas le revoir et bien si j'avais su...j'aurais gravé son image dans ma mémoire à jamais!
Je ne suis retourné au travail il n'y a qu'une semaine et puis il faut dire que je n'aurais pas pu le reprendre avant car Quatre a veillé personnellement à me mettre en arrêt quelques jours, je lui en ai voulu pour ça car j'avais besoin de travailler pour penser à autre chose et au lieu de ça, tu te retrouves tout seul dans un appartement, tu ne supportes pas de sortir parce qu'il y a trop de monde et tout ce qu'il te reste ce sont tes souvenirs auquels tu te raccroches désespérement mais qui te font également sombrer dans la dépression...
Alors sans l'accord de Quatre, j'ai repris le travail et déjà, je me sens un peu mieux si ce n'est que ma secrétaire me regarde toujours avec un regard compatissant et je ne le supporte pas...je préférais quand elle me fixait avec un regard qui en disait long plutôt qu'avec un regard rempli de pitié donc maintenant je ferme ma porte.
Il m'arrive aussi maintenant de profiter de chaque moment de la journée que je ne faisais pas avant, hier encore, il s'est mis à neiger et je suis resté planté en plein milieu de la route, laissant les flocons se poser sur mon visage et disparaître, je les laissais aussi fondre dans mes mains et je me suis mis à sourire sans aucune raison...je me disais qu'il aurait aimé faire ça lui aussi, sentir l'air frais sur son visage et fermer les yeux alors...je fais la même chose et puis je reviens sur terre et reprends mon chemin oubliant que le temps s'est arrêté quelques minutes auparavant...mais quand je rentre, l'appartement est dans le noir, je n'allume pas et vais dans ma chambre, je m'asseois sur mon lit, les yeux dans le vague...je me met à parler tout seul, me disant qu'aujourd'hui ça a été une bonne journée et je ris...un rire qui finit souvent par se transformer en pleurs...et finalement je sais que ce n'était pas une si bonne journée que ça car le fait de m'être arrêté quelques minutes à raviver en moi ce sentiment de solitude qui ne cesse de m'envahir depuis que je l'ai perdu...
Pourtant je dois me resaisir, je le sais...je...il me faut juste un peu de temps, je sais que je suis quelqu'un de fort, j'ai survécu à tellement d'épreuves dans ma vie...ce n'est pas la première fois que je perds un être cher à mon coeur et pourtant c'est différent...je ne le vis pas comme les autres fois...j'ai parfois l'impression de le sentir, l'impression qu'il est près de moi...en pleine nuit il m'arrive de sentir comme une caresse sur ma joue et quand je me réveille, une légère brise parcoure mon visage mais aucune fenêtre n'est ouverte...et puis je veux croire que c'est lui qui veille sur moi... je veux y croire...
Et c'est comme ça presque tous les jours, je m'émerveille devant des choses que d'autre préféront ignorer mais pour moi, rien ne doit être ignorer...on passe à côté de tellement de choses dans la vie qu'il faut en profiter un maximum et puis j'ai promis...je ne vivrais plus pour moi mais pour lui...il vivra à travers moi même si son absence est parfois tellement dur à vivre...même si je préférerais le voir en vie...encore une belle connerie de ma part, faudrait que j'arrête de croire que les morts peuvent revenir à la vie...on n'est pas dans un conte de fée ou un roman, c'est la vraie vie maxwell et faudra t'y faire! je pense que c'est ce que Wufei me dirait...je me demande d'ailleurs comment il va notre charmeur de sabres...rahhhhh secoues toi un peu!
trois coups à la porte, je me lève lentement, c'est pas la journée, je n'ai vraiment pas envie de voir quelqu'un
- Bonjour Duo...
