Disclaimer : les personnages d'Harry Potter appartiennent à J.K Rowling, l'histoire est à moi.

Quand Harry ouvrit les yeux il réprima un frisson en découvrant la maison si détestée du 4 Privet Drive. Les rayons du soleil de 6 heures du matin créaient sur la maison des ombres lui donnant un air encore plus inquiétant.

-« Ne t'en fait pas tu n'as qu'à m'attendre ici, je rentre je récupère tes affaires et avant que tu ne t'en rendes compte nous serons déjà à Gringotts. »

Harry hocha la tête, soulagé, et alla s'assoir plus loin sur un muret. Vénus quant à elle se tourna vers l'horriblement banale maison. Après avoir sonné elle entendit un bruit de talon aiguille puis une femme à tête de cheval vint lui ouvrir la porte. Sans demander quoique ce soit Vénus poussa la porte et rentra dans la maison sous les cris indignés de la fameuse tante Pétunia. Arrivé au salon elle vit un homme fait entièrement de gras affalé dans le canapé, celui-ci d'ailleurs ne mit pas longtemps à rejoindre sa femme dans un concours de cris. Agacée, et inquiète pour ses oreilles, Vénus les fit taire grâce à la magie.

-« Bien, maintenant je peux en placer une. » Dit-elle d'un ton qui fit frémir les deux mortels de terreur. Puis elle continua d'un ton mielleux et dégoulinant d'ironie,

-« Bien le bonjour Vernon et Pétunia Dursley je me nomme Vénus Pandragon. Je suis vraiiiiiiment désolée de venir vous déranger chez vous à une heure aussi tôt dans la matinée mais il y a quelques petits problèmes que je dois régler pour le bien de mon nouveau protégé. » Elle reprit d'une voix dégoutée, « Comprenez bien que si j'avais eu le choix je ne serais jamais venu dans cette répugnante maison. »

Les Dursley, toujours sous le sort de la jeune femme et pétrifiés par ses paroles, n'esquissèrent même pas un mouvement quand celle-ci s'approcha de Vernon et, après avoir enfilé des gants de satin (hors de questions de toucher à main nu un tas de graisse sur pattes) elle attrapa le menton de la baleine, l'obligeant à la regarder dans les yeux. Des yeux luisants de magie qui terrifia encore plus, si possible, l'homme.

-« Montre-moi tout » Chuchota Vénus. Et elle vit tout. Tous les souvenirs de cette chose qui osait se proclamer être humain. Au fur et à mesure de son visionnage, découvrant ainsi l'enfance plus qu'horrible du jeune Harry, la colère de Vénus augmenta tant et si bien qu'elle se matérialisa par sa magie sous forme d'une ombre noir et menaçante envahissant le petit salon. L'air devint glacé, on pouvait voir de petit nuage de buée se former à chaque respiration de plus en plus affolée des mortels. Une noirceur sans nom envahit Pétunia et Vernon, leurs faisant revivre leur pire cauchemar. Bientôt des cris d'agonis et de terreur se firent entendre. Vénus n'avait toujours pas lâché Vernon mais Pétunia, elle, était au sol, en larme, s'arrachant les cheveux dans l'espoir de faire cesser cette torture. Soudain la voix de Vénus se fit entendre, une voix d'outre-tombe remplis de la magie des plus noires,

-« A partir de maintenant, mortels, vous ne pourrez plus fermer l'œil sans revivre vos pire cauchemar et terreur, le sommeil ne vous est plus permit. Oubliez tout d'Harry James Potter, vous n'avez jamais eu de neveu chez vous. Toute ces années vous avez persécutés et maltraités votre fils Dudley Dursley. Qu'il remplace l'image du neveu. Dudley à dormit dans le placard sous les escaliers aujourd'hui sa chambre et la plus petite de la maison. Dudley doit faire toutes les corvées. Dudley n'a pas le droit de manger plus que 3 fois par semaines. Dudley doit être battu. Dudley est un monstre. Ainsi soit-il. »

A la fin de cette déclaration plus que morbide Vernon clignât des yeux. Quand il les ré-ouvrit il était assis dans son canapé devant la télé, une bouteille de bière à la main, sa femme dans la cuisine. Aucun des deux ne se souvenait de Vénus Pandragon ou d'un certain Harry Potter.

