Aaron McMorin était de ces personnes qui se moquaient de plaire aux autres. Il avait des amis et s'entendait bien avec presque tout le monde, mais si quelqu'un lui faisait une remarque sur son physique ou son caractère il se contentait d'hausser les épaules et de sourire. C'était ce genre de personne Aaron, pas prise de tête. En revanche on pouvait toujours compter sur lui, dès qu'il faisait une promesse il la tenait, dès qu'il accordait son amitié il y était fidèle. C'est sûrement pour ça qu'il était chez les Poufsouffle : sa loyauté n'avait pas de limite. Il était parfois considéré comme naïf ou simple d'esprit, mais ceux qui le côtoyaient savaient qu'il avait en fait la tête sur les épaules. Mais personne ne compris jamais comment il avait pu s'enticher de Dominique Weasley, la Gryffondor garçon manqué. Avec son caractère doux et loyal, tout un chacun se disait qu'il finirait avec une gentille fille, calme et sophistiquée. La surprise fût donc d'autant plus importante quand il s'afficha un matin de décembre avec la petite sœur de Victoire, connue de tous pour sa fougue, même par les plus jeunes, à son bras.

En fait, ce que personne à part les deux concernés ne savait, c'est que Dominique, aussi fougueuse, intrépide, irréfléchie qu'elle était, avait depuis longtemps déjà succombé au charme de notre Aaron. Lui ne la regardait pas comme la copie ratée de Victoire mais comme une personne avec ses qualités et ses défauts. Pas une seule fois il ne l'a comparé à sa si parfaite sœur et c'est peut-être ce détail qui a fait son bout de chemin jusqu'à son cœur. Et puis, jamais personne ne l'avait approché en la désignant comme « une lionne qu'il vaut mieux avoir de son côté ».

Et puis au final ce qu'elle aimait le plus chez son petit ami c'est sa faculté à la faire se sentir comme un joyau à conserver.

Du côté d'Aaron, ses yeux avaient depuis toujours suivis les cheveux courts et roux de Dominique, c'était inhabituel de voir une fille avec des cheveux si courts et si indisciplinés. Mais ce qui le fascina pour de bon ce fût ses yeux, leur couleur en soit n'avait rien d'extraordinaire, ils étaient marrons, mais il y avait cette étincelle de malice qui n'appartenait qu'à Dominique et qui faisait briller ses yeux de la plus belle des manières qui soit (d'après Aaron bien sur).

Alors peut-être que leur couple était atypique, peut-être qu'ils seront le sujet favori des commérages pour les six prochains mois, mais eux le savaient: ils s'étaient trouvés. Et finalement, c'est tout ce qui compte.