- Salut Quat', que me vaut cette visite!
il ne me répond pas et me prends dans ses bras, je ne réponds pas à son étreinte, j'en ai marre de la pitié des gens, je ne suis plus un enfant puis sans crier gare je me prends une claque sur la tête, je le regarde complètement sous le choc de ce revirement de situation
- J'pensais t'avoir dit de pas reprendre le boulot maintenant, t'écoutes jamais quand on te parle ou quoi! mais bonnnnnn...je te connais, t'écouterais même pas ta mère même si, excuse moi, tu en avais une...
je me permet un petit sourire, je le vois se gratter la tête en soupirant de me voir si têtu, je ne dit face à sa dernière remarque car il sait que pour moi, n'ayant jamais eu de famille, ça ne me fait rien si on me dit ce genre de choses et heureusement pour lui...un être humain normalement constitué l'aurait démoli à la seconde où il aurait dit la dernière syllabe, d'ailleurs à cette pensée, je m'autorise un petit rire qu'il remarque et je vois dans ses yeux qu'il semble heureux que je commence enfin à redevenir moi-même
- au fait Duo...je sais que c'est pas le bon moment mais voilà...on m'a donné ça et j'ai pensais que tu aimerais l'avoir..
Il me tend un portefeuille qui n'est pas le mien...d'ailleurs je n'en ai même pas, ça fait très professionnel de pas en avoir tiens!...je l'ouvre doucement et me fige, c'est son portefeuille, je lève les yeux vers Quat', le remerciant silencieusement, je l'ouvre alors entièrement et je vois sa carte d'identité...je peux enfin voir à quoi il ressemblait car pour moi il était toujours le gamin de 15 ans et je suis soufflé en voyant sa photo
- Dieu qu'il était beau Quat'...
ce dernier me sourit et m'incite à continuer l'exploration de cet objet d'une grande valeur pour moi...je vois une assurance pour une moto surnommée Wings, pourquoi ça m'étonne pas...puis je remarque alors une pochette cachée et je vois quelque chose en dépasser, je sors délicatement le document et il s'agit d'une photo...mon coeur fait un bon dans ma poitrine en constatant qu'il s'agit d'une photo de nous deux le jour où...rectification, je pensais aller mieux et je suis de nouveau retourné au mode madeleine parce que je me mets à pleurer et une de mes larmes tombe sur la photo que je m'empresse d'essuyer, ne voulant pas abîmer ce précieux document...
Quatre se place devant moi m'ayant vu baissé la tête, il me retire la photo des mains et émet un "oh" puis place ses doigts en dessous de mon menton et me force à le regarder, il essuie les larmes qui innonde mon visage et me souris de nouveau, un sourire mélangé de tendresse, de chagrin et de compassion...je me dégage de lui et me met de nouveau de dos et essaye de parler le plus normalement du monde, en priant pour que ma voix ne trahisse pas mes émotions
- ça va Quat'...ça va...c'est juste que ça fait bizarre de voir ça...ça va aller t'inquiète pas et puis je me sens mieux je t'assure, la preuve je souris et ris comme avant...
- Duo..." je sens que mon mensonge ne passe pas
- Je sais...excuse moi mais la voir me fait me rendre compte qu'il me manque ...atrocement...c'est idiot je sais, faut que je laisse le passé dérrière moi et que j'aille de l'avant...
Il murmure alors qu'on ne peut pas oublier si facilement le passé mais qu'avec le temps, les blessures finissent par se refermer mais qu'elles ne guérissent jamais totalement, surtout les blessures faîtes au coeur mais il finit par me dire qu'il ne s'inquiète pas pour moi parce qu'il sait que je vais encore une fois relever la tête et m'en sortir parce que c'est dans mes gênes, j'ai le sang d'un battant, chose que lui n'aura jamais...il est trop dur envers lui-même, j'aurais été incapable de faire ce qu'il a fait à l'église, prendre la parole comme ça en étant si bouleversé mais je prends sur moi et ne lui dit pas...je ne veux pas qu'il sache que j'étais là...il ne comprendrais pas je pense...ou ne me pardonnerais pas de ne pas m'être montré...
- Bon Duo, je ne suis pas venu que pour ça, prends ton manteau, on sort!
je le regarde avec des yeux suppliants, qui veux dire "ne me force pas à sortir en pleine journée" mais il ne l'entend pas de cette oreille et me tire par la manche, prends ma veste au passage et m'empêche de rentrer dans mon appart'...j'ai rangé la photo dans ma veste car il ne m'a pas laissé le temps de la poser et je vois qu'il ne me lâche pas le bras, il me connaît par coeur, il sait que je serais capable de saisir la moindre occasion pour m'esquiver sans un bruit...
