Bonsoir,

Voila le Chapitre 3, un peu de mes personnages bien sûr, et retour de nos amis crée par Terry Goodkind (pour les livres) et Sam Raimi (Pour la série).

J'aimerais remercier Linsy qui ma laissé une belle review, et qui m'a poussé à publier ma fan fiction.

D'ailleurs, petite pub, n'hésitez pas à lire ses fictions sur "Once Upon A Time" qui sont splendides.

Bonne lecture.


3. Rage et révélations


Cassandra était de bonne humeur. Ce matin là était différent des autres. Elle ouvrit la fenêtre en grand, afin d'observer le magnifique paysage, qui s'offrait à elle derrière les remparts de la ville.

Jaina lui avait promis de l'emmener avec elle, pour chasser, et non pour leurs sorties habituelles. Aujourd'hui, elles allaient monter à cheval, et s'enfoncer dans la forêt.

La jeune femme attendait l'été, et ce jour avec impatience.

Elle avait mis des bottes de cuir, qui remontaient jusqu'aux genoux, un pantalon marron près du corps finissant par une ceinture en cuir. Elle portait une petite veste beige, légère, boutonnée à l'avant, par dessus une chemise blanche ample. Des vêtements agréables, souples, qui la protégeaient de la fraîcheur de la matinée.

Elle s'observait dans le miroir, quand on toqua à sa porte.

- Tu es prête Cassy?

Jaina fit irruption dans la chambre de la fille du Duc, qui finissait juste de se faire une tresse sur le côté, comme à son habitude.

- Je suis prête! dit-elle enthousiaste, et souriante.

"Elle est mignonne..." pensa Jaina, les joues légèrement rosies.

Les deux jeunes femmes sortirent de la chambre, pour se diriger vers le grand hall, où les attendait, Jude, peu rassuré de cette petite sortie.

- Bonjour vous deux! Vous m'avez l'air en forme, et de bonne humeur, il sourit à leur approche. J'ai demandé à Geoffrey, mon meilleur garde, de vous accompagner pour...

- Pas besoin Jude! C'est gentil de ta part, mais nous ne sommes plus des enfants, et tant que je suis avec Jaina, je ne crains rien! interrompit Cassandra.

- N'en fait pas qu'à ta tête Cass ! Je suis le chef de la garde, vous partirez avec lui, et vous ne discutez pas, souffla-t-il exaspéré.

- Mais...

- Vous devriez l'écouter, intervient une grosse voix.

Le Duc, et son Frère, Vermillion, s'approchèrent à leur rencontre.

- Ce n'est pas un manque de confiance en vous, mais une sécurité. N'oubliez pas que même si nous sommes en paix, beaucoup de bandits, et mercenaires convoitent notre richesse. Je n'aimerais pas apprendre votre enlèvement.

- Vous avez raison! Cassandra regarda Jaina, choquée, et fit la moue, Je ne pense pas que mon enlèvement leur rapporterait grand chose, mais pour Cassandra, on ne sait jamais. Je vous jure de la ramener saine et sauve.

- Je te crois mon enfant...

- Ne dit pas que tu ne vaux rien Jaina! intervient son mentor. Tu vaux beaucoup plus que tu ne le penses, tu fais partie de la famille! Insista Vermillion un peu irrité, par ses propos.

- Et je me permets de dire que nous sommes tous d'accord, renchérit le Duc plus amusé par la jeune femme que ne l'était son frère.

- Si vous le dites!

"Ah qu'est ce qu'elle m'énerve, quand elle fait sa tête de mule" se dit Vermillion, levant les yeux au ciel.

- Bon il est temps d'y aller Cassy!

- Je te suis!

Les trois hommes les regardèrent s'enfuir. Tout trois pensifs.

OOooOO

Ils partirent donc à trois, vers leurs montures, puis franchirent la lourde porte de la ville, et passèrent par un chemin plus praticable pour les chevaux.

Ils descendirent vers la plaine bordant la grande forêt silencieuse.

