Yo~ comment ça va depuis... hier...? Héhé, vous avez vu, j'ai respecté les délais, même si c'était particulièrement compliqué! ^^ Sans plus attendre, voici le chapitre 3!
Enjoy!
Chapitre 03
Le lendemain matin, à peine réveillés, Kuroo dut partir pour attraper le train. Avant de partir, il déposa un rapide baisé sur les lèvres d'Oikawa, sur le pas de la porte, puis s'empressa de disparaitre. Oikawa retourna dans sa chambre, et s'assit. Ne sachant que faire, il resta là un instant, immobile, attendant que quelque chose se passe. Il finit par soupirer de tristesse.
Maintenant qu'il était seul, il remarquait à quel point il voulait vivre avec Kuroo. Cette maison qui était à son nom était froide et impersonnelle, c'est la première fois qu'il le remarquait après toutes ces années. C'était oppressant, insupportable. Il voulait que son petit-ami l'emmène loin d'ici, loin de son école, loin de ses parents, et de tous les mauvais souvenirs qui y étaient liés. Sa fierté lui ordonnait de ne pas dépendre et se reposer autant sur lui, mais quelque part, au plus profond de lui, il souhaitait que Kuroo le sauve. Il ignorait combien de fois Kuroo lui tendrait la main, c'est pourquoi dés qu'il le faisait, il s'empressait de l'attraper et de la serrer pour que jamais elle ne le lâche. Plus il y pensait et plus il réalisait à quel point il voulait que Kuroo reste avec lui et l'aime. Il soupira une nouvelle fois. C'était sûrement la première fois qu'il voulait rester auprès d'un autre être humain. Il lui manquait.
Après une semaine, lorsqu'il le revit, il décida de le prendre en photo avec son portable. La première avait été prise à l'insu du brun.
« -Hé, qu'est-ce que tu fous ?
-Comme on peut pas se voir en semaine, je vais te prendre en photo. Avec ça, je pourrai te regarder quand je veux. »
Tout en parlant, il continua de prendre des photos du visage d'abord surpris de Kuroo, puis gêné et les joues légèrement rouges, le regard fuyant, une autre où on pouvait le voir soupirer, une nouvelle où il fixait l'objectif intensément, résigné à être photographié, puis une où il souriait légèrement, et enfin une dernière sur laquelle il souriait largement, l'air profondément heureux. Il prit ensuite une photo d'eux deux, Oikawa tout sourire, le visage collé à celui de Kuroo et les doigts en « V » de la victoire.
C'est d'un air rêveur qu'il rentrait aujourd'hui de cours en regardant pour la millième fois ces photos de son cher et tendre. Il ne faisait pas attention à ce qui l'entourait, et avant qu'il ne s'en rende compte, son portable disparut de ses mains. Il releva ses beaux yeux surpris et reconnu quelques élèves de sa classe qui regardaient son téléphone en riant. Son expression se fit immédiatement froide et désintéressée, attendant que cette bande d'imbéciles finisse de se moquer de lui et lui rende son portable pour qu'il puisse se barrer de là.
« -J'y crois pas, c'est comme le dit la rumeur ! T'es vraiment gay, mec ? demanda l'un d'entre eux.
-…
-Oy, c'est quoi cette tronche ? Aies au moins l'air un peu gêné, non ? »
Il ne s'abaissa pas à répondre, mais pensa fortement pourquoi devrais-je être gêné, ducon ?
« -C'est vrai qu'avec ton visage et tes cheveux de gonzesse, ça m'étonne pas, mais sérieux, t'as pas honte de faire ces choses dégueulasses avec un autre mec ?
-Cherche pas, c'est pas un « autre » mec, t'as vu comment Oikawa s'occupe de lui ? C'est une vraie gonzesse ce type !
-Haha, c'est vrai ! »
C'est ça, continuez de vous moquer de moi, si vous savez à quel point je m'en balance. Haa, je me souviens maintenant pourquoi je n'ai aucun ami dans ma classe. Ce qu'ils peuvent être cons…
Il continua de les regarder de ses yeux vides et tendit une main vers eux pour leur signifier qu'il aimerait beaucoup récupérer son portable. Le garçon consentit à lui rendre mais au moment de le poser dans sa main, il attrapa son poignet et l'attira à lui.
« -Dis, vu que t'as l'air d'être habitué, tu voudrais pas nous faire une petite gâterie à moi et à mes potes ? lui susurra-t-il.
-… Lâche-moi, sale porc. » lui répondit-il froidement.
Après l'avoir affronté quelques instants du regard, l'autre le lâcha.
