Pairing : Drago/Hermione

Disclaimer : L'histoire appartient à J.K. Rowling


Chapitre 2

Pour une baignade

Il était assis à son bureau, la tête entre ses mains, faisant mine d'être plongé dans ses dossiers. En réalité, il réfléchissait, désespéré par la promesse qu'il s'était fait des années auparavent. Se pourrait-il que, malgré ses efforts et sa bonne volonté, il ne parvienne pas à la tenir? Sous ses yeux, s'étendaient une lettre d'Azkaban qu'il venait à peine de recevoir: même si Harry Potter lui-même se portait garant de ses actes, Lucius Malefoy n'obtiendrait pas sa liberté conditionnelle. Il faudrait bien plus pour que la demande soit acceptée. C'était déjà le sixième refus qu'il essuyait de leur part. Il ne lui restait plus qu'à miser sur Narcissa, ce qui n'allait pas non plus être des plus faciles- il avait essuyé dess refus pour elle également, chaque fois qu'il avait demandé sa garde- puisqu'il allait avoir besoin de l'aide de Drago. Harry Potter soupira ayant une fois de plus envie d'abandonner ce projet absurde.

Des coups impatients à la porte de son bureau l'obligèrent à se reconstruire un visage fermé et à jeter la lettre, avec toutes les autres, en sécurité dans le dernier tiroir de son bureau, verrouillé. Il replaça correctement ses lunettes sur son nez, se saisit d'une plume et se mit à gribouiller quelques mots sur le coin d'une feuille, plus par apparence que par réelle nécessité.

-Entrez! Marmonna-t-il avec la voix d'un homme faussement concentré que l'on dérangeait.

La porte du bureau s'ouvrit en grinçant. Hermione entra la première, un sourire triomphant éclairant son visage. Harry retient le sien, persuadé dès le départ qu'elle mènerait à bien cette mission, lorsqu'il vit à sa suite, un Malefoy déglingué, qui gardait tout de même la tête haute et une lueur de défi toute nouvelle dans le regard. Le Survivant se serait laissé gagner par la pitié devant cet homme aux pieds trainants s'il n'avait pas sut qu'il s'était lui-même mit dans cette situation. Puis, Ginny entra la dernière, baguette en main et visage sévère, prête à agir si le Serpentard commettait le moindre geste de travers, s'il tentait de les fuir.

Une fois encore, Harry cacha ses sentiments pour conserver un visage impassible: il ne voulait pas laisser Drago croire qu'il lui accordait autant d'intérêt bien qu'il se doutait qu'il le sache déjà. Ce n'était après tout pas la première fois qu'il tentait de le contacter. Qu'il montrait un certain intérêt envers lui, à vrai dire. Il aurait bien volontiers ricané face à son épouse et son air revêche, elle qui ne semblait pas du tout apprécier l'idée que Drago revienne dans leur vie. Si seulement elle acceptait de comprendre, ce serait beaucoup plus facile pour tout le monde, ainsi que pour la suite des évènements. Il se promit qu'il essaierait de la raisonner un peu plus tard.

-On a réussit, Harry. Il n'a pas voulu coopérer facilement, mais je pense que Ginny lui a bien fait comprendre qu'il avait tout intérêt à nous suivre…

Elle lui lança un sourire ironique auquel il répondit par un sourire dédaigneux. Son estomac se tordit, signe qui lui rappela qu'il était affamé, et il leur en voulut un peu plus de l'avoir empêché d'oublier dans le sommeil. Il fit un pas en avant, pour être bien certain qu'on remarque sa présence, bien qu'à l'odeur ça ne manquait pas.

- D'accord, Potter. Tu vas m'expliquer ce que je fiche ici et ce qui était plus important que mon rendez-vous avec le sommeil. Si tu n'y vois pas d'inconvénient, qu'on fasse vite, j'aimerais y retourner.

Harry haussa les sourcils devant son insolence, mais à quoi aurait-il dû s'attendre? Ce n'était certainement pas parce qu'il avait croupi dans les rues qu'il allait perdre ses bonnes vieilles habitudes! Face à lui de surcroît. Il se leva de son bureau, lequel il contourna avant de venir s'y appuyer. Il fit face à Malfoy, les bras croisés sur son torse, lui répondant de sa voix de patron à qui on ne désobéissait pas.