Cassandra, toute excitée de cette sortie, regardait le paysage tout en avançant au coté de Jaina. Celle-ci était beaucoup plus sérieuse, cherchant un endroit discret où laisser les chevaux. Quant à Geoffrey il les suivait, silencieux.

En posant les yeux dans les profondeurs de la forêt silencieuse, Jaina eu un frisson, comme à chaque fois, se rappelant la morsure de ce fameux hiver, où elle avait croisé le chemin de son mentor.

Elle décida d'aller de l'autre coté de la plaine, où les bois étaient plus accueillants. De loin, on pouvait apercevoir le toit d'un cloché en ruine.

Après quelques minutes, ils entrèrent à l'orée de la forêt.

- Nous allons laisser les chevaux ici ! En retrait de la route, pour ne pas attirer l'attention. Nous on continue dans la forêt, ordonna Jaina d'une voix calme. Vous n'avez qu'à rester là, et nous attendre.

-Ma mission est de vous suivre princesse !

-Bon déjà, je ne suis pas une princesse, elle entendit le gloussement de Cassandra derrière elle. Et ensuite, vous aller effrayer tous les animaux de cette forêt avec tout votre attirail! Il observa un instant son armure avant de reposer les yeux sur ladite « princesse ». Puis ce n'est pas la forêt silencieuse, c'est moins dangereux ici, et si nous rencontrons des bandits, je saurais nous défendre. Je vous alerterais avec une flèche. Elle pointa le ciel du doigt.

Il resta quelques minutes à les observer tour à tour, d'un air sceptique. Il se disait que ce n'était pas une bonne idée, de les laisser, mais voyant leurs regards déterminés, et sentant qu'il n'arriverait pas à avoir le dernier mot, il accepta d'un hochement de tête. Il alla s'occuper des chevaux, non sans préciser auparavant, qu'il les retrouverait, au moindre doute.

-Géniale ! Maintenant qu'on s'est débarrassé de l'autre boulet, ou est ce qu'on va ?

-Tu es vraiment sûre d'être la fille du Duc ? ricana Jaina. Tu n'as plus vraiment l'air d'une petite princesse, quand tu parles comme ça.

-Ah Ah Ah, très marrant ! Bon tu me réponds oui ou non ?

-Patience! C'est une surprise, elle lui fit un clin d'œil.

-Je croyais qu'on devait chasser ?!

-J'ai dit que je t'emmènerais en forêt, mais pas qu'on irait chasser.

-Alleeeer ! Dit moi ! Tu es tellement mystérieuse, je veux sav….elle se heurta au dos de Jaina quis s'était arrêtée d'un seul coup.

-Hey ! Mais qu'est ce que… Jaina se retourna, et posa sa main sur la bouche de son amie, tout en lui faisant signe de se taire, et de la suivre.

Elles se baissèrent, et avancèrent silencieusement parmi la végétation. Puis se stoppèrent, un peu plus loin, proche des ruines de ce qui devait être un ancien puits, pour ensuite apercevoir une ancienne chapelle en ruine.

-Wow ! C'est … Elle fut une nouvelle fois interrompue par la main de Jaina, et leva les yeux au ciel devant le regard insistant de son amie.

-Arrête de parler aussi fort, nous ne sommes pas seules, fit-elle dans un murmure.

Des voix d'hommes leur parvenaient faiblement. Elles pouvaient voir le bâtiment principal, sous le cloché, et une grande entrée fermée par une lourde grille de fer. Les portes en bois étaient ouvertes en grand. L'endroit ne semblait pas être gardé, mais l'obscurité de l'entrée, rendait la visibilité restreinte.

Sur le côté, elles virent un escalier en pierre, caché par la végétation. Il permettait sûrement d'accéder plus rapidement à l'étage de la petite bâtisse.

-Je voulais t'emmener dans ces ruines, sachant que tu aimes ce genre d'endroit, mais quand j'y suis allée, il n'y avait personne. Ce sont sûrement des bandits, il vaut mieux partir.