« -Laisse tomber, il sait pas le faire, je pari. On n'a qu'à demander à son mec. »
Oikawa se figea et son regard se durcit à mesure qu'il les entendait insulter son petit-ami.
« -Grave ! En plus il fait parti d'une équipe de volley assez connue, non ? On peut facilement le retrouver. Je te pari qu'il est comme tous les autres sportifs : tout dans les muscles, rien dans la tête.
-…Répète un peu pour voir ? menaça Oikawa, le visage baissé et les poings crispés de colère.
-Hein ? Quoi, t'as un problème peut-être ? Tu défends ton mec ? C'est mignon… Mais c'est tout ce qu'il est : une tapette. Une pauvre merde. Un moins que rien. »
Quelque chose dans la conscience d'Oikawa craqua et la colère l'envahit soudainement. Avant qu'il ne s'en rende compte, il s'était déjà jeté sur eux.
En rentrant d'un entrainement de volley, le vendredi après-midi, le portable de Kuroo sonna. Il l'attrapa et un sourire se dessina sur son visage lorsqu'il vit le nom d'Oikawa s'y afficher.
« -Yo, Oikawa.
-Salut. Je t'appelle juste pour te dire que tu n'as pas besoin de venir ce week-end.
-Pourquoi ça ? demanda Kuroo, surpris.
-Parce que… je me sens pas très bien, je dois être un peu malade. »
Le ton d'Oikawa lui paraissait étrange, inhabituel. Il devait s'être passé quelque chose, se dit Kuroo en fronçant les sourcils.
« -Raison de plus pour que je vienne alors.
-Non, sinon, tu vas être malade aussi.
-C'est pas grave, tant que tu-
-Je te dis que non ! Ne viens pas, ne viens surtout pas ! » s'énerva Oikawa.
Le châtain raccrocha aussitôt et Kuroo regarda son téléphone sans comprendre. Pourquoi s'énervait-il de la sorte, que s'était-il passé ? Tout cela ne faisait que lui donner encore plus envie de le retrouver. Il voulait savoir si Oikawa avait un problème, il se devait d'être à ses côtés et de l'aider. A moins… qu'Oikawa n'ait juste plus envie de le voir ? Son cœur se serra à cette pensée. Dans tous les cas, il devait le retrouver, aussi sauta-t-il dans le premier train pour la région où habitait Oikawa.
Inquiet et quelque peu agacé, il s'empressa de se rendre chez Oikawa. Une fois devant chez lui, il sonna et attendit quelques secondes que son petit ami ouvre. Lorsque ce dernier le vit, il écarquilla les yeux de surprise, puis s'empressa de refermer la porte, mais Kuroo l'attrapa et l'ouvrit en grand, la faisant claquer.
« -Tu vas pas recommencer… ! s'exclama Kuroo en se rappelant la porte qui avait été claquée contre son pied la dernière fois.
Oikawa n'essaya même pas de le mettre dehors, le connaissant, c'était peine perdue. Il se contentait de fixer le sol du regard, le visage tourné et l'air troublé. Kuroo fronça les sourcils. Son comportement était vraiment étrange. Il remarqua alors que ses lèvres étaient fendues.
« -Tu es blessé ? » demanda-t-il en attrapant son visage doucement et en le tournant face à lui.
Ses yeux s'agrandirent lorsqu'il vit le visage d'Oikawa. Il était couvert de pansements, de bleus, et il avait un œil au beurre noir. Honteux, Oikawa chassa sa main et se retourna.
« -… Ne regarde pas.
-Qui t'a fait ça ?
-… C'est pour ça que je voulais pas que tu viennes, mais tu es toujours si insistant… Je suis désolé.
-Pourquoi tu t'excuses ? »
Oikawa resta un instant silencieux, hésitant quant à la réponse à donner. Après tout Kuroo était son petit-ami, alors il pouvait bien lui avouer la vérité.
« -Je… Je sais bien que tu te sens responsable de mon accident et que tu veux me voir guérir pour pouvoir passer à autre chose, et moi, je ne fais que me blesser sans penser à ce que tu pourrais ressentir, je suis désolé. C'est pour ça que je voulais pas que tu me vois comme ça. » finit-il dans un murmure.
Il avait vraiment honte, de tant inquiéter Kuroo. Ce dernier l'acceptait à ses côtés et l'aidait, et lui ne faisait que lui apporter des ennuis. Il était misérable. Il ne pouvait décidément pas lui faire face.
« -… Oikawa.
-…
-Hé, réponds-moi… » dit-il en posant doucement sa main sur son bras et en le caressant tendrement.