Harry était en train de fixer un chat appartenant à Mrs. Figg quand il entendit Vénus se rapprocher de lui. Puis il entendit un cri et une chouette blanche lui fonça dessus.

-« Hedwige ma belle ! »

-« J'ai aussi récupérer ta malle et ta baguette, nous pouvons y aller. »

Et sans plus de cérémonie Vénus et Harry disparut de Privet Drive pour ne plus jamais y revenir.

Ils réapparurent dans un coin sombre de l'allée des embrumes puis se dirigèrent vers la banque sorcière. Les rues étaient pratiquement désertiques, en même temps il était très tôt. Le décalage temporel entre le monde des esprits et le monde des mortels surpris encore une fois Harry, il n'y avait aucune logique. Il était partis de chez Vénus à peu près vers 10h30 pour arriver vers 6h. Pourtant la veille Vénus lui avait dit qu'il c'était passé 3 heures chez les mortels pour 10 minutes chez les esprits. C'est à n'y rien comprendre.

-« Arrête de réfléchir je vois presque de la fumée sortir de tes oreilles » Harry lui lança un regard noir. Pas du tout affectée la jeune femme enchaina, « Je t'ai dit que le monde des esprits n'était pas soumis aux lois temporelles et spatiales. » Et sur cette belle déclaration elle pénétra dans la banque suivit d'Harry.

C'était la deuxième fois qu'Harry venait dans la banque et, tout comme à sa première visite, il ne put qu'être émerveillé devant le grand hall plus que luxueux. Cependant, au contraire de sa première visite ils ne se dirigèrent pas vers un guichet mais traversèrent le hall pour arriver devant une petite porte orné d'or et de pierres précieuses. Derrière cette porte Harry découvrit ce qui semblait être une salle d'attente, toujours plus luxueuse. Dans un coin de la pièce un gobelin faisait ses comptes derrières un bureau et se fut vers lui que Vénus se dirigea. En les voyants le gobelin leur demanda d'une voix bien plus avenante que les gobelins se trouvant dans les guichets du grand hall,

-« Bonjour Madame, monsieur, que puis-je faire pour vous ? »

-« J'aimerais avoir accès à mes voutes ainsi que parler à mon conseiller, noble gobelin. » Le gobelin parut plus que surpris par la considération que lui portait la jeune femme. Harry quant à lui fut plus intrigué par le petit sourire en coin qu'affichait Vénus. Comme si elle riait à une blague qu'elle seule connaissait. Le gobelin finit par répondre,

-« Bien sur nom, prénom je vous prie. »

-« Vénus Pandragon »

L'effet fut immédiat. Le gobelin blanchit considérablement avant de se laisser tomber à genoux devant la jeune femme sous le regard interloqué et perdu d'Harry. Mais avant qu'il n'ait eu le temps de s'interroger plus en détail sur le phénomène le gobelin repris la parole,

-« Noble et Grande Mère c'est un honneur de vous rencontrer. Je suis Blanick le dur, fils de Ragost le brave lui-même fils de Fraiska la vaillante. Les louanges faites à ma grand-mère lors de votre dernière visite se perpétuent encore et cette rencontre sera chanté dans toutes les contrés du Mt Olympe aux mines du Saréyol. » Et il finit sa tirade en se frappant la poitrine du poing droit.

-« C'est également un honneur de voir le descendant de ma grande amie Fraiska. Relève-toi Blanick le dur, fils de Ragost le brave, et puisse ton chant être entendu jusqu'en enfer. »

Et sur ces belles paroles, qui ne firent qu'embrouiller davantage le-garçon-qui-à-survécut, ils se mirent à discuter dans une langue que Harry soupçonnait être du gobelin. Finalement le gobelin se détourna et leur fit signe de les suivre les entrainant ainsi dans un dédale de couloir. Pour finalement les abandonner, après de dernières paroles en gobelin avec Vénus, devant une double porte entièrement fait d'or. Porte qu'ouvrit la jeune femme en grand.