-Tu es sûre ? On pourrait s'approcher un peu, et voir ce qu'ils font ?

-Non, je ne te ferais pas courir ce risque ! fit-elle sans quitter des yeux l'entrée des ruines.

-Roh aller, fait pas ta rabat joie ! Je sais que t'en meurs d'envie !

-Non ! Cassy tu es sous ma … mais celle-ci ne pût finir sa phrase, elle vit la jeune femme se diriger, discrètement, vers l'escalier en pierre.

-Rah… la prochaine fois je l'attache, grogna-t-elle.

Elle la rejoignit rapidement, tournant sa tête dans tous les sens, aux aguets du moindre bruit.

Cassandra s'aida de sa dague pour couper quelques lierres, et ronces afin de rendre le chemin plus praticable.

Une fois en haut des escaliers, elles furent stoppées par une petite grille en fer.

-Cassy, c'est fermé, on…

Mais la jeune femme avait déjà les mains sur la serrure. Elle essayait de la crocheter à l'aide de ses épingles à cheveux, sous le regard choqué de son amie. Elle ouvrit la porte quelques secondes plus tard. La cambrioleuse retourna un sourire remplis de fierté, qui fit lever les yeux de la chasseuse.

"Elle est autant une princesse que moi " se disait-elle amusée par son amie.

Elles entrèrent discrètement dans ce qui semblait être une sorte de mezzanine en longère. Celle-ci donnait sur la salle principale de l'ancienne chapelle, sur son autel, ses bancs, et sur trois hommes, armés, assis au milieu des décombres. Tout trois en pleine discussion.

Elles ne virent pas l'homme, tapis dans l'ombre, adossé au mur juste derrière elles, observant, avec un sourire malveillant, les deux intruses.

OOooOO

Richard avait quitté le palais du peuple pour se rendre à Aydindril, afin de retrouver cette jeune femme mystérieuse, dont faisait mention la prophétie. Kahlan et Cara l'accompagnaient, ne voulant pas le laisser seul, dans sa nouvelle quête. La soeur qui accompagnait Verna était repartie pour le Palais de prophète afin de prévenir la Dame Abesse. Quant à Verna elle avait décidé de suivre le petit groupe.

Zedd, quant à lui, avait pris la résolution de rester au palais, afin de continuer ses recherches. Mais aussi pour surveiller le chancelier, élu en tant que remplaçant, en l'absence du Sourcier.

Cela faisait déjà deux jours qu'ils voyageaient.

La nuit tombait doucement sur les terres de d'Hara. Sentant la fatigue arriver, ils décidèrent de faire un feu de camp, afin de se reposer, ainsi que les chevaux.

-Tu penses vraiment que l'on va la retrouver ? fit Richard, à l'intention de Verna, qui s'occupait de couper quelques fruits trouvés dans la forêt.

-Je ne sais pas, mais tout porte à croire qu'elle cherchera la vérité sur elle. Alors, cette idée d'aller à Aydindril n'est pas mauvaise. C'est léger comme déduction, mais il faut bien un début, et nous n'avons aucunes autres pistes…

-Richard, tu as toujours suivit ton cœur, alors fait lui confiance une nouvelle fois, finit Kahlan sur un sourire rassurant. C'est vrai qu'on est dans le brouillard, mais en restant au Palais nous n'aurions pas eu plus de réponse.

-Vous avez raison !

-A la bonne heure ! Bon, et si on mangeait ces appétissants fruits, intervient Cara, laissant échapper un petit rire aux autres, amusée de la remarque légèrement enfantine de la blonde.

-Un vrai estomac sur patte ! lança Kahlan.

-J'aime manger, il n'y a pas de mal à cela !

Après un repas, fait de gibiers et de fruits, le petit groupe se prépara pour la nuit. Verna déjà allongée sur sa paillasse, semblait dormir. Richard était assis un peu plus loin contre un arbre, son épée à portée de main, pour son premier tour de garde.

