Bonjour bonjour! Comment va?

Je suis hyper contente de vous retrouver pour vous présenter le second chapitre d'alternative Reality. Je tiens à préciser que pour certains l'histoire va peut-être avancer un peu vite mais c'est voulu. Je n'ai pas prévu que ce soit une longue fiction. A la base elle ne devait faire que sept chapitre plus le prologue. Mais vu que j'ai décidé qu'elle serait plus longue elle devrait faire a peu près dix chapitres, plus le prologue et un éventuel épilogue.

Je remercie Miss Coca-Cola pour son avis concernant ce chapitre et je fais encore un gros bisous à ma bêta d'amour qui men manque, j'espère que tu auras ton brevet avec mention ma choute.

Voilà, après tout ce blabla...

Je vous souhaite une bonne lecture!

PS: si vous voulez une musique d'ambiance, je vous recommande Life de Ludovico Einaudi.


Lorsque Gérald revint dans la salle, Erza répondait comme elle pouvait aux nombreuses questions des élèves.

Malgré lui, il ne put s'empêcher de penser qu'elle avait un don pour intéresser le monde. Elle ne paraissait pas très à l'aise et sa respiration était saccadée.

Il haussa un sourcil en voyant les nombreuses mains levées pour poser des questions à la jeune fille.

-Ça fait combien de temps que vous la harcelez comme ça?
-Depuis que vous êtes sorti, M. Fernandez. Répondit la professeur. je plains cette demoiselle.

Gérald risqua un second coup d'œil vers elle.

-Calmez-vous! Intima-t-il.

Les mains se baissèrent et les élèves se turent, fixant le jeune hommes les yeux ronds.

-Vous n'aurez qu'à lui poser vos questions plus tard, laissez-la tranquille pour le moment.

Il croisa le regard d'Erza et crut y lire un "merci". Il répondit par un léger sourire avant de monter les gradins pour s'asseoir à sa place.

-Bien. Dit-alors la professeur. Mademoiselle, vu que vous êtes nouvelle, je vous propose de vous asseoir à coté de M. Fernandez.

Erza parcourut la salle et remarqua que les deux frères étaient dans la même classe. C'est donc avec un naturel assez déconcertant qu'elle se tourna vers sa professeur pour demander aussi sérieusement que possible:

-Lequel? Celui qui croit que sa table est un oreiller ou celui qui se cache derrière?

Siegrain leva sa tête en fixant la jeune femme d'un air endormi tandis que Gérald se relevait après avoir ramassé son sac... Et se cogna par la même occasion.

-Aie!
-S'passe quoi?

Un silence plomb tomba.

-Mouhahahahahahahahaha! Mon dieu, elle est trop drôle! Rit celui qu'on avait appelé Natsu.

Son fou rire remit immédiatement l'ambiance au sein de la classe qui se remit à bavarder plus ou moins discrètement. Les deux frères, quant à eux, n'écoutaient pas vraiment. L'un était retombé dans un sommeil profond tandis que l'autre massait la sublime bosse qu'il venait de se faire en grimaçant.

La professeur sourit à Erza.

-Celui qui vient de se cogner. Ils ne sont vraiment pas doués...
-Oui. Merci madame.
-Je vous en prie. Appelez-moi Alanya. Je déteste le Madame, ça me vieillit.

Erza sourit et se décida à se placer à coté du jeune homme. Elle ne lui accorda pas une seule seconde d'attention alors que bien cinq filles sûrement un peu ravagées de la cervelle venaient chacune de lui lancer une pommade contre les bosses... La ou il en avait une. S'il n'avait pas été dans les nuages à ce moment-là, il aurait sûrement répliqué que mettre de la crème se faisait avec l'intérieur du tube. Mais il était bien trop assommé pour ça.

-Bien. Nous allons donc commencer la littérature occidentale avec notamment leurs écrits de l'Antiquité. Annonça Alanya. Est-ce que quelqu'un connait quelques grands auteurs de cette époque?

Personne ne bougea. Erza fixa la professeur qui souriait malgré l'absence de réaction des élèves. Puis elle comprit.

-Erza? Le sais-tu?