-Premièrement, si, j'y vois un inconvénient. Je n'ai pas cherché à te récupérer pour quelques malheureuses minutes seulement. Je ne te laisserai donc pas nous échapper aussi facilement. Deuxièmement, il est hors de question que je discute avec des gens à l'apparence et à l'odeur aussi repoussante que la tienne. Hermione, j'ai demandé à Ron de lui trouver des vêtements, il vous attend sur le Chemin de Traverse. Essayez d'être discrets, je préfèrerais que l'affaire évite de s'ébruiter pour le moment. Arrange-toi pour qu'il fasse connaissance avec une baignoire et un savon et amène-le quelque part pour qu'il se nourrisse. On voit ses os à travers la blancheur de sa peau, ce n'est jamais très bon pour les affaires. Je compte sur toi pour qu'il ne nous échappe pas.

Drago ne répliqua pas, bien qu'il y ait de nombreux points dans le discours de Potter qui le laissaient sceptique. Il savait toutefois qu'à la seule évocation d'un repas, d'un bain et de vêtements propres, il n'avait plus du tout envie de les quitter même si le tout venait de son ancien rival. Il se contenta donc de suivre la lionne qui lui faisait signe, traînant des pieds pour la forme, en franchissant la porte.

Resté seul avec Ginny, Harry referma la porte de son bureau et alla s'asseoir. Il lui fit signe de le suivre, mais elle ne vint pas s'asseoir sur ses genoux comme il l'avait espéré. Elle resta à quelques pas respectueux de lui, attendant qu'il daigne enfin s'expliquer.

Harry poussa son énième soupir de l'après-midi. Il n'avait qu'une envie, tout oublier et se blottir contre Ginny dans leur lit. Au lieu de ça, il adopta une position un peu moins provocante avant de parler:

-Quand la guerre s'est terminée, je me suis fait une promesse, celle de sauver la famille Malefoy de leur déchéance.

-Pourquoi, Harry? Je n'arrive pas à saisir! Ils ne nous ont jamais fait de cadeaux, ils nous ont toujours détestés. Malefoy et toi, à Poudlard, tu te souviens quelle guerre c'était? Et nous, il n'a pas cessé d'insulter notre famille!

-Non, pas toujours, Ginny. Tu te souviens, je t'ai raconté que je devais la vie à un vieil ami? En fait, c'était à Narcissa. Elle m'a sauvé face à Voldemort en prétendant que j'étais mort. Tu sais ce que ça aurait pu lui en coûter, mais elle l'a quand même fait. Elle a sauvé ma vie, la tienne aussi. Celle de milliers d'autres personnes. Elle a empêché notre monde de tomber sous la main d'un despote. Elle mérite mon pardon, Gin. Lorsque j'ai vu Drago à la fin de la guerre, effondré et ne sachant plus où se mette entre son père et sa mère qu'on embarquait, je me suis promis que j'accomplirais une autre chose de mon vivant, c'est après tout ce que font les héros. Les sortir de cette galère est devenu ma nouvelle mission. C'est plus difficile que je ne l'aurais cru, et plusieurs fois j'ai eu envie d'abandonner, mais je crois que j'y parviendrai. Il faut que j'y parvienne, Gin! Tu comprends? C'est une question d'honneur et d'amour propre, pour moi. Je ne peux laisser tomber et oublier.

Elle hésita un moment avant de lui répondre.

-Non, je ne comprends pas et tu ne peux pas me le demander, je sais que je n'y arriverais pas. Pour moi, Drago Malfoy restera toujours l'enfant gâté, l'enfoiré, que j'ai connu à Poudlard et il devra faire ses preuves pour que je change d'avis. Ce que sa mère a pu faire pour toi n'y change rien puisque je suis persuadée qu'elle l'a fait pour sauver sa peau. Je ne le comprends pas, mais je vais l'accepter. Parce que je t'aime, Harry et parce que je tiens à toi. Même si ça me dégoûte, je vais te soutenir dans ton projet, t'encourager à aller jusqu'au bout. Parce que je t'aime, Harry.