Kahlan rejoignit Cara, qui était assise prés du feu. Elle plaça sa paillasse, et son sac, entre celle de la blonde, et de Richard.

-Si tout ce passe bien, nous serons là bas dans deux jours. Je ne pensais pas y retourner aussi vite... d'ailleurs j'avais oublié, que c'était beaucoup plus agréable de faire la route avec vous. J'aime beaucoup Zedd… mais... c'est Zedd.

-Je veux bien le croire, il ronfle comme un ours, la remarque fit rire les deux jeunes femmes, ce qui leurs value un regard accusateur de la part de Richard. Il leur désigna Verna, endormie en face d'elles, d'un signe de la main.

-On peu même plus rigoler, kahlan leva les yeux au ciel, et se tourna vers son amie.

-Ah ces hommes, de vrai rabat-joie, murmura Cara, un sourire timide sur les lèvres.

Kahlan observa quelques instants la blonde. Elle avait les mains dans son sac de voyage, qu'elle referma ensuite pour le reposer non loin d'elle.

-En parlant d'homme ! Tu en es où de ce côté la ?

-C'est à moi que tu parles ?

-A qui d'autre ? Kahlan étouffa un rire.

Elle savait que Cara n'aimait pas vraiment parler de ce qu'elle ressentait, parler d'amour était une sorte de supplice pour elle. Elle avait accepté leur amitié, mais pour le reste, il y avait encore beaucoup à faire.

Kahlan avait eu énormément de mal à se faire à la présence de la jeune femme, tout au début de leur rencontre. Depuis, elle lui avait prouvée qu'elle pouvait lui faire confiance.

Elle repensa à certains moments de leur précédent périple, où les deux jeunes femmes, s'étaient petit à petit rapprochées. Pour se soutenir, et se protéger l'une et l'autre. Mais aussi, elle revit ces moments bien à elles, comme celui qu'elles partageaient cette nuit. Des moments où elles pouvaient se confier, où Cara s'ouvrait à elle.

Elle savait qu'à force son amie laissait petit à petit tomber ses barrières, et la brune adorait la taquiner.

L'inquisitrice devait avouer que pendant son séjour loin de ses amis, la jeune femme l'avait beaucoup manquée. Le fait d'être à ses côtés ravivait certaines émotions en elle, qu'elle avait souvent du mal à cerner.

-Je suis partie deux semaines entières, ne me dis pas que tu ne t'ais pas trouvé un bel homme pendant ce temps ?

-Eh bien non, et puisque tu veux tout savoir, je n'ai pas spécialement envie d'un homme, souffla Cara, excédée.

-Oh, fit Kahlan surprise. Hum… une femme alors ?

Cara eu un hoquet de surprise, et fixa la brune qui la scrutait. Elle pouvait voir son sourire bienveillant, à la lueur des flammes du feu qui crépitait encore. Un sourire qui pouvait exaspérer la Mord'sith, comme lui provoquer une chaleur réconfortante, qu'elle avait encore du mal à accepter.

Elle avait toujours trouvé cette femme aux yeux bleus, attirante, intimidante, et même effrayante quelques fois.

-Non plus, elle détourna les yeux pour fixer les flammes.

-Cara voyons, tu as bien quelqu'un en vue? Cela ne manque pas en ville! fit-elle avant de devenir plus sérieuse. Tu as le droit d'être heureuse, tu le mérites.

Après ces quelques mots Cara eut une pointe au cœur. Elle était plongée dans ses pensées, jouant avec ses doigts, sans s'en rendre compte elle montrait une certaine nervosité. Elle entrouvrit la bouche pour parler, mais ses mots se perdirent devant le regard insistant de la brune. Elle baissa les yeux.

Après une grande inspiration, elle s'exprima enfin dans une voix presque inaudible.

-Je... Je suis heureuse avec vous, malgré la situation qui la gênait horriblement, elle ne put s'empêcher de plonger ses yeux émeraudes dans ceux de l'inquisitrice. Tu m'avais manqué, Kahlan.