Nous rentrons dans un café que je ne connais pas mais Quatre lui salue le barman qui lui dit que leur table est dans le fond... "leur table?"...les gens nous aynt vu rentrer nous regarde passer puis retourne à leur occupation mais je sens un regard posé sur moi et finit par plonger mes yeux dans ceux d'un mec qui me dévisage, je ne fais pas attention et pose mes yeux ailleurs,
- Ah vous voilà! t'as réussi à le ramener, géniallllll!
cette voix, je n'ai pas le temps de l'identifier que je vois une petite brune me sautait au cou, il ne me faut pas longtemps pour voir qu'il s'agit de Hilde, je lui ébouriffe les cheveux dans un geste tendre...ma petite soeur...je la considère comme tel depuis des années mais nos boulot nous avaient éloignés et l'avoir dans mes bras me comble de joie...je lève le visage et je vois qu'il y a aussi Trowa, et Sally mais je ne vois pas Wufei et arbore une mine sombre que Sally remarque de suite
- Il va arriver Duo, il avait quelque chose à faire avec son boulot, il veut te voir sans doute autant que toi...
il ne m'en faut pas plus pour me sentir mieux et je prends place à la table juste à côté de Trowa, ils se remettent à parler de tout et de rien et je les écoute, je n'ose pas intervenir dans leur conversation, je ne suis pas tout à fait à l'aise et nous revoir tous réunis comme ça me donne un pincement au coeur...on aurait du faire ça il y a des années et non, il a fallu que l'un d 'entre nous ne soit plus là pour que nous nous retrouvions... je sens que de nouveau j'ai les larmes aux yeux...je me sens de trop, ils semblent tous s'en être à peu près remis...je sens alors une main se poser sur la mienne et relève des yeux surpris vers Trowa
- Comment vas-tu Duo?...on est toujours là tu sais...toujours avec toi alors ne pleures pas...
Il trouve les mots qu'il faut et je lui souris, je secoue la tête pour faire disparaître mes larmes et soupire essayant de me calmer...puis de nouveau quelque chose me perturbe, je ne sais pas, je sens encore un regard...son regard...celui de tout à l'heure qui ne me lâche pas des yeux et me fais un signe de la tête en me souriant...je ne lui répond pas et lui fais un regard mauvais, celui qui veut dire " retournes à ta tasse de café et oublies moi, tu perds ton temps!" je me fais penser à quelqu'un d'autre en réagissant comme ça...le regard de la mort ce qui m'arrache un nouveau sourire parce que je sais qu'il aurait rigolé de me voir l'imiter...j'en suis sur...
- désolé de mon retard...
- ahhh y'é pas trop tôt Wuf...
c'est moi qui ai parlé et je n'ai pas finit de dire son nom car je vois qu'il n'est pas tout seul, il est accompagné par un gars qui doit avoir le même âge que nous mais il a une sacré carrure, le genre à vous mettre une dérouillé qui vous envois direct à l'hosto, je m'étais levé pour l'acceuillir mais finit par me rasseoir sans un mot...il me regarde toujours complètement éberlué par un tel accueil, il pensait sans doute que j'aurais été distant car après tout, il a cru aux accusations de trahison envers moi mais je ne lui en veux pas, il fait parti des membres de ma deuxième famille.