Mais Oikawa refusait toujours de lui faire face. Kuroo, un sourire attendri aux lèvres, referma ses bras autour de ses hanches, l'enlaçant gentiment, et l'embrassa au cou.
« -Quelle surprise que tu te soucis autant de moi… Je t'ai déjà dit que je t'aimais à la folie ? Mais si tu sais que ça m'inquiète, alors pourquoi tu te bats, en premier lieu ?
-J'y peux rien ! Je pouvais pas les laisser t'insulter sans rien dire… ! » s'exclama-t-il en se retournant vers lui.
Se rendant compte de ce qu'il venait de dire, il rougit en baissant la tête. Il s'était laissé emporter, et lui avait finalement tout avoué…
« -… Tu t'es battu pour me défendre ?
-… »
Kuroo l'obligea à relever son visage blessé vers lui et le regarda intensément.
« -Comment tu veux que je résiste lorsque tu me dis des choses pareilles ? On dirait que tu fais exprès de me séduire pour que j'en oublie mes résolutions… »
Puis il l'embrassa fiévreusement, jouant avec ses lèvres, puis avec sa langue, les yeux fermés et le corps enflammé. Au début surpris, Oikawa approfondit leur échange, enroulant ses bras autour de son cou et se rapprochant un peu plus de lui. Comme son corps lui avait manqué… ! Et il était vraiment doué pour embrasser, et la sensation de ses mains se glissant sous son t-shirt pour venir caresser son ventre était absolument délicieuse. Ses doigts agiles parcouraient sa peau frissonnante tandis que sa bouche quittait la sienne pour venir lécher sa mâchoire.
D'une main, Kuroo souleva une des jambes d'Oikawa contre ses hanches et caressa sa cuisse à travers le tissu de son pantalon. C'était tellement bon après tant de temps qu'Oikawa poussa un soupire de contentement au creux de l'oreille de son amant.
« -Haa… Tooru… »
L'entendre l'appeler par son prénom était divin. Il ferma les yeux et se contenta d'apprécier les caresses douces mais sensuelles du brun, la respiration haletante. Il rouvrit ses beaux yeux marrons et les plongea dans ceux fiévreux de Kuroo. Il remarqua que son regard était étrange, comme si Kuroo n'était plus vraiment là, et cela le fit hésiter.
« -Kuroo… T'es sûr que tu vas pas regretter ? demanda-t-il avec une certaine tristesse.
-Possible… Je m'en fous… » répondit-il en l'embrassant dans le cou.
Oikawa le serra un peu plus contre lui avant de finalement brutalement le repousser et s'enfermer dans la pièce voisine.
« -Non mais à quoi tu joues ?! s'exclama Kuroo incompréhensif et agacé.
-Je… ne peux pas te laisser faire quelque chose que tu regretteras. Je ferai tout pour t'arrêter et t'empêcher d'avoir des regrets ! » s'écria-t-il en fermant fortement les yeux et en son collant dos à la porte, le corps tremblant, luttant contre ses propres désirs pour le bien de son petit-ami.
Reprenant ses esprits, Kuroo se calma et son corps se détendit. Ah, il était stupide. Il était incapable de s'occuper de lui-même et c'est Oikawa qui devait l'empêcher de faire une grosse connerie, alors même qu'il savait que le châtain désirait faire l'amour avec lui. Quel irresponsable il faisait.
Il s'approcha lentement de la porte et posa doucement une main dessus, s'imaginant Oikawa de l'autre côté.
« -Excuse-moi. Je me suis laissé emporter. »
Entendre Kuroo s'excuser fit se détendre Oikawa qui se retourna face à la porte et posa une main dessus, s'imaginant Kuroo de l'autre côté, avec son visage honteux et ses sourcils froncés, énervé contre lui-même. Rassuré, il posa une main sur la poignée de la porte et commença à la faire tourner pour retrouver Kuroo.
« -N'ouvre pas. Je ne veux pas risquer de tout faire foirer encore une fois. » dit-il d'un ton doux mais ferme.
Oikawa obéit et retira sa main de la poignée, un peu déçu de ne pas pouvoir le retrouver.
« -Discutons un peu, d'accord ?
-D'accord… » acquiesça Oikawa.
Ils avaient besoin de calmer leur corps et leur esprit avant de se revoir.
« -Au fait, tu m'as pas dit pourquoi tu t'es battu, fit remarquer Kuroo.
-Parce que notre relation est connue de tous et que même dans une société aussi moderne que la notre, on trouve encore des homophobes. Et des crétins.
-Ca t'étonne encore ? demanda-t-il avec amusement.