Le sourire béa de son amie, laissa échapper un soupire de lassitude de la blonde. Elle roula des yeux avant de se coucher, et de lui tourner le dos.

Cara ne vit pas les joues rosies de la brune, qui avait toujours un léger sourire en se couchant. Les yeux rivés vers le ciel étoilé, elle entendait encore les mots de la Mord'sith qui l'avait touchés droit au cœur. Celui-ci battait sans qu'elle ne puisse le contrôler. Ce n'était rien, mais venant de Cara, c'était plus que de simples mots.

Après quelques minutes, elle entendit la respiration lente et continue de son amie. Elle tourna la tête vers Richard qui posa les yeux sur elle, et lui fit un sourire plein de tendresse. Son cœur se serra. Elle l'aimait, mais elle sentait que ses sentiments avaient changé, ainsi que son regard. Elle ne pouvait s'empêcher de le regarder avec une légère tristesse dans les yeux. Elle avait le cœur lourd en sachant que, jamais, elle ne pourrait vivre normalement à ses côtés. En avait-elle seulement l'envie? Cette année difficile l'avait perdue dans les méandres de ses propres doutes.

Elle regarda le dos de Cara, et sentit le sommeil prendre possession d'elle.

En face, personne ne vit le sourire de Verna qui se dessina alors sur son visage.

OOooOO

-Je suis peu être vieille, mais je ne suis pas aveugle, lança Verna à Cara qui sursauta, alors qu'elles se trouvaient toutes d'eux à cheval, derrière les deux amoureux.

-Prévenez-moi la prochaine fois ! grogna Cara.

-Quoi? Je t'ai fait peur? demanda-t-elle ironiquement, devant le regard noir de la blonde.

-Vous êtes peut-être la seule dans votre genre que je supporte, mais n'abusez pas !

-Et si j'abuse? elle vit le sourire vicieux de Cara, et se retourna, en faite je ne veux pas savoir ! finit-elle. Tout de même, cette Mord'sith la surprenait de jour en jour. En tout cas, ce que je voulais te dire, c'est que j'observe beaucoup.

-Si vous n'avez rien de mieux à faire, alors soit.

Verna leva les yeux au ciel.

-Dit-moi, tu es toujours aussi méprisante?

-Bon je sens que vous avez quelques chose à me dire, alors je vous écoute, souffla la Mord'sith.

-Merci! Depuis quand?

-Depuis quand, quoi? Vous parlez en énigme, maintenant!

-Depuis quand tu as des sentiments pour elle?

Cara faillit s'étouffer avec sa salive, et regarda la sœur qui lui faisait un sourire victorieux.

-Mais de quoi vous parlez?

-Et bien de Kahlan. De ce que tu ressens pour elle.

-Mais ça va pas bien dans votre tête?!

-Oh si très bien, merci, fit-elle avec un sourire narquois. Comme je t'ai dit, je ne suis pas aveugle, j'ai vue de quelle façon tu la regardais.

-Et alors? Kahlan est devenue une... amie. Puis... elle est avec Richard... bref je ne la regarde pas d'une façon différente de vous.

La blonde observa ses deux amis qui discutaient, les chevaux au pas. En voyant la brune qui souriait au sourcier, elle sentit son ventre se nouer "Non, ça n'a rien à voir... je ne la regarde pas différemment. Elle est toujours cette inquisitrice exaspérante, énervante et intrusive qui me fait lever les yeux au ciel... mais qui... me fait sourire... me soutient..." elle ferma les yeux un instant, et secoua la tête comme pour chasser ses pensées.

-C'est vrai que c'est une très belle femme, Verna voyait, juste devant elle, la chevelure brune de Kahlan. Elle observa Cara qui fixait la même personne.

-Quoi? Rooh... Vous n'écoutez même pas ce que je vous dis!

-Si, et j'ai compris que sa relation avec Richard est une excuse pour ne rien tenter.