- Donc heuuuuu...je disais désolé de mon retard mais voilà, je voulais vous présenter mon nouveau coéquipier pour les missions chez les préventers...ça faisait deux semaines que j'en cherchait un et voilà! donc je vous présente Loz
Le gars nous serre tous la main mais arrivé à moi, il hésite, il sent qu'il n'est pas le bienvenu mais tente quand même et je lui sers sans un sourire, tel un robot, tous ont remarqué mon changement d'attitude mais ne m'en tiennent pas rigueur...moi je fulmine de l'intérieur...pourquoi? c'est pas difficile à comprendre, un étranger s'est immiscé dans notre bande et j'ai l'impression qu'il veut le remplacer, j'entends déjà Quatre lui demander ses origines, son âge et les autres complètement captivé par ce qu'il raconte...je finit par claquer mon poing sur la table les faisant tous sursauter, je me lève et me dirige vers les toilettes entendant Hilde me demander ce qu'il m'a pris et Wufei dire que c'est bon...qu'il s'en charge
Je défonce littéralement la porte avec mon poing en poussant un juron, je me regarde dans la glace et je vois bien dans mes yeux que je suis en colère contre ce gars...contre Wufei...contre tout le monde...je me laisse alors glisser le long de la parrois lisse et m'asseois par terre, posant mes mains sur mon visage, j'aurais jamais du sortir
- Maxwell, ça va. je peux savoir ce qu'il t'arrive au juste...il t'a rien fait Loz
j'explose
- Non ça va pas, où est-ce que tu as vu que j'allais bien! les autres t'ont pas dit ou t'es aveugle!...et c'est plutôt à moi de te demander ce qu'il t'arrive...Heero avait dont tellement peu d'importance pour toi que tu le remplace alors que ça fait seulement deux semaines qu'il est sous terre!
Je me prends un coup de poings magistral qui me fait retombé à terre alors que je venais à peine de me relever, je le regarde toujours avec de la haine dans mes yeux et je vois que lui aussi est sur le point d'éclater...qu'il le fasse tient, comme ça on réglera nos comptes une fois pour toutes!
- Maxwell...redis moi ça une seule fois ça et t'es un homme mort...comment peux-tu imaginer ne serait-ce qu'une seconde que je m'en fous de Heero...je n'ai jamais eu la prétention de le remplacer, personne ne pourra jamais le remplacer mais met-toi deux minutes à ma place Duo!
c'est la première fois qu'il m'appelle par mon prénom, cela me destabilise au point que ma colère s'évanouit et que je ne peux que le regarder surpris, je vois alors que lui aussi n'est plus en colère, je vois alors pour la première Chang Wufei au bord des larmes...lui si fier...je le voit serrer les poings pour s'empêcher de craquer
"...la vie continue Duo...il faut bien que je continue à travailler...je n'ai jamais eu la prétention de te faire croire que je voulais le rayer de nos vies...j'ai jamais voulu ça mais...si je me suis plongé dans le travail...si j'ai cherché un remplaçant pendant ces deux dernières semaines c'est parce que si je ne le faisais pas...si je m'arrêtais ne serait-ce que deux secondes, c'est à ce moment là que tout revenait en bloc dans mon esprit et c'est là que je me rendais compte...qu'il était mort...
...je l'aimais Duo...peut-être pas comme toi mais je l'aimais comme un frère...et si j'étais arrivé dix secondes avant...dix seconde...j'aurais pu le sauver, tu sais pas ce que c'est que de vivre avec ce poids...je ne peux en parler à personne...mais ces dix secondes là Duo, elle vont me hanter toute ma vie et il faut que je fasse avec...j'ai jamais vécu ça et je sais pas comment faire...comment réagir...je..."
je n'ai pas ouvert la bouche, je l'ai laissé tout déballer, je ne savais pas qu'il souffrait autant que moi peut-être encore plus...je le vois desserrer ses mains et les porter à son visage pour essuyer ses larmes mais au moment où il le fait, ses sanglots redoublent d'intensité et il finit par tomber à genoux devant moi...je comprend alors qu'il a enfoui toute sa peine en lui et qu'il s'est efforcé de se montrer fort mais on ne peut pas garder tout ça en soi éternellement...je remarque que je me suis moi aussi mis à pleurer, je m'approche de lui et délicatemement je le prends dans mes bras, je le sens se crisper puis se détendre, je lui dis de se laisser aller, que c'est normal de ne pas se faire à l'idée de perdre quelqu'un de proche et qu'à moi il me manque aussi et que parfois j'ignore si j'arriverais un jour à ne plus ressentir ce manque...il commence à se calmer et a noué ses bras autour de moi, sans doute qu'il ne s'en est pas rendu compte, si ça avait été en d'autre circonstances, je l'aurais pris en photo pour pouvoir me foutre de lui après mais là je sens qu'il a besoin de moi...