-Non pas que ça m'étonne, mais ça continue de m'énerver à chaque fois. On fait ce qu'on veut, non ? Tant qu'on ne s'exhibe pas, on n'est pas non-plus obligés de se cacher, on devrait pouvoir vivre notre relation normalement aux yeux de tous, comme n'importe quel couple. Déjà qu'on n'a pas le droit de se marier…
-Wow… Tu parles déjà de mariage ?
-J-Je dis pas que je veux me marier avec toi ! Je dis juste que si un jour on voulait, on pourrait pas, c'est tout… ! se mit à paniquer Oikawa en remarquant son erreur.
-Ouais, enfin si tu pars de ce principe, on pourra jamais non-plus faire des enfants, se moqua-t-il.
-Comme si je voulais avoir à m'occuper d'un Kuroo miniature…
-T'as raison, essaie déjà de t'occuper de toi-même, ce serait déjà pas mal...
-Je peux très bien m'occuper de moi tout seul ! s'exclama-t-il en ouvrant brutalement la porte et en le fusillant du regard.
-Je vois ça…
-C'est juste que j'ai pas beaucoup de chance, ces derniers temps… A croire que tu me portes la poisse.
-Hein ? Qui porte la poisse à qui, là ? A cause de qui je dois passer mon week-end dans les transports en commun, d'après toi ?
-Je t'ai déjà dit que t'étais pas obligé !
-Et moi je t'ai déjà dit que j'en avais envie ! rétorqua Kuroo.
-Mais pourquoi tu râles alors ?
-Parce que je t'aime et que ça me fait chier de faire tout ce trajet pour pouvoir être avec toi !
-Et tu crois que ça me fait pas chier, moi, peut-être ?
-Pourquoi on s'engueule, si on est d'accord ?
-Qu'est-ce que j'en sais ? C'est toi qui as commencé !
-Non c'est toi ! »
Ils se défièrent du regard avant de tourner la tête chacun d'un côté, agacés. Oikawa croisa les bras et Kuroo posa ses mains sur ses hanches.
« -… Arrête de toujours dire que tu m'aimes… grogna Oikawa, plus gêné qu'énervé.
-Et pourquoi ? Si c'est la vérité… »
Oikawa lui lança un regard en coin et constata que Kuroo le regardait fixement d'un air neutre. Ce regard le faisait toujours frissonner. Il ne savait pas à quoi Kuroo pouvait bien penser, ce qu'il ressentait, il ne savait soudainement plus rien de lui. Le visage de Kuroo se fendit alors d'un sourire.
« -C'est quoi ce regard intense ? Je suis si beau que tu peux pas t'empêcher de m'admirer ? »
… Mais il était aussi d'une stupidité sans borne…
« -Parce que c'est mon cas, en tout cas…
-…
-Hé, j'ai beau y penser, je me souviens pas que tu me l'aies dit.
-Dit quoi ?
-Que tu m'aimais. »
Oikawa se figea puis tourna lentement la tête vers lui en déglutissant.
« -…Tu me l'as jamais dit, pas vrai ? demanda-t-il en paraissant particulièrement agacé.
-Qu-Qu'est-ce que tu racontes ? Bien sûr que je te l'ai déjà dit, tu sais, cette fois là…
-Quelle fois ?
-Mais si, tu sais, c'était… »
Suant à grosses gouttes, Oikawa chercha quoi lui dire pour qu'il gobe son mensonge mais ne trouva rien et décida de s'enfuir. Kuroo lui sauta dessus et l'agrippa pour l'empêcher de partir.
« -Nngh… ! Lâche-moi… ! grogna Oikawa.
-Pas avant que tu me l'aies dit!
-Comme si je pouvais dire un truc aussi gênant ! C'est peut-être facile pour toi, mais… »
Soudain, il perdit l'équilibre et entraina Kuroo dans sa chute. Avachi au dessus de lui, Kuroo le regarda avec sincérité.
« -C'est pas facile. C'est jamais facile. Comme tu l'as dit, c'est super gênant, c'est flippant d'avouer son amour et de se montrer aussi vulnérable, mais c'est toujours mieux que de te voir douter de moi. »
Oikawa détourna le regard, peu habitué à une telle sincérité. Lorsque le brun lui parlait ainsi, et surtout quand il le regardait avec de tels yeux, Oikawa se sentait mal de ne pas faire ce qu'il demandait. Il se sentait coupable d'être la raison de toute son inquiétude et sa tristesse. Il plissa les yeux d'hésitation, puis les ferma lorsqu'il prit sa décision, et les rouvrit pour les planter dans ceux de Kuroo, déterminé.
« -Je-Je… Je t'aime… bien… ? baragouina-t-il.
-Nope, ça compte pas.
-Je suppose que je t'-
-Non, toujours pas.
-D'accord c'est bon t'as gagné ! Je t'aime, je suis amoureux de toi. C'est bon, t'es content ? »
Les yeux de Kuroo s'agrandirent sous l'émotion et il sentit ses joues chauffer et un timide sourire se dessiner sur son visage. Son petit-ami, son adorable petit-ami qui était couché sous lui, gêné à en mourir, lui avait finalement fait sa déclaration. C'était la plus chose qu'il ait jamais vu et entendu. C'était l'extase.
Oikawa quant à lui le regardait à présent avec curiosité, étonné et émerveillé de le voir arborer une telle expression pour la première fois. Etait-ce si important pour lui ? Mais il comprenait maintenant ce que Kuroo lui avait dit précédemment. Le voir aussi heureux et innocent compensait largement la gêne occasionnée.
« -Pourquoi tu fais une tête pareille ? » fit remarquer Oikawa en posant une main sur sa joue rougie. « Waaah … ! Ton visage est brulant ! »
Kuroo rougit un peu plus et, affreusement mal à l'aise, se releva et lui tourna le dos. Il ne pouvait pas arrêter ses rougissements ni ralentir les forts battements de son cœur. Il ne contrôlait plus rien. Il sentit alors les bras d'Oikawa enlacer son ventre et son souffle contre son cou tandis qu'il lui murmurait, joueur :
« -Dis, Kuroo, tu savais que, quand tu rougies, tes oreilles aussi deviennent toutes rouges ? »
A cause de cette remarquer, bien sûr, ses oreilles se colorèrent encore un peu plus. Oikawa adorait le voir aussi perturbé et timide, cela lui donnait envie de le titiller. Il éveillait chez lui son côté sadique. Lui qui d'habitude se contentait de laisser Kuroo dominer, et se satisfaisait de le voir prendre les initiatives, aujourd'hui il voulait s'amuser avec lui, ou plutôt s'amuser de lui.
Il mordilla gentiment son lobe d'oreille et le sentit se tendre contre lui.
« -A-Arrête, Oikawa, ça suffit, ordonna-t-il d'une voix qui se voulait autoritaire mais qui était en réalité tremblante.
-C'est ta faute, aussi. Te montrer aussi vulnérable devant moi… ça me donne envie de te croquer… »
Sur ces mots, il remonta une main jusqu'à son cou qu'il caressa, puis la remonta encore, sensuellement, à sa gorge, l'obligeant à rejeter sa tête en arrière, et couvrit ses yeux de son autre main. Il se pencha à son cou et suça sa peau frissonnante, lui laissant un suçon possessif tout en remontant encore sa main jusqu'à sa bouche entrouverte où il y glissa un doigt.
« -T'es vraiment mignon, comme ça…
-Nnh… Arrê…te… » gémit-il.
Cette sensation était étrange, Kuroo ne maitrisait plus son corps. C'était certes assez agréable d'être aux mains d'Oikawa, mais il ne voulait pas faire quoi que ce soit avec lui aujourd'hui. Il sentit Oikawa s'interrompre, hésiter, puis finalement retirer son doigt et sa main, le libérant de sa prise.
Kuroo ferma la bouche et le regarda du coin de l'œil. Oikawa lécha son doigt recouvert de la salive de Kuroo d'un air ennuyé de ne pas avoir pu continuer.
« -Arrête ça ! s'exclama Kuroo en lui retirant son doigt de sa bouche.
-Ben quoi ? C'est juste un baiser indirect… »
Kuroo râla un instant en essuyant le doigt d'Oikawa avec son t-shirt. Oikawa observa un instant ses sourcils froncés et ses lèvres formant une grimace agacée.
« -…T'es fâché ? demanda-t-il, incertain.
-Non je suis pas fâché.
-A d'autres…
-Je suis pas fâché contre toi. Je suis… Je suis énervé contre mon corps qui ne m'obéit pas.
-Huhu, c'était si excitant que ça ? »
Kuroo frappa le sommet de son crâne en guise de réponse.
« -Arrête de dire des conneries. Et c'est plutôt toi qui es mignon avec les blessures au visage, dit-il en attrapant son menton et en le transperçant de son regard séducteur.
-Tu essaies de te venger.
-Et alors ? »
Oikawa sourit d'un air amusé face à la sincérité du brun et se laissa embrasser sans protester. Ah, il aimait aussi que Kuroo prenne l'initiative. Dans les deux cas, c'était le pied.
To be continued...
Merci à tous pour vos reviews, et à lundi prochain :D