-Quoi? Cara n'en revenait pas, Verna était-elle entrain de la pousser dans les bras de la brune? Non mais vous vous entendez parler? C'est ridicule!

-Et si elle avait les mêmes sentiments que toi?

-Elle ne l'ai a pas! Cara se mordit la lèvre inférieur, sans le vouloir elle venait d'admettre qu'elle avait peut-être des sentiments autre qu'amicaux pour la brune.

-En es-tu vraiment sûre ?

-Je... Oh et puis merde! Depuis quand vous vous occupez de ma vie privée? En quoi cela vous regarde? grogna la blonde qui perdait patience.

-Malgré ton caractère de cochon, je t'apprécie, elle lui fit un sourire sincère. Si tu ne lui demandes pas, tu ne sauras jamais, finit-elle sur un clin d'œil explicite.

Cara, les yeux ronds, allait répondre mais la sœur s'avançait déjà pour rattraper les deux autres, mettant un terme à la conversation. Elle avait embrouillé la Mord'sith, et s'était enfuis la laissant seule avec ses questions.

La blonde la suivit des yeux, et posa son regard sur la magnifique chevelure ébène de l'inquisitrice. Celle-ci se retourna, et lui fit un signe de la main suivit d'un sourire enjôleur.

-C'est n'importe quoi! grogna Cara avant de s'élancer vers le groupe.

OOooOO

Une douleur lancinante se propageait dans son crâne, les yeux clos, elle sentait le sol froid, et dur sous ses doigts. Reprenant peu à peu conscience, mais gardant les yeux fermés, elle entendit plusieurs voix graves, et masculines auprès d'elle.

-Alors c'est elle? fit une première voix.

-Elle correspond à la description, répondit une autre voix.

-Comment savais-tu qu'elle viendrait ici?

-J'ai surpris une conversation avec un des chasseurs du village.

-Qu'est ce qu'on fait de l'autre?

-Elle ne nous sert a rien. On a cas la tuer pour éviter qu'elle alerte le garde, et le reste de la ville.

Un gémissement se fit entendre, Jaina reconnue ensuite la voix de Cassandra.

-Jaina! Lâchez-moi!

A ces mots, la chasseuse ouvrit les yeux et se releva du mieux qu'elle put. Deux doigts contre sa tempe, elle sentait la douleur se propager. Elle vit avec stupeur les paires d'yeux de trois hommes se tourner vers elle, mais surtout Cassandra qui se débattait entre les bras de l'un d'eux.

Alors qu'elle allait se ruer sur eux sans aucune arme, elle sentit une main sur son bras qui la stoppa nette dans son élan. Sans qu'elle n'ait le temps de répliquer, ou de voir son adversaire celui-ci lui entoura la gorge de son bras, lui coinçant le poignet derrière le dos.

-Que penses tu faire, ma jolie?

-Lâchez-la! cria-t-elle la voix cassée dut au bras qui lui compressait la gorge. Lâchez-la, ou je vous jure que...

-Que quoi? Je ne pense pas que tu sois en position de force, fit l'homme qui se tenait debout devant elle.

-Laissez mon amie tranquille! c'était Cassandra qui avait parlé cette fois. Qu'est ce que vous nous voulez? Qui êtes vous? Des bandits?

Ils se mirent à rire devant la mine naïve de la jeune femme.

-Des bandits? Non loin de la, nous sommes des mercenaires. Nous recherchons une jeune femme, et une fois retrouver nous devons l'emmener devant notre "patron" afin d'être payés, il agita un rouleau de papier, qu'il tenait dans sa main. C'est grisant de voir que notre cible est venue directement à nos pieds, à vrai dire j'avais un doute sur ce plan, mais votre stupidité et votre curiosité vous ont fait défaut.

Cassandra commençait à paniquer, posant les yeux sur son amie qui fixait l'homme d'un regard noir.

-Je ne vous laisserai pas l'emmener!

L'homme haussa un sourcil surpris, qui décontenança faiblement Jaina.