Il se détache de moi et se replace contre le mur en face de moi, il sort alors son paquet de clope et en allume une, j'ignorais qu'il s'était mis à fumer et avec un sourire, me dit qu'il a commencé à fumer il y a deux semaines...je le réprimande sur le fait que la niccotine tue mais il me dit qu'il n'y a pas que ça qui tue et c'est le silence jusqu'à ce qu'il décide de le rompre
- au fait Maxwell, je voulais m'excuser d'avoir cru que tu étais un traître et...
- c'est bon c'est oublié, je ne t'en ai jamais voulu!
il semble étonné que je puisse lui pardonner aussi rapidement mais je lui dit qu'entre frère ce serait dommage de ne pas se pardonner car c'est vrai, ce sont tous mes frères mais il commence à me charrier en me disant que j'avais alors fait de l'inceste si je considérais aussi heero comme un frère et je me sens rougir
- je plaisante Maxwell...je plaisante...tu sais, il t'aimait...
c'est à mon tour de le regarder avec un air surpris, il me raconte alors comment se passait leur mission, comment il leur arriver parfois de rester cloîtré dans un immeuble en ruine attendant que l'ennemi se démasque et qu'en même temps il aait appris à se connaître...il m'avoue que Heero avait eu beaucoup de mal à parler avec lui au début car il ne lui faisait pas vraiment confiance et que finalement l'entente s'était installé normalement...il me raconte leure dernière conversation et je sens qu'il a un noeud dans la gorge, sa voix n'est plus la même...
- je lui ai demandé ce jour là comment il voyait son avenir et il m'a tout simplement répondu qu'il ne voyait pas son avenir sans toi...sur le coup j'ai rigolé en lui demandant comment il avait fait pour te supporter avec ton babillage incessants et ton humour à deux balles...ces mots exacts ont été " c'est parce qu'il a toujours été lui que je l'aime...c'est parce que c'est quelqu'un qui a tellement d'amour en lui que je ne pourrais jamais me passer de lui et puis même si c'est parfois un baka , c'est le mien et je l'aime pour ce qu'il est..."
je hoche la tête pour lui dire que j'ai bien compris et me lève, je cache mes yeux avec mes mèches et m'excuse de devoir lui fausser compagnie mais j'ai besoin de prendre l'air, je sors précipitamment des toilettes et me heurte à quelqu'un, si fort que je vois la photo sortir de ma veste et tomber au sol, je me baisse pour la récupérer mais la personne que j'ai bousculé me devance et je vois enfin son visage ce qui me met de mauvais humeur...encore lui...il se permet de regarder Ma photo et sourit encore
- dis donc, c'es ton copain, il en a de la chance!
je récupère violemment mon bien et avant de m'en aller, j'ancre mes yeux dans les siens
- mêle toi de ce qui te regarde, tu perds ton temps!
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le jeune homme regarde Duo s'éloigner, il ne le quitte pas des yeux jusqu'à ce que l'américain ne soit plus dans son champ de vision, il se rappelle alors son regard, un regard qui vous ensorcèle une fois que vous avait eu le malheur de le croiser puis il rebrousse chemin avec le sourire, murmurant pour lui-même
- Je ne perds jamais mon temps, tu es bien trop intéressant pour que je te laisse filer, on se reverra mon petit ange rebelle...on se reverra...
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je suis enfin de retour chez moi, la soirée s'est à peut près bien passé si ce n'est ce gars que m'a énervé encore une heure après m'avoir bousculé, il ne me lâché pas des yeux, j'aurais eu une arme sur moi, il était mort puis quand Wufei est revenu, il m'a demandé avec un simple geste si les autres étaient au courant de son dérapage mais je le rassure...ceci restera entre nous, personne ne sera au courant
je suis crevé, cette journée n'a pas été aussi bien que les autres jours, il est vrai que j'ai quand même réussi à rire et on a éviter le sujet Heero de toute la soirée, ça m'a fait du bien de ne pas y penser...
Je m'allonge dans mon lit et essaye de me relaxer parce que l'autre abruti m'a vraiment fait tourné chèvre, j'te jure, j'peux pas être tranquille juste une soirée et sans que j'y prenne garde, le sommeil vient m'envelopper...