Bien sur qu'elle savait. Mais ça ne voulait pas dire qu'elle avait envie d'en parler. Passer pour l'intello de service le premier jour passait mal. Les gens ne venaient pas vraiment vous voir quand ils croyaient ça et elle ignorait d'ailleurs pourquoi. Malgré tout, sous le regard insistant de sa professeur, Erza répondit:

-Homère... Ovide, et Ésope.
-Bien. Sourit Alanya. Et quelqu'un sait ce qu'ils avaient en commun?

Une jeune fille assez petite à la courte chevelure bleue leva alors la main. Erza la fixa légèrement surprise car elle était si petite qu'elle n'aurait pas cru qu'elle puisse être en première.

-Oui, Levy?
-Ils étaient tous grecs. Dit-elle.
-Exact.

Erza n'aimait pas particulièrement parler des mythes et légendes. Elle savait qu'ils cachaient pour la plupart une triste réalité qui gâchait toute leur magie. Aussi, après avoir tenté sans grand succès de rester concentrée, elle préféra observer les élèves plus en détails.

Levy, la jeune fille qui venait de parler, était petite et très jolie. Elle avait de grands yeux pétillant d'intelligence et son visage rayonnait de beauté. Elle semblait fragile physiquement, mais Erza ne doutait pas qu'elle devait avoir un caractère en acier.

En parlant d'acier, le voisin de cette petite bleue était tout son contraire. Il était grand, très musclé et son corps était parsemé de piercings un peu partout. Ses longs cheveux noirs étaient dans un état à faire pâlir le meilleur des démelants et ses yeux rouges étaient durs. Son look en lui même inspirait un délinquant assez violent.

À un moment, Levy se baissa pour ramasser sa trousse. La chaise, bien trop haute pour elle, manqua de culbuter. Si Erza avait été surprise devant leur différence, elle fut complètement ébahie lorsque le garçon rattrapa la jeune fille au vol pour l'empêcher de tomber avec une délicatesse qu'elle n'aurait jamais cru pouvoir exister dans un corps pareil. La bleuette afficha un sourire magnifique pour remercier son sauveur qui-comble de la surprise- parut gêné et rougit.

Complètement stupéfaite par la scène, Erza se retourna et tenta de se concentrer en se répétant une énième fois de ne pas juger les apparences.

Gérald, ressuscité par on ne sait quel moyen, fixait sa voisine d'un air amusé. Si ces deux-là l'avaient surprise, qu'en serait-t-il des autres? Leur classe regorgeait d'amitiés improbables et de couples opposés.
Il n'eut pas à attendre bien longtemps car Erza retourna à son observation des camarades.

Elle avisa d'abord le jeune homme aux cheveux roses qui avait ri plus tôt. Elle tenta de comprendre sans succès ses goûts vestimentaires mais baissa vite les bras. Il avait l'air de quelqu'un de très intelligent qui dissimulait cette intelligence. Elle remarqua néanmoins que ses yeux verts ne cessaient de migrer vers sa voisine.

Il s'agissait d'une jolie jeune fille aux cheveux blonds et aux yeux noisettes. À ses manières, Erza devina qu'elle était née dans une famille plutôt aisée, ce qui l'interpella. Aucune personne riche n'aurait toléré que son enfant, aussi têtu soit-il, entre à Fairy High en raison de sa réputation de nid à petits délinquants. Les gens ne comprenaient pas que cela avait pour but de leur redonner une vie pour la plupart. Revenant à la jeune fille, elle semblait cultivée et sûre d'elle. Même s'ils ne communiquaient pas ouvertement, Erza ne doutait absolument pas du fait que ces deux-là étaient vraiment proches.

Gérald chuchota:

- Lucy a fugué de chez elle quand son père a décidé d'organiser un mariage arrangé entre elle et le fils d'un haut dignitaire d'on ne sait pas trop ou. Et le père de Natsu, un grand politicien, a disparu sans explications un beau jour. Il l'a aidée à fuir quand il l'a trouvée.
-Je vois... Ce sont tes amis?
-Oui. Et Levy et Gajeel, que tu observait précédemment, aussi. Gajeel est dans la même situation que Natsu. C'est arrivé à de nombreux politiciens de disparaître ce jour-là. Sauf que Gajeel a eu moins de chance que Natsu. Il est tombé dans un gang. Un jour, Levy passait dans sa rue et a vu le gang martyriser quelqu'un. Elle a essayé de fuir et est tombée. Les gens du gang ont voulu la tuer, selon Gajeel. Il est le seul à l'avoir défendue. Il s'est retrouvé à l'hôpital et elle lui apportait des fleurs tout les jours. Depuis, c'est pas touche a Levy si tu ne veux pas d'ennuis.

