VOila je vous mets tout de suite le 3ème chapitre! Merci pour tout vos commentaires, que je trouve déjà très nombreux ^^


Israël, temps présent.

Ziva était rapidement rentrée chez elle, jetant ses affaires au coin de l'entrée, elle resta debout, fixant la plaque. Que devait-elle faire, et que faisait cette plaque ici, bon sang! Il y avait tout, sa carte, son insigne, la pochette dans laquelle il avait l'habitude de la garder, elle reconnaissait tout de lui. Elle ne pouvait aller jusqu'à sentir l'odeur, de peur que cela ne lui rappelle des souvenirs trop vivaces, mais elle savait que c'était la sienne!

Elle devait se rendre au Mossad, elle savait que l'homme y avait été envoyé. Elle rangea l'objet dans sa poche, pour le garder prêt d'elle, et alla chercher ses papiers, son arme, sa veste et ses clefs de voiture pour rejoindre la chère enceinte qu'elle avait pourtant essayé de fuir. Son passé revenait violemment sur elle, et elle n'hésita que quelques secondes, avant de mettre sa main dans sa poche et de sentir le cuir chaleureux qu'il avait dû tenir lui-même temps de fois, prêt de lui.


Arrivée dans le grand bâtiment, elle ne mit pas longtemps à trouver ce qu'elle cherchait. Le directeur l'attendait déjà, elle savait que Ziva viendrait.
Elle n'eut que peu de mots à dire qu'elle se retrouva devant l'homme en question. L'héritage de son père, elle était une David..

L'homme était déjà tremblant, perdu, avachi sur sa chaise, les mains sur son visage. Il se redressa immédiatement quand il la vu, quelque chose de pathétique dans ses yeux.
Elle posa la carte devant lui et l'homme tressaillit. « Je n'y suis pour rien! ».

La directrice vint derrière elle et lui tendit un autre objet. « Il avait aussi ça sur lui ». Elle saisit l'objet et tressaillit en reconnaissant le visage de Gibbs sur la photo. Tout cela ne lui disait rien de bon. Elle tapa du point sur la table. « Ou as-tu eu tout ça ?! » Le ton avait vite décollé, elle devait se retenir pour ne pas trembler.
« Je les ai achetés, je me suis dit que ça pourrait servir! Mais je n'y suis pour rien! »

Ziva frissonna « Tu n'y est pour rien en quoi ? »
L'homme semblait vouloir pleurer, ce n'était pas un gros caïds, ou une brute, il n'était qu'un idiot qui avait voulu se procurer de faux papiers.
« Je ne les ai pas tué! » Ziva resta immobile, paralysé. « Je n'ai rien fait. » L'homme pleurait et elle semblait paralysée.

« Comment sais-tu qu'on les a tué? » Elle criait ses mots. L'homme tremblait, misérable, mais elle n'avait aucune pitié.
« Quand ils revendent des cartes comme ça, c'est qu'ils les ont récupérées sur des cadavres, tout le monde sais ça! »
Ziva frappa violemment sur la table, et se retourna, perdu, ne sachant que croire, il ne les avait pas vu mort, il ne fallait pas désespérer! Elle ne chercha pas à arrêter les tremblements dans son corps, les secousses, comme une furie, la douleur… Elle s'approcha de la table et s'y pencha. « ou a tu eu ça? » son ton était calme, mais dure, ses yeux brûlants.
L'homme baissa les yeux hésitants. Elle frappa à nouveau sur la table, hurlant cette fois « Ou à tu eu ceci! Tu n'a pas à hésiter, ce que je te ferais si tu ne me le dit pas, sera bien pire que toutes les menaces que tu as pu avoir!» Il sursauta, sauta de sa chaise. « Irka, c'est comme ça qu'ils l'appellent, il est toujours dans ce club »

Elle nota chaque détail de sa description, alors qu'il continuait à parler précipitamment. Elle nota la peur dans sa voix, la peur dans son cœur, alors qu'elle imaginait les deux agents étendus morts quelque part. Elle sentit l'air manquer, et sortit précipitamment quand il eu fini de parler.

Elle avait vite trouvé l'endroit, sordide, lugubre. Un agent du Mossad avait été désigné pour l'accompagner. Elle avait fait le tour, grimaçant devant les prostituées avachies sur des hommes ivres, son pays était terrible parfois...

Elle ne trouva pas l'homme, mais en interrogeant le barman elle put vite trouver un nom. Tamak Bourna, ça ne lui disait rien. Elle resta assise sur la chaise, un regard interrogateur de l'agent sur elle. Elle n'en tirerait rien de plus. Elle ne savait même pas réellement s'il était arrivé quelque chose à ses amis, elle soupira, il était temps de donner un coup de fil. Elle commanda un verre, l'homme à ses cotés voulut protester, mais se tut quand elle lui lança un regard si mauvais qu'il aurait pu penser qu'elle le tuerait. Si elle devait le faire, appeler son ancienne équipe, il lui faudrait un peu de courage.

Elle rentra chez elle épuisée, et se jeta sur le canapé. Elle avait déjà son portable en main, elle hésita, elle n'appellerais pas directement Tony… SI cela n'était qu'une grosse erreur, elle savait qu'il n'avait pas besoin de savoir. Elle composa le numéro du bureau de Gibbs, priant qu'il réponde. Son souffle se coupa quand elle entendit les sonneries. Quelqu'un décrocha et la tension tomba. « Gibbs ?! »
« Ziva? » Ce n'était pas lui. Elle fut stoppée, respirant sans pouvoir dire un mot. « Ziva ? C'est toi ? »
Elle ferma les yeux forts, très fort.
« Bonjour McGee.. »


Elle aurait pu entendre le bref sourire sur le visage de l'agent, à sa façon de respirer, de s'agiter. Elle entendit un bruit derrière, un cri. Abby….
« Ziva! Qu'es ce que.. Abby veut te parler. »
« Non! » Elle avait crié plus fort qu'elle ne l'aurait pensé. McGee sembla se calmer.
« Désolé McGee, j'ai besoin de parler à Gibbs, rapidement! »

Elle l'entendit s'arrêter de bouger, de respirer, quelque chose de lourd passa dans l'air, effaçant rapidement l'euphorie qui l'avait touché quelques secondes.. « Tim ? »
« Heu.. Je .. Ziva… Il est arrivé quelque chose… Gibbs et Tony… Ils ont disparu depuis presque 2 semaines… »

Elle voulut s'effondrer, se rouler en boule hurler, elle avait soudain espéré que tout ça n'était qu'une grosse erreur. « Je serais bientôt là… ». Elle raccrocha sans le laisser répondre. Elle se glissa sur le fauteuil, laissant une larme tomber, puis deux, suivit d'autres, il ne fallait pas se laisser abattre, et pourtant, elle se collait au tissu, essayant de récupérer l'âme qu'il y avait laissé, sa chaleur, son odeur. Elle cria, cria à l'injuste, jeta son téléphone, puis resta là, le temps de se calmer. Il lui avait tellement manqué, mais s'y était faite, il lui avait temps manqué qu'elle ne savait pas si elle pourrait le laisser partir encore une fois... Encore fallait-il qu'il soit toujours en vie... Elle frissonna et se roula encore plus sur elle même, c'était une éventualité qu'elle ne pouvait même pas imaginer.


A suivre, Je ne suis pas sure que ce chapitre soi terrible ? je lance l'histoire là ^^, alors accrochez vous!