Encore le noir, je déteste cette couleur et pourtant celle-ci me rappelle autre chose...je revois de nouveau ce point de lumière qui vient m'envelopper de sa douceur et je me sens comme sur un nuage puis je me retrouve encore dans un parc mais là c'est différent, il me semble reconnaître l'endroit, je sors la photo de ma poche et voit qu'il s'agit du même décor
- je ne me trompe pas, c'est bien là que...
""ça n'a pas l'air d'aller Duo...""
puis deux personnes font leur apparition juste devant moi, je ne les ai pas vu arriver...je constate qu'il s'agit encore de moi et de Heero au tant où tout allait encore bien, je me vois assis contre un arbre, le seul qui se trouve près du canal et je prends conscience qu'il s 'agit encore d'un souvenir mais pas d'un souvenir douloureux...non...
""je vais bien Hee-chan...c'est vrai...je pète la forme!""
""Arrête de mentir, surtour à moi, tu sais pas le faire!""
je me met à rire, ohlala la façon dont il m'avait dit ça, avec de l'humour et puis un air pas content du tout, je n'avais pas pu m'empêcher de rire à ce moment-là, quel crétin il pouvait être parfois...
""au moins tu as retrouvé le sourire, tu ne pleures plus comme tu le fais chaque soir""
"" comment...tu...je...tu m'as entendu...""
c'est vrai, je pleurais tous les soirs parce que je supportais plus cette situation...je l'aimais et je ne pouvais pas lui dire car il me considérait comme son ami et n'avait pas encore totalement confiance en moi pour accepter un tel aveu de ma part alors je faisais semblant, je lui avais pourtant promis d'être toujours honnête avec lui...de ne jamais jouer un rôle et puis je n'avais pas pu et je portais un masque devant lui et le soir, épuisait par tous mes mensonges, je m'effondrais en pleurs sur mon lit, essayant d'étouffer le son avec mon oreiller...
""Duo...bien sur que je t'ai entendu, je partage la chambre à côté de la tienne, je voulais te remercier et je t'ai entendu...dis moi ce qui ne vas pas, je peux peut-être t'aider...et puis entre nous...je ne supporte pas de te voir ou t'entendre pleurer...""
"" non je ne pense pas Hee-chan, tu ne peux pas m'aider...surtout pas toi...""
je le vois venir s'asseoir à côté de moi et ne rien me dire, qu'est-ce que j'étais nerveux, il était là, en train de mordiller un brin d'herbe et moi, mon coeur battait comme un fou si fort, que je croyais qu'il aurait pu l'entendre, je voulais tellement lui dire à ce moment-là mais ma voix restait bloqué dans ma gorge, c'était horrible
""J'ai bien vu que tu n'étais pas toi quand nous sommes rien que tous les deux...est-ce parce que tu as peur de me dire que tu m'aimes? parce que si c'est ça, dis le, je ne veux pas te perdre à cause de ça...""
je me vois lui dire que malheureusement c'est ce qu'il va arrivé parce qu'il a raison, que je l'aime comme un fou et que je préfère arrêter de jouer un jeu avec lui parce que ça fera du mal à chacun, je me vois ainsi me lever puis une main me retenir, ce moment...ça a été le plus beau jour de ma vie, je regrette presque de ne pas pouvoir changer les rôles et virer mon double juste pour le voir me dire ça en face
""Ne pars pas Duo...je...je ne veux pas que tu partes...je le savais au fond de moi, je l'ai toujours su mais j'ai fait semblant de pas voir ta détresse parce que...je suis terrorisé Duo...j'suis terrorisé à l'idée de m'avouer que sans toi, je n'arriverais plus à rien...j'ai vraiment peur parce que je ne sais pas comment te dire que moi je t'aime aussi et que...""
""shhhhh Hee-chan...tu viens de le faire...""
l'image disparaît soudainement et je me surprend à crier "non", ils ne sont plus là, encore une fois, je perd tout...