-Oh mais je crois qu'il y a méprise. Ce n'est pas cette fille que nous voulons. C'est vrai qu'elle est la fille du duc, mais l'avis de recherche ne lui correspond pas. En revanche, toi... oui, finit-il en désignant du doigt Jaina, qui l'observait la bouche bée.

-Moi? Un avis de recherche?

-Oui, et c'est cette marque qui t'a trahie, il déroula le papier, et s'avança vers la jeune femme pour lui montrer le dessin qui était censé la représenter.

Incrédule, elle vit alors le dessin d'une femme, les cheveux long tombant sur sa poitrine, le visage à moitié cacher sous une capuche. Elle fixa alors la marque dont parlait l'homme, et qui ressemblait en tout point à la sienne, à cette tâche de naissance. L'avis de recherche était au nom de la "Sorceleuse", écrit en toute lettre en bas de l'affiche.

Il enroula le papier dans sa main, et s'en servit pour écarter un peu plus l'un des pans de la chemise de Jaina qui cachait une partie de sa marque.

- Alors, oses-tu me dire que tu n'es pas cette "Sorceleuse"?

-Non, je... ce n'est pas moi...

Cassandra profita du manque d'attention des hommes pour s'échapper, et prendre une planche de bois, qui se trouvait à terre. L'homme qui la maintenait, vexé d'avoir été berné se rua sur elle, la poussant violemment. Elle lâcha l'arme improvisée, et tomba au sol en poussant un gémissement qui attira le regard de son amie. Jaina voulait agir en utilisant ses dons, mais elle n'arrivait pas à se concentrer.

-Je l'avais oublié celle-ci... Tiens! J'ai une idée, il fit signe à l'homme de s'approcher avec Cassandra. Que dirais-tu d'un petit marché? Tu me dis ce que je veux savoir, et je laisse ton amie repartir sans trop de blessures. Cela m'intrigue cette histoire, vois-tu? Alors qui es tu vraiment?

-Je vous interdis de la toucher! Et je n'ai rien à vous dire!

-Dommage.

Il tordit le bras de la petite blonde qui laissa échapper un cri de douleur, devant le regard horrifié de Jaina. Cassandra tomba presque à genoux, les larmes coulant sur ses joues.

-Stop! Je ne sais rien, je ne peux pas vous répondre! Arrêtez ça tout de suite espèce de salop!

-Oh c'est qu'elle est vulgaire en plus! Hum... Cela serait dommage de la libérer tout compte fait, elle est jolie et pourrait nous servir, fit-il avec un sourire vicieux tout en se rapprochant d'elle.

Un sanglot parcourue la petite blonde, qui essayait de repousser l'homme de son autre main.

-NON!

L'homme s'arrêta et se retourna vers Jaina, dont la voix plus grave et imposante le surprit. Le sourire aux lèvres il allait répliquer, quand il vit le regard noir de haine que lui lançait la jeune femme. Il sentit un frisson le parcourir et perdit son sourire. Tétanisé devant la rage apparente de sa cible.

Une rage qui déformait ses traits.

Jaina était envahie par une colère intense, qu'elle ne pouvait pas contrôler. Les dents serrées, elle fixait l'homme qui se trouvait devant elle et qui la répugnait au plus au point. Un regard tellement effrayant que même Cassandra ne put décrocher ses yeux de son amie, sentant un frisson remonter le long de son échine. Elle ne l'a reconnaissait pas, et n'avait jamais vue son amie dans une telle colère, une telle rage.

La chasseuse sentait au creux de sa poitrine cette énergie qui l'avait toujours habitée depuis si longtemps, cette "chose" qui lui faisait peur. Et pourtant elle ne voulait plus lutter, elle laissa cette noirceur envahir son cœur. Elle l'a laissa s'immiscer au plus profond de son âme.

Le sourire qui se dessina alors sur son visage glaça le sang des hommes se trouvant dans la salle.

Elle sentit ce goût amer que lui laissaient quelques fois ses rêves, ce goût de sang.

Cette rage. Elle voulait la libérer.