Erza resta silencieuse un moment en fixant à nouveau les deux jeunes gens. À bien y penser, il était vrai qu'il semblait toujours veiller sur elle.

-Ils sont ensemble?
-Non.
-Il y a anguille sous roche.
-Dans notre groupe, je suis le seul à l'avoir vu. Natsu et Lucy sont pareils voire pires. -Tu ne te sens pas un peu seul?
-Si, beaucoup. Entre ces quatre-ci, mon frère et sa presque copine, le couple bisous baveux et le reste... Il y a juste Meldy qui a eu la bonne idée de rester pour ne pas que je tienne la chandelle seul. Et encore, vu sa proximité avec Ultear...

Dès qu'il parlait de quelqu'un‚ il faisait un geste pour désigner les concernés. Ultear était donc cette splendide jeune femme aux yeux légèrement bridés et aux longs cheveux noirs. Meldy, elle, avait de longues boucles roses et des yeux rieurs. Le couple "bisous baveux" était quant à lui composé d'un immense blond baraqué avec une cicatrice en forme d'éclair sur l'œil et d'une demoiselle aussi fine que son petit ami était musclé aux courts cheveux blancs et aux yeux bleus.

Erza et Gérald discutèrent alors jusqu'à ce que la cloche sonne.

Erza se détendit et se cala sur son siège. Elle appréciait de se retrouver en haut des gradins. Pas forcément discrète comme place, mais très instructive. Tout les amis de Gérald vinrent alors se masser autour de la table, même Siegrain qu'Ultear tirait par une oreille.

Levy la regarda en papillonnant des yeux tout comme Meldy et Lisanna, la jeune femme aux cheveux blancs. Ultear et Lucy se contentèrent d'un sourire comme pour lui souhaiter la bienvenue. Ces messieurs, quant à eux, décidèrent d'enquiquiner Gérald sur sa nouvelle "conquête". Aucun des quatres ne vit arriver le poing d'Erza dans leur figure.

Siegrain se massa la joue.

-Deux fois en moins de trois heures... Toi on peut dire que tu fais vite de l'effet...
-Si tu continues cette phrase, c'est moi qui t'en mets une. Menaça Ultear.

Siegrain se tut alors sous les rires des autres.

La sonnerie retentit à nouveau et Erza sourit, heureuse de ne pas être seule, sans voir les mots que Gérald venait de passer à tout le monde.

Lucy fut la première à lire.

-Natsu? -Hm...
-Cette fille-là. Erza. On doit la surveiller.
-J'trouve qu'elle à la même odeur que l'autre.

Lucy fixa alors Erza, la tête pleine de question.

Et elle n'était pas la seule. Aucun dans le petit group ne comprenait ce qu'elle avait de spécial à part sa ressemblance avec l'autre. Elle avait l'air d'une banale jeune fille, avec certes un caractère bien trempé mais rien de particulier.

Lucy finit par hausser les épaules.

-Si le Maître nous a demandé de la surveiller, c'est qu'il y a une raison.
-Mouais... Maugréa Natsu.

Quelques jours passèrent et Erza était soulagée. Elle s'était assez vite intégrée dans le groupe, même si certaines mauvaises langue disaient qu'elle avait surtout tapé dans l'œil au seul pseudo-célibataire.
Malgré elle, elle n'avait pas prévu que bien s'entendre avec eux allait la faire passer de discrète orpheline pas trop laide à jeune fille désirée et populaire. Elle avait vite vu que le groupe attirait tout les regards même si elle avait du mal à comprendre pourquoi.
Elle qui n'avait jamais été très à l'aise en société n'était pas aidée.

Du coté des autres, force était de reconnaître qu'en dépit de leur mission, Erza était vraiment quelqu'un de sympathique. Elle réagissait au quart de tour et détestait les disputes. Sa franchise en avait aussi surpris plus d'un et notamment un certain jeune homme aux cheveux bleus qui tentait de draguer tout ce qui bougeait. Ce trait de caractère l'éloignait d'Ultear et la rapprochait de Lisanna.

La seule bizarrerie qui lui avait pris était la magnifique gifle que Natsu avait reçu en récompense d'avoir fait tomber son fraisier. Tout les matins, Gérald et elle étaient dans le même bus, très rarement rejoints par Siegrain. Elle demanda un jour pourquoi ils le voyaient si peu. La réponse fut fulgurante.