- c'est mieux si tu ne vois pas le reste, ça ne te ferait que plus de mal et à moi aussi...Duo...
je reconnais la voix, même si elle est beaucoup plus grave je la reconnaîtrais entre mille et sans le regarder je m'asseois à côté de lui sur la banc qui vient d'apparaître, il ne me regarde pas non plus, ce silence me pèse, j'ai tellement rêvé ce moment que quand il est là, je ne sais plus quoi dire alors je prends mon courage à deux mains et lui demande si c'est vraiment lui ce qu'il m'affirme d'un mouvement de sa tête puis je le vois baisser la tête et son visage s'assormbrit
- pourquoi as-tu réagi de la sorte avec Wufei, il ne pensait pas à mal, pourquoi en vouloir à son nouveau coéquipier
- Parce qu'il n'est pas toi!" j'ai hurlé comme d'habitude, cela m'enrage quand les personnes ne comprennent pas mes gestes " parce qu'il n'avait pas le droit de t'évincer comme ça, parce qu'il n'a pas le droit d'arriver à s'en remettre aussi vite que moi...parce qu'il n'avait pas le droit de savoir comment te dire adieu...mais pourtant j'ai l'impression qu'en cet instant, je me sens enfin prêt à te laisser partir...même si je voudrais que ce moment ne cesse jamais!"
- Duo...pardonnes moi
je reste sans voix devant sa demande, je pensais que ce n'était encore qu'un délire de ma part, que je me parlais à moi mais quand enfin j'en prends vraiment conscience qu'il est vraiment là je n'ai envie que d'une chose, le prendre dans mes bras et le serrer si fort qu'il ne pourra plus jamais me quitter...je me décide à le faire quand il prend les devant et m'enveloppe de ses bras, si vite que je n'ai pas le temps de voir son visage
- Faut que tu me pardonnes...j'arriverais jamais à me pardonner...je n'ai jamais voulu te faire de mal...faut que tu me crois, j'ai toujours voulu respecter ma promesse...j'suis tellement désolé...
sa voix finit par mourir et ce n'est plus que le bruit de ses pleurs que j'entends et cela finit par me briser, je me relâche et le laisse me serrer, je dis son nom, ne cesse de le répeter, je lui demande pourquoi il m'a laissé, pourquoi il ne s'est pas battu...pourquoi il me fait vivre cet enfer...Il me prend alors le visage et m'oblige à rouvrir les yeux que j'avais fermé de peur que ce n'était encore qu'une illusion mais non, je le vois enfin, ses yeux qui semblent briller dans le noir...ses yeux qui me manquent, je me remémore alors ce que je me suis dit ce matin et le regarde si profodément pour ne jamais oublier son visage qu'il semble en être destabilisé puis sans son accord, je scelle mes lèves aux siennes pour un ultime baiser...dieu que ça fait mal...je le sens me répondre avec plus de passion et je le laisse me rapprocher de lui...mes larmes coulent alors que je sens que la fin est proche et dans un dernier souffle, je lui réponds
- je ne t'en ai jamais voulu Hee-chan, c'est à moi que j'en ai voulu de pas t'avoir rejoint...c'est à moi de te demander pardon...
- tu es tout pardonné mon ange...
Je lui demande s'il y a une chance que je puisse le revoir dans mes rêves mais son expression me dit que non, il me dit qu'il n'aurait normalement pas du le faire mais que c'était plus fort que lui mais il me sourit
- je serais toujours là Duo...regarde parmis les étoiles quand tu te sentiras seul et tu me trouveras...ta vie n'est pas finie...
et alors qu'il m'embrasse une dernière fois, je sens qu'on m'arrache à ses bras et qu'une lumière commence à m'entourer, je tiens ses mains et je les sens glisser le long des miennes jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de contact, je le vois alors se lever et me dire qu'il m'aime...mes yeux se mettent alors à briller et je veux pour lui dire quelque chose mais il est trop tard et je me réveille dans mon lit...avec encore mes vêtements...je ne pleure pas, jugeant que j'ai assez pleuré comme ça et que je viens de compendre que ça ne changera rien...je repousse les mèches que j'ai devant mes yeux et passe mes doigts sur mes lèvres...je le sens encore...et je me sens bien...vraiment bien...
- merci Hee-chan...je t'aime...merci...pardon...et adieu...
à suivre
je retourne vers Heero dans le prochain chap, savoir où il en est dans sa recherche, voilà j'ai encore mis 3 heures à écrire ce chap, j'suis morteeeeeee...