-« Ragnock ! Fils de Ragnock le malicieux ! La dernière fois que je t'ai vu tu n'étais encore qu'un nourrisson ! »

-« Noble et Grande Mère, c'est un honneur ! »

-« Pas de ça entre nous mon ami c'est moi qui t'ai offert ta première hache. »

-« Je m'en souviens, je la garde encore précieusement elle est maintenant un signe de fierté dans le clan. Que venez voir faire chez les mortels Noble Mère ? »

-« Je viens déclarer un héritier. » Le gobelin tourna rapidement la tête vers Harry et le détailla des pieds à la tête de son regards perçant.

-« Et bien le garçon-qui-à-survécut. Il est étrange de ne pas vous avoir vus dans ma banque plutôt M. Potter. »

Timidement Harry prit la parole, « Vous devez vous tromper monsieur. Je suis déjà venu ici juste avant ma première année. » Le gobelin fronça les sourcils.

-« Pour votre gouverne M. Potter chaque jeune sorcier héritier d'une grande maison telle que la vôtre son reçut lors de leur première visite à Gringotts par moi-même, directeur de la banque gobeline Gringotts du Royaume-Unis, accompagné du conseiller de la famille afin d'effectuer plusieurs tests sur l'enfant, des tests d'héritages principalement, afin de déterminer une potentiel activation d'héritage ancien magique ou sorcier. Dans votre cas j'aurais également dut vous parler de l'héritage de Lord Potter ainsi que lire le testament de vos parents. »

Harry était plus qu'abasourdis et, il fallait l'avouer, dans une colère noire. Comment se faisait-il que personne ne lui avait parlé de ce « petit » détaille ? Il n'était même pas au courant que ces parents avaient laissés un testament ! Ni Dumbledore ni aucune autre personne en qui il avait confiance ne lui en avait parlé. Surtout que Ron en tant que descendant d'une famille sang-pur devait surement être au courant. Néanmoins en voulant pas laissé libre cours tout de suite à sa colère Harry se força au calme et demanda d'une voix assurée,

-« Puis-je avoir accès à ce testament s'il-vous-plait ? »

Ragnock, qui jusque avait observé ses réactions lui fit un sourire effrayant.

-« Mais bien sûr. » Puis il partit chercher dans ses dossiers. Pendant ce temps Vénus et Harry prirent place dans les deux fauteuils de style victorien capitonnés de velours rouges. Enfin Ragnock revint vers eux et s'assit derrière son bureau.

-« Avant que vous ne lisiez ce testament je dois vous avertir de quelques petites choses. Tout d'abord sachez que ce testament est l'officiel. Une copie se trouve au Ministère sorcier mais il a été scellé. »

-« Scellé ? Cela veut dire que personne n'a pu entendre le testament de mes parents ? »

-« C'est exacte. La copie que je tiens en ce moment dans ma main ne peut être lue que par vous. La copie du ministère devait être lue une semaine après le décès en présence des amis et de la famille mais cette lecture fut annulée. »

-« Par qui ? »

-« Voyons M. Potter. Qui vous a placé chez vos moldus ? Qui s'est occupé de vous fournir en argent ? Qui s'est accaparé de manière honteuse et frauduleuse votre garde magique ? Qui n'a jamais répondu à vos questions ? »

-« Dumbledore… »

-« C'est exacte, Dumbledore a joué de sa position au magenmagot afin de scellé le testament de vos parents s'appropriant ainsi votre garde. Je ne sais pas ce qui se trouve dans ce testament M. Potter, mais une chose est sûre, c'est que cela ne devait pas plaire au vieux barbus. »

Le dédain du gobelin envers le directeur de Poudlard était largement perceptible. Tremblent sous le coup des émotions intenses qui le traversaient, Harry prit le parchemin que lui tendait le gobelin. Il pouvait sentir la magie se dégageant de ce petit parchemin attestant ainsi qu'il se trouvait bien en présence de l'originale. Lentement il décacheta et commença la lecture à voix haute.

Voilà je laisse un peu de suspense p Merci encore beaucoup pour vos reviews cela me fait chaud au cœur. La suite dimanche prochain ^^