-Parce qu'il squatte tout le temps chez moi. Lança Ultear.
-Hé bien on est deux. Soupira Lucy. D'ailleurs, Erza, ne t'étonne pas si un jour tu en retrouve un sur ton sofa. Ils savent ouvrir les fenêtres de l'extérieur. Souffla-t-elle sur le ton de la confidence.

Confidence magnifiquement acceptée par les représentants mâles par un "hé! Pas vrai!" de protestation.

Erza éclata de rire avant de répliquer que le premier qui tenterait de s'introduire chez elle ferait mieux de creuser sa tombe avant. Histoire de gagner du temps, selon elle. Gérald déglutit. Déjà qu'il n'en avait jamais eu l'intention, elle venait de lui ôter la simple pensée de le faire pour sa protection.

Siegrain déballa alors l'idée générale:

-T'es vachement flippante.

Le sourire d'Erza fut alors sans équivoque. C'était le but. Tout le monde en vint à se demander si la jeune femme avait réellement besoin de protection. Lorsque Natsu risqua poser cette question, le regard froid de frères Fernandez le cloua presque au sol.

-Ne fais pas L'idiot, commença Gérald. Elle a du caractère et de la force, certes.
-Ouais. Mais tu sais bien que ces malades peuvent réussir à l'avoir quand même. Grimaça Siegrain. Tu te rappelles ce qu'Ikaruga avait fait à Beth quand même.

Tout les regard s'étaient tournés vers lui. Malgré ses airs fanfarons, Siegrain s'était toujours senti responsable de la torture qu'on avait infligée à l'une de leurs plus jeunes recrues. Personne n'avait fait de commentaire et Natsu se garda bien d'ouvrir la bouche.

Malgré ces petits évènements, la routine commença a s'installer. Cela faisait deux semaines qu'Erza était arrivée et elle commençait a se faire à sa nouvelle vie. Elle avait bien remarqué, cependant, que ou qu'elle aille, il y avait toujours quelqu'un pour l'y accompagner. Cela l'amusait plus que ça ne l'énervait, même si elle devait avouer que cette manie était assez étrange.

Le soir, Erza aimait à se retrouver seule dans son petit appartement froid et blanc. Elle se fichait des couleurs qui le paraient et du néant de vie qu'il dégageait. Elle n'avait vécu que dans des endroits comme celui-ci, et quand bien même elle savait que cette vie était loin d'être un rêve même si elle avait eu plus de chance que certains enfants de l'orphelinat. Wally et son petit frère Richard avaient été séparés, par exemple. Le chat que Millianna avait depuis sa naissance, on l'avait euthanasié.

Elle avait atterri à l'orphelinat petite. Et la, un vieil ami de ses parents l'avait adoptée jusqu'à ses cinq ans. Papi Rob lui avait laissé seulement sa photo et celle de mariage de ses parents. Les deux images étaient usées par le temps et par les fois ou petite Erza avait passé ses doigt dessus. Petite Erza. Ce terme était celui qu'elle utilisait pour l'enfant innocente qu'elle avait été.

En repensant à ces souvenirs si proches d'elle et pourtant partis si loin, Erza se redressa. Elle avait besoin de sortir. De prendre l'air. Elle détestait avoir froid, mais cela lui remettait les idées en place dans sa tête avec l'avantage de faire disparaître ses migraines bien trop persistantes.

Il était vingt-deux heures. Erza enfila un bon vieux sweat à capuche et sortit.

Elle pointa son nez vers la Lune et ferma les yeux. Elle aimait ces heures entre chien et loup, ou tout était calme. Les gens dormaient la nuit mais ne sortaient pas plus au crépuscule qu'à minuit. Elle rit. La crainte que les gens avaient la nuit, ils ne l'auraient pas s'ils osaient tout sortir. Les accidents étaient relativement rares, il suffisait de savoir ou il ne fallait pas passer.

Elle n'avait pas particulièrement peur du noir. Mais elle savait qu'il pouvait cacher bien des choses, quand bien même elle s'en fichait comme de sa première couche-culotte. Elle avançait droit devant elle, ses pas étouffés sur les pavés usés et ses longs cheveux couleur sang volant dans le vent frais du printemps.

Elle se fichait bien des ombres mouvantes derrière elle, des pas silencieux la suivant.

Erza savait qu'elle rentrerai saine et sauve. Erza ne voyait pas les yeux inquisiteurs qui verrouillaient la porte de chez elle avec une clé inconnue.

Elle souriait presque, comme entourée d'un bouclier invisible. Les ombres derrière elle voyaient, elles, un bouclier invisible et inexistant. Le sourire machiavélique les parcourant parut arrêter Erza.

Elle n'avait pas peur de la nuit, pas peur du noir. Elle avait peur des choses que la nuit et son sombre éclat dissimulait. Ses yeux gris devenus encre sans lumière s'agrandirent. Elle marqua un arrêt tandis que son instinct se mettait dans un état d'alerte indescriptible. Elle ne savait pas pourquoi son coeur et sa tête s'affolaient ainsi. Elle ne voyait aucune raison d'avoir peur, et pourtant elle la prenait, viscérale, surgissant de ses entrailles.

Elle jeta un regard derrière elle. Rien. Ce mot l'effrayait plus que tout sans savoir pourquoi. Elle n'avait pas besoin de savoir pourquoi son ventre se tordait d'angoisse.

Elle avait compris bien assez tôt qu'un animal courait loin du danger par instinct et que seule cette stupide obstination de l'humain à l'ignorer était la seule chose qui le faisait tomber.

Il ne lui fallut qu'une demi-seconde pour se mettre a courir plus vite qu'elle n'avait jamais couru.

Un quart de seconde pour qu'elle trébuche sur un pavé.

Un dixième de seconde pour qu'elle s'écrase sur le sol.

Un centième de seconde pour qu'elle se retourne et que les ombres lui fondent dessus.

Elle n'aurait eu besoin qu'un millième de seconde de plus pour hurler.

Sa tête frappa le sol et elle se retrouva engloutie dans le noir de la nuit.

Lorsque la lumière lui revint, ce fut pour croiser quatre prunelles vertes. Son esprit embrumé tentait vainement de les identifier quand une lance de douleur lui traversa le corps. Comme si elle voulait s'échapper de ce corps douleur eux, elle tourna la tête comme dans une convulsion et gémit.

Elle reprit ses esprits quelques instants plus tard et rouvrit les yeux. Elle tenta d'ouvrir la bouche.

-Chut, Erza. Tu t'es pris un sacré coup.

Mais Erza ne comptait pas obéir à cet ordre. Elle se redressa, fixa la personne qui venait de parler avant d'articuler:

-Sieg...rain?
-Yep princesse.

Elle inspira profondément.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé?
-Tu t'es fait agresser. Tu as eu de la chance que je parte de chez Ultear à ce moment-là.
-Ha...
-Sieg? Fit une voix.

Erza comprit de suite que Gérald était la aussi.

Et à son expression, elle se doutait qu'il était loin d'être content. Siegrain s'éloigna, laissant son frère prendre le relais.

Gérald se pencha sur Erza. il la fixa quelques instants sans rien dire, et soupira. Ses yeux verts en disait long sur ses pensées. Il ne pouvait que blâmer l'inconscience de la jeune femme mais s'inquiétait plus qu'il n'aurait dû le faire. Par pudeur ou par fierté, il n'en dit cependant rien. Il continua à surveiller la jeune fille qui venait de refermer les yeux en soupirant, puis, il lui dit :

-Quelle idée tu as eue de sortir à une heure pareille...

Erza ne répondit pas, elle resta silencieuse. Elle se sentait coupable malgré elle d'avoir obligé les deux frères à s'inquiéter. Le ton n'était pas accusateur, seulement inquiet. Elle ne supportait pas cela.

Gérald lui dit alors comme pour dissiper ses élucubrations.

-Tu te sens d'attaque pour les cours, demain?

Erza ne dit pas un mot. Elle secoua la tête.

Elle se sentait bien trop faible et savait qu'elle avait besoin de se remettre de ses émotions.

Lorsqu'elle s'endormit, à peine un quart d'heure plus tard, Gérald retourna près de son frère.

-Le maître avait raison.
-Ils la veulent?
-Oui.


Voilà!

J'espère que ça vous aura plu!

Si vous avez des questions, des sugesstions...

Tout le bastringue XD

Dites moi tout en review!

Gros bisous, Malycea.