Harry sourit, satisfait. C'était bien plus qu'il n'avait espéré. Il lui ouvrit les bras, prêt à passer à autre chose. Au lieu de venir s'y blottir, elle s'assit à califourchon sur ses cuisses, les jambes nouées derrière la chaise. Elle saisit son visage entre ses mains et l'embrassa. Il se détendit, s'avachissant dans sa chaise. Il resserra sa prise contre ses hanches. Les heures qui suivraient s'annonçaient agréables: son pantalon qui semblait rétrécir et les hanches de son épouse qui se mouvaient pour frotter à lui son bassin lui en donnaient un avant goût…


Hermione avançait à travers les couloirs de la demeure des Potter, Drago sur les talons. Harry avait préféré travailler à domicile plutôt qu'au ministère de la magie. Il avait donc formé une équipe de gens en qui il avait totalement confiance et leur avait fourni un bureau à même sa maison. Il gérait les autres à distance, les convoquant de temps à autre ou leur rendant des visites occasionnelles.

Ennuyé par la décoration qui n'avait rien d'original, sûrement faite par la Weasley, Drago brisa le silence moqueur :

-Alors, Granger. Toujours à jouer les toutous de Saint Potter? Il ne t'est jamais venu à l'idée qu'avec ton intelligence tu pourrais occuper une bien meilleure position?

Elle y avait pensé, effectivement, pendant un temps. Hors, Harry comptait beaucoup pour elle et elle avait foi en lui. Le suivre lui avait semblé la meilleure des idées puisque c'était après tout ensemble, avec Ron, qu'ils étaient les plus forts. Mais ça, elle n'avait pas l'intention de le dévoiler.

-La ferme, Malefoy, répliqua-t-elle d'un ton qu'elle aurait voulu ferme, mais qui, malgré elle, sonnait étrangement doux à ses oreilles, et entre là-dedans.

Elle venait, sans qu'il s'en aperçoive, d'ouvrir une porte. Il s'avança sur le seuil pour découvrir une salle de bain qui lui faisait envie. S'il ne lui était pas resté un minimum de dignité, il se serait jeté dans la baignoire qui avait déjà été remplit, probablement par un elfe de maison payé, tout habillé. Au lieu de quoi, il fit de pas de plus vers l'intérieur et attendit sagement qu'elle daigne fermer la porte sans quitter l'objet de ses désirs du regard.

-Tâches de ressortir de là avec aucune trace de saleté sur ta peau!

Elle allait finalement fermer la porte lorsqu'il l'arrêta en ramenant vers elle son visage.

-Sinon quoi, Granger? Tu vas venir me surveiller comme si j'avais cinq ans? Après tout, ça ne serait peut-être pas une mauvaise idée. J'apprécierais sûrement que me frottes le dos…

Il laissa sa phrase en suspend pour examiner la mine effarée qu'elle affichait. Il venait juste de lui venir la pire des idées. Malfoy n'avait certainement pas touché de femmes au cours des cinq dernières années et elle se rappelait de lui comme le roi de la séduction au temps de Poudlard. Elle vit germer l'idée de lui payer une prostituée, effrayée de ce que pourrait faire un Malfoy en manque de sexe face à une fille. Qui sait s'il n'aurait pas des idées l'impliquant elle…

-Rassures-toi, Granger. Je ne suis aucunement en manque de sexe, mentit-il. Enfin, je le ne le serai jamais au point de te sauter dessus. J'ai plus d'honneur que cela. Maintenant, si tu veux bien m'excuser, j'ai un bain à prendre!

Il referma la porte sur une Hermione éberluée et la verrouilla. Il s'y appuya, détacha son pantalon et glissa la main à l'intérieur. Il saisit entre ses doigts crasseux son érection qui ne s'était pas gênée pour se réveiller sans raison. Ce n'était pas comme s'il avait vu la lionne en lingerie. Décidément, il était resté isolé un peu trop longtemps. Voir une femme qu'elle quelle soit, lui avait fait perdre la tête. Il ferma les yeux laissant sa main caresser sa verge avec gourmandise. Son plongeon vers la propreté devrait être remis à un peu plus